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LORE OCCIPITAL

MEYXERT

tyoe a S cuucAes /-/. Çi/let.

Fig. 345. — Schéma représentant les couches de l'écorce occipitale d'après Meynert et d'après Cajal. Les couches de fibres transversales sont colorées en rouge.

I, II. III, IV. V, VI, VII. VIII, les huit couches de Meynert. — I, II, III, IV, V, les cinq couches de Cajal. — il, couche moléculaire. — Fr. couche des cellules fusiformes verticales.

— pPy, couche des petites cellules pyramidales.

— gPy, couche des grandes cellules pyramidales. — Pm, couche des cellules polymorphes.

1° La couche moléculaire ;

2° La couche des cellules fusiformes verticales;

3° La couche des fibres médullaires moyennes (ruban de Vicq d'Azyr) ou couche des petites cellules pyramidales;

4° La couche des grandes cellules pyram idales ;

5° La couche des corpuscules polymorphes (fig. 316).

1° Couche moléculaire (A. fig.

346). — ■ Contrairement à l'opinion de Meynert, cette couche est remarquable par son épaisseur et sa richesse en fibres nerveuses tangentielles.

Elle présente les caractères fondamentaux de l'écorce cérébrale : on y trouve en effet des cellules de Cajal, des cellules du type II de Golgi,les panaches terminaux des cellules pyramidales, et un nombre extrêmement considérable de fibrilles nerveuses, provenant soit des cellules nerveuses autochtones, soit des cylindres-axes ascendants des cellules des couches sous-jacentes.

Les fibres à myéline à direction tançjentielle sont remarquables, non seulement par leur nombre, mais surtout par leur grande finesse; elles forment un feutrage d'autant plus épais, que l'on se rapproche davantage de la couche sous-jacente.

La partie profonde de la couche moléculaire {sous-zone interne de Cajal), contient en effet les arborisations terminales d'un grand nombre de fibres ascendantes, revêtues d'une épaisse couche de myéline; elle contient en outre de nombreuses cellules apparte-

Couche moléculaire. (lre couche do Cajal.)

La couche moléculaire du lobe occipital présente les caractèresfondamentaux de l'écorce en général.

Finesse de ses fibres tangentielles.

Dans la partie profonde de la couche moléculaire, le feutrage des fibres tangentielles est très dense et on y rencontre de nombreuses cellules du type de Cajal.

69i ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.

nant presque toutes au type des « cellules dites de Cajal ». Ce sont des

En;. 346. — Coupe de la partie inférieure de l'écorce occipitale d'un cobaye de 8 jours. Méthode double de Golgi. (D'après Cajal.)

A, couche moléculaire. — B, couche des cellules fusiformes. — C, couche des fibres médullaires moyennes ou du ruban de Vicq d'Azyr. — D, E, couche des cellules pyramidales moyennes et grandes. — F, couche des corpuscules polymorphes. — a, cellules étoilées de la première couche. — b, cellules fusiformes ou cellules spéciales de la corticalilé. — c, c, cylindres-axes. — d, cellule fusiforme verticale. — e, cellules pyriformes sans dendrite ascendante ressemblant aux spongioblastes de la rétine. — f, petite cellule pyramidale. — g, cellule à cylindre-axe ascendant. — h, cellule fusiforme verticale de la troisième couche. — i, cellule à cylindre-axe ascendant s'arborisant dans la couche moléculaire. — j, petite cellule pyramidale. — r, cellule pyramidale géante. — S, cellules fusiformes de la couche des cellules polymorphes, munies d'un cylindre-axe ascendant se terminant dans la couche moléculaire. — t, cellule à cylindreaxe ascendant de Martinotti. — u, cellule ovoïde de la couche fibrillaire moyenne, dont le cjdindre-axe suit d'abord une direction descendante puis se recourbe en haut et se dirige vers la couche moléculaire.

cellules fusiformes, triangulaires ou étoilées, caractérisées, comme dans toute l'écorce cérébrale, par la multiplicité de leurs cylindres-axes et le

STRUCTURE DE L'ËCORCE CÉRÉBRALE. 69b

mode d'origine de ces derniers, qui naissent tous d'une dendrite. Elles sont situées dans le voisinage de la 2° couche ou couche des cellules fusiformes verticales; leur grand axe est parallèle à la surface de la circonvolution, de leurs pôles se détachent des expansions épaisses et d'aspect dendritique, plus ou moins horizontales, qui peu à peu présentent les caractères des cylindres-axes : elles s'amincissent en effet, deviennent variqueuses et émettent à angle droit de fines collatérales. Ces dernières se divisent en T, et donnent naissance à des rameaux secondaires et tertiaires à direction plus ou moins horizontale. D'autres collatérales ascendantes paraissent se terminer par deux ou trois courts rameaux à la surface libre du cerveau, apparence due peut-être à une imprégnation incomplète (Cajal).Pour Cajal, ces cellules constituent un type spécial, se rapprochant à certains égards des yrains du bulbe olfactif (voy. p. 73S) et des spongioblastes de la rétine.

Les cellules de Cajal sont très rares dans la partie superficielle de la Dans la partie couche moléculaire [sous-zone externe de Cajal) ; dans les mailles du feu- Hl^ moléculaire! trace, formé par de nombreuses fibres nerveuses ramifiées, se rencontrent lo feutrage des &-

s* s-, -, ni -î bres tangeuticllcs est

quelques cellules dites du type II de Golgi. Ce sont des cellules étoilées, moins dense et on y

d,i jj'i. i- • xj. it* l ±> i i t rencontre des ccllu-

ont les dendrites se divisent et se subdivisent un très grand nombre de les du type n do

fois et présentent un aspect dentelé et irrégulier, qui contraste avec l'aspect Go'S1, lisse des prolongements des cellules de Cajal (fig. 346, a). Leur cylindreaxe chemine parallèlement à la surface de l'écorce, se réduit rapidement en une arborisation terminale complexe et libre, dont les rameaux variqueux ne dépassent jamais la couche moléculaire.

2° Couche des cellules fusiformes verticales (B. fig. 346). — Au- couche dos cei-

i in l'i- i. ± ± ri Iules fusiformes ver-

dessous de ta zone moléculaire, on trouve trois ou quatre rangées de ticaies. (2°couche do petites cellules de forme ovoïde (fig. 346, d), allongées dans le sens vertical CaJaL) et émettant par leurs pôles deux dendrites, l'une ascendante qui va se ramifier dans la zone moléculaire, l'autre descendante qui forme une arborisation horizontale de trois ou quatre rameaux, aussitôt qu'elle atteint le ruban de Yicq d'Azyr (3e couche). Le cylindre-axe de ces cellules, d'une extrême finesse, naît de la dendrite descendante au niveau de son arborisation terminale, traverse le ruban de Yicq d'Azyr auquel il abandonne deux ou trois collatérales qui se détachent à angle droit, puis descend jusqu'au niveau du tiers inférieur de l'écorce, sans atteindre cependant la Le cylindre axe de

,, iiiT-i£ îiic-c i-i i. ces cellules n'atteint

substance blanche. Lntre ces cellules tusitormes verticales, on rencontre pasiasubstanecbiandes cellules dépourvues de dendrites ascendantes, qui par leurs caractères cheressemblent aux spongioblastes de la rétine (Cajal) et dont le cylindre-axe, excessivement fin, se détache de l'arborisation terminale de la dendrite descendante (fig. 346, e).

3° Ruban de Vicq d'Azyr. Couche fibrillaire moyenne (Cajal) couche fibriiiaire (C, fig. 346). — Immédiatement au-dessous de la couche des cellules fusi- ™-v^onqe d°Auzyrrub(^ formes verticales, se trouve le ruban de Vicq d'Azyr ou couche des couche de cajal.) fibres médullaires moyennes de Cajal, qui correspond à la strie externe de Baillarger des autres régions de l'écorce. Cette couche qui représente,

avec quelques modifications, la couche des petites cellules pyramidale* (2e couche) des autres régions de l'écorce cérébrale, est constituée par des cellules nerveuses et de nombreuses fibres à myéline et sans myéline. Les

Fig. 347. — Coupe vertico-transversale du lobule lingual de l'homme. Méthode de Weigert. Agrandissement de 10/1. Détails dessinés à un grossissement de 60 diamètres.

fAc, fibres d'association externe ou inlra-corticales. — fir, fibres inter-radiaires. — fi\ libres radiaires. — fsr, fibres super-radiaires. — ft, fibres tangentielles. — fU, fibres en U de Meynert ou fibres d'association du fond des sillons. — K, scissure calcarine. — Lg, lobule lingual. — s BK, strie de Bechterew et de Kaes. — V, ruban de Vicq-d'Azyr. — v, orifices vasculaires.

Cellules .ic ectte cellules sont de trois espèces : cellules pyramidales de petites dimensions, ayant les mêmes caractères que celles que l'on rencontre dans l'écorce typique (fig. 346, j), cellules fusiformes à direction verticale, semblables à celles de la couche précédente (fig. 346, h), cellules triangulaires ou fusiformes plus épaisses, caractérisées par la présence d'un cylindre-axe à di-

rection ascendante, qui se termine dans la couche moléculaire par une arborisation étendue (fig. 346, i). Avant d'aborder la couche des cellules l'usiformes, ce cylindre-axe fournit toujours quelques collatérales, qui se ramifient en se dirigeant horizontalement dans la zone du ruban de Vicq d'Azyr. On rencontre encore dans cette zone, ou dans celle qui est située an-dessous, des cellules de forme ovoïde, triangulaire ou étoilée (fig. 346, u), plus volumineuses que les précédentes, dont le cylindre-axe, d'abord dirigé en bas, se recourbe en haut, en émettant dans l'épaisseur du ruban de Vicq d'Azyr un grand nombre de longues et épaisses collatérales, et dont les ramifications terminales se terminent dans la couche moléculaire, au voisinage des cellules dites de Cajal.

Les fibres nerveuses du ruban de Vicq d'Azyr, ou couche médullaire Fibres du ruban moyenne de Cajal, sont extrêmement nombreuses, affectent pour la plupart d icq dAzyrune direction horizontale et s'étendent à de grandes distances. Par la méthode de Weigert, on constate que beaucoup de ces fibres sont revêtues de myéline et qu'elles constituent un feutrage très serré, dans les mailles duquel se trouvent les cellules nerveuses. A l'exception des fibres verticales, qui représentent les cylindres-axes ascendants ou descendants des cellules nerveuses, toutes les fibres du ruban de Vicq d'Azyr sont consti- Le ruban de vicq tuées par des collatérales de cylindres-axes, et peut-être par quelques arbo- urfp'ïexuï défibres risations terminales provenant des cylindres-axes ascendants. Les collaté- à myéline, raies des cylindres-axes, remarquables par le grand nombre de leurs ramifications terminales richement arborisées, entourent les cellules nerveuses d'un feutrage fibrillaire très dense.

4° Couche des grandes cellules pyramidales (D et E, fig. 346). — Cette couche des graocouche se présente ici avec les mêmes caractères que dans les autres régions aaUsTw» ^oucheTe de l'écorce. La dendrite ascendante ou principale se termine en panache dans Cajal)

11 r Cette couche est

la zone moléculaire, et le cylindre-axe peut être suivi jusque dans la subs- ïamème que dansie tance blanche (fig. 346, r). Ici encore, comme dans le reste de la corticalité, les cellules pyramidales diminuent de volume de bas en haut et se confondent peu à peu avec les petites cellules pyramidales de la couche du ruban de Vicq d'Azyr.

b° Couche des corpuscules polymorphes (F, fig. 346). — Dans cette couche des corcouche, se trouve un grand nombre de petites cellules pyramidales, dont la phes. (ï couche^ae dendrite radiaire ne paraît pas atteindre la couche moléculaire. On y CaJal-) trouve en outre un certain nombre de cellules triangulaires ou fusi formes (fig. 346, s) analogues aux cellules à cylindre-axe ascendant décrites par Martinotti, cellules dont le cylindre-axe ascendant se termine par de riches arborisations dans la couche moléculaire, après avoir fourni de nombreuses collatérales au ruban de Vicq d'Azyr. (Retzius, Martinotti, Cajal.)

L'écorce du lobe occipital est très riche en fibres tangentielles. C'est ici Dans récorce du

que l'on peut étudier avec le plus de netteté en particulier sur des cerveaux ru>res "tangentielles

A7 adultes (fig. 347) — outre le ruban de Vicq d'Azyr (V) et les fibres tangen- *°nt tlès nom,jreulielles (ft) (couche zonale d'Exner) — la strie de Bec/itereiv (sBK) située aux

confins de la couche des cellules fusiformes verticales, les feutrages inter et superradiairfis d'Edinger (fir, fsr) et les fibres d'association intracorticales de Meynert(fAc). Ces dernières occupent les couches des cellules polymorphes et des grandes cellules pyramidales, et sont particulièrement accentuées au fond des sillons (fig. 347, fU). Toutes ces fibres à direction transversale sont très développées dans le fond et sur les deux lèvres de la scissure calcarine. Elles présentent Le ruban de Yicq d'Azyr y présente son maximum de netteté; à mesure

leurmaximum de d<5- ,, ,,. . l, , ' .' .

veiopjiement sur les que i on s éloigne de la scissure calcarine le feutrage du ruban de \ icq calcarine. a d'Azyr devient moins dense et sur la face externe du lobe occipital, il se

continue insensiblement avec la strie externe de Baillarger située aux confins des fibres radiées. Ces dernières fibres se comportent dans le lobe occipital comme dans les autres régions de l'écorce ; sur les lèvres de la scissure calcarine, elles dépassent en général le ruban de Yicq d'Azyr (fig. 347).

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