I NI
H.ÇIIet^
RTk
Fig. 286. — Coupe vertico-transversale, n" VIII, passant par la ligne VIII, de la Qgure 278. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Cette coupe correspond assez exactement à la coupe macroscopique de la figure 2bl.
Alv, alvéus. — AM, ayant-mur. — CA, corne d'Ammon. — Ce, .corps calleux. — Ce, capsule
externe. — Cg, circonvolution godronnée. — Cing, cingulum. — cm, sillon calloso-marginal. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — CR, couronne rayonnante. — ds, diverlicule du subiculum. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Fli, faisceau longitudinal intérieur. — FM, faisceau rétroflexe de Meyncrt. — FPoa, libres antérieures de lo protubérance. — FT.jfaisceau de Tiirck. — FT , partie du faisceau de Tiirck, venant des deuxième et troisième circonvolutions temporales. — FTTi, partie du faisceau de Tiirck venant de la première circonvolution temporale. — ft, libres langentielles. — Ftk, faisceau thalamique de Forel. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — /, insula. — £,, première circonvolution limbique. — ■ le, lame cornée et libres du taenia semi-circularis. — Lme, lame médullaire externe du thalamus. — Lmi, lame médullaire interne du thalamus. — Ln, locus niger. — Na, noyau antérieur du thalamus. — NC, tronc du noyau caudé. — JVC, queue du noyau caudé. — Ne, noyau externe du thalamus. — NF, noyau semi-lunaire de Flechsig. — Ni, noyau interne du thalamus. — NL3, putamen. — NR, noyau rouge. — OF, faisceau occipitofrontal. — OpPa, partie pariétale de l'opercule rolandique. — ol, sillon collatéral. — ot + h, lu-anche commune au sillon collatéral et au troisième sillon temporal. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pare, lobule paracentral. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — Pes, pédoncule cérébelleux supérieur. — Pleh, plexus choroïdes du ventricule latéral. — Plchz, plexus choroïdes du troisième ventricule. — Plchsph, plexus choroïdes ' de la corne sphénoïdale. — prs, sillon prérolandique supérieur. — Py, faisceau pyramidal. — R, scissure de Rolanrlo. — RC, radiations de la calotte. — rlll, faisceaux radiculaires de la troisième paire. — RTh, radiations optiques de Gratiolet. — sec, sinus dn corps calleux. — Sgc, substance grise centrale. — Sge, substance grise sous-épendymaire. — SgPo, substance grise de la protubérance. — strz, stratum zonale. — T\, Ti, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — U, h, premier et deuxième sillons temporaux. — Tap, tapetum. — Tch, toile choroïdienne. — tec, tœnia tecta. — Tg, trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th, coupe optique (thalamus), — tth, tœnia thalamii.
— Tp, circonvolution temporale profonde. — U, circonvolution du crochet. — V3, troisième ventricule. — VI, ventricule latéral. — Zr, zone réticulée ou grillagée. — II, bandelette optique.
— III, troisième paire.
interne au niveau de la partie supérieure de \a.région sous-thalamique, les supérieures, obliques en bas et en dedans, l'abordent dans la région thalamique.
Les deux noyaux de la couche optique, le noyau externe (Ne) et le noyau interne (Ni), présentent les mêmes caractères que sur la coupe précédente, n° VIII, (fig. 285); la pénétration des fibres radiaires est toutefois ici plus accusée. Au niveau de la surface extra-ventriculaire de la couche optique, on retrouve encore le noyau antérieur (Na), compris dans un dédoublement du stratum zonale (strz).
La couche optique (Th) repose sur la région sous-optique, en particulier sur le noyau rouge (NR). On voit encore sur cette coupe, les dernières fibres du faisceau thalamique de Forel (Fth) qui s'épanouissent dans la face inférieure du thalamus et en particulier dans sa lame médullaire externe (Lme). Au-dessus de ce faisceau se trouve un petit noyau aplati, légèrement recourbé sur son axe, le noyau semi-lunaire de Flechsig (NF). Du noyau rouge (NR) partent un certain nombre de faisceaux volumineux, onduleux, qui se portent en haut et en dehors et sont sectionnés au niveau de la partie inférieure de la lame médullaire externe du thalamus (Lme) : ce sont les radiations de la calotte (RC), qui pénètrent en grande partie dans la couche optique dans un plan situé un peu en arrière de celui de cette coupe. En dehors, le noyau rouge est limité par des fibres sectionnées perpendiculairement, qui appartiennent à la capsule du noyau rouge et au pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) ; en dedans, on trouve les dernières fibres de faisceau longitudinal postérieur, ainsi que le faisceau rétroflexe de Meynert (FM), recouvert par la substance grise centrale (Sgc) qui tapisse le troisième ventricule (V3). En dehors du noyau rouge (NR), entre ce dernier et le pied du pédoncule cérébral (P), se trouve le locus niger (Ln) qui se confond en haut avec la zona incerta de Forel et la zone réticulée du thalamus (Zr).
Le segment postérieur de la capsule interne (Cip) est intéressant à étu-
SiiO ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
dier. Dans la région thalamique il reçoit toutes les fibres du pied de la couronne rayonnante (pCft) qui se rendent, soit dans la couche optique (Th) dont elles forment les fibres radiaires, soit dans le pied du pédoncule cérébral (P). Ces dernières fibres se réunissent en faisceaux qui s'enchevêtrent les uns avec les autres et changent souvent brusquement de direction, au niveau de la face inférieure de la tête du noyau caudé (NC) et au niveau du putamen (NL3). La région thalamique de la capsule interne contient en outre les fibres lenticulo-caudées qui traversent obliquement sa partie supérieure, puis des fibres du putamen (NL3) qui traversent sa partie inférieure et se portent en dedans vers le locus niger (Ln). • Dans la région sous -thalamique, le segment postérieur de la capsule interne reçoit un contingent important.de fibres, qui constituent la couronne rayonnante du lobe temporal et le faisceau de Tùrck (FT) ou faisceau externe du pied du pédoncule cérébral. Ces fibres apparaissent au niveau de la paroi externe de la corne sphénoïdale, où elles se présentent sous la forme d'une couche de fibres fortement colorées, formée de fibres sectionnées très obliquement, et que l'on voit s'irradier dans les trois circonvolutions temporales (T,, T2, T3), et sur celte coupe en particulier, dans la première temporale (FTÏ,).La partie du faisceau de Tùrck, qui vient des deuxième et troisième circonvolutions temporales (T2, T3), s'irradie dans un plan postérieur à celui de. cette coupe et est vue en section transversale (FT'). De là ces fibres se portent en haut et en dedans, passent au-dessous du putamen (NL3) et le séparent de la queue du noyau caudé (NC), des fibres de la lame cornée (tœnia semi-circularis) (le) et de la bandelette optique (II). A ces fibres se joignent un certain nombre d'autres, qui proviennent de la zone claire de fibres situées en dedans du faisceau de Tùrck (FT) et qui se continuent avec la couche des radiations thalamiques (RTh) du lobe occipito-temporal. Ces fibres des radiations thalamiques ou fibres temporo-thalamiques s'enchevêtrent avec celles du faisceau de Tùrck, traversent la région thalamique de la capsule interne et se rendent à la partie inférieure de la couche optique. Les fibres du faiscea-urde Tùrck (FT) se portent au contraire en bas et en dedans, abordent la capsule interne dans la région sous-thalamique et entrent dans la constitution du pied du pédoncule. Les dégénérescences secondaires ont montré à l'un de nous (1893), que les fibres qui dégénèrent à la suite d'une lésion de la partie moyenne du lobe temporal; occupent le sixième externe environ du pied du pédoncule cérébral et que par conséquent le faisceau de Tùrck tire son origine corticale exclusivement de l'écorce temporale et surtout de l'écorce des deuxième et troisième circonvolutions temporales (FT').
Les fibres du pied du pédoncule cérébral (P), qu'elles proviennent de la région thalamique ou sous-thalamique de la capsule interne, descendent en se portant en dedans, puis pénètrent dans la protubérance, où elles sont dissociées par les fibres protubérenlielles antérieures et postérieures (FPoa).
Dans la corne sphénoïdale on trouve, en dedans de la couche formée par les radiations thalamiques (RTh), un petit faisceau de fibres sectionnées perpendiculairement et tapissées par l&substance grise sous-épendymaire de la corne sphénoïdale : ce sont les fibres du tapetum (Tap), que nous verrons grandir au fur et à mesure que l'on s'approche du carrefour ventriculaire et de la corne occipitale. Au niveau des parois inféro-externe de la corne sphénoïdale il existe une couche de fibres foncées, nettement sectionnées en travers et dont la partie supérieure est traversée par le faisceau de Tùrck avec lequel elles paraissent se confondre, en dehors : c'est le faisceau longitudinal inférieur (Fli), séparé de la cavité ven-
Inculture par une mince couche de libres peu colorées par l'hématoxyline et qui appartiennent aux radiations thalamiques.
La paroi interne de la corne sphënoïdale est tapissée par les fibres de l'alvéus Ah » qui se continuent en haut avec celles du pilier postérieur du trigone(Tgp).
Coupe n° IX (fig. 287). — Cette coupe passe par la ligne IX de la fig. 278 et correspond à peu près à la coupe vertico-transversale macroscopique n° 86 (fig. 283 .
Elle intéresse la circonvolution pariétale ascendante (Pa), la deuxième circonvolution pariétale (P2), le fond de la scissure de Sylvius (S[p]) et le cjyrus supra-marginalis (Gsm), passe par le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl), la partie postérieure de la couche optique (Th), la commissure postérieure (cop) et les corps genouillés externe et interne (Cge, Cgi). Elle sectionne la calotte du pédonade au niveau de l' entre-croisement du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), ainsi que la partie postérieure du pied du pédoncule cérébral '(P)et de Y étage antérieur de la. protubérance (Poa).
Le pied du pédoncule cérébral n'est plus en connexion avec la capsule interne dont il est séparé par le corps genouillé externe (Cge).
L'écorce ne présente rien de particulier à noter. Le fond du sinus du corps calleux i sec), ainsi que la circonvolution de l'hippocampe (H), sont cependant remarquables par le grand développement que prennent leurs fibres tangentielles, qui forment au niveau de la circonvolution de V hippocampe (CH) la lame médullaire superficielle du subiculum (Lins). L'épanouissement des fibres radiées dans les crêtes des circonvolutions est moins net sur cette coupe que sur les deux coupes précédentes (nos VII et VIII, fig. 285, 286) qui intéressent les deux circonvolutions rolandiques. Ici les fibres radiées sont sectionnées plus ou moins obliquement et on ne trouve un bel épanouissement de fibres qu'au niveau de \a. première circonvolution limbique (L,) et du lobule fusiforme (Fus).
Le corps calleux (Ce) et la couronne rayonnante (CR) se comportent comme sur la coupe précédente n° VIII (fig. 286). Le faisceau occipito-frontal (OF) est formé de faisceaux aplatis et sectionnés parallèlement à leur axe qui longent la substannee grise sous-épendymaire et se confondent en dehors avec les fibres du pied de la couronne rayonnante (pCR).
Les fibres du pied de la couronne rayonnante (pCR) se portent en bas, un grand nombre se recourbent en dedans, segmentent le putamen (NL3) qui n'est plus formé sur cette coupe que par des ilôts de substance grise échelonnés entre les surfaces de sections de la tête (NC) et de la queue (NC) du noyau caudé, puis pénètrent dans la couche optique (Th) dont elles forment les, fibres radiées. Cette pénétration est particulièrement nette au niveau de la partie supérieure et de la partie inférieure de la capsule interne. Les fibres radiées supérieures ou fibres pariéto-thalamiques du pied de la couronne rayonnante appartiennent au lobe pariétal. Les fibres radiées inférieures ou fibres temporo-thalamiques appartiennent au contraire au lobe temporal. Ces dernières fibres se détachent des m diations thalamiques postérieures (RTh), qui bordent le ventricule sphénoidal ( Vsph) en dehors, et s'entre-croisent avec le faisceau longitudinal inférieur (Fli), puis elles se portent en haut et en dedans, passent entre l'extrémité antérieure recourbée delà queue du noyau caudé (NC) et les îlots inférieurs du putamen (NL3), traverse le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl), passent au-des-
Pa
Fn,. 287. — Coupe vertico-transversale, nn IX, passant par la ligne IX de la|figureJ278. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. bétails dessinés à un grossissementjde 12 diamètres. Cette coupe correspond à peu près à la coupe macroscopique de la figure 253.
Alv, alvéus. — Aq, aqueduc de Sylvius. — CA, corne d'Ammon. — 6'c,corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps grenouillé interne. — Cinq, cinguliim. — Cirl, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — cm, sillon calloso-marginal. — cop. commissure postérieure. — Cli, couronne rayonnante. — ds, diverticule du subiculum.
— Fil, faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — ft, fibres tangentiellcs. — Fus, lobule fusiforme. — G/i, ganglion de l'habénula. — Gsm, gyrus supramarginalis. — H, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — Ip, Insula postérieur. — ip, sillon inter-pariétal. — L,, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — Lme, lame médullaire externe du thalamus. — Lms, lame médullaire superficielle.
— Ln, locus niger. — NC, tronc du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — Ne, Ni, noyaux externe et interne de la couche optique. — NL3, troisième segment du noyau lenticulaire (putamen). — OF, faisceau occipito-frontal. — OpP», opercule pariétal. — ot, sillon collatéral. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pi, deuxième circonvolution pariétale. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Parc, lobule paraccntral. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Plchsph, plexus choroïde du ventricule latéral. — PpTh, pédoncule postérieur du thalamus. — Poa, libres antérieures de la protubérance. — Pop, fibres postérieures de la protubérance. — por, sillon post-rolandique. — P//. faisceau pyramidal. — fini, ruban de Reil médian. — RTh, radiations optiques de Gratiolet. — RTIi.PpTh). radiations thalamiqucs formant le pédoncule postérieur du thalamus. — S(p), partie postérieure de la scissure de Sylvius. — sec, sinus du corps calleux. — SR, substance réticulée. — strz, stratum zonalo. — 7\, 'f>, T2, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — /,, /.., premier et deuxième sillons temporaux. — Tap, tapetum.
— tec, taenia tecta. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Tk, thalamus (couche optique). — 17. ventricule latéral. — \ sph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — Zr, zone réticulée ou grillagée. — III, libres radieulaires de la 3° paire.
sus des libres du tœnia semi-circularis et du corps genouillé externe (Cge), puis s'irradient dans la partie inférieure de la couche optique et dans le corps genouillé iiil,-rne (Cgi). Ces libres appartiennent au. pédoncule postérieur du thalamus (RTh, (Pp Th'i. Entre ces fibres et les fibres qui traversent les îlots supérieurs dujowtamen, il existe une zone verticale, riche en fibres sectionnées transversalement, comprise entre la zone réticulée du thalamus (Zr), et les ilôts morcelés duputainen. Ces fibres appartiennent au segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl), et se confondent insensiblement en haut avec la couronne rayonnante du lobe pariétal, en bas avec celle du lobe temporal. Quoique cette région soit surtout formée de fibres sectionnées perpendiculairement à leur longueur, elle renferme cependant un certain nombre de fibres qui se dirigent de dehors en dedans, àuputamen à la couche optique dans laquelle elles s'irradient pour former les fibres radiées, mais on ne peut pas les suivre sur un long trajet, comme il est facile de le faire par exemple au niveau de la couronne rayonnante du lobe temporal et du lobe pariétal. Ces fibres proviennent en effet du lobe occipilo-temporal, constituent les radiations optiques de Gratiolel (RTh) et sont sectionnées ici au niveau du point où elles se recourbent pour pénétrer dans le thalamus (Yoy. Coupes horizontales, fig. 292, 293).
Les libres des radiations thalamiqucs (RTh) et du faisceau longitudinal inférieur (Fli) sont traversées au voisinage de la queue du noyau caudé (NC), par des fibres sectionnées parallèlement à leur longueur. Au fur et à mesure que l'on se porte en bas, les fibres sont sectionnées en travers et cette direction est particulièrement nette au niveau du coude que présente le faisceau longitudinal inférieur (Fli), à la base de la circonvolution du lobule fusiforme. Les radiations thalamiqucs (Rth) présentent le même aspect que sur les coupes précédentes et se différencient des fibres du faisceau longitudinal inférieur (Fli) par leur coloration plus pâle. Elles sont limitées en dedans par les fibres du tapetum (Tap) et par la substance grise sous-épendymaire riche en fibres à myéline. Au niveau de la paroi inférieure du diverticule du subiculum (ds), le faisceau longitudinal inférieur (Fli) se confond avec le faisceau postérieur du cingulum. Quant à la paroi interne de la corne sphénoïdale (Vsph), elle est tapissée par les fibres parallèles deYalvéus(Ah-), qui se continuent graduellement en haut avec les fibres
sectionnées en travers du pilier postérieur du trigone (Tgp). Sur cette coupe on voit très nettement le mode de fermeture de la corne sphénoïdale, les plexus choroïdes (Plch sph), s'insérant d'une part à la fimbria du trigone, et d'autre part à la lame cornée qui sur le dessin répond à la zone claire, située entre le corps genouillé estrterne (Cge) et la partie recourbée de la queue du noyau caudé (NC).
La couche optique Tin, considérablement diminuée de volume, est surtout représentée par son noyau externe (Ne). La zone réticulée (Zr) et la lame médullaire externe (Lme) se présentent, au moins au niveau de leur partie supérieure, comme sur les coupes précédentes. Dans la partie inférieure du thalamus, au voisinage du corps genouillé externe (Cge), la lame médullaire externe s'élargit, elle reçoit en effet un contingent très important de fibres provenant du corps genouillé externe (Cge); ces fibres concourent à former le champ de Wernické et s'entrecroisent avec les fibres du pédoncule postérieur delà couche optique (PpTh). Toutes les libres du corps genouillé externe ne se rendent cependant pas dans la lame médullaire externe du thalamus, un certain nombre se recourbe en dehors et en bas, et forme au-dessus de la lame cornée et des fibres du tsenia semi-circularis, un champ assez important qui se confond en dehors avec les radiations thalamiques (RTh). Ces fibres constituent la couronne rayonnante du corps genouillé externe. En dedans du corps genouillé externe (Cge) on trouve le corps genouillé interne (Cgi), situé à la partie inférieure de la couche optique et qui envoie de nombreuses fibres dans le ruban de lieil médian (Rm).
Le pied du pédoncule cérébral (P) est complètement séparé de la capsule interne. Il est formé de fibres enchevêtrées, sectionnées plus ou moins obliquement, limitées en dedans par le locus niger (Ln).Ces libres deviennent très onduleuses à la partie inférieure du pédoncule, où elles pénètrent dans la protubérance et sont dissociées en gros fascicules par la substance grise; et par les libres transversales de l'étage antérieur de la protubérance (Poa).
Dans la calotte du pédoncule, l'aqueduc de Sylvius (Aq) et la substance grise centrale de l'aqueduc divisent cette région en deux parties : la partie antérieure est surtout constituée par l'entre-croisement du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), entre-croisement se faisant par de très gros fascicules de fibres. Entre le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et la substance grise de l'aqueduc qui se porte un peu en avant, on trouve le faisceau longitudinal postérieur (Flp), divisé en gros fascicules par les fibres radiculaires de la troisième paire (III), qui limitent en avant la substance réticulée (SR|. Entre le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), le locus niger (Ln) et le corps genouillé interne (Cgi), se trouve le ruban de Reil médian (Rm) dont les fibres, sectionnées très obliquement, se portent en dedans et s'insinuent entre le pédoncule cérébelleux supérieur et la substance grise postérieure de la protubérance. Au-dessus de l'aqueduc de Sylcius (Aq) on trouve le ganglion de l'habénula (Gh) et la commissure postérieure (cop), dont les fibres se portent en avant, délimitent nettement la substance grise de l'aqueduc et forment dans les couches plus inférieures de la région de lu calotte la couche blanche profonde du tubercule quadrijumeau antérieur.
Coupe n° X (tig. 288) passant par la ligne X de la lîg. 278, en arrière de la coupe vertico-transversale macroscopique n" 95, (fig. 258).
Cette coupe passe en arrière de la queue du noyau caudé et sectionne le bourrelet du corps calleux (Ce), la circonvolution godronnée (Cg) au niveau du point où elle se confond avec la fasciola cinerea (Fc) et le carrefour
COUPES MICROSCOPIQUES DU CERVEAU. 5oa
ventriculaire. Elle n'intéresse donc aucun noyau gris de la base, mais exclusivement la masse blanche des circonvolutions temporales et pariétales, le corps calleax et les fibres de projection du lobe occipital.
Le ventricule latéral (Yl)5 sectionné au niveau du carrefour ventriculaire, est large en haut, étroit en bas, il contient les plexus choroïdes du ventricule latéral (Plch) au moment où ils se réfléchissent dans la corne sphénotdale; ils sont libres dans le carre fuir et ne présentent aucune surface d'insertion, la coupe les intéresse en effet au niveau de leur partie postérieure. Le ventricule est tapissé par la substance grise sous-épendy maire (Sge) qui recouvre la face inférieure du corps calleux (Ce), se réfléchit sur la face interne du ventricule puis sur sa paroi externe où elle est particulièrement épaisse : elle est sectionnée en effet immédiatement en arrière de la partie recourbée de la queue du noyau caudé.
Le bourrelet du corps calleux (Ce), formé de gros faisceaux de fibres enchevêtrées, se divise au niveau de l'angle externe du ventricule latéral en deux parties : la partie supérieure contourne, comme sur les coupes précédentes, l'angle externe du ventricule latéral et peut être suivie, jusqu'à la, substance grise sous-épendymaire (Sge), où elle se termine par une extrémité effilée. Un peu en arrière du plan par lequel passe cette coupe, ces fibres vont se porter en arrière pour constituer le forceps major ou postérieur du corps calleux. La partie inférieure du bourrelet du corps calleux se porte en bas et en dehors; elle appartient au pilier postérieur du trigone cérébral, forme à elle seule la paroi interne du carrefour ventriculaire et recouvre l'écorce grise de la circonvolution godronnée (Cg); celle-ci s'épaissit à ce niveau, forme la fasciola cinerea (Fc), puis se continue avec une mince couche grise qui tapisse la face inférieure du bourrelet et qui représente le voile gris ou induseum griseum.
A la paroi externe du ventricule latéral on trouve, au-dessous de la substance grise sous-épendymaire, une couche de fibres sectionnées parallèlement à leur axe, dirigées de haut en bas et qui appartiennent au tapetum (Tap). Les cas d'agénésie du corps calleux montrent que le tapetum appartient, non pas au système calleux, mais au faisceau d'association occipito- frontal de Forel et Onnfrowicz Voy. ce faisceau, chap. IV). Arrivées au niveau de l'angle inférieur du ventricule, les fibres du tapetum se réfléchissent et tapissent toute la paroi inférieure du diverticule du subiculum (ds).
En dehors des fibres calleuses qui tapissent l'angle supérieur du carrefour ventriculaire et des fibres du tapetum qui tapissent son angle inférieur, on trouve, le long de toute la hauteur de ce carrefour, une couche de fines fibres peu colorées par l'hématoxyline et qui appartiennent aux radiations optiques de Gratiolet RTh . Très nettement accusées au niveau de la paroi externe du ventricule latéral, où elles sont formées par des fascicules sectionnés en travers, elles se confondent, au niveau de l'angle supéro-externe de ce ventricule, avec de gros fascicules de fibres plus ou moins enchevêtrées, qui se portent en haut et en dedans, contournent en sens inverse le crochet formé par les fibres calleuses et représentent la couronne rayonnante du lobe pariétal. Elles sont traversées par un très grand nombre de fibres à direction radiaire, appartenant au corps calleux, qui s'épanouissent dans la crête de la première circonvolution limbique (L,)' dans le précunéus (PrC et dans les première et deuxième circonvolutions pariétales (P1; P2).
Au niveau de la paroi inférieure du diverticule du subiculum (ds), les fibres des radiations optiques (RTh j se réfléchissent comme les fibres du tapetum (Tap),
Fiu. 288. — Coupe vcrtico-transversale, n" X, passant par la IigneX de la figure 278. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Cette coupe passe en arrière de la coupe macroscopique de la figure 238.
CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée. — Cing, cingulum. — CR, couronne rayonnante. — ds, diverticule du subiculum. — Fc, fasciola cinerea. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — ft, libres tangentielles. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — /(, sillon de l'hippocampe. — ip, ip' , sillon inter-pariétal et ses incisures. — Li, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — Lins, lame médullaire superficielle. — ot, sillon collatéral. — P,, Ps, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pc, pli courbe. — Plc/i, plexus choroïdes. — PrC, précunéus. — RTh, radiations thalamiques. — sec, sinus du corps calleux. — sp, sp', scissure sous-pariétale et son
incisure. — Sge, substance grise sous-épendymaire. — T-i,Tz, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — fi, I?, premier et deuxième sillons temporaux. — t'-,, incisure du deuxième sillon temporal. — Tap, tapetum. — lec, teenia tecta. — VI, ventricule latéral.
mais elles sont formées de fibres nettement sectionnées en travers, groupées en fascicules et séparées par les libres du tapetum qui vont s'irradier dans les lobules lingual (Lg) et fusiforme (Fus).
En dehors des radiations thalamiques on trouve, au niveau de l'angle inférieur du ventricule latéral, un faisceau fortement coloré et volumineux : c'est le faisceau longitudinal inférieur (Fli) qui présente au niveau du lobule fusiforme (Fus') un coude très accentué. Il entoure, comme les deux faisceaux précédents, le diverlicule du subiculum, mais il est constitué à ce niveau, comme au niveau de la paroi inférieure du carrefour venlriculaire, par des fibres sectionnées parallèlement, qui s'épanouissent d'une part, dans le lobule fusiforme (Fus), et d'autre part, dans la circonvolution de l'hippocampe (H) ou subiculum de la corne d'Amman où elles se confondent avec le faisceau postérieur du cingulum. Nettement délimité au niveau du lobule fusiforme (Fus), le faisceau longitudinal inférieur se perd peu à peu, à mesure que l'on remonte le long de la paroi externe du ventricule latéral et disparait au-dessus de la région du pli courbe (Pc), où il se perd dans les fibres de la couronne rayonnante et dans les fibres d'association de la région.
Dans la première circonvolution du lobe limbique (LJ on trouve, au-dessus du corps calleux (Ce), la section transversale du eingulum (Cing) qui affecte toujours sa forme triangulaire caractéristique. Les fibres courtes d'association et l'épanouissement des fibres radiées ne présentent sur cette coupe rien de particulier. Notons toutefois le grand développement des fibres tangentielles (ft) (Lms) au niveau du sinus du corps calleux (sec) et du subiculum de la corne d'Ammon (H).
Coupe n° XI (fig. 289), passant par la ligne XI de la flg. 278 et en avant de la coupe vertico-transversale macroscopique n° 116 (fig. 263).
Cette coupe sectionne le pli cunéo-limbique et le fond de la scissure •pariéto-occipitale (po), elle intéresse à la face interne le précunéus (PrC), le lobule lingual (Lg) et le lobule fusiforme (Fus) ; à la face externe, la circonvolution pariétale supérieure (P,), la branche descendante ou occipitale du pli courbe (Pc), puis les deuxième et troisième circonvolutions occipitales (0* 03).
Tandis que la face externe est nettement convexe, la face inféro-interne présente un coude qui correspond au lobule lingual (Lg); toute la partie de la face interne située au-dessus est verticale et correspond à la scissure inter-hémisphérique, la partie située au-dessous est oblique en bas et en dehors et appartient à la face inférieure de l'hémisphère.
LÉcorce de cette coupe présente dans toute son étendue le ruban de Vicq d'Azur qui est particulièrement net au niveau de la scissure calcarine (K) et du lobule lingual (Lg).La corne occipitale (Voc) présente une surface de section triangulaire, sa paroi interne est refoulée par le fond de la scissure calcarine qui forme l'ergot de Morand. La corne occipitale est entourée par trois couches concentriques de fibres; ces couches, très épaisses au niveau de la paroi externe et de la paroi inférieure, existent également à la paroi interne quoiqu'elles soient très minces à ce niveau. Immédiatement en dehors de Yépendyme et de la substance grise sous-épendymaire, on trouve la couche des fibres du tapetum (Tap)
io8
et du forceps major du corps calleux (Fm); ce dernier forme, au niveau de l'angle supérieur de la corne occipitale, un faisceau volumineux et très épais, fortement coloré par l'hématoxyline, et sectionné perpendiculairement à son trajet. Les fibres du tapetum se dirigent de haut en bas et sont sectionnées
Fig. 289. — Coupe vertieo-transversale, n° XI, passant par la ligne XI de la figuré 278. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Cette coupe passe en avant de la coupe macroscopique de la ligure 263.
Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Fm, forceps major. — ftcS, faisceau transverse du cunéus de Sachs. — Fus, lobule fusiforme. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon inter-pariétal. — K, scissure calcarine. — Lg, lobule lingual. — 0;, O3, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — 02, deuxième sillon occipital. — oa', incisure du sillon occipital antérieur de Wernicke. — ot, sillon collatéral. — Pi, première circonvolution pariétale. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — RTk, radiations optiques de Gratiolet. — Tap} tapetum. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral.
parallèlement à leur axe, au niveau des parois interne et externe de la corne occipitale. Au niveau de la paroi inférieure enfin, ces fibres sont sectionnées très obliquement. Le tapetum et le forceps major entourent la corne occipitale d'une couche continue, très analogue à celle que forment autour de la corne frontale les fibres du genou du corps calleux et du faisceau occipito- frontal (Voy. fig. 279 et 280). De cette couche se détachent des fibres qui traversent les deux couches sagittales de la corne occipitale, pour se rendre dans la masse blanche des circonvolutions avoisinantes.
COUPES MICROSCOPIQUES DU CERVEAU. 5o9
Autour de la couche du tapetum se trouve une couche do fibres pùles, très fines, qui appartiennent aux radiations thalamiques(RTh). Épaisse auniveaude la paroi externe et inférieure de la corne ocicpilale, cette couche est très mince au niveau du fond des scissures pariéto-occipitale (po) et calcarine (K). Tandis que la couche du tapetum est formée de libres à direction verticale au niveau de la paroi externe, il s'agit ici de libres sectionnées en travers, qui ne commencent à s'infléchir et à devenir parallèles qu'au niveau de la paroi inférieure de la corne occipitale (Voc). Ces fibres renferment presque toutes les fibres de projection du lobe occipital, libres qui passent dans le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne et se rendent dans la couche optique (pulvinar) et dans le corps genouillé externe dont elles forment la/couronne rayonnante.
En dehors des radiations de la couche optique (RTh), se trouve une couche de fibres épaisses, fortement colorées par l'hématoxyline, c'est la couche des fibres longues d'association ou du faisceau longitudinal inférieur (Fli). De même que les deux couches précédentes, cette couche entoure d'un anneau complet la corne occipitale. Très épaisse au niveau de la partie inférieure et de l'angle inféro-externe, cette couche se réduit au niveau de la partie supérieure et interne de la coi-rie occipitale, à la largeur de deux ou trois fascicules de fibres. Comme pour la couche des radiations thalamiques (RTh), il s'agit ici encore de fibres sectionnées en travers et qui ne deviennent parallèles qu'au niveau de la paroi inférieure du ventricule.
Ces longues fibres d'association proviennent de toutes les circonvolutions occipitales : cunéus (C), lobule lingual (Lg), lobule fusiforme (Fus) et des trois circonvolutions occipitales de la face externe (O^O^Oj). Elles se portent en avant, le long de la paroi inféro-externe de la corne sphénoïdale et se bifurquent au niveau du sillon marginal postérieur de Yinsula, en deux faisceaux : Le faisceau inférieur suit l'angle inféro-externe de la corne sphénoïdale jusqu'au niveau de son extrémité antérieure et relie les circonvolutions temporales aux circonvolutions occipitales (Voy. Coupes horizontales, fig. 292, 293 et 298). Le faisceau supérieur traverse le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, puis forme les fibres les plus inférieures du segment postérieur de la capsule externe (Voy. coupes 296 et 297). Le faisceau longitudinal inférieur (Fli) constitue donc un long faisceau dissociation temporo-occipital. Il dégénère à la suite des lésions du lobe occipital, et contient donc des fibres dont les cellules d'origine siègent dans Yécorce occipitale et dont les fibres se terminent dans l'écorce du lobe temporal. Ce faisceau a probablement des fonctions très importantes : il relie en effet à gauche la zone visuelle au centre auditif des mots.
En dehors de ces trois couches de fibres qui constituent les couches sagittales du lobe occipital, on trouve les fibres d'association propres de ce lobe Coiffant Y angle supérieur du faisceau longitudinal inférieur, on trouve un faisceau assez volumineux formé de fibres parallèles ou légèrement obliques, c'est le faisceau transverse du cunéus de Sachs (ftcS), qui relie la face interne du cunéus (C) aux circonvolutions de la convexité du lobe occipital et en particulier au pli courbe (Pc).
Le fond des sillons est entouré par les fibres courtes d'association, fibres en U de Meynert, et qui ne présentent ici rien de particulier à noter.
Quoique la scissure calcarine (K) ne soit revêtue que d'une très mince couche de libres blanches, cette couche de fibres en U existe cependant à ce niveau, où elle forme le stratum calcarinum (voy. [strK], coupe suivante n° XII, fig. 290),
de lelle sorte (|iio, du fond de la scissure calcarine jusqu'au ventricule occipital, on compte quatre couches de libres : 1° le stratum calcarinum ; 2° le faisceau longitudinal inférieur ; 3° la mince couche des radiations thalamiques, et 4° les fibres du forceps tapissées de l'épendyme ventriculaire.
strK— :
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Fig. 290. — Coupe vertico-transversale, n°XII, passant par la ligne XII de la figure 278. Méthode de Weigert. Agrandissement de 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Cette coupe correspond à peu près à la coupe macroscopique de la figure 26o.
C, cunéus. — Fti, faisceau longitudinal inférieur. — ftcS, faisceau transverse du eunéus de Sachs. — flgV, faisceau transverse du lobule lingual de Vialet. — Fus, lobule fusiforme. — i.o, sillon inter-occipital. — K, scissure calcarine. — Lg, lobule lingual. — Ig, sillon du lobule lingual. — 0\, 0», 03, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — o>, deuxième sillon occipital. — ot, sillon collatéral. — ot', incisure du sillon collatéral. — po, scissure pariélo-occipitale. — TtC + Lg, pli cunéo-lingual du fond de la scissure calcarine. — RTh, radialions optiques de Gratiolct. — strK, stratum calcarinum de Sachs. — 7ap,tapelum. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral.
Coupe n° XII (fig. 290). — Cette coupe passe par la ligne XII de la fig. 278 et correspond à peu près à la coupe vertico-transversale macroscopique n° 135 (fig. 265).
Cette coupe intéresse la pointe occipitale au niveau du premier pli anaslomotique cunéo-lingual (itC+ Lg) et passe en arrière àuprêaméus.
La corne occipitale (Voc) présente ici encore une forme triangulaire et se Irouve entourée par ses trois couches concentriques. Le forceps major a disparu. Les fibres du tapetum (Tap) sont très réduites, mais forment néanmoins une couche complète autour du ventricule. Comme sur la coupe précédente n" XI
(lig. 289), les libres qui longent la paroi externe du ventricule sont sectionnées parallèlement ou obliquement à leur axe. En dehors de la couche du tapetum (Tap), se trouve la couche des radiations thalamiques (RTh), plus épaisse au niveau de la paroi externe et de la paroi inférieure et qui ne présente ici rien de particulier à noter. Quant, au faisceau longitudinal inférieur (Fli), très mince au niveau des parois interne et supéro-externe du ventricule, il tapisse la paroi inférieure de la corne occipitale (Voc) d'une très épaisse couche de fibres, fortement colorées et nettement délimitées. Au-dessous de cette couche, on trouve un court faisceau d'association de la région, le faisceau transverse du lobule lingual de Violet (AgV). Entrevu par Sachs, bien décrit par Vialet, ce faisceau est formé de libres parallèles qui se dirigent transversalement de dedans en dehors. En dedans, elles s'épanouissent dans le lobule lingual (Lg) et dans la lèvre inférieure de la scissure calcarine (K); en dehors, elles s'irradient dans le. lobule fusifornie (Fus) et les circonvolutions occipitales inférieures (02, 03), qu'elles relient au lobule lingual. Ce faisceau représente la moitié inférieure de l'important système d'association, qui met en relation la région calcarinienne avec la convexité du lobe occipital.
La moitié supérieure de ce système est constituée par le faisceau transverse du cunéus de Sachs, plus épais et plus volumineux que le faisceau transverse du lobule lingual de Yialet. Né de la lèvre supérieure de la scissure calcarine (K) et de la face interne du cunéus (C), le faisceau de Sachs (ftcS) passe au-dessus de la partie supérieure du faisceau longitudinal inférieur (Fli) qu'il coiffe à la façon d'un capuchon, puis se recourbe en bas et en dehors, le long de la face externe du lobe occipital dans lequel il s'irradie. Quelques-unes de ses fibres atteignent le pli courbe (Pc).
Ce faisceau, toujours facile à reconnaître, est limité en dehors par des fibres à direction verticale, qui relient la base du lobe occipital à la convexité et constituent le faisceau occipital vertical de "Wernicke (Ov, fig. 389) (faisceau perpendiculaire, de la convexité de Sachs).
Sur les coupes passant en arrière de la corne occipitale (Voc), les trois couches de fibres disparaissent graduellement. Ce sont d'abord les fibres du tapetum (Tap), qui ne forment une couche distincte qu'au voisinage immédiat de la corne occipitale ; puis les radiations thalamiques (RTh) disparaissent à leur tour et, à un centimètre en arrière de la corne occipitale, le faisceau longitudinal inférieur (Fli) n'existe plus en tant que faisceau distinct. Toutes les coupes passant en arrière de ce dernier faisceau n'intéressent que les fibres d'association courtes de la région, entre-croisées par les fibres du tapetum, des radiations thalamiques et du fais- .■■■,ni longitudinal inférieur, faisceaux dont aucun n'a conservé son individualité.