‹ Anatomie des centres nerveux (volume 2)Chapitre 45 sur 85 · D. LOBES DE LA FACE INTERNE DE L'HÉMISPHÈRE · texte numérisé non relu

D. LOBES DE LA FACE INTERNE DE L'HÉMISPHÈRE

Lobo frontal. 1° Lobe frontal. — Le lobe frontal, situé, en avant et au-dessus de la

scissure calloso-marginale, comprend la circonvolution frontale interne (mF,), et le lobule paracentral (Parc).

Circonvolution frontale interne (mF,). —Synonymie: — Première circonvolution frontale interne (Charcot). — Second pli ou pli de la zone externe du lobe fronto-parictal (Gratiolet). — Gyrus frontalis superior sive primus (Schwalbe). — Gtjrus medialis frontoparielalis (Pansch). — Marginal gyrus (Turner). — Circonvolution frontale interne (Broca). — Notation : Fi (Broca, Ecker).

circonvolution La circonvolution frontale interne (m Fj) ne représente en définitive que la face interne de la première circonvolution frontale. Elle commence au-dessous du genou (Ce [g]) et de la circonvolution du corps calleux (L,), où elle est ordinairement dédoublée par un ou plusieurs sillons parallèles à la scissure calloso-marginale, les incisures sus-orbitaires inférieures (fig. 151, 180, 181, 182) (so') de Broca, puis elle se porte en haut et en arrière, limite la scissure inter-hémisphérique, forme le bord supésupérieur de l'hémisphère, et se termine en arrière, dans le lobule paracentral (Parc) ou ovalaire.

Elle est entaillée plus ou moins profondément dans tout son trajet par de nombreuses incisures, qui sont isolées ou branchées sur la scissure calloso-marginale (cm); parmi ces incisures, l'une profonde et constante appartient au sillon sus-orbitaire (so) de Broca, lequel tantôt constitue un petit sillon isolé, tantôt s'abouche dans la scissure calloso-marginale. Lobule paracen- Le lobule paracentral d'Ecker (Parc), lobule ovalaire de Broca, représente \epli de passage fronto-pariélal supérieur ou le pli rolandique supérieur; irrégulièrement rectangulaire, il limite en dedans l'extrémité supérieure du sillon de Bolando et il est formé en grande partie par la face interne de la circonvolution frontale ascendante (Fa). Ce lobule, généralement déprimé en fossette à sa partie moyenne, est limité en avant par le sillon paracentral ou pré-ovalaire (parc), en arrière, par la partie ascendante de la scissure calloso-marginale (cm').

Prœcuncus.

"2" Lobe pariétal. — La première circonvolution pariétale de la face externe de l'hémisphère forme à la face interne le précunéus (PrC) ou X avant-coin (Burdach, Ecker) connu encore sous les noms de :

Lobule quadrilatère (Foville). — Vorzwkkel (Burdach). — Lobe carré, lobus quadratus (Gratiolet, Huxlej'). — Partie du gyrus cingidi (Pansch). — Notation : P, (Ecker); P, (Broca); AC, (Charcot).

Limité en avant par la partie verticale de la scissure calloso-marginale

(c m"), en arrière par la scissure pariéto-occipitale (po), en haut par le bord hémisphérique, en bas par la scissure sous-pariétale (sp), le précunéus est formé de deux circonvolutions, l'une antérieure, l'autre postérieure, séparées par un sillon vertical plus ou moins profond, tantôt isolé, tantôt réuni à la scissure sous-pariétale. Ce sillon, qui entaille plus ou moins le bord supérieur de l'hémisphère et la première circonvolution pariétale, est connu sous le nom de sillon pariétal transverse (Brissaud) (pt) (fig.181, 182).

Plis pariéto-limbi-

que antérieur ot pos-

Deux plis de passage, les pus parieto-hmbiques antérieur et postérieur, teneur.

sec

•nU

Fig. 178. — Face inféro-interne de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une

pièce durcie dans l'alcool.)

C, cunéus. — Cal, calotte. — ■ CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, corps calleux.] — Cgn, circonvolution génicidée de Zuckerkandl. — cm, sillon calloso-marginal; cm', sa partie verticale. — Fus, lobule fusiforme. — ■/!,, sillon olfactif ou quatrième sillon frontal. — H, circonvolution de l'hippocampe. — ipo, incisure pré-occipitale. — it, incisure temporale. — K, scissure calcarine. — L\, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — rn.Fi, face interne de la première circonvolution frontale. — ot, scissure collatérale. — Parc, lobule paracentral. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — Kpla, pli pariéto-limbique antérieur. — r.plp, pli pariéto-limbique postérieur. — m-l, pli rétro-limbique. — ittl, pli temporo-limbique. — R, scissure de Rolando. — Roli, « racine » olfactive interne. — sec, sinus du corps calleux. — so, sillon sus-orbitaire. — sp, scissure sous-pariétale. — T\, 7», Tt, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — h, troisième sillon temporal. — Th, thalamus. — Toi, tubercule olfactif. — U, circonvolution du crochet. — V%, troisième ventricule.

f-pla, -plp) relient les deux circonvolutions du précunéus au lobe limbique. Le postérieur est toujours superficiel, et fait une saillie plus ou moins accentuée dans la scissure pariéto-occipitale. Le pli pariéto-limbique antérieur est tantôt superficiel, tantôt profond (fig. 176, 178, 182, 181) ; dans ce dernier cas, la scissure sous-pariétale se jette dans la scissure calloso-marginale, dont elle continue la direction courbe antéro-postérieure.

3° Lobe occipital. — Ce lobe est représenté à la face interne de l'hé- Lobe occipital. misphère par trois lobules qui sont de haut en bas, le cunéus (C), le lobule

lingual (Lg) et le lobule fusiforme (Fus). Le lobule lingual est séparé du cunéus par la scissure calcarine (K), et du lobule fusiforme par la scissure collatérale (ot); le cunéus est limité en avant par la scissure pariétooccipitale (po), et le lobule fusiforme est limité en dehors par le troisième sillon temporal (t3) et l'incisure pré-occipitale (ipo). Le cunéus et le lobule lingual appartiennent exclusivement au lobe occipital, le lobule fusiforme appartient à la fois au lobe occipital et au lobe temporal, il est le seul qui mérite à juste titre le nom de circonvolution occipito-temporale .

1° Cunéus (C). — Synonymie : Cunéus, Z(iu'cM(Burdach, Henle). — Lobule occipital (Gratiolet). — Internai occipital lobule (Huxley). — Lobe triangulaire (Broca). ■ — Occipital lobule (Turner). — Lobulus medialis posterior (Pansch). — Aussere obère Rinterhauptswindung (Bischoff). — Erste obère Hinterhaupllappenwindung ; Gyrus occipitalis primas (R. Wagner). — Obérer Zwischenscheitelbeinlappen (Huschke). — Notation : D'après Broca (Os), d'après Ecker(Oz); d'après Charcot (C).

cunéus. Ce petit lobule, triangulaire et conique, est compiis dans l'angle, que

limite l'intersection de la scissure perpendiculaire interne (po) et de la scissure calcarine (K). Il représente la face interne de la première circonvolution occipitale (Oi), au même titre que le précunéus et la circonvolution frontale interne représentent la face interne des circonvolutions pariétale supérieure et première frontale. La surface du cunéus est irrégulièrement divisée par un petit nombre de sillons superficiels, dont l'un, un peu plus

sillon du cunéus. profond, le sillon du cunéus (c) (fig. 179, 180, 181, 182), affecte, en général, une direction antéro-postérieure. Par sa base, le cunéus concourt à limiter le bord hémisphérique supérieur, son sommet est relié au lobe limbique (L4) par \q pli cunéo-limbique (tccI), sa face antérieure profonde forme la lèvre postérieure de la scissure pariéto-occipitale; elle est reliée an précunéus

Phs de passage et par le pli de passage pariéto-occi'pital interne et supérieur de Gratiolet d!,iScuneust.°motiques (*poi) (fig. 182). Sa [face inférieure, profonde également, forme la lèvre supérieure de la scissure calcarine; elle est reliée au lobule lingual par les plis anastomo tiques cunéo- linguaux (-clg) (fig. 175, 176, 181, 182)

2° Lobule lingual (Lg). — Synonymie : Gyrus occipito-temporalis medialis (Pansch Eckeij. — Lobulus lingualis Zungenlâppchen (Huschke). — Untere inncre Hinterhauptwindungsgruppe (Bischoff). — Cinquième circonvolution occipitale (Broca). — Seconde circonvolution temporo-occipitale (Charcot, Pozzi). — Notation : d'après Broca (05) ; d'après EckerfTV; d'après CharcotfTO,).

Lobule lingual. Le lobule lingual, situé à cheval sur la face interne et la face inférieure

de l'hémisphère, se présente sous la forme d'une languette, large en arrière, étroite en avant, comprise entre la scissure calcarine (K) qui la sépare du cunéus (C), et la partie postérieure ou occipitale de la scissure collatérale (ot) qui la sépare du lobule fusiforme (Fus). Elle s'étend d'arrière en avant, du pôle occipital, où elle représente la face interne des deuxième et troisième circonvolutions occipitales, jusqu'au-dessous du bourrelet du corps calleux, où elle se rétrécit considérablement, et s'anastomose avec

MORIMIOLOGIE CEREBRALE.

la circonvolution de l'hippocompe (HL3), par l'intermédiaire du pli de passage rétro-limbique (ic ri) de Broca, pli le plus souvent superficiel (fig. 176, 171), 180, '181, 182). Le lobule lingual présente un sillon constant, le sillon du lobe lingual (1g), à direction antéro-postérieure, et plus ou moins sinueux. Ce sillon occupe le sinus de l'angle obtus, que forme la l'ace interne de l'hémisphère avec la face inférieure. Profond en arrière, où il commence, soit par un éperon simple (fig. 179, 180) ou double (fig. 181), soit par

Sillon lingual.

du lobulo

l cm scc

F"rc Kpla

Fig. t79. — Face inféro-interne de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate.)

C, cunéus. — c, sillon du cunéus. — Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — Ce, corps calleux. — CB, carrefour olfactif de Broca. — cm, sillon calloso-marginal. — cm', partie verticale du sillon calloso-marginal. — fz, troisième sillon frontal. — ft, sillon olfactif. — Fus, lobule fusiforme. — H(L2), circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique.

— ipo, incisure pré-occipitale de Schwalbe. — il, incisure temporale. — K, scissure calcarine.

— ii', incisure supérieure de la scissure calcarine. — l, sillon intra-limbique - — ti, circonvolution du lobe limbique. — L(i), isthme du lobe limbique. — !.g, lobule lingual. — Ig, sillon du lobule lingual. — mF,, circonvolution frontale interne. — oF», partie orbitaire de la deuxième circonvolution frontale. — 0F3, partie orbitaire de la troisième circonvolution frontale.— oF,{Gr), partie orbitaire delà première circonvolution frontale (gyrus supra-marginalis).

— ot, sillon collatéral. — ot', incision du sdlon collatéral. — P, étage inférieur du pédoncule.

— Parc, lobule paracentral. — parc, sdlon du lobule para-central. — Pol, pôle olfactif. — PrC, précunéus. — r^pla, pli pariéto-limbique antérieur. — %plp, pli pariéto-limbique postérieur. — wl, pli rétro-limbique. — iztl, pli temporo-limbique. — sec, sinus du corps calleux.

— so, sillon sus-orbitaire. — Ti,T?,T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — U, h, deuxième et troisième sillons temporaux. — Toi, tubercule olfactif. — U, circonvolution du crochet.

une incisure étoilée (fig. 182), qui peut communiquer avec la partie postérieure de la scissure collatérale, le sillon du lobule lingual se porte en bas et en avant, décrit des sinuosités parallèles à celles de la scissure calcarine, et se branche sur la scissure collatérale, immédiatement au-dessous du pli rétro-limbique de Broca (n ri) (fig. 179, 180). Il dédouble quelquefois ce pli (fig. 183), et le lobule lingual se trouve alors rattaché au lobe limbique par deux plis de jjassage rétro-limbiques , dont le supérieur est en général superficiel, et l'inférieur profond (fig. 181, 182).

Pli lingual supérieur.

Le sillon du lobule lingual (lg) divise le lobule de même nom en deux circonvolutions, l'une supérieure, Vaulre iu fer ieure.Le ])\\ lingual supérieur, sinueux, mince et étroit, forme la lèvre inférieure de la scissure calcarine, et de la branche commune à cette dernière et à la scissure pariéto-occipitale (K + po). Il se continue en avant, avec la deuxième circonvolution limbique,

Fig. 180. — Face interne de l'hémisphère gauche. (D'après la photographie d'une pièce

durcie dans l'alcool.)

C, cunéus. — c, sillon du cunéus. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, tronc du corps calleux. — Cc{g), genou du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (Splcnium). cm, sillon calloso-marginal. — cm', branche verticale du sillon calloso-marginal. — ft, sillon olfactif. — Fus, lobule fusiforme. — H[L«), circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique. — it, incisure temporale. — K, scissure calcarine. — K + po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale. — L\, première circonvolution du lobe limbique ou gyrus fornieatus. — L(i), isthme du lobe limbique. — Lg, lobule lingual. — lg, sillon du lobule lingual. — mF\, face interne de la première circonvolution frontale. — mF\ (Gr), face interne du gyrus rectus. — oF\, partie orbitaire de la première circonvolution frontale. — ot, sillon collatéral. — ot+t3, union du sillon collatéral et du troisième sillon temporal. — Parc, lobule paracentral. — parc, sillon du lobule paracentral. — PrC, précunéus. — po, scissure pariéto-occiptiale ou perpendiculaire interne. — 7://, pli fronto-limbique. — ispla, Tiplp, plis pariéto-limbiques antérieur et postérieur. — iW, pli rétro-limbique. — 5, scissure de Sylvius. — sec, sinus du corps calleux. — so, sillon sus-orbitaire. — so' incisure sus-orbilaire inférieure. — sp, scissure sous-pariétale. — Tt,T-2,T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t3, troisième sillon temporal. — Th, thalamus (couche optique). U, circonvolution du crochet.

ou circonvolution de t hippocampe (L2[H]), par l'intermédiaire du//// de passage rétro-limbique superficiel (~rl). En arrière il embrasse l'éperon inférieur de la scissure calcarine, pour se continuer à la face externe de l'hémisphère, avec les deuxième et troisième circonvolutions occipitales (0„ 03), par l'intermédiaire du gyrus descendent d'Ecker (D) (fig. 174, 17o, 176).

Le pli lingual inférieur forme une petite masse lobulée, à grand axe pu lingual mféantéro-postévieur, entaillée plus ou moins profondément par une incisure de la scissure collatérale (ot) ; en arrière, il contourne l'extrémité postérieure de cette scissure, et se continue en dehors avec la troisième circonvolution occipitale (03), en avant avec le lobule fusif orme (Fus), auquel il est uni quelquefois par un ou deux plis de passage (fig. 151, 174).

Lobule fusiforme (Fus). — Synonymie. — Lobulus fusiformis. Spindclfôrmiges LSppchen (Huschke). — Gyrus occipito-tcmporalis lateralis (Pansch, Ecker). — Unterer ausserer Hinterhaupticindungszug (Bischoff). — Quatrième circonvolution occipitale (Broca). — Première circonvolution temporo-occipitale (Charcot, Pozzi). — Notation : D'après Rroca (0S); d'après Ecker (T«)); d'après Charcot (TOi).

Mince en avant et en arrière, épaisse à sa partie moyenne, limitée en Lobule fusiforme. dedans par la scissure collatérale (ot), en dehors par le troisième sillon temporal (t3), cette circonvolution mérite véritablement par sa forme le nom de lobule fusiforme, et par sa situation, celui de circonvolution occipitotémporale.

Elle constitue la seule circonvolution qui appartienne à la fois au lobe Le lobule fusiforme temporal et au lobe occipital. Le lobule lingual (Lg), que quelques auteurs de circonvolution ocréunissent à la circonvolution de l'hippocampe, et qu'ils décrivent sous le c'Plto-temPora,°nom de deuxième circonvolution occipito-temporale, mérite d'être scindé ; le lobule lingual forme, en effet, comme nous venons de le voir, un petit lobule bien délimité, qui appartient exclusivement au lobe occipital, tandis que la circonvolution de l'hippocampe ne peut être distraite du lobe limbique de Broca.

Le lobule fusiforme (Fus) est fréquemment dédoublé par des incisures superficielles; en arrière, il n'atteint pas le pôle occipital, mais contourne en général l'extrémité postérieure de la scissure collatérale, pour s'unir à la troisième circonvolution occipitale (03) (fig. 176, 179, 180, 182) ; en avant, il n'atteint pas l'extrémité antérieure du lobe temporal, dont il est séparé par une distance de deux à trois centimètres (fig. 179, 180). Le lobule fusiforme entre toutefois dans la constitution de la face inférieure du pôle sphénoïdal, et s'unit à ce niveau avec la deuxième et avec la première circonvolution temporale (Ts, T,).

La profonde scissure collatérale limite le lobule fusiforme en dedans ; elle le sépare du lobule lingual en arrière, et de la circonvolution de l'hippocampe en avant. La scissure collatérale est souvent interrompue dans cette région par un pli de passage, le pli temporo-limbique de Broca (~tl) (fig. 17o, 178, 179, 182), qui relie le lobule fusiforme à la circonvolution de l'hippocampe.

En dehors, le lobule fusiforme s'unit, par de nombreux plis anastomotiques, à la troisième circonvolution temporale (T3), dont il est séparé par un sillon superficiel, fréquemment interrompu, le troisième sillon temporal (t3i (fig. 132). C'est sur ce sillon que se branche, en général, lorsqu'elle

existe, Yincisure pré-occipitale de Meynert, incisure qui délimite le lobe occipital d'avec le lobe temporal (fig. 173, 176, 180).

Lobe îimbiquo de 4° Grand lobe limbique de Broca. Rhinencephalon de Turner. — Broca a décrit en 1878, sous le nom de grand lobe limbique, la grande circonvolution arquée, d'une extrême importance en anatomie comparée, qui entoure à la face inféro-interne de l'hémisphère le corps calleux et le pédoncule cérébral, et qui se continue en avant avec le lobe olfactif.

Le lobe îimbiquo Désigné par Gerdy ( 1838) sous le nom de circonvolution annulaire, par arcTiP°Se de dCUX Foville (1839) sous celui de circonvolution de l'ourlet et par Schwalbe sous celui de lobe falcif orme, le grand lobe limbique de Broca (L) se compose de deux arcs, l'un supérieur, l'autre inférieur, réunis en avant par le lobe olfactif. L'arc supérieur ou fronto-pariétal (L,) longe dans toute son étendue la face convexe du corps calleux, et porte le nom de circonvolution du corps calleux ou gyrus fornicatus ; Y arc inférieur ou sphéno-occipital con-

Les .. racines » oi- tourne le pédoncule cérébral et constitue la circonvolution de l'hippocampe f anneau eTàvaut"1 (L, [H]) . En avant, l'anneau est complété par le lobe olfactif dont les « racines » externe et interne contournent l'espace perforé antérieur et se jettent, l'interne sur la circonvolution du corps calleux, l'externe sur celle de l'hippocampe.

Limites du lobe Limité en dehors par \a.scissure limbique, — décomposée chez l'homme imbique. en scjssure calloso-marginale (cm), scissure sous-pariétale (sp) , branche com-

mune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale (K-f-po), et scissure collatérale (ot) (fig. loi, 181, 182), — legrandlobe limbique de Broca est limité en dedans par la rainure du corps calleux (sec,) ou sinus et par le sillon de l'hippocampe (h). Ces deux sillons séparent le lobe limbique d'une petite circonvolution avortée, connue sous le nom de corps godronné (Cg), et que l'on trouve à tort décrite dans tous les traités d'anatomie, soit comme partie constituante du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, soit à propos des parties constituantes du seuil ou limen de l'hémisphère.

Le corps godronné (Cg), ou fascia denlata, fait partie d'une véritable circonvolution annulaire, la circonvolution godronnée (Mathias Duval), dont l'étude rentre dans celle des circonvolutions cérébrales, et en particulier dans celle du lobe limbique de Broca. Elle constitue en effet, en dedans du grand lobe limbique de Broca, une petite circonvolution avortée, irrégulièrement développée, laquelle représente le véritable bord d'arrêt de l'écorce cérébrale.

Dans l'étude du grand lobe limbique de Broca nous comprenons donc :

Parties constituan- 1° La circonvolution dit cotps calleux ou première circonvolution Unî-

tes du grand lobe . ■ ■ ,1 \

limbique. OiqUC (Lu).

2° La circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique (L, [HJ).

3" Le sillon de l'hippocampe (h) et le sinus du corps calleux (sec).

4° La circonvolution godronnée ou circonvolution intra-limbique (Cg).

5° Le lobe olfactif (Loi).

lets.

Première circonvolution limbique (L^).— Synonymie: — Bogenwulst, aeusseres

Gt'irolbe, Fornix periphericus (Arnold). — Circonvolution de l'ourlet (Foville) . — Zwinge, cingula,gyrus cinguli (Burdacb, Pansch). — Circonvolution du corps calleux (Broca). — Gyrus fornicatus (Ecker). — Circonvolution of corpus callosum (Turner). — Circonvolution crêtée, processo enteroideo cristato (Rolandoj. — Pli du corps calleux, grand pli commissural interne (Pozzi). — Callosal gyrus (Huxley). — Deuxième circonvolution frontale interne (Charcot). — ■ Notation : D'après Kcker (Gf); d'après Broca (cec') ; d'après Charcot (F2).

Mince à son origine au-dessous du genou du corps calleux (Cc[g]), où elle Première circonse confond avec le carrefour olfactif de Broca (CB) (fig. 177, 180, 181, 482), volution limbiciuola première circonvolution limbique (L,), ou circonvolution du corps calleux, augmente de largeur à mesure qu'elle se porte en haut et en arrière et qu'elle contourne le genou et le tronc du corps calleux. Au niveau du genou du corps calleux elle présente en général un repli saillant, une crête ou un ourlet, qui sert de pied d'insertion nu pli de passage fronto-limbique (tt fl [fig. 180); elle présente en outre, au niveau de la partie postérieure du tronc du corps calleux, trois crêtes ou ourlets semblables; le premier correspond au lobule paracentral, ou ovalaire (Parc), les deux autres au précunéus (PrC). Ces derniers servent de pied d'insertion aux plis de passage pariéto-limbiques (~pla, ^plpï, dont l'antérieur peut être profond et dont le postérieur est en général superficiel. Ces replis, ces crêtes ou ourlets, ont ses crêtes ou ourvalu à cette circonvolution le nom de circonvolution crête'e (Rolando), et de circonvolution de F ourlet (Foville). En arrière et au-dessous du bourrelet du corps calleux (Cc[Spl]), la première circonvolution limbique est profondément entaillée par la branche commune aux scissures calcarine etpariétooccipitale (K + po); elle s'amincit considérablement à ce niveau pour former l'isthme du lobe limbique ou isthme antêcalcarinien (L[i]). Cet isthme, qui relie la première circonvolution limbique à la circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique (H), est constant, mais peut occuper une situation profonde (fig. 179, 151). Il faut dans ce cas, pour l'apercevoir, écarter les lèvres de la scissure calcarine (K) et l'on se convainc ainsi facilement qu'il sépare la scissure calcarine du sillon de l'hippocampe (h) .

La première circonvolution limbique est remarquable, comme du reste tout le lobe limbique, par sa surface lisse et les rares incisures superficielles qui la sillonnent; elle est quelquefois dédoublée dans sa partie frontale, par un sillon parallèle au sillon calloso-marginal, désigné par Manouvrier sous le nom de sillon intra-limbique (1) (fig. 181). Les incisures occu- smon mtra-nmpent en général les ourlets sous-ovalaires et sous-pariétaux; elles sont le plus souvent isolées, mais s'abouchent quelquefois dans la rainure ou le sinus du corps calleux (soc). L'incisure de l'ourlet sous-pariétal postérieur est en général la plus profonde, et limite souvent en avant le pli de passage pariéto-limbique postérieur (~plp) (fig. 182).

U isthme du lobe limbique (L [i]), connu sous les noms à' isthme du gyrus isthme du loi» fornicatus, & isthme antêcalcarinien, mesure à peine un demi-centimètre d'épaisseur d'avant en arrière; situé en arrière du bourrelet du corps cal-

bi

que.

limbique.

leux il relie la première circonvolution limbique à la deuxième, et reçoit pu cuDùo-iiniU- deux plis de passage importants, l'un profond, le pli eu m'- o -limbique (irel), '' "ru rétro-iimbique l'autre superficiel le plus souvent, le pli rètro-limbique ou occipito-hippocampique (~rl) de Broca, qui relie le lobe limbique au lobule lingual.

2° Deuxième circonvolution limbique (L,[H]). Synonymie: — Gyrus hippo-

campi (Burdacli). — Subiculum corna Ammvnis (Burdach). — Circonvolution temporale interne supérieure (Bischoff). — Portion du gyrus occipito-temporalis médius (lobule lingual) (Pansch). — Pli unciforme ou temporal moyen interne et lobule de l'hippocampe (Gratiolet).

— Cinquième circonvolution temporale (Broca). — Circonvolution lemporo-occipital interne; Première circonvolution temporo-occipitale (Charcot). — Uncinate gyrus, gyrus uncinalus (Huxley, Ecker). — Uncus gyri fornicati (Ecker). — Circonvolution à crochet (Vieq-d'Azyr).

— Notation : D'après Ecker (H),(U); d'après Broca (T3); d'après Charcot (TOo).

Deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe.

Circonvolution crochet.

du

Ses limites.

Subiculum do corne d'Ammon.

La deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de /' hippocampe (L2[H]), fait suite en arrière à l'isthme antécalcarinien (fig. 181, 182). Elle naît par une extrémité épaissie qui s'enfonce au-dessous du bourrelet du corps calleux, puis se porte en bas et en avant jusqu'à la base du cerveau, et embrasse le pédoncule cérébral (P).

Arrivée à la base du cerveau, et en particulier au niveau de l'espace perforé antérieur, la circonvolution de l'hippocampe se renfle et s'épaissit pour former le lobule de l'hippocampe, puis se recourbe brusquement en arrière, pour embrasser l'extrémité antérieure du sillon de l'hippocampe et former le crochet, encore connu sous le nom de uncus, pli unciforme, gyrus uncinatus{\}). L'extrémité postérieure du crochet adhère au pilier postérieur du trigone, et donne insertion en dedans au vélum terminale d'Aeby (vt), (fig. 177) lamelle grise qui ferme l'extrémité antérieure du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral. La circonvolution du crochet (U) sert en effet de limite antéro-inférieure à l'extrémité antérieure de ce prolongement.

La deuxième circonvolution limbique (L,[H]) est limitée en dehors par la scissure collatérale (ot), qui la sépare du lobule fusiforme (Fus), auquel elle est reliée quelquefois en avant par un pli de passage superficiel, le pli de passage temporo-limbique (ittl de Broca) (fig. 180, 182, 176, 175, 152). Le pôle temporal déborde en avant le crochet de l'hippocampe, auquel il est toujours uni par un pli de passage constant, plus ou moins profondément entaillé par Vincisure temporale de Schwalbe (it) ou sillon préitncique de Brissaud.

En dedans, la deuxième circonvolution limbique forme la lèvre inférieure d'une anfractuosité profonde, totale, et primitive par excellence, le sillon de l'hippocampe (h), vestige chez l'adulte de la scissure ammonique du fœtus. Ce sillon déprime fortement la paroi interne du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, et produit la saillie de la corne d'Ammon. Celle-ci repose donc sur la circonvolution de l'hippocampe, et ce rapport a valu à cette dernière le nom de lit ou de subiculum de la corne d'Ammon .

Lorsque, sur un cerveau frais, on écarte les lèvres du sillon de l'hippocampe et que l'on relève le bourrelet du corps calleux (fig. 177, 181, 182,)

on se rend facilement compte et de la profondeur du sillon de l'hippocampe, et de la grande largeur de la face profonde de la deuxième circonvolution

bp cm' Cg H PaJSP cm

scz

TICl

Fig. 181. — Face interne de l'hémisphère gauche. Plis limhiques et cunéo-lingaux. Circonvolutions sous-calleuses. (D'après la photographie d'une pièce fraîche.)

BG, bandelette de Giacomini. — C, cunéus. — c, sillon du cunéus. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, corps calleux; Cc(Spl), son bourrelet. — Cg, circonvolution godronnée. — cm, sillon calloso-marginal; cm', sa partie verticale. — Csc, circonvolutions sous-calleuses. — ft. sillon olfactif. — Fc, fasciola cinerea. — fg, sdlon iimbrio-godronné. — Fus, lobule fusiforme. — tJ[Li), circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique. — h, sillon de l'hippocampe. — A", scissure calcarine. ■ — K+po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitalc. — L{, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual.

— lg, sillon du lobule lingual. — mF,, face interne de la première circonvolution frontale. — NC, noyau caudé. — oF\, partie orbitaire de la première circonvolution frontale. — ot, scissure collatérale.— ot+U, segment commun à la scissure collatérale et au troisième sillon temporal.— Pare, lobule paracentral. — parc, sillon paraccntral. — po, scissure pariéto-occipitale.

— pt, sillon pariétal transverse. — tzcI, pli cunéo-limbique. — iiclg, pli cunéo-lingual. — nfl, pli fronto-limbique. — iipla, pli pariéto-limbique antérieur. — nplp, pli pariéto-limbique postérieur. — r,poi, pli de passage pariéto-occipital interne. — nW, itr/',plis rétro-limbiques. — R, scissure de Rolando. — sbH, substance blanche delà circonvolution de l'hippocampe. — sec, sinus du corps calleux. — so, so', sillons sus-orbitaires. — sp, scissure sous-pariétale. — T3, troisième circonvolution temporale. — tz, troisième sillon temporal. — Tg, corps du trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Tk, thalamus. — Toi, tubercule olfactif. — U, circonvolution du crochet. — x,x',x", trois plis cunéo-linguaux profonds situés dans la profondeur de la scissure calcarine.

limbique. Sur des cerveaux riches en circonvolutions, cette face profonde présente en général, au-dessous dubourrelet du corps calleux (fig. 181, 182) (Cc[Spl]), deux ou trois petites saillies correspondant à autant de petites circonvolutions, désignées par Zuckerkandl sous le nom de circonvolutions sous-calleuses, de circonvolutions calleuses inférieures (Csc) (fig. 181, 182).

Circonvolutions sous-calleuses.

Lorsqu'on enlève, à l'aide des ciseaux ou du scalpel, la partie superficielle de la circonvolution de l'hippocampe, on voit en général très nettement, chez quelques sujets, les circonvolutions sous-calleuses se continuer avec une série de petites circonvolutions, qui toutes occupent la partie profonde du subiculum de la corne d'Ammon ; elles sont formées d'une mince écorce grise et d'une partie blanche centrale, et reçoivent les radiations de la substance blanche du subiculum (fig. 181, 182) (sbH). Les circonvolutions sous-calleuses, mentionnées déjà par Yicq-d'Azyr, puis par Retzius, et décrites plus récemment par Mathias Duval, Zuckerkandl et Giacomini, prennent un très grand développement dans la série des mammifères, en particulier chez les solipèdes et les ruminants. Elles font souvent défaut chez l'homme, n'existent pas en général sur les cerveaux dont les circonvolutions sont peu incisées, et se réduisent alors à un simple épaississement du point d'origine de la deuxième circonvolution limbique au-dessous du bourrelet du corps calleux.

substance blanche La surface extérieure de la circonvolution de l'hippocampe ne présente

réticulée d'Arnold. 1 i x- • • 1 x- * < i thi i

pas la coloration grise propre aux circonvolutions en gênerai, bile est recouverte par une couche assez épaisse de substance blanche d'aspect réticulé, la substance blanche réticulée d'Arnold, ou lame médullaire superficielle du subiculum (Lms), qui est due au développement considérable, que prennent dans cette région les fibres tangentielles de l'écorce cérébrale (voyez structure de l'écorce cérébrale).

3° Sillon de l'hippocampe (h). — Synonymie: — Bentate sulcus (Huxley). —Fissura horizontalis, fissura posterior sive occipito-horizontalis (R. Wagner). — Partie antérieure de la scissure des hippocampes (Gratiolet). — Fissura hippocampi (Bischoff, Ecker). — Notation : IVaprès Ecker (h).

Sinus du corps calleux (sec.) — Synonymie: — Sinus du corps calleux (Vesale). — Ventricule du corps calleux (Sahatier). — Rainure du corps calleux (Broca).

siiion de îhippo- Le sillon de l'hippocampe (h), vestige de la partie inférieure de la sciscampc' sure ammonique du fœtus, fait suite au sinus ou à la rainure du corps

calleux (sec).

Très profond à sa partie antérieure, où il déprime fortement la paroi ventriculaire en formant la saillie de la corne d'Ammon, le sillon de l'hippocampe présente en général à ce niveau, deux à trois ou quatre incisures qui forment dans la cavité ventriculaire les digitations de la corne d'Ammon (dg CA) (fig. 204). Compris à son origine entre la circonvolution du crochet (U) et le subiculum de la corne d'Ammon (L, [H]), le sillon de l'hippocampe se dirige en haut et en arrière, limite la face profonde du subiculum et des circonvolutions sous-calleuses (Csc) qu'il sépare de la circonvolution godronnée (Cg) et devient de moins en moins profond. Dans tout son trajet, il donne de nombreuses incisures très rapprochées, qui entaillent plus ou moins irrégulièrement la circonvolution godronnée, et donnent à cette dernière l'aspect bosselé particulier qui lui a valu son nom.

Arrivé au niveau du bourrelet du corps calleux, le sillon de l'hippo-

campe (h) sépare les circonvolutions sous-calleuses et l'isthme du lobe limbique du fasciola cinerea (Fc) (fig. 171, 181, 182), puis se continue insensiblement avec le sinus du corps calleux (sec) ou ventricule du corps sinus du corps caicalleux (Sabatier). Le sinus du corps calleux (sec) longe le tronc du corps calleux, en contourne le genou et le bec, et se continue à la face inférieure du cerveau avec Vincisure prima (ip) de His. Il loge l'artère cérébrale antérieure, et sépare la face profonde de la première circonvolution limbique, de la face supérieure du corps calleux, des nerfs de Lancisi (N L) et du tsenia /cela (tec). (Yoy. Coupes vertico-transversales micro et macroscopiques).

4° Circonvolution godronnée (Cg). — Synonymie : — Gyrus dentatus (Huxley). — Circonvolution godronnée (Mathias Duval). — Faseia dentata (Tarin). — Corps godronnè corps denté (Vicq d'Azyr, Gratiolet). — Gyrus dentatus sive fascia dentata (Ecker).

La circonvolution godronnée (Cg) représente une petite circonvolution circonvolution goavortée, qui occupe le fond du sillon de l'hippocampe (h) et forme à la dronn e' face inféro-interne de l'hémisphère le véritable bord d'arrêt de l'écorce cérébrale. Cachée profondément dans le sillon de l'hippocampe, la circonvolution godronnée ne devient apparente que lorsqu'on abaisse la circonvolution de l'hippocampe (L2[Hj), et lorsqu'on relève le bord libre du pilier postérieur du trigone (Tgp) qui la recouvre. Elle apparaît alors sous la forme d'un cordon grisâtre, qui suit exactement la courbure du subiculum, et dontja face interne ou libre présente quinze à vingt incisures verticales, qui fragmentent sa masse en autant de petites saillies ou bosselures.

La circonvolution godronmée naît en avant, au niveau du vélum ter- g0n origine. minale d'Aeby (vt) (fig. 177), sous la forme d'une mince et petite bandelette lisse, d'aspect gélatineux et de couleur cendrée, décrite par Giacomini en 1883, et désignée généralement sous le nom de bandelette de Giacomini Bandelette deGia- (BG). De son origine au niveau du bord interne du vélum terminale, la comiIMbandelette de Giacomini se dirige transversalement de dedans en dehors, croise la surface libre de la circonvolution du crochet (U) qu'elle contourne de haut en bas, pour s'infléchir ensuite et s'enfoncer dans la profondeur de l'extrémité antérieure du sillon de l'hippocampe (h). La circonvolution son trajet. godronnée s'épaissit à ce niveau, cesse d'être lisse et unie, et présente des bosselures, des saillies et un aspect godronnè caractéristique, puis se dirige en haut et en arrière, vers le bourrelet du corps calleux (Cc[Spl]); elle est recouverte par un feuillet pie-mérien, et séparée de la circonvolution de l'hippocampe, par le profond mais étroit sillon de l'hippocampe (h). En dehors, du côté du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, cette circonvolution est recouverte par le bord libre du pilier postérieur du trigone, désigné encore sous le nom de fimbria, de corps bordant ou bordé, de corps frangé [(Fi), et qui est extra-ventriculaire comme la circonvolution godronnée (Voy. trigone, p. 348). Un mince sillon peu profond, sépare la circonvolution godronnée de la fimbria, ce sillon peut être suion iimbrio-godésigné sous le nom de sillon fimbrio-godronné (fg) (fig. 182).

La circonvolution godronnée (Cg) suit le pilier postérieur du trigone (Tgp) jusqu'au niveau du bourrelet du corps calleux; à ce niveau, le pilier se

0M3 BG sbH C^3ol h

Fig. 182. — Face interne de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce

à l'état frais.)

BG, bandelette de Giacomlni. — C, cunéus. — c. sillon du cunéus. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, tronc du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (Splénium .

— Cg, circonvolution godronnée. — Cgi, corps genouillé interne, — CSc, circonvolutions sous-calleuses. — cm, sdlon calloso-marginal. — coa, commissure antérieure. — f,, sillon olfactif. — Fc, fasciola cinerea. — fg, sillon iimbi'io-godronné. — Fi, fimbria. — Fus, lobule fusiforme. — Gh, ganglion de l'habénula. — H, circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique. — h, sillon de l'hippocampe. — it, incisure temporale. — À", scissure calcarine. — K" , éperon inférieur de la scissure calcarine, — Li, première circonvolution limbique. — l, sillon intra-limbique. — ■ L(i), isthme du lobe limbique. — Lg, lobule lingual.

— lg, sillon du lobule lingual. — mFi, face interne de la première circonvolution frontale. — mFt(Gr), gyrus reclus. — Nu, nerf optique. — oF\, partie orbitaire de la première circonvolution frontale. — nt, sillon collatéral. — ot+h, union du sillon collatéral avec le troisième sillon temporal. — Parc, lobule paracentral. — parc, sillon du lobule paracentral. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — pt, sillon pariétal transverse de Brissaud. — Pul, pulvinnr. — ue/, pli cunéo-limbique. — nclg, pli cunéo-lingual. — -n/V, pli fronto-limbique.

— Ttpla, iiplp, plis poriéto-limbiques antérieur et postérieur. — itpoi, pli de passage pariétooccipital interne. — icrl, m'/', plis rétro-limbiques. — ittl, pli temporo-limbique. — R, scissure de Rolando. — sbll, substance blanche de la corne d'Ammon. — sec, sinus du corps calleux.

— "M, sillon de Monro. — so, sillon sus-orbitaire. — sp, sinus sous-pariétal. — sTk, région sous-optique. — T3, troisième circonvolution temporale. — U, troisième sillon temporal. — Tgp. pilier postérieur du trigone. — T/i, thalamus. — Tm, tubercule mamillaire. — Toi, tubercule olfactif. — U, circonvolution du crochet. — W, troisième ventricule.

porte en avant, et passe au-dessous du corps calleux pour former le corps du trigone et contourner la couche optique. La circonvolution godronnée, au contraire, se porte en arrière et obliquement en haut et en dedans, vers le bourrelet du corps calleux qu'elle contourne. Elle s'épaissit et change en outre d'aspect à ce niveau, devient lisse et unie, de godronnée qu'elle

était, et porle le nom de fasciola cinerea (Fc) (fig. 182, 149). Arrivée au niveau de la face supérieure du bourrelet du corps calleux, la circonvolution s'étale, s'amincit considérablement, et se réduit à l'état d'une mince lamelle de substance grise, qui se soude à celle du côté opposé au niveau du raphé du corps calleux, et qui recouvre à la façon d'un léger voile gris toute la face supérieure du corps calleux. Cette mince lamelle, qui souvent n'est reconnaissable qu'au microscope, et qui morphologiquement représente une véritable écorce cérébrale plus ou moins modifiée et avortée, est connue sous le nom de voile gris ou à'induseum griseiim.

De chaque côté du raphé, et dans le fond de chaque sinus du corps calleux, Vinduseum griseum s'épaissit; les fibres tangentielles de cette écorce cérébrale rudimentaire se développent d'une façon démesurée, et donnent naissance de chaque côté à deux tractus blancs longitudinaux, les uns médians, les autres latéraux; les médians portent le nom de nerfs de Lancisi (NL), les latéraux celui de tœnia tecta (tec). Les teenia tecta, les nerfs de Lancisi et Vinduseum griseum, qui représentent la partie frontopariétale de la circonvolution godronnée, se portent en avant, recouvrent la face superficielle du tronc du corps calleux (Ce), puis se recourbent en has, entourent son genou (Cc[g]), et s'épaississent à ce niveau pour former la circonvolution g éniculée de Zuckerkandl (Cgn) (fig. 178). Arrivés au niveau du bec du corps calleux (Cc[r]), ils se comportent différemment suivant les sujets; le tsenia tecta se jette le plus souvent sur le carrefour olfactif (CB) de Broca, il en est de même quelquefois des nerfs de Lancisi j\L ; le plus souvent toutefois, les nerfs de Lancisi s'unissent aux pédoncules du septum lucidum ( voy. plus loin), puis se portent en dehors et en arrière, traversent en diagonale l'espace perforé antérieur pour former la bandelette diagonale de Broca (bd) ou faisceau olfactif de la corne d'Ammon de Zuckerkandl, et se terminer au niveau du bord antérieur ou adhérent de la circonvolution de l'hippocampe (H), non loin de la bandelette de Giacomini (BG).

La circonvolution godronnée ou intra-limbique (Cg) forme donc, autour du corps calleux et du pédoncule cérébral, un anneau presque complet, ouvert seulement dans un petit espace, qui correspond à peu près à l'épaisseur de la circonvolution du crochet (U).

La présence du mince voile gris, Vinduseum griseum, qui tapisse la face supérieure du corps calleux, s'explique aisément par l'embryologie. Nous avons vu en effet que le développement du corps calleux est fort tardif, et que les fibres calleuses, lorsqu'elles font irruption à la face interne de l'hémisphère cérébral primitif pour s'entrecroiser et s'enchevêtrer avec celles du côté opposé, entraînent à leur surface une mince couche de l'écorce grise de la face interne des hémisphères.

Fasciola cinorea.

Induseum gri-

Nerfs de Lancisi et tœnia tecta.

Circonvolution niculée.

Anneau formé par la circonvolution godronnée.

Lobule olfactif (Loi). — Le lobule olfactif, en connexion étroite Lobule olfactif. avec les circonvolutions limbiques (L, et L,), représente au point de vue embryologique, comme en anatomie comparée, un véritable lobe cérébral,

développé au dépens de la vésicule des hémisphères et creusé, dans les premiers stades du développement fœtal, d'une cavité qui communique avec celle du ventricule latéral.

His, en se basant sur l'embryologie, divise le lobule olfactif en deux partics, l'une antérieure, l'autre postérieure. La partie antérieure ou le lobe olfactif antérieur (Lola), comprend le bulbe (Bol), le pédoncule (Pol), le triffone (Toi) et le carrefour olfactifs de Broca (GB). La partie postérieure ou lobe olfactif postérieur (Lolp), comprend V espace quadrilatère de Foville (Epa) et la bandelette diagonale de Broca (bd).

Le lobe olfactif antérieur (Lola) est séparé du postérieur par un sillon transversal, le sillon primaire ou fissura prima de His (fp). Situé en antérieur et posté- arriere du tubercule olfactif, le sillon primaire entaille plus ou moins la

rieur. 1 r

face interne de l'hémisphère, et correspond au bord d'arrêt des circonvolutions de la face orbitaire du lobe frontal. Le lobe olfactif antérieur aussi bien que le postérieur sont situés à la face inférieure de l'hémisphère, et empiètent un peu sur sa face interne. Leur étude sert donc pour ainsi dire de transition, entre celle de l'écorce cérébrale et celle de la base du cerveau.

Le sillon primaire de His sépare le lo- Imle olfactif en lobes

Lobe olfactif antirieur.

Bulbe olfactif.

Pédoncule olfactif ou bandelette olfactive.

Tubercule olfactif.

Lobe olfactif antérieur (Lola). — Le lobe olfactif antérieur (Lola), libre dans la plus grande partie de son étendue, est situé sous la face orbitaire du lobe frontal, dont il occupe le sillon olfactif (f4); il présente en avant un petit renflement ovalaire gris rosé, le bulbe olfactif (Bol), qui mesure 8 à 9 millimètres de longueur sur 3 à 4 millimètres de largeur. Le bulbe olfactif repose sur la lame criblée de l'ethmoïde, et reçoit par sa face inférieure de nombreux filets nerveux qui traversent les orifices de la lame criblée de l'ethmoïde et qui constituent les nerfs olfactifs.

Au bulbe olfactif fait suite une bandelette blanche, triangulaire, à direction antéro-postérieure, le pédoncule (Pol) ou tractus olfactif, ou bandelette olfactive, improprement désignée sous le nom de nerf olfactif. Il ne s'agit pas ici d'un nerf périphérique, mais d'une véritable partie du cerveau, développée aux dépens de la vésicule des hémisphères.

Par sa face inférieure, le pédoncule olfactif repose sur la gouttière olfactive du sphénoïde et de l'ethmoïde, ses faces latérales se moulent sur les circonvolutions qui bordent le sillon olfactif (f4) , à savoir le gyrus reclus (oF,[Gr]) en dedans, la partie orbitaire de la première circonvolution frontale (oF,) en dehors; son bord supérieur, véritable arête longitudinale logée dans le sillon olfactif (f4), est revêtu d'une mince couche de substance grise.

En arrière, le pédoncule olfactif s'épaissit au niveau du bord postérieur du lobe frontal en une petite pyramide, le tubercule ou trigone olfactif (Toi), dont les angles latéraux donnent naissance à deux faisceaux blancs, connus sous le nom de racine blanche externe (Rôle) et de racine blanche interne du nerf olfactif (Roli). Il ne s'agit pas ici de racines dans le vrai sens du mot, mais, ainsi que l'embryologie et l'anatomie comparée le montrent, de cir-

convohttions cérébrales avortées, connues en anatomie comparée sous le Los « racines » ainom de circonvolutions olfactives internes et externes. Les fibres blanches iâtorn^sônt doTcirde ces circonvolutions avortées constituent les radiations olfactives externe fonvoll'tions céré-

' braies avortées.

et interne d'Edinger [latérale und innere médiate Riechstrahlung).

La « racine » olfactive externe (Rôle) blanche et quelquefois dédoublée, Racine olfactive se dirige obliquement eu arrière et en dehors, vers l'extrémité antérieure de la scissure de Sylvius; elle représente le bord d'arrêt des circonvolutions frontales à la face inférieure de l'hémisphère, et se perd sur l'extrémité antérieure du lobe temporal (fig. 183). D'après quelques auteurs, elle se terminerait dans le noyau amygdalien; l'anatomie comparée montre qu'elle entre en connexion avec la circonvolution de l'hippocampe (L,[H]).

La « racine » olfactive interne (Roli) recouverte par une mince couche Racine olfactive de substance grise est plus petite, moins constante, moins longue que l'externe ; elle se dirige en dedans et en arrière et se perd sur le carrefour olfactif de Broca.

La base du tubercule olfactif de Broca (Toi) est séparée par un léger sillon, le sillon primaire de His, de l'espace perforé antérieur (Epa), son sommet se continue avec le pédoncule olfactif (Pol), sa paroi inférieure repose sur la gouttière olfactive du sphénoïde, ses parois latérales occupent le sillon olfactif (f.) : elles sont recouvertes, comme le bord supérieur du pédoncule olfactif, par une lame de substance grise, en connexion avec l'écorce grise du lobe frontal et qui constitue la racine olfactive supérieure de Broca. Racine olfactive

T y. 7 ,, 7 t . , . 7 ri , , . -, supérieure de Broca.

Le carrefour de l hémisphère de Broca, désigne encore sous les noms de carrefour olfactif de Broca (CB) (fig. 179 à 182), de zone de Broca carrefour olfactif iBroca'sches Feld) (His), de Gyrus vestibuli ou de tubercule de jonction Brissaudï, représente une petite région, située à la face interne de l'hémisphère cérébral, au-dessous du bec du corps calleux. Elle est limitée en arrière par l'incisure primaire de His, qui fait suite au sillon primaire; en bas par le sillon secondaire ou fissura serotina de His; ce dernier sillon est souvent masqué par un pli de passage, mais on constate toujours à son niveau une légère dépression constante, destinée à loger l'artère cérébrale antérieure, au moment où elle quitte l'espace perforé antérieur. Le carrefour olfactif de Broca (CB) se continue en avant avec la face interne de la première circonvolution frontale (m F,), en haut avec la première circonvolution limbique (L,), en bas et en avant il reçoit la racine olfactive interne (Roli), en bas et en arrière, la bandelette diagonale de Broca (bd) ; directement en bas, entre la racine olfactive interne et la bandelette diagonale, il est en connexion avec la partie interne de l'espace p erforé an térie ur ( Spa) .

Lobe olfactif postérieur (Lolp). — Espace perfore antérieur de Vicq d'Azyr ou espace quadrilatère de Foville.

Le lobe olfactif postérieur (Lolp) comprend Y espace perforé antérieur (Spa) Loiie oitactit poset la bandelette diagonale de Broca (bd). Situé de chaque côté du chiasma des nerfs optiques, l'espace perforé antérieur est limité en avant et en

Espace perforé antérieur.

La bandelette diagonale de Broca traverse l'espace perforé antérieur.

La tète du noyau caudé fait saillie a la base du cerveau.

Trajet des bandelettes diagonales do Broca.

dehors par la racine olfactive externe (Rôle) (fig. 183), qui le se'pare de rinsula(I), en avant et en dedans parle nerf optique (Nil), en arrière et en dedans par la bandelette optique (BII), en arrière et en dehors parle crochet de la circonvolution de l'hippocampe (U) (fig. 149).

Sa surface, de coloration gris rosée, est criblée, surtout à sa partie antéroexterne, de larges orifices vasculaires, qui livrent passage aux artères lenticulo-striées, branches de la carotide interne; elle est traversée en diagonale par une lame de substance blanche, la bandelette diagonale de Broca (bd), ou faisceau olfactif de la corne d'Amman de Zuckerkandl (Riechbùndel des Ammonshornes).

La partie antéro-interne de l'espace perforé antérieur fait partie de la face inférieure de la tête du noyau caudé (CNC) ; elle se prolonge à la face interne de l'hémisphère, sous la forme d'une mince bandelette grise, comprise entre la bandelette diagonale et la racine olfactive interne et atteint en haut le carrefour olfactif de Broca (CB). (Voy. Coupes vertico-transversales et horizontales microscopiques, fig. 280, 296, 314 et 319 à 322.)

La partie • postérieure de l'espace perforé antérieur répond à la face inférieure du globus pallidus (NL,, NL,), la partie externe h la face inférieure du 3e segment du noyau lenticulaire (NL3) ; mais, tandis que la tète du noyau caudé fait directement saillie à la base du cerveau où il n'est recouvert par aucune lame de substance grise, le globus pallidus et le 3e segment du noyau lenticulaire sont séparés de la lame grise qui recouvre l'espace perforé antérieur, par une couche de fibres blanches toujours très manifeste (fig. 282 et 283). Ces fibres appartiennent aux radiations olfactives destinées au cerveau intermédiaire et au cerveau moyen; elles se dirigent d'avant en arrière et traversent en partie l&substance innommée de Reichert et l'anse du noyau lenticulaire. (Voy. plus loin Coupes macro et microscopiques.)

Les bandelettes diagonales de Broca (bd) ou faisceaux olfactifs des cornes d'Ammon de Zuckerkandl, se détachent de chaque côté du bec du corps calleux. Parallèles et adossées l'une à l'autre sur la ligne médiane, en avant du bec du corps calleux, les bandelettes diagonales divergent bientôt pour se porter obliquement en dehors cl en arrière; elles traversent en diagonale l'espace perforé antérieur (Epa) et se dirigent vers le bord adhérent du lobe sphénoïdal, en formant le plus souvent un faisceau unique, plus rarement dédoublé ou étalé à la surface de l'espace perforé antérieur.

Les bandelettes diagonales de Broca représentent une partie différenciée de l'écorce du cerveau antérieur, analogue aux fibres tangentielles de l'écorce et à la couche réticulée d'Arnold. Leur origine apparente au niveau du bec du corps calleux est variable suivant les sujets. Le plus souvent, les bandelettes diagonales font suite aux nerfs de Lancisi situés sur la face supérieure du corps calleux; elles passent dans ce cas audessus du bec du corps calleux. D'autrefois, les nerfs de Lancisi se jettent nettement sur la première circonvolution du lobe limbique (L,); le bec du corps calleux se termine alors par un bord tranchant, libre, audessous duquel se dégagent deux faisceaux blancs d'aspect rubané, qui se

3CTÎ

continuent avec les bandelettes diagonales de Broca. Chaque bandelette semble naître dans ce cas des fibres longitudinales du septum lucidum, de.

Fig. 183. — Face inférieure des hémisphères cérébraux. Le pôle temporal a été enlevé de chaque côté, afin de montrer le trajet de la bandelette optique. (D'après la photograhie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

Ag, aqueduc de Sylvius. — BU, bandelette optique. — bd, bandelette diagonale de Broca..

— Bol, bandelette olfactive. — CA, corne d'Ammon. — (C), cap de la troisième circonvolution frontale. — Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — Cg, circonvolution godronnée.

— Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillc interne. — ds, diverti cule du subicuculum. — Epa, espace perforé antérieur. — f3, troisième sillon frontal. — ft, sillon olfactif ou quatrième sillon frontal. — Fe, faisceau externe du pédoncule cérébral. — Fin, faisceau interne du pédoncule cérébral. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — /, insida. — ipo, incisure préoccipitale de Schwalbe. — K +po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale. ■ — Li, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — mp, sillon marginal postérieur. — NA, noyau amygdalien.

— oFi(Gr), partie orbitaire de la première circonvolution frontale ou gyrus rectus. — 0F2, 0F3, partie orbitaire des deuxième et troisième circonvolutions frontales. — ot, sillon collatéral. — V, étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — Pol, pédoncule olfactif. — itrl, pli rétrolimbique. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — Bole, racine olfactive externe. — sIII, sillon de la troisième paire. — S(a), branche antérieure de la scissure de Sylvius. — Sij vallée de Sylvius. — Sih, scissure inter-hémisphérique. — Spp, substance perforée postérieure. — T,, Ti, première et deuxième circonvolutions temporales. — l», U, deuxième et troisième sillons temporaux. — Te, tuber cincreum. — Tm, tubercule mamillaire. — Toi, trigone olfactif. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — xPcs, entrecroisement du pédoncule cérébelleux supérieur.

rùdoncuicsiiuscp- là le nom de pédoncules du septum lucidum (PSI) qui leur a été donné (voy. septum lucidum), d'autres fois encore les bandelettes diagonales semblent être la continuation de l'extrémité antérieure du taenia tecta.

Développement du lolic olfactif.

Chez les mammifères « osmatiques »

le lobe olfactif est très développé.

Chez le cheval le ventricule olfactif persiste.

Désert olfactif des animaux anosmatiques.

Le système olfactif, composé du bulbe, de la bandelette et des racines olfactifs, représente, au point de vue embryologique, comme en anatomie comparée, un véritable lobe cérébral développé au dépens de la vésicule des hémisphères. Ce lobe, dit lobe olfactif, est à la vésicule des hémisphères ce que la vésicule oculaire primitive est au cerveau intermédiaire; il est volumineux chez le fœtus, renflé à son extrémité antérieure, et creusé d'une cavité qui communique avec le ventricule latéral, immédiatement en avant de la tête du noyau caudé.

Plus tard, la cavité s'oblitère ; la base du lobe devient le tubercule olfactif, son extrémité antérieure renflée, le bulbe olfactif, sa pièce interne devient la bandelette olfactive.

Le bulbe olfactif esl extrêmement développé chez les mammifères dits osmatiques par Broca. Le bulbe volumineux gris-rosé, de consistance molle, occupe la partie la plus antérieure de la cavité crânienne. Le pédoncule, olfactif, épais, court, ramassé sur lui-même, donne naissance en arrière à deux cordons blancs volumineux, les circonvolutions olfactives; Y externe se continue avec la circonvolution de l'hippocampe en formant le lobe pyrif orme, l'interne avec l'extrémité antérieure de la circonvolution du corps calleux. Les deux circonvolutions interceptent un petit espace triangulaire de substance grise, l'espace perforé antérieur. Chez quelques mammifères, en particulier chez le cheval, la cavité du lobe olfactif persiste, et forme un véritable ventricule olfactif, qui s'ouvre par l'intermédiaire d'un canal étroit dans le ventricule latéral, immédiatement en avant de l'extrémité antérieure de la tête du noyau caudé.

Chez les animaux dits anosmatiques par Broca, en particulier chez les cétacés delphiniens (dauphins, marsouins), le trigone olfactif fait défaut, et à sa place on constate une région absolument lisse, qui occupe la partie postérieure du lobule orbitaire et que Broca a désignée sous le nom de désert olfactif.

Dès que les circonvolutions cérébrales ont été mieux connues et mieux étudiées, et que l'on a cherché à décrire ou à reporter sur une figure la topographie exacte d'une lésion corticale, on a éprouvé le besoin d'une nomenclature et d'une notation iixes et uniformes. Ecker puis Broca ont jeté les bases de notations qui sont devenues aujourd'hui — au moins dans leurs grandes lignes — d'un usage courant pour la majorité des auteurs.

Dans les deux notations, les lobes de l'hémisphère sont désignés par la lettre majuscule de leur adjectif qualificatif latin : ainsi le lobe frontal porte la lettre F, le lobe pariétal la lettre P, etc. — Les circonvolutions portent de même les lettres majuscules, les sillons les lettres minuscules des lobes auxquels ils appartiennent, suivis de l'exposant I, 2, 3, en comptant les circonvolutions et les sillons de haut en bas. Ainsi se trouvent étiquetées p. ex., F,, F2, F3, T,, T,,

T8, en allant de haut en bas les trois circonvolutions frontales et temporales.

Mais les divergences commencent lorsqu'il s'agit des circonvolutions rolandiques, des circonvolutions de la face inféro-interne de l'hémisphère, des scissures et des sillons. Ecker désigne les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes par les lettres A et B; Broca par les lettres F et P, lettres déjà employées pour désigner les lobes frontal et pariétal. A la face inféro-interne le lobule fusiforme est désigné T\ par Ecker, Ov par Broca; le lobule lingual T. (Ecker), Os (Broca); le cunéus Oz (Ecker), 06 (Broca). Malgré ses beaux travaux sur le lobe limbique et sur l'importance de ce lobe dans la série des Vertébrés, Broca rattache cependant dans sa notation la circonvolution de l'hippocampe au lobe temporal et la désigne par la lettre T3. Quant aux scissures et sillons, Broca désigne. les scissures principales ou lobaires par des lettres majuscules; Ecker ne conserve. de lettres majuscules que pour la scissure de Sylvius (S), les autres scissures portent des lettres minuscules.

Dans la notation que nous avons adoptée pour nos figures de cerveaux ou pour nos séries de coupes soit microscopiques, soit macroscopiques, nous nous sommes efforcés d'employer une notation consacrée par l'usage et nous en avons emprunté les éléments soit à la notation d'Ecker, soit à la notation de Broca : nous n'avons pas hésité à abandonner l'une et l'autre de ces notations, lorsque l'usage avait fait prévaloir un certain nombre de termes brefs, descriptifs et d'un emploi journalier.

Nous avons suivi la notation d'Ecker, et de Broca pour les circonvolutions frontales, pariétales, temporales et occipitales de la convexité de l'hémisphère. Avec Charcot, nous avons désigné les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes par les lettres Fa, Pa, lettres consacrées par l'usage, au moins en France. — Avec Ecker, nous avons adopté pour les sillons interpariétal et interoccipital les lettres ip et io et pour la scissure pariéto-occipitale, les lettres po. Nous avons au contraire suivi Broca, en adoptant les majuscules pour la scissure de Sylvius (S), pour la scissure de Rolando (R) et pour la scissure calcarine (K).

A la face inféro-interne de l'hémisphère nous avons conservé les noms de cunéus (C), prsecunéus (PrC), lobule lingual (Lg), lobule fusi forme (Fus), introduits dans le langage anatomique par Burdach et que l'usage a définitivement consacrés. Ces dénominations présentent en effet l'immense avantage d'être descriptives, brèves et faciles à comprendre.

Nous n'avons pas cru devoir considérer comme circonvolutions spéciales, soit la face interne de la première circonvolution frontale, soit la/ace orbitaire des trois circonvolutions frontales et nous nous sommes contentés de placer les lettres minuscules m et o devant les circonvolutions frontales pour désigner leurs faces internes ou orbitaires respectives (m F,, o F17 o F2, o F3).

Quant au lobe limbique, nous avons rejeté les notations admises par les différents auteurs et qui du reste ne concordent pas entre elles. Nous avons désigné la circonvolution du corps calleux sous le nom de première circonvolution limbique (L,) et la circonvolution de l'hippocampe sous celui de deuxième circonvolution limbique L.2/. Mais comme le terme de circonvolution de l'hippocampe est consacré depuis longtemps par l'usage, nous avons joint la lettre H à L2, de telle sorte que cette circonvolution est notée sur nos dessins soit L2 (H), soit H (L2), soit simplement H.

Dans le tableau suivant se trouve résumée la notation employée dans nos différentes fiarures :

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