GI
fibres n'affectent aucune
ûF(Tap)
RTh
)res naliectent aucune connexion avec le noyau caudé; à l'examen île coupes microscopiques sériées, on ne voit, en effet, nulle part, aucune de ces fibres se terminer dans le noyau caudé.
D'après Wernicke,ces fibres constituent un faisceau, de fibres calleusesse rendant àlacapsnle interne (Balkenbûndelzur innerenlvapsel) ; elles proviendraient de la paroi antérieure de la corne frontale, c'est-à-dire du genou du corps calleux et de la masse blanche du lobe frontal; se réuniraient en un faisceau compact mesurant un centimètre et demi d'épaisseur, qui longerait le bord supéro-externe du noyau caudé et dont les fibres pénétreraient dans la capsule interne, entre le noyau caudé et le bord supérieur du putamen, au niveau de la partie moyenne de la couche optique ; ce faisceau ne s'identifierait donc pas avec le segment antérieur de la capsule interne ("Wernicke).
A l'examen de coupes microscopiques sériées, soit vertico-transversales, soit horizontales, soit sagittales, nous avons pu nous convaincre à maintes reprises, qu'aucune fibre de ce faisceau n'entre en connexion avec le noyau caudé; or, comme aucun fait anatomo-pathologique ou expérimental ne vient à l'appui de l'ancienne opinion de Gratiolet et de Foville, reprise par Wernicke, sur l'existence de fibres calleuses se rendant dans la eapsule interne, nous avons cru pouvoir identifier ce faisceau avec le faisceau occipito-frontal décrit par Forel et Onufrowicz, dans les cas d'agénésie du corps calleux.
Il est possible que, dans les cas d'agénésie du corps calleux, le cingulum s'unisse au faisceau occipito-frontal; mais le cingulum ne constitue pas à lui seul ce faisceau. Le cingulum longe en effet la première circonvolution limbique, et se réfléchit dans la circonvolution de l'hippocampe, mais aucune de ses fibres n'entre dans la constitution de la paroi externe des cornes occipitale et sphénoïdale.
Fig. 380. — Coupe vertico-lransversale d'un hémisphère présentant une agéne'sie du corps calleux. (D'après Forel et Onufrowicz.) (Voy. fig. 378 et 379.) Cette coupe correspond à peu près à la coupe normale n° 107, fig. 262, p. 480.
C, cuncus. — EM, ergot de Morand. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — K, scissure calcarine.
— OF (Tap), faisceau occipitofrontal de Forel et Onufrowicz, formant le tapetum de la corne occipitale. — po, scissure pariélooccipitale. — RTh, radiations thalamiques. — Voc, corne occipitale.
?s ous décrirons donc, sous le nom de faisceau occipito-frontal, un long faisceau d'association à direction sagittale, situé entre le cingulum et le faisceau arqué ou longitudinal supérieur de Burdach; il est séparé du cingulum par toute l'épaisseur du corps calleux, et du faisceau longitudinal supérieur par le pied de la couronne rayonnante (fig. 381, 382). Comme les longs faisceaux d'association que nous venons d'étudier, le faisceau occipito-frontal décrit une courbe ouverte en avant et en bas. Recouvert
Trajet du faisceau occipito-frontal.
dans toute son étendue par l'épendyme et la substance grise sous-épendymaire. à laquelle il abandonne de nombreuses fibres, ce faisceau lon°e l'angle externe du ventricule latéral et se trouve situé au-dessus du noyau caudé, en dedans de la couronne rayonnante, au-dessous du crochet que décrivent les fibres calleuses autour de l'angle externe du ventricule latéral.
'. Çilh t=
Fie. 381. — Faisceau occipito-frontal, tœnia semi-cireularis et faisceau uncinalus. Le corps calleux et le cingulum ont été enlevés et le pied de la couronne rayonnante a été disséqué. La préparation montre la paroi inférieure de l'étage supérieur du ventricule latéral et la voûte des cornes occipitale et sphénoïdale. D'après la dissection d'une pièce durcie dans l'alcool. (Demi-schématique.)
Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — coa, commissure antérieure. — Fu, faisceau uncinatus. — Gh, ganglion de l'habénula. — NA, noyau amygdalien. — .Va, noyau antérieur du thalamus. — NC, tète du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé.
— NC(T), tronc du noyau caudé. — OF, faisceau occipito-frontal. — OF(Tap), partie du faisceau occipito-frontal formant le tapetum. — pCR. pied de la couronne rayonnante. — Pul, pulvinar. — sch, sillon choroïdien. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, thalamus
couche optique). — Th(Vs), partie de la couche optique formant la paroi du troisième ventricule. — Isc'lc), tœnia semi-circularis dont quelques fibres sont situées dans la lame cornée.
— tth, Uenia thalami. — i7, bandelette optique.
coupes vertico-transversales.
Sur les coupes vertico-transversales (fig. 382), sa surface de secsa forme sur tes tion est pyriforme, et mesure environ un demi-centimètre d'épaisseur; par sa base il repose sur la couronne rayonnante, par son sommet dirigé en haut et en dedans, il s'insinue entre les fibres calleuses et l'épendyme ventriculaire. Nettement délimité au niveau de la tète et du tronc du noyau caudé, ce faisceau est en partie dissocié au niveau de la queue de ce dernier, par les libres de la couronne rayonnante et par les fibres
calleuses. Arrivé au niveau du carrefour ventriculairc ce faisceau se recourbe en bas et en avant, et ses fibres s'étalent en éventail sur la paroi inféro-externe de la corne sphénoïdale, en formant le tapetum des anciens auteurs.
En avant, le faisceau occipito- frontal prend son origine dans toute origiao do oo fais l'écorce du lobe frontal — face externe, pôle frontal, face orbitaire ; il reçoit ceau en avanL chemin faisant, un grand nombre de fibres provenant du bord supérieur de l'hémisphère et des circonvolutions de la face externe, et qui lui arrivent en passant entre les fibres calleuses et les fibres de la couronne rayonnante. Ce fait est facile à constater sur des coupes microscopiques verticotransversales (fig. 382) ou horizontales (lig. 301 à 304 et 295, 296), traitées par les méthodes de Weigert ou de Pal. Les fibres du faisceau occipito-frontal se groupent en effet en fascicules nettement séparés les uns des autres, et se colorent beaucoup moins intensivement par la laque hématoxylinique, que les fibres calleuses ou que celles de la couronne rayonnante. Du faisceau principal on voit se détacher un grand nombre de fibres fines cl peu colorées, qui se portent en avant et en dedans (coupes horizontales fig. 295) ou en haut et en dedans (coupes vertico-transversales fig.382), et qui occupent tout l'espace clair, compris entre les fibres de la couronne rayonnante et les fibres calleuses qui entourent le ventricule latéral. D'autres fibres (OF', fig. 391, p. 790) traversent la substance grise sous-épendymaire, s'entre-croisent, en avant de la corne frontale, avec les fibres du corps calleux et de la couronne rayonnante et s'irradient dans l'extrémité antérieure du lohe frontal. De la base du faisceau occipito-frontal, on voit en outre se détacher sur les coupes vertico-transversales des fibres qui se portent en bas et en dehors, traversent le pied de la couronne rayonnante et entrent dans la constitution de la capsule externe.
Dans le lobe sphéno-occipital, les fibres du faisceau occipito-frontal lo faisceau occis'irradient, après avoir formé le tapetum, dans les circonvolutions de la face tàpttum ït Srradie externe et du bord inféro-externe de ce lobe ; il est probable qu'elles s'entre- dans la face externe
. . . du lobe temporo-
croisent au niveau du carrefour ventriculaire et en particulier au niveau de la occipital. corne occipitale, avec les fibres du forceps major du corps calleux : en examinant une série de coupes vertico-transversales, on voit en effet très nettement des fibres se détacher du forceps major, et longer la paroi externe de la corne occipitale. Dans les lésions limitées du lobe occipital, on voit en outre, les fibres dégénérées du tapetum entrer en partie dans la consti-tution du forceps major (fig. 394); il semble donc résulter de ces faits, que le corps calleux prend une certaine part dans la constitution de la paroi externe de la corne occipitale, et cela est d'autant plus probable, que Cajal a montré que les fibres calleuses ne sont souvent que la branche de bifurcation interne des longues fibres d'association.
Les lésions du lobe occipital retentissent, ainsi que nous le verrons plus Le faisceau occi-
, . , i p i ii • i pito-frontal dégénère
loin, non seulement sur le lorceps du corps calleux, mais encore sur le k la suite des lésions tapetum et sur le faisceau occipito-frontal; or ce dernier faisceau dégénère f-h^i/hèrT'*6 d" partiellement, à la suite de lésions du lobe temporal et de la convexité de
Linof-
tec **
Etc. 382. — Coupe vertico-transversale, passant par la partie moyenne de la commissure antérieure et l'extrémité antérieure du lobe temporal en avant du noyau amygdalien. Elle intéresse les principaux faisceaux d'association : cingulum, faisceaux occipito-frontal, longitudinal supérieur et uncinatus. Méthode de Weigert. Agrandissement de 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. 530, coupe n° IV.
AM, avant-mur. — AM', avant-mur dissocie par le faisceau uncinatus. — Arc, faisceau arqué. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cing, cingulum. — CM, commissure de Mcynei'l. — cm, sillon calloso-marginal. ■ — coa, commissure antérieure. — CR. couronne
rayonnante. — Fi, Fu, première et deuxième circonvolutions frontales. — f, premier sillon frontal. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Fu, faisceau uncinatus. — Fus, lobule fusiforme. — ft, libres tangentielles. — /, insula. — Li, première circonvolution limbique.
— Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — mF i, face interne do la première circonvolution frontale. — mp, sillon marginal postérieur. — ms, sillon marginal supérieur.
— NC, noyau caudé. — NL, nerf de Lancisi. — NLt, NI*, troisième et deuxième segments du noyau lenticulaire. — OF, faisceau occipito-frontal. — OpR, opercule rolandique. — ot, sillon collatéral. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — pri, sillon prô-rolandique inférieur. — 7i, scissure de Rolando. — Sjij, branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sge, Sge', substance grise sous-épendymaire. — Si, septum lucidum. — SU, substance innoininéo do Reicliert. — 7\, T-, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ii, tî, t3. premier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Tc.'tuber cinereum. — tec, tœnia tecta. — Tga, pilier antérieur du trigone. — U, circonvolution du crochet. — VI, ventricule latéral. — II. bandelette optique.
l'hémisphère, et ses libres dégénérées peuvent être suivies dans la substance grise sous-épendymaire. Nous en rapporterons des exemples dans les chapitres suivants, à propos des dégénérescences d'origine corticale (Voy. t. II).
Ces faits, que nous avons observés chez l'homme, sont du reste conformes à ce que nous enseigne la pathologie expérimentale. Il résulte en effet des recherches expérimentales de Muratoff pratiquées sur le chien, que le faisceau occipito-frontal de Forel et Onufrowicz {fasciculus subcallosus de Muratoff) dégénère partiellement à la suite de l'ablation de la sphère motrice ou de la destruction des circonvolutions frontales ou occipitales. Mais ce faisceau, et en particulier le tapetum, demeure intact après la section du corps calleux, lorsque l'e'corce cérébrale n'est pas accidentellement lésée pendant l'opération. L'indépendance du tapetum et du système calleux, démontrée par Forel et Onufrowicz à l'aide de la tératologie, se trouve donc confirmée par la pathologie expérimentale. C'est là un résultat que nous fournit l'expérimentation et que la méthode des dégénérescences secondaires ne pouvait nous donner, car, à la suite de lésions corticales, les fibres calleuses, d'association et de projection dégénèrent ensemble.
Le faisceau occipito-frontal constitue donc un long faisceau d'association, qui relie le lobe temporo-occipital au lobe frontal, à la convexité de l'hémisphère et à l'insula (par les fibres se rendante la capsule externe). Comme tous les longs faisceaux d'association, il est formé de fibres d'inégale longueur n'appartenant que dans une partie de leur trajet au faisceau occipito-frontal : celui-ci ne se distingue des longs faisceaux d'association que par sa situation profonde et sous-épendymaire, il est situé en effet en dedans du système de projection, tandis que les autres longs faisceaux d'association occupent une position excentrique par rapport à ce système.
Travaux do Mur toff.
Le faisceau occipito-frontal relie le lobe temporo-occipital au lobe frontal.
Faisceau longitudinal inférieur (Burdach) (Fli). — Couches sagittales du lobe occipital (Wernicke). Stratum sagittale externum (Sachs). Faisceau sensitif (Charcot, Ballet) (fig. 373, 374, 383, etc.).
Le faisceau longitudinal inférieur de Burdach est un faisceau à direction antéro-postérieure, situé au niveau du bord inféro-externe du lobe sphéno-occipital et étendu du pôle occipital au pôle temporal. Il forme la couche externe des fibres sagittales du lobe occipito-temporal et il est extrê-
Faisceau longitudinal inférieur.
Sa forme dans le lobe temporal.
lobe occipital.
moment facile à mettre à nu sur des cerveaux durcis dans l'alcool ou dans les bichromates alcalins, car la direction de ses fibres est en effet perpendiculaire à celle des fibres qui le recouvrent (fig. 383 et 389).
Pris dans son ensemble, ce faisceau forme, ainsi que Burdach l'a montré, une sorte de gouttière ou de rainure fortement coudée, ouverte en haut et en dedans, et qui reçoit dans sa concavité les fibres de projection du lobe occipito-temporal. Il présente à considérer une paroi externe, une paroi inférieure et un angle saillant très épais, qui correspond au bord inféro-externe de l'hémisphère, et en particulier à la base des circonvolutions troisième temporale (T3) et troisième occipitale (03) (fig. 383, voy. aussi fig. 252 à 262). La paroi externe répond aux première et deuxième circonvolutions temporales (T1; T2), la paroi inférieure limite le diverticule du subiculum (ds) en bas, tapisse la base du lobule fusiforme (Fus) et du lobule lingual (Lg), et se confond en dedans avec le faisceau postérieur du cingulum (Cing [p]) situé dans la circonvolution de l hippocampe (H[LJ).
Le faisceau longitudinal inférieur ne présente toutefois cette forme particulière que dans le lobe temporal; dans le lobe occipital, la paroi inférieure de la gouttière se réfléchit en haut et en dedans, et tapisse au niveau de l'ergot de Morand le stratum calcarinum (fig. 384). A la base du cune'us, les deux bords de la gouttière sont si rapprochés, qu'ils se réunissent et transforment ce faisceau en une sorte de cône creux, dont le sommet effilé est situé, environ, à 2 centimètres et demi du pôle occipital. Il
son aspect sur les résulte de cette disposition que, sur les coupes vertico - transversales , le vereaieJer faisceau longitudinal inférieur affecte dans le lobe occipital, la forme d'un
anneau plus ou moins irrégulier et anguleux (fig. 384 et 290), et dans le lobe temporal, la forme d'une gouttière fortement coudée (fig. 383"). Le faisceau longitudinal inférieur constitue donc un faisceau nettement délimitent c'est à tort que quelques auteurs décrivent sous ce nom l'ensemble des fibres commissurales, de projection et d'association, qui tapissent le plancher des cornes occipitale et sphénoïdale, et qui sont comprises entre l'épendyme ventriculaire et l'écorce du sillon collatéral.
son épaisseur. L'épaisseur du faisceau longitudinal inférieur varie suivant les régions ;
mince en arrière, où il entoure d'un anneau complet l'extrémité effilée de la corne occipitale, il s'épaissit considérablement le long de la paroi externe et du bord inféro-externe du carrefour ventriculaire, où il se ramasse en un faisceau compacte de fibres très serrées, tandis qu'il se réduit, au niveau de l'ergot de Morand, à une très mince couche de fibres, décelable seulement au microscope.
Rapports de sa Sa face concave est en rapport avec la couche des fibres de projection du lobe temporo-occipital , connue encore sous les noms de couche sagittale interne, de radiations thalamiques, et qui sépare le faisceau longitudinal inférieur, du tapetum (Tap) et de la cavité ventriculaire (VI). Rapports de sa Sa face convexe est irrégulière et recouverte par les fibres d'association propres au lobe occipital (voy. p. 780); elle présente à la base de chacune des circonvolutions qui la limitent une saillie, sorte de crête, produite par
lace concave.
lace couvcxc.
fus
Fig.383. — Coupe vertico-transversale, passant parle carrefour ventriculaire en arrière de la queue du noyau caudé. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. o'âi, coupe n° X.
CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée. — Cing, cingulum. — CR, couronne rayonnante. — ds, diverticule du subiculum. — Fc, fasciola cinerea. ■ — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — ft, fibres tangentielles. — Fus, lobule fusiforme. — H. circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — ip, ip' , sillon inter-pariétal et ses incisures. — Li, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual, — Lms, lame médullaire superficielle. — ot, sillon collatéral. — Plt P>, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pc. pli courbe. — Plch, plexus choroïdes. — PrC, précunéus. — RT/i, radiations thalamiques de Gratiolet. — sec, sinus du corps calleux. — sp, sp', scissure souspariétale et son incisure. — Sge, substance grise sous-épendymaire. — T°,Tz, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t,, U, premier et deuxième sillons temporaux. — W, incisure du deuxième ,sillon temporal. — Tap, lapelum. — tec, ttenia tecta. — VI, ventricule latéral, j
face.
rentre-croisement à la base des circonvolutions, des fibres commissurales,
d'association et de projection. Ces crêtes affectent une direction sagittale
-os crêtes de cotte comme les circonvolutions du lobe occipito-temporal ; peu marquées au
niveau du pli courbe et de la deuxième circonvolution pariétale, ces
Fig. 384. — Coupe vertico-transversale passant par la partie postérieure du précunéus, parles scissures pariéto-occipitale et calcarine et par l'ergot de Morand. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. 557, coupe n° XI.
Fit, faisceau longitudinal inférieur. — FM, forceps major. — ftcS, faisceau transverse du cuncus de Sachs. — Fus, lobule fusiforme. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon interpariétal. — K, scissure calcarine. — Lg, lobule lingual. — 0», O3, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — 01, deuxième sillon occipital. — oa' , incisure du sillon occipital antérieur de Wernicke. — ot, sillon collatéral. — P,, première circonvolution pariétale. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — RT/i, radiations optiques de Gratiolet. — Tap, tapetum. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral.
Faisceau basai il terue de Burdach.
crêtes sont particulièrement accentuées au niveau des trois circonvolutions temporales (ïi,T,,T3), de la troisième circonvolution occipitale (03) et
des lobules fusiforme (Fus) et lingual
Lg)
fis
385, voy.
223 à 228, 251 à 266, 273 à 276). Le faisceau longitudinal inférieur abandonne en effet à ces circonvolutions un très grand nombre de fibres.
La crête du lobule lingual a été décrite par Burdach sous le nom de faisceau basai interne (inneres Grundbiïndel) (fig. 373 et 374, Fbi); elle répond
à la partie inféro-interne du faisceau longitudinal inférieur, renforce en avant, au niveau du pli rétro-] imbique, le faisceau postérieur du cingulum situé dans la circonvolution de l'hippocampe (H[L2], et disparaît avec le pli rétro-limbique.
Les crêtes qui sillonnent la face convexe du faisceau longitudinal inférieur sont très nettes sur les coupes vertico-transversales, soit que l'on considère des coupes macroscopiques de cerveaux durcis dans le bichromate, soit que l'on étudie des coupes microscopiques traitées par le carmin ou par les méthodes de Weigert ou de Pal. Elles sont en outre faciles à constater sur les coupes horizontales qui sectionnent obliquement les circonvolutions temporales (fig. 3S5 et 1293).
Dans le lobe temporal, le faisceau longitudinal inférieur est mal déli- Happons de son mité en haut; il se confond en effet — au niveau du segment rétro-lenti- bord suPéneui'culaire de la capsule interne qu'il recouvre en dehors — avec les fibres de projection des lobes temporal et pariétal (fig. 383, 385 et p. 532, fig. 287). Il résulte de cette disposition, que ce faisceau ne se dispose en couche nettement distincte, que dans les régions situées en arrière et au-dessous de la partie recourbée de la queue du noyau caudé (Voy. séries I, II, III, p. 536, fig. 283 à 288, 292, 293 et p. 593, fig. 305 à 314).
En avant du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (CM), le faisceau longitudinal inférieur entoure l'extrémité postérieure et le bord inférieur du putamen (NL3) (fig. 385), puis contourne la corne sphénoïdale ^Vsph) et atteint la partie externe du noyau amygdalien (NA), où il morcelle avec le faisceau uncinatus, la substance grise qui relie l'avant-mur au noyau amygdalien et à l'écorce cérébrale avoisinante (fig. 386).
Sur les coupes traitées par les méthodes de Weigert ou de Pal, le fais- Le faisceau îongi-
, ..-,.-,.«,. i i^'a • i ni' ( î- tudinal inférieur se
ceau longitudinal intérieur se colore très intensivement par 1 nematoxyhne. différencie des rail se différencie très facilement des radiations thalamiques (RTh) et des difrti°D„s1.oscamJreUde fibres de la masse blanche du lobe temporo-occipital, grâce au gros calibre ses fibres et leur co-
, .. , p. p . , loration plus intense
et à I intense coloration de ses hbres reunies en fascicules compactes et par l'hématoxyiine. séparés les uns des autres : 1° par de fines fibres peu colorées qui appartiennent vraisemblablement aux radiations thalamiques de Gratiolet, et 2° par des fibres foncées qui, traversant le faisceau longitudinal inférieur perpendiculairement à la direction de ses fibres, entrent dans la constitution du tapetum.
Comme tous les longs faisceaux d'association, le faisceau longitudinal Texture du faisinférieur comprend un système très complexe de fibres d'inégale longueur. «rieU1°ngltu<linal '" Les dégénérescences secondaires, consécutives à des lésions corticales limitées du lobe occipital, nous ont toutefois montré, que ce faisceau contient un grand nombre de fibres longues, dont la dégénérescence peut être suivie dans la substance blanche du lobe temporal.
Les fibres du faisceau longitudinal inférieur prennent leur origine dans origine de ses fil'écorce du pôle et du lobe occipital; elles traversent radiairement, avec les bres' fibres de projection et les fibres commissurales, la substance blanche de ce
-Ce
Fig. 38o. — Coupe horizontale microscopique parallèle à la deuxième circonvolution temporale et passant par le cunéus. le lobule lingual, l'ergot de Morand et le tiers
supérieur de la couche optique. Méthode de Weigert. 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres (Voy. pour la description de cette coupe, page 'MM et suiv. Coupe A).
AM. avant-mur. — C, cunéus. — CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cex, capsule extrême. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. — Ci g) genou de la capsule interne. — Cinq, cingulum. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — Fe, libres calleuses. — F/i, faisceau longitudinal intérieur. — FM, forceps major.
— fk. libres propres de la scissure calcarine (stralum calcarinum de Sachs). — fp, libres do projection. — ft, fibres tangentielles du lobe limbique. — i, sillon de l'insula. — la, insula antérieur. — ig, induseum griseum. — Ip, insula postérieur. — K, scissure calcarine. — L,, première circonvolution limbique. — le, lame cornée et fibres du taenia semi-circularis. — Lg, lobule lingual. — Mo, trou de Monro. — mp, sillon marginal postérieur. — Na, noyau antérieur de la couche optique. — NC, noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — .Ye. noyau externe de la couche optique. — NL=, NL3, deuxième et troisième segments du noyau lenticulaire. — 0,, première circonvolution occipitale. — Plchl, plexus choroïdes du ventricule latéral. — Plcltsph, plexus choroïdes de la corne sphénoïdale du ventricule latéral.
— itcl, pli cunéo-limbique. — RTh, radiatons optiques de Gratiolct. — sec, sinus du corps calleux. — Sge, substance grise sous-épendymaire de la corne frontale. — Sge', substance grise sous-épendymairc de la corne occipitale. — Sexv, surface extra-ventriculaire de la couche optique. — stvz, stratum zonale. — Ti, T», première et deuxième circonvolutions temporales.
— ti, sillon parallèle. ■ — Tap, tapetum — Tcli, toile choroïdienne. — tee, tœnia tecta. — Tg. trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — T'A. couche optique (thalamus). — tlh, tœnia thalami. — V, ruban de Vicq d'Azyr. — VI, ventricule latéral. — Voc, corne occipitale. — Zr, zone réticulée ou grillagée.
lobe, et se groupent de bonne heure en arrière de la corne occipitale, en un mince faisceau annulaire, facile à distinguer sur les coupes traitées par la méthode de Weigert (p. 560 fig. 290, et p. 768 fig. 384). Ce faisceau reçoit chemin faisant un grand nombre de fibres du cunéus (C), du lobule lingual (Lg), du lobule fusiforme (Fus) et des trois circonvolutions delà face convexe du lobe occipital (Oi,0,,03).
Toutes ces fibres ne présentent pas la même direction. Tandis que les Direction do fibres qui prennent leur origine dans la moitié inférieure et externe du lobe occipital se portent d'arrière en avant, le long du bord inféro-externe des cornes occipitale et sphénoïdale, les fibres qui naissent de la partie supéro-externe de ce lobe se portent très obliquement en bas et en avant, le long de la paroi externe du carrefour ventriculaire, et sont d'autant plus obliques qu'elles proviennent de régions plus supérieures.
Les fibres qui naissent de l'écorce du cunéus se portent de même obliquement en bas et en avant, longent la paroi interne de la corne occipitale en dehors du stratum calcarinum, puis passent au-dessous du plancher de la corne occipitale. Toutes ces fibres se rapprochent donc de plus en plus du faisceau compacte de fibres sagittales qui longe le bord inféro-externe du carrefour ventriculaire, et qui affecte dans le lobe temporal la forme d'une gouttière.
Arrivé au niveau du lobe temporal, le faisceau longitudinal inférieur Terminaison des
i j ■ 1 f 1 1 i, J 1 n t j^i fibres du faisceau
abandonne aux circonvolutions de ce lobe de nombreuses fibres. Les libres longitudinal infedes couches inférieures se rendent dans la circonvolution de l'hippocampe H 1.. . le lobule fusiforme Fus et la troisième circonvolution temporale "'■>■><">""• (T3) ; un grand nombre s'irradie dans la deuxième circonvolution temporale (T2) ; un plus grand nombre encore s'irradient dans la première circonvolution temporale et atteignent le pôle temporal, où elles s'entre-croisent
fibres.
neur.
Terminaisons an-
avec les fibres du faisceau arqué ou longitudinal supérieur de Buridacfa et avec celles du faisceau uncinatus.
Un petit nombre de fibres entrent dans la constitution de la capsule externe, dont elles concourent à former les couches les plus inférieures. Ces fibres, qui ne dépassent guère le tiers postérieur de la capsule externe
JT,
Le faisceau longitudinal inférieur
fournit des fibres à
Son cntrc-croïsenient avec les fibres do la commissure antérieure et du faisceau uncinatus.
; C^ jVspk
açiiiét .
sti
AU
Fjg. 386. — Coupe horizontale du lobe temporal droit, montrant la façon dont le faisceau longitudinal inférieur aborde le noyau amygdalien. Méthode de Weigert. 2/1 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. pour la description de cette coupe, p. 376 et suiv. Coupe F).
Al», alvéus. — Ail, avant-mur. — CA, corne d'Ammon. — Cg, circonvolution godronnée.
— ds, diverticule du subiculum. — Epa, espace perforé antérieur. — Fli. faisceau longitudinal inférieur. — Fu, faisceau uncinatus. — H [L«), circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique. — h, sillon de l'hippocampe. — Lms, lame médullaire superficielle.
— NA, noyau amygdalien. — RTh, radiations thalamiques de Gratiolet. — Sge. substance grise sous-épendymaire. — Stl, stratum lacunosum. — T\, T°, première et deuxième circonvolutions temporales. — ti, sillon parallèle. — Tap, tapetum. — U, circonvolution du crochet. — Ysph, corne sphénoïdale du ventricule latéral.
(fig. 303 à 326\ s'entre-croisent avec les fibres de lacommissure antérieure et avec le faisceau uncinatus, mais s'en distinguent par leur plus gros calibre et leur intense coloration.
D'autres fibres enfin s'irradient dans l'écorce de la circonvolution du crochet (U) dans l'écorce temporale qui limite l'espace perforé antérieur (Epa) en arrière et dans l'écorce adjacente de la première circonvolution temporale ( T,') (fig. 386) (Voy. aussi les séries de coupes horizontales III et IV, p. 587 à 6S7. fig. 303 à 326).
Ces terminaisons antérieures du faisceau longitudinal inférieur et son intrication avec le faisceau uncinatus sont faciles à constater sur les coupes horizontales sériées (p. 734, fig. 375).
Au voisinage de la première circonvolution temporale, le faisceau Ion- Aspect du faisceau gitudinal inférieur présente, sur les coupes microscopiques horizontales riêur^niveîlû^'o (fig. 38o) ou vertieo-transversales (fie. 387), un aspect tout à fait spécial : il la Premi*™ oircon-
,,,.', r ' • volution tomporalo.
est traversé par un grand nombre de lasciculesonduleux, fortement colorés par l'hématoxyline, qui s'infléchissent en avant et en dedans, traversent les radia/ions thalamiques, entrent dans la constitution du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, puis s'irradient dans le pulvinar, dans les corps ycnouillcs externe et interne, et dans les noyaux externe et interne de la couche optique. Les plus antérieurs de ces fascicules onduleux abordent, dans la région sous-thalamique le segment postérieur de la capsule interne, et descendent avec les fibres de ce segment postérieur dans le pied du pédoncule cérébral, dont elles concourent à former le cinquième externe.
Toutes ces fibres qui traversent les radiations thalamiques et le segment Rapports des hrétro-lenticulaire de la capsule interne, appartiennent-elles au faisceau guuafn^^nférieur longitudinal inférieur dont une partie entrerait dans la constitution de la avec lcs fibres des
L radiations thalami-
couronne rayonnante? heprésentent-elles, au contraire, des fibres de pro- ques. jection du lobe temporal, qui ne feraient que traverser le faisceau longitudinal inférieur pour se rendre à leur destination? La question est importante à résoudre, car elle implique en môme temps, la nature des fonctions du faisceau longitudinal inférieur. Dans le deuxième cas ce faisceau serait exclusivement un faisceau d'association, dans le premier cas il contiendrait à la fois des fibres d'association et des fibres de projection. Pour les auteurs qui assimilent ce faisceau aux fibres de projection du lobe occipital et le décrivent avec ces dernières sous les noms de radiations optiques (Gratiolet), lame des faisceaux optiques (Meynert), substance sagittale du lobe occipital (Wernicke), faisceau sensitif (Charcot, Ballet, Brissaud). — le faisceau longitudinal inférieur ne serait formé que de fibres de projection.
Pour Sachs, la couche de fibres que cet auteur désigne sous le nom de stratum sagittale externum, serait surtout formé de fibres d'association, mais contiendrait en outre un petit nombre de fibres de projection.
Il est incontestable que dans le faisceau longitudinal inférieur, le départ Le faisceau îongides fibres de projection et des fibres d'association ne peut se faire unique- exclusivement"1 un ment à l'aide de l'anatomie normale. L'intrication des fibres est trop faisceau d-assoda-
1 tiou dans sa partie
grande, leurs entre-croisements trop multiples ; le problème ne peut donc inférieure. être résolu qu'à l'aide des dégénérescences secondaires, de l'anatomie comparée ou d'autres méthodes. Pour nous, la partie inférieure du faisceau longitudinal inférieur constitue exclusivement un faisceau d'association ; quant à sa partie supérieure, intimement unie au segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, elle contient certainement des fibres de projection, destinées aux centres infra-corticaux, (couche optique, corps genouillé externe, globus pallidus, etc.).
Fa.
Fig. 387. — Coupe vertico-transversale de l'hémisphère droit passant par la partie moyenne de la couche optique, le noyau rouge et le pédoncule cérébral. Mélhode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. pour sa description, p. o47 et suiv., coupe n° VIII).
Alv, alvéus. — A M, avant-mur. — CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule
externe. — Cg, circonvolution godronnoe. — Ciug, cingulum. — Cip, segment postérieur do la capsule interne. — cm, sillon calloso-marginal. — CR, couronne rayonnante. — ds, diverlicule du subiculura. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — FM, faisceau rètrofloxo de Meynert. — FPoa, libres antérieures de la protubérance. — FT, faisceau de Tiirck. — FT, partie du faisceau de Tiirck, venant des deuxième et. troisième circonvolutions temporales. — FTn, partie du faisceau de Tiirck, venant de la première circonvolution temporale. — fl, libres tangentielles. — Fl/i, faisceau thalamique de Forel. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — /, insula. — t,, première circonvolution limbique. — le, lame cornée et fibres du taenia semi-circularis.
Lnte, lame médullaire externe du thalamus. — Lmi, lame médullaire interne du thalamus. — Lu, locus niger. — Na, noyau antérieur du thalamus. — JVC, tronc du noyau caudé. — iVt'', queue du noyau caudé. — Ne] noyau externe du thalamus. — NF, noyau semi-lunaire de Flechsig. — AV. noyau interne du thalamus. — NL3, putamen. — NR, noyau rouge. — OF, faisceau occipito-frontal. — OpPa, partie pariétale de l'opercule rolandique. — ot, sillon collatéral. — ot + h, branche commune au sillon collatéral et au troisième sillon temporal.- — P, pied du pédoncule cérébral. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Parc, lobule paracentral. —pCR, pied de la couronne rayonnante. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur.
— Plch, plexus choroïdes du ventricule latéral. — Plch, plexus choroïdes du troisième ventricule. — Plchsph, plexus choroïdes de la corne sphénoïdale. — prs, sillon pré-rolandique supérieur. — Pi/, faisceau pyramidal. — R, scissure de Rolando. — RC, radiations de la calotte.
— rlll. faisceaux radiculaires de la troisième paire. — RT/i, radiations optiques de Gratiolct.
— sec, sinus du corps calleux. — Sgc, substance grise centrale. — Sge, substance grise sousépendy maire. — SgPo. substance grise de la protubérance. — slrz, stratum zonale. — ï\. Tî, Ti, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t\, U, premier et deuxième sillons temporaux. — Tap, tapetum. — Tek, toile choroïdienne. — tec, ttenia tecta.
— Tg, trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th, couche optique (thalamus). — ttli, tienia thalami. — Tp, circonvolution temporale profonde. — U, circonvolution du crochet.
— r3. troisième ventricule. — VI, ventricule latéral. — Zr, zone réticulée ou grillagée. — //, bandelette optique. — ///, troisième paire.
Nous avons insisté pins haut sur ce fait, que le faisceau longitudinal inférieur est traversé, dans toute sa partie occipitale, par les fibres qui de l'écorce occipitale se rendent dans le tapetum et dans la couche des radiations thalamiques. Nous croyons qu'il en est de même dans la partie temporale de ce faisceau, et que la plupart des fibres que l'on voit se détacher de la couche sagittale du lobe occipito-temporal pour s'irradier dans le pulvinar, les corps genouillés interne et externe, le noyau externe du thalamus, la région sous-optique, le segment postérieur de la capsule interne, etc., etc., que ces fibres, disons-nous, n'appartiennent pas en propre au faisceau longitudinal inférieur, qu'elles ne font que le traverser et qu'elles appartiennent, soit à la couronne rayonnante du lobe occipital, soit à la couronne rayonnante du lobe temporal.
Les fibres de la couronne rayonnante du lobe temporal (c'est-à-dire les fibres de projection de ce lobe), passent sous la face inférieure du putamen (NL3), entre cette face et l'extrémité recourbée de la queue du noyau caudé (NC) (fig. 387), dans toute l'étendue comprise entre le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl) et le noyau amygdalien (NA) (Cip' fig. 214, p. 370). Cette couronne rayonnante du lobe temporal est destinée à la couche optique, au corps genouillé interne, au pulvinar, au globus pallidus. au pied du pédoncule cérébral, etc., etc.; elle doit donc nécessairement traverser la partie supérieure du faisceau longitudinal inférieur avant d'arriver à sa destination.
La démonstration de cette proposition est faite pour les fibres de projection du lobe temporal qui descendent dans le pied du pédoncule cérébral.
Le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral ou faisceau « de Tiirck »
ne reçoit pas do fibres des radiations thalamiques ni du faisceau longitudinal inférieur.
Le faisceau de Tùrck naît de l'écorce temporale (J. Dejerine.)
Les lésions du lobe occipital ne retentissent pas sur le pied du pédoncule cérébral.
Le faisceau de Tùrck n'est pas un faisceau do sensibilité générale.
En étudiant à l'aide des coupes microscopiques sériées, la topographie de la dégénérescence secondaire dans cinq cas de lésions anciennes de la corticalité temporale, l'un de nous a montré, en effet, que les fibres qui constituent' le cinquième externe environ du pied du pédoncule cérébral, c'est-à-dire que les fibres du « faisceau dit de Turck » proviennent, non pas du lobe occipital, comme l'ont admis Tiirck, Meynert, Wernicke, Charcot, Ballet, Brissaud, etc., mais bien du lobe temporal. Le faisceau de Tùrck dégénère en effet à la suite de lésions localisées de l'écorce temporale, en particulier de la partie moyenne des deuxième et troisième circonvolutions temporales, et dans ces cas, on voit ses fibres dégénérées traverser la partie supérieure du faisceau longitudinal inférieur, passer sous le troisième segment du noyau lenticulaire et aborder dans la région sous-thalamique supérieure le segment postérieur de la capsule interne, immédiatement en avant de son segment rétro-lenticulaire.
L'étude des dégénérescences secondaires consécutives aux lésions de la corticalité occipitale confirme encore l'origine temporale du faisceau de Tiirck. Les recherches faites par l'un de nous dans cinq cas de lésions de la corticalité occipitale, — intéressant soit la convexité occipitale jusqu'au pli courbe inclusivement, soit le cunéus, le lobule lingual, ou le lobule fusiforme, — et étudiés par la méthode des coupes microscopiques sériées, lui ont montré que le pied du pédoncule cérébral, ainsi que le segment postérieur de la capsule interne, persistent intacts à la suite des lésions du lobe occipital et que, dans ces cas, le segment rétro-lenticulaire de la capsule seul est altéré. Vialet, dans ses recherches sur les Centres cérébraux de la vision, est arrivé aux mêmes résultats. La description des dégénérescences, dans les cinq cas d'hémianopsie étudiés dans cet important travail, montre en effet que, tant que la lésion est limitée au lobe occipital, la dégénérescence secondaire est toujours cantonnée dans le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne; elle retentit sur les centres optiques infracorticaux, pulvinar, corps genouillé externe, bras du tubercule quadrijumeau antérieur, mais respecte absolument le pied du pédoncule cérébral.
Par contre, dès que les altérations corticales ne sont plus cantonnées au lobe occipital, mais empiètent sur les lobes pariétal et temporal, la topographie de la dégénérescence capsulaire change, le segment rétrolenticulaire n'est plus seul altéré, la zone dégénérée gagne le segment postérieur de la capsule interne et se poursuit dans le pied du pédoncule.
Des recherches que nous venons d'exposer il résulte donc que, contrairement à l'opinion de Meynert admise par Huguenin, Charcot, Ballet, Brissaud, le faisceau longitudinal inférieur, de même que les radiations optiques, auxquelles il est accolé, n'envoie pas de fibres dans l'étage inférieur du pédoncule cérébral.
Isolé ou associé aux radiations optiques, le faisceau longitudinal inférieur ne joue aucun rôle dans la transmission de la sensibilité générale, contrairement à ce qu'ont admis Meynert, Charcot et Ballet. Pour ces deux derniers auteurs, le faisceau longitudinal inférieur représentait, avec les
radiations optiques de Gratiolet, le faisceau conducteur de la sensibilité générale, le faisceau sensitif, qui s'épanouissait dans le lobe occipital et qui constituait le faisceau externe du pédoncule cérébral. Pour Brissaud, qui adopte les idées des auteurs précédents, le faisceau longitudinal inférieur représenterait un faisceau sensitif externe et les radiations optiques un faisceau sensitif interne, aboutissant tous deux au faisceau externe du pédoncule cérébral ou faisceau de Tùrck.
Cette conception ne peut plus être admise aujourd'hui car, d'une part, Los lésions du lobe ainsi que nous venons de l'indiquer, le faisceau de Tùrck ne vient pas du sen/pas à!»0 troubles lobe occipital et d'autre part, c'est là une chose prouvée par de nombreuses ^ '?■ sensibilité %&observations cliniques suivies d'autopsies, les lésions du lobe occipital, corticales ou centrales, ne retentissent pas sur la sensibilité générale. (Voy. t. II, Ruban de lie il et Localisations cérébrales.)
Le faisceau de Tùrck n'est pas le seul faisceau de projection du lobe Entre-croisement temporal, qui s'entre-croise avec le faisceau longitudinal inférieur. D'autres arnat'inKrio'uTavec fibres de la couronne rayonnante du lobe temporal, telles crue les radiations les fibres temporales
.,,.-,„ 1 i • ■ se ren°ent au corps
du corps genouillé interne, les fibres temporales destinées au pulvinar, au genouiiié interne et noyau externe de la couche optique, etc. , traversent de même le faisceau Ion- thaiamTques.emp°r gitudinal inférieur et contribuent à donner à sa partie antérieure son aspect spécial. Les radiations du corps genouillé interne tirent leur origine de la première circonvolution temporale, ainsi que Monakow, Mahaim, etc., l'ont démontré. Dans certains cas de dégénérescences secondaires par lésions de la corticalité temporale, nous les avons vues traverser (voy. t. II) le faisceau longitudinal inférieur, ainsi que le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, et aborder la partie du corps genouillé interne qui est profondément enclavée dans la couche optique.
Il en est de même des fibres temporales destinées au pulvinar et que nous désignerons sous le nom de fibres temporo-thalamiqices. Sur une série de coupes horizontales, heureusement orientées et obliques de haut en bas, d'arrière en avant et de dedans en dehors (plus obliques encore que celles de notre série IV, p. 633, fig. 316 à 328), on peut intéresser parallèlement à leur longueur les fibres du lobe temporal qui relient l'extrémité antérieure de ce lobe au pulvinar. Ces fibres se rassemblent à la partie externe et supérieure du noyau amygdalien, s'entre-croisent dans toute leur longueur avec le faisceau longitudinal inférieur, passent sous le noyau lenticulaire et se dirigent obliquement en arrière, en dedans et en haut vers le pulvinar.
Le pédoncule inféro-interne de la couche optique de Meynert, — dont les fibres passent par la substance innominée de Reichert et se dirigent obliquement en avant et en dedans, — ne s'identifie pas avec ces fibres temporothalamiques dont le trajet est très facile à suivre dans les cas de dégénérescence du faisceau longitudinal inférieur (Voy. t. II, les coupes horizontales se rapportant au cas des fig. 396 à 398, p. 798).
A l'examen de coupes microscopiques sériées de cerveaux de singe
CialPaTkL.
Vf-
.PîrfeÂ
Zi-
ltn.i.1
Tï
FHl-
Fig. 388. — Coupe horizontale d'un cerveau de singe macaque, passant par la partie supérieure de la région sous-thalamique. Méthode de Pal. Agrandissement de 2/1. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres.
Al, anse du noyau lenticulaire. — AM, avant-mur. — BrQa, bras du tubercule quadrijuineau antérieur. — Ce, capsule externe. — Ce'iFU), fibres du faisceau longitudinal inférieur se rendant à la capsule externe. — Cex, capsule extrême. ■ — Cg, circonvolution godronnéc. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — Cia(PaTh), segment antérieur de la capsule interne (pédoncule antérieur de la couche optique). — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — coa, commissure anlérieure. — do, diverticule occipital. — eK, écorce de la scissure calcarine. — F>, deuxième circonvolution frontale. — FI, faisceau lenticulaire de Forci. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Fth, faisceau thalainique de Forel. — //, circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circon-
volution limbique. — ■ /, insula. — I.\. première circonvolution limbique. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Imi, lamo médullaire interne du noyau lenticulaire. — Imi', lame médullaire interne supplémentaire divisant en deux le segment interne du noyau lenticulaire [NL\). — NC, tète du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — A7.j. NLs, XL,, noyau lenticulaire et ses trois segments. — 0, lobe occipital. — oF,, partie orbitaire de la première circonvolution frontale. — Ou, faisceau occipital vertical do Wernicke.
— PiTh, pédoncule inférieur du thalamus. — Put, pulvinar. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — RC. radiations de la calotte. — Rc, faisceau cortical du noyau rouge, passant par les radiations de la calotte. — RTh, radiations thalamiques de Gratiolot. — 5, scissure de Syhius. — slrK, stratum calcarinum. — Tap, tàpetum. — Tgp, pilier postérieur du trigone.
— TgV, carrefour ventriculaire. — I', ruban de Vicq d'Azyr. — VA, faisceau de Vicq d'Azyr.
— Vf, corne frontale du ventricule latéral. — W, zone de Wernicke. — Zi, zona incerta. — Zi; zone réticulée ou grillagée.
s la couche sagittale du lobe temporo-
(voy. fig. 388x, on ne retrouve dan occipital les différences de coloration si caractéristiques que l'on rencontre chez l'homme; il ne semble exister, de prime abord, qu'une seule couche sagittale (RTh, fig. 388) correspondant à la fusion des radiations thalamiques {couche sagittale interne) et du faisceau longitudinal inférieur [couche sagittale externe), et formée de fibres serrées, disposées en faisceaux compacts, et fortement colorés par l'hématoxyline. Ces fibres naissent du lobe occipital (pointe, face interne et face externe), se portent d'arrière en avant, reçoivent un fort contingent de fibres de l'ergot de Morand, entourent complètement la corne occipitale, se réunissent le long de la paroi externe du ventricule, puis s'infléchissent en dedans, au niveau de la queue du noyau caudé, pour s'irradier dans le thalamus et en particulier dans le pulvinar et dans le corps genouillé externe, extrêmement développé chez cet animal (fig. 388).
Mais en examinant les choses de plus près, on constate qu'il existe entre cette couche de fibres fortement colorées par l'hématoxyline et le faisceau occipito-vertical de Wernicke (voy. fig. 388, Ov) une très mince couche de fibres fines, peu colorées par l'hématoxyline [Rg. 388, Fli), disposées en lâches fascicules, et qui doivent, à notre avis, être identifiées avec le faisceau longitudinal inférieur de l'homme.
Sur des coupes microscopiques sériées, ce faisceau naît en arrière des circonvolutions occipitales, en particulier de la pointe occipitale et de ses faces interne et externe; de là il se porte en avant, et entoure d'une couche mince, mais complète, l'épaisse couche des radiations thalamiques. Sur les coupes intéressant les régions temporales inférieures, ses fibres s'irradient en avant dans les circonvolutions temporales, dans le noyau amygdalien et dans l'écorce qui limite, en arrière, l'espace perforé antérieur. Sur les coupes plus élevées, intéressant les corps opto-striés, la plus grande partie des fibres du faisceau longitudinal inférieur s'irradient en avant dans les circonvolutions temporales, en particulier dans la première circonvolution temporale ; une petite partie coiffe l'extrémité postérieure du putamen et se porte dans la capsule externe.
A part son petit volume et sa faible coloration par la laque hématoxylinique le faisceau longitudinal inférieur se comporte donc ici comme chez l'homme. La faible coloration du faisceau longitudinal inférieur par l'hé-
Le faisceau longitudinal chez le singe.
Chez le singe, ce faisceau est très réduit de volume, tandis que les radiations thalamiques sont très développées.
Origine et trajet du faisceau longitudinal chez le singe.
matoxyline n'a rien qui doive étonner, étant donné le peu de développement que présentent chez le singe la masse blanche des hémisphères et en particulier les fibres d'associations intra-hémisphériques. Les dégénères- En résumé, les dégénérescences secondaires et l'anatomie comparée ^temt^oto&fe! montrent donc, que le faisceau longitudinal inférieur est avant tout un ceau longitudinal in- faisceau d'association qui relie le lobe occipital, et en particulier la zone
férieur relie le lobe . * , A 1
occipital au lobe tem- visuelle, au lobe temporal. Ce faisceau dégénère à la suite des lésions du lobe occipital et se trouve intéressé, dans la variété de cécité verbale que l'un de nous a décrite sous le nom de cécité verbale pure. Mais, de même que tous les faisceaux d'association, il est formé de fibres d'inégale longueur qui n'appartiennent à ce faisceau que dans une partie de leur trajet; il en résulte donc que les dégénérescences n'intéressent pour ainsi dire jamais toute l'épaisseur de ce faisceau, et qu'à mesure que l'on s'éloigne du foyer destructif, des libres saines viennent s'adjoindre aux fibres dégénérées. Le faisceau îongi- Lorsque l'on étudie la dégénérescence secondaire du faisceau longitusénère danfieTLut ^n&^ "Prieur, à ^a suite des lésions portant non plus sur la corticalité SCQS- occipitale, mais sur la masse blanche sous-jacente et en particulier dans
les cas de lésions en foyer de la couche sagittale du lobe temporo-occipital, on voit que ce faisceau, de même que les radiations optiques, dégénère dans les deux sens, ainsi que nous avons pu le constater très nettement dans deux cas. On peut par conséquent se demander, si le faisceau longitudinal inférieur ne contient pas, outre les fibres qui lui viennent de l'écorce occipitale et qui constituent du reste presque la totalité de ce faisceau, un certain nombre d'autres fibres qui, lui venant de l'écorce temporale, iraient s'arboriser dans l'écorce occipitale. La méthode des dégénérescences secondaires est impuissante pour trancher cette question, car nous savons de par la méthode expérimentale de Gudden (voy. p. 12 et 178) et de par l'anatomie pathologique, que les faisceaux encéphaliques ou médullaires s'altèrent dans les deux sens. La méthode des dégénérescences secondaires, qui présente une sécurité absolue pour déterminer le trajet de tel ou tel faisceau, est en effet beaucoup moins sûre, lorsqu'il s'agit de reconnaître l'origine cellulaire de tel ou tel de ces faisceaux.
Fibres dassocia- Fibres d'association propres au lobe occipital (Stratu/n prooccipitai. priiim corticis de Sachs). — Autour du faisceau longitudinal inférieur se
groupent les fibres propres au lobe occipital, disposées en cinq faisceaux plusoumoins nettement délimités. Ce sont :endedans iestratumcalcarinum, en dehors le faisceau occipital vertical de Wernicke, enhaslc faisceau transverse du lobule lingual de Vialet, en haut le faisceau transverse du cunéus et le faisceau propre du cunéus de Sachs. Le faisceau occipital vertical, le stratum calcarinum et le faisceau propre du cunéus sont formés de fibres plus ou moins verticales, qui relient la partie supérieure du lobe occipital à ses parties moyenne et inférieure; les fibres des faisceaux transverses du cunéus et du lobule lingual se dirigent de dedans en dehors, et assurent les connexions entre les faces interne et externe de ce lobe.
Le stratum calcarinum (fig. 290 et 389, strK) estime épaisse couche de su-an™ oaioarifibres verticales, qui double Pécorce de l'ergot de Morand, la sépare du ' faisceau longitudinal inférieur et forme à elle seule la masse blanche des plis cunéo-limbiques. Ses fibres relient la lèvre supérieure de la scissure calcarine à sa lèvre inférieure ; les plus courtes et les plus superficielles unissent les parties profondes des deux lèvres de la scissure calcarine, les fibres les plus longues relient la face interne du cunéus à la face inféro-interne du lobule lingual. Cette couche de fibres verticales s'étend du pôle occipital au lobe limbique, unit, au niveau de la branche commune aux scissures calcarine et pariéto-oecipitale, la deuxième circonvolution limbique (circonvolution de l'hippocampe) au pli rétro-limbique de Broca, et renforce dans cette région le faisceau postérieur du cingulum. Elle représente en d'autres termes, la couche des fibres en U de la scissure calcarine.
Brissaud décrit le stratum calcarinum sous le nom de lame festonnée du cunéus et soutient l'hypothèse — étayée sur l'examen macroscopique de cerveaux normaux durcis dans le bichromate, — que cette lame festonnée isole complètement le cunéus du reste de l'hémisphère, et qu'elle oppose une barrière aux fibres de projection dont le cunéus serait ainsi dépourvu. L'examen microscopique de coupes du lobe occipital, colorées par les méthodes de Weigert ou de Pal, montre combien les coupes macroscopiques sont insuffisantes pour déterminer le trajet d'un faisceau; ici comme dans toutes les autres régions de Pécorce, on voit les fibres radiées de Pécorce de la scissure calcarine, traverser perpendiculairement ou plus ou moins obliquement la couche des fibres en PJ, puis les faisceaux d'association plus ou moins longs, et concourir à former la couche des fibres de projection, dont la situalion est toujours profonde et voisine des cavités ventriculaires.
L'étude systématique des lésions limitées du cunéus et des dégénères- Fibres de projee-
,n , i i -\it \ Tir 1- tt t'on du cunéus.
cences qu elles entraînent montre du reste (v. Monakow, Moeli, ttenschen, Zinn, Vialet), que le cunéus possède des fibres de projection tout comme les autres régions de Pécorce cérébrale, et que ces fibres arrivent à leur destination par le plus court chemin, c'est-à-dire en traversant les fibres en U et les fibres d'association plus ou moins longues, avant d'arriver à la couche des fibres sagittales du lobe occipital.
Le faisceau occipital vertical ou occipital perpendiculaire de Wernicke Faisceau occipuai- Ov . fig. 377, 388, 389) stratum proprium convexitatis de Sachs, constitue une épaisse couche de fibres propres au lobe occipital et qui relie le bord
supérieur de ce lobe à sa face inférieure. Il met par conséquent en con- son origine et son
nexion la première circonvolution occipitale avec la troisième circonvolution occipitale et avec le lobule fusiforme. Très épaisse dans la région occipitale, cette couche s'amincit en avant; elle est toutefois facile à constater dans le lobe pariétal, où elle relie le pli courbe aux deuxième et troisième circonvolutions temporales et recouvre profondément la mince couche des fibres propres du sillon parallèle.
En arrière du gyrus supra-marginalis, le faisceau occipital vertical de
trajet.
Faisceau occipital transverse du cunéus.
Ce faisceau relie le cunéus à la convexité du lobe occipital et a son bord inféro-externe.
Wemicke se confond avec les fibres postérieures ou descendantes du faisceau arqué ou longitudinal supérieur de Burdach.
Dans leur ensemble, les fibres du faisceau occipito-frontal constituent donc une sorte de cloison verticale, étendue de la pointe occipitale à la branche postérieure de la scissure de Sylvius. Cette cloison est traversée par les nombreuses fibres qui entrent dans la constitution du faisceau longitudinal inférieur, des radiations thalamiques du lobe occipito-temporal et du tapetum; elle est encore traversée par les fibres des faisceaux transverses du cunéus et du lobule lingual. Grâce à ces nombreux entre-croisements, cette couche de fibres verticales est mal délimitée en dehors, elle est au contraire nettement délimitée en dedans par le faisceau longitudinal inférieur, et ses fibres se distinguent, de celles de ce dernier par leur direction et leur coloration moins foncée par la laque hématoxylinique.
Le faisceau occipital transverse du cunéus {stratum cunei transversiim de Sachs) (ftcS), (fig. 290, 384 et 389) relie le cunéus à la convexité du lobe occipital et à son bord inféro-externe ; il appartient à la région du cunéus, ne dépasse pas en avant la scissure pariéto-occipitale,et présente la même origine corticale que le stratum calcarinum. Ses fibres naissent donc de la lèvre supérieure de la scissure calcarine et se portent transversalement en dehors; mais au lieu de s'infléchir en bas comme les fibres du stratum calcarinum, elles se recourbent en haut, passent au-dessus du cône creux formé par la partie occipitale du faisceau longitudinal inférieur, puis traversent le faisceau occipital vertical, se mélangent intimement aux fibres commissurales de projection et d'association de la région, et s'irradient très probablement dans l'écorce de la convexité du lobe occipital et de son bord inféro-externe. Les fibres les plus antérieures se portent un peu obliquement en avant et en dehors, et s'irradient dans le lobule pariétal supérieur et dans le pli courbe (Sachs).
Faisceau occipital Le faisceau occipital transverse du lobule lingual de Vialet (fig. 290 et 389, nn^uàrdTvi'akn.'110 AlgV) est au lobule lingual ce que le faisceau précédent est au cunéus. Entrevu par Sachs, bien étudié par Yialet, ce faisceau naît delà lèvre inférieure de la scissure calcarine, se porte transversalement en dehors, puis recouvre en bas le faisceau longitudinal inférieur qu'il tapisse; ses fibres se réfléchissent une première fois au niveau du diverticule du lobule lingual et du faisceau basai interne de Burdach, une seconde fois au niveau de l'angle inféro-externe de la corne occipitale, puis elles traversent le faisceau occipital vertical de "Wernicke, et s'irradient dans l'écorce de la con-
cc faisceau met la vexité du lobe occipital et de son bord inféro-externe. Ce faisseau, qui relie la lèvre inférieure de la scissure calcarine à la convexité de l'hémisphère, et qui représente, d'après Yialet, la moitié inférieure du système d'association qui met en relation la région calcarinienne avec la convexité occipitale, se trouve quelquefois, dans certaines lésions du lobe occipital, persister intact, parmi les fibres dégénérées de la région, et ces cas sont particulièrement
région calcarinienne en communication avec la convexité du lobo occipital.
instructifs pour l'étude do ce faisceau (fig. 394)(Voy.Th.de Yialel.Obs. III).
Outre ces quatre couches de fibres propres au lobe occipital, Sachs dé- stratum »ro»nuni crit une cinquième couche de courtes fibres d'association propres au cunéus,
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Fig. 389. — Coupe vertico-lransversale du lobe occipital gauche, destinée à montrer l'origine et le trajet des fibres d'association propres du lobe occipital. (Demischématique.)
C, cunéus. — far, fibres arquées. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — fllg V, faisceau transverse du lobule lingual de Vialet. — ftcS, faisceau transverse du cunéus de Sachs. — Fus, lobule fusiforme. — io, sillon inter-occipital. — A', scissure calcarine. — Lg, lobule lingual.— Ig, sillon du lobule lingual. — 0,, 0°, O3, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — o», deuxième sillon occipital. — Ov, faisceau occipital vertical. — oisillon , collatéral. — po, scissure pariéto-occipitale. — nclg, pli cunéo-limbique. — RTh, radiations thalamiques de Gratiolet. — sB, strie de Baillargcr. — strK, stratum calcarinum. — slrprC, stratum proprium cunei. — Tap, tapetum. — V, ruban de Vicq d'Azyr. — Voe, corne occipitale du ventricule latéral.
c'est le stratum proprium cunei de Sachs (fig. 309. strprC). Il s'agit ici encore de fibres verticales comme celles du stratum calcarinum : elles prennent leur origine comme celles de cette dernière couche et comme celles du faisceau transverse du cunéus, dans la lèvre supérieure de la scissure calcarine, puis se portent verticalement en haut, recouvrent les fibres propres des sillons du cunéus et s'irradient dans l'écorce du bord supérieur de l'hémisphère.
couche des fibres Couche des fibres propres des circonvolutions de la face interne de
propres des circnu- ,,,,,. TT 1 i r-i ■• 1 î r-,
voiutious de la lace IRemispnere. — Ine couche de libres verticales, analogues aux fibres sjjjj™* ' propres du cunéus, se trouve également dans le précunéas, dans le lobule
paracentral et dans la face interne de la première circonvolution frontale. Ces fibres, plus ou moins longues, naissent du bord supérieur de l'hémisphère, se portent obliquement en bas et en avant et se terminent autou des scissures calloso-marginale et sous-pariétale. Cette couche de fibres s'étend du cunéus au pôle frontal, et s'entre-croise avec les nombreuses fibres de projection et commissurales qui abordent les circonvolutions de la face interne de l'hémisphère; grâce à la direction oblique de ses fibres, cette couche apparaît foncée sur les coupes vertico-transversales de cerveaux durcis dans le bichromate (fig. 239 à 260), et se distingue par conséquent facilement des radiations calleuses et des fibres de la couronne rayonnante, qui contournent la voûte du ventricule latéral et dont les fibres sont sectionnées parallèlement à leur longueur, ainsi que le montrent nettement les coupes vertico-transversales microscopiques (p. §28 fig. 281 à 287 et 387).
C'est cette couche de fibres propres des circonvolutions de la face interne de l'hémisphère, que Brissaud a désignée sous le nom de faisceau compact et de faisceau diffus du fornix. Il ne peut être question dans l'espèce, ainsi que nous venons de le voir, d'un long faisceau d'association, analogue au cineuhim et étendu du pôle frontal au cunéus, voire même au lobule lingual. Appliquer en outre à la couche des courtes fibres d'association des circonvolutions de la face interne de l'hémisphère le nom de faisceaux du fornix, c'est, selon nous, employer un terme prêtant à confusion. Le terme de fornix est aujourd'hui universellement appliqué au trigone cérébral; l'usage n'a pas en effet fait prévaloir le terme de fornix periphericus, appliqué par Arnold au cingulum. Or, nous distinguons dans le trigone cérébral le corps du fornix, les colonnes du fornix, les piliers du fornix; les travaux de Gudden, Forel, Honegger, etc., ont montré en outre que le trigone cérébral renferme un système fort complexe de fibres : on y décrit, outre le fornix proprement dit, un fornix transversus, un fornix long us direct et croisé, un fornix obliquas, etc. Pour toutes ces raisons nous réserverons donc le terme de fornix au trigone cérébral et désignerons la couche de fibres d'association dont il est question ici, sous le nom de couche des fibres propres des circonvolutions de la face interne de l'hémisphère.
Fibres dassocia- Dans le lobe frontal, le système des fibres d'association propres est beaucoup moins développé que dans le lobe occipital. La corne occipitale, autour de laquelle se groupent les couches sagittales et les différentes couches des courtes fibres d'association, se prolonge en eifet très loin dans le lobe occipital, tandis que la corne frontale ne dépasse guère l'extrémité antérieure du noyau caudé. Sur les coupes vertico-transversales on constate toutefois, immédiatement en avant de la tête du noyau caudé et autour de la
tion du lobe frontal.
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET GOMMISS URAUX.
substance grise sous-épendymaire (Sge) qui double la corne frontale (Vf) en avant, une disposition en couche annulaire, très analogue d'aspect, quoique beaucoup plus réduite, à ce que l'on observe dans la corne occipitale
Fig. 390. — Coupe vertico-transversale de l'hémisphère droit, passant en avant du genou du corps calleux et de la corne frontale du ventricule latéral. Méthode de Weigert. Agrandissement de 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. pour la description de cette coupe, p. 521, coupe n° I.)
Ce, fibres calleuses. — Cing, cingulum. — cm, sillon calloso-marginal. — CR, couronne rayonnante. — FuF«,Fz, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — f\,fi,fa, premier, deuxième et troisième sillons frontaux. — fi, sillon olfactif. — ft, inci'sure du deuxième sillon frontal. — Lu première circonvolution limbique. — mF\, face interne delà première circonvolution frontale. — OF, faisceau occipito -frontal. — oFh partie orbitaire delà première circonvolution frontale. — oFi (Gr), partie orbitaire de la première circonvolution frontale (gyrus rectus). — oFz, partie orbitaire de la troisième circonvolution frontale. — RCc, radiations du corps calleux. — Sge, substance grise sous-épendymaire.
(fig. 390). L'anneau interne se trouve constitué en dedans, en haut et en bas. par les fibres calleuses émanées du genou (Ce), il est complété en dehors par le faisceau occipilo-frontal (OF). Autour de ce premier système de fibres, on trouve l'anneau irrégulier et incomplet formé par les fibres
Les fibres d'association pi-opres au lobe frontal so groupent autour de la couronne rayonnante.
de la couronne rayonnante du lobe frontal (CR). Ces fibres se disposent en une couche épaisse en dehors, en haut et en bas, et mince en dedans, où elle est renforcée par les fibres du cingulum, immédiatement, en avant du genou du corps calleux. Les fibres des parties orbitaires et externe de la couronne rayonnante, sont sectionnées perpendiculairement à leur longueur. Les fibres des parties supérieures de la couronne rayonnante, se trouvent sectionnées plus ou moins obliquement ou parallèlement à leur axe, elles s'irradient en effet dans les faces interne et supérieure de la première circonvolution frontale et dans la première circonvolution limbique (fig. 390).
Cette disposition en couches sagittales ne se retrouve pas sur les coupes horizontales (fig. 391, 296), ces dernières montrent, au contraire, que les fibres calleuses se réfléchissent en avant du ventricule latéral avant de s'irradier dans la troisième circonvolution frontale, et que les fibres de la couronne rayonnante décrivent une courbe en sens inverse autour des fibres calleuses. La disposition en anneaux concentriques n'est due qu'à une fausse apparence, obtenue grâce à la section simultanée des fibres du genou du corps calleux et de ses fibres réfléchies.
C'est autour des fibres de la couronne rayonnante que se groupent les couches desfibres d'association propres au lobe frontal : les unes affectent une direction transversale et relient la face interne du lobe frontal à ses faces orbitaire et externe ; les autres présentent une direction verticale et assurent les connexions, soit entre les différentes circonvolutions de sa face interne, soit entre les circonvolutions de ses faces orbitaire et supéroexterne. D'autres enfin affectent une direction sagittale; elles sont particulièrement nombreuses en avant de l'espace perforé antérieur et s'entrecroisent avec les extrémités antérieures des fibres du faisceau uncinatus, qui viennent s'irradier dans les faces orbitaires des première et troisième circonvolutions frontales.
Mais ces courtes fibres d'association ne se disposent pas en couches compactes comme dans le lobe occipital — elles s'entre-croisent en effet avec les nombreuses fibres de projection et commissurales de la région.
En avant de la substance grise sous-épendymaire, les couches de fibres différenciées perdent rapidement leur individualité, de telle sorte que la plus grande partie de la masse blanche du lobe frontal est formée par l'intime intrication des fibres d'association avec les fibres commissurales et de projection. C'est le long du sillon olfactif, dans le gyrus rectus etla partie orbitaire de la première circonvolution frontale, que l'on peut le mieux suivre les dernières fibres différenciées (fig. 24-2 et 243, p. 442 et 445).
Fibres commissurales.
Fibres eommissualcs.
Les fibres commissurales qui relient les deux hémisphères entre eux, comprennent le corps calleux, la commissure antérieure et le fornix transverse de Forel. Ce dernier faisceau ne peut être séparé du trigone cérébral.
Corps calloux.
Origine ,!,.. iilir,
ralleuses.
aussi renvoyons-nous pour son étude au système dos fibres de projection àurhinencépkalon(Yoy. Trigone cérébral, t. 11).
Corps calleux (Ce).
Les fibres calleuses constituent le système commissaral ou mieux le système d 'association inter-hémisphêrique, qui relie entre elles toutes les circonvolutions du manteau cérébral, à l'exception du lobe olfactif et de l'extrémité antérieure du lobe temporal, régions desservies par le système de la commissure antérieure.
Les fibres calleuses représentent très probablement, d'après Cajal, soit les cylindres-axes des cellules pyramidales petites ou moyennes ou des cellules polymorphes, soit les collatérales ou les branches de bifurcation des longues fibres d'association ou des fibres de projection. Nées de tonle la corticalité cérébrale, elles convergent à la façon des rayons d'une roue vers l'angle externe du ventricule latéral, où elles se réunissent en un faisceau compact qui augmente rapidement de volume, se dirige transversalement en dedans vers la scissure inter-hémisphérique et pénètre dans L'hémisphère du cùté opposé.
Dans leur trajet radié, étendu de l'écorce cérébrale à l'angle externe du ventricule latéral, les fibres calleuses sont connues sous le nom de radiations calleuses (RCc); leur faisceau compact, qui forme la voûte des ventricules latéraux, constitue le corps- calleux proprement dit et comprend, ainsi que nous l'avons vu plus haut (p. 338) : le tronc, le bourrelet,- le genou et le bec du corps calleux.
Les radiations destinées au tronc du corps calleux (fig. 387, p. 774), Radiations du
s'irradient toutes dans un plan vertico-transversal et il est d'autant plus f™"? cUl co'ps cal' facile d'en constater l'existence, sur les coupes vertico-transversales microscopiques colorées selon les méthodes de Weigert ou de Pal, que l'irradiation des fibres de projection se fait suivant un plan oblique.
Elles proviennent de la partie postérieure du lobe frontal, de tout le Leur origine. lobe pariétal, de la partie postérieure du lobe temporal et peut-être de l'insula, par l'intermédiaire de la capsule externe (Schnopfhagen). Les fibres les plus internes naissent de la première circonvolution limbique (L,), des faces interne et supérieure de la première circonvolution frontale (mF,,Fi), du lobule paracentral (Parc), duprécunéus (PrC), de la première circonvolution pariétale (P,) et de la face supérieure des circonvolutions rolandiques (Fa, Pa ; elles se portent obliquement en bas et en dehors, en décrivant une légère courbe à concavité inféro-interne.
Les fibres moyennes naissent des circonvolutions de la face externe de Leur trajet. l'hémisphère deuxième circonvolution frontale (F,), partie moyenne des circonvolutions rolandiques : Pa,Fa) . deuxième circonvolution pariétale (Ps)) et se portent soit obliquement en bas et en dedans, soit transversalement en dedans. Les fibres les plus inférieures, enfin, proviennent des circonvo-
eux
lutions de l'opercule sylvien (OpF3, OpR, OpP.,), de la parlie postérieure du lobe temporal (première et deuxième circonvolutions temporales) (T,,T2) et peut-être des circonvolutions de l'insula (Ia,Ip),en passant par la capsule externe; elles se portent obliquement en haut et en dedans, décrivent une courbe à concavité inféro-interne et traversent le faisceau arqué de Burdach (Arc), le pied de la couronne rayonnante (pCR) et une partie du faisceau occipito-frontal (OF) (fig. 387, p. 774).
Tronc du corps cai- Arrivées au niveau de l'angle externe du ventricule latéral (VI), les radiations calleuses se recourbent à angle droit, et se groupent en un faisceau compact, à direction transversale, qui constitue le tronc du corps calleux (Ce). Sur une coupe vertico-transversale (fig. 387 et 281 à 287), le tronc du corps calleux se présente sous l'aspect, d'un épais faisceau, effilé en dehors, où il entoure en crochet l'angle externe du ventricule latéral. Son sommet correspond au faisceau occipito-frontal (OF). Sa face inférieure est tapissée par l'épendyme ventriculaire et la substance grise sousépendymaire (Sge) particulièrement épaisse en dehors, sa face supérieure est en rapport en dedans avec le tamia tecta (tec) et le cingulum (Cing), en dehors avec les fibres de la couronne rayonnante (Ce), qui décrivent autour du ventricule une courbe en sens inverse de celle du corps calleux. Ces deux espèces de systèmes sont toutefois faciles à séparer l'un de l'autre par dissection, sur des cerveaux convenablement durcis dans l'alcool, et on obtient ainsi les figures bien connues de l'atlas de Foville.
sa texture. Le tronc du corps calleux ne présente pas une structure aussi simple
qu'on l'admet généralement; il n'est pas formé de lamelles régulièrement stratifiées et par conséquent plus ou moins faciles à dissocier; mais, ainsi que le montrent les coupes microscopiques, de faisceaux plus ou moins enchevêtrés qui s'entre-croisent dans tous les sens, au niveau de la
Lo tronc du corps ligne médiane. Les faisceaux superficiels deviennent profonds de l'autre pL uM^mpieVom' CL>,té de la ligne médiane, les fibres des régions antérieures d'un hémisphère s'irradient, après entre-croisement sur la ligne médiane, dans les régions plus postérieures de l'hémisphère du côté opposé et vice versa. Il résulte donc de ce double entre-croisement, que, si le tronc du corps calleux contient, comme l'ont soutenu Reil, Arnold et en particulier Meynert, de véritables fibres commissurales qui relient et associent dans leur fonctionnement les régions homologues et symétriques des deux hémisphères, il contient en outre un grand nombre de fibres d association inter-hémisphériques, qui assurent les connexions de régions asymétriques des deux hémisphères. Le corps calleux représente, en d'autres termes, le plus volumineux et le mieux circonscrit des faisceaux d'association et, « en reliant les régions asymétriques des deux hémisphères, il ramène à l'unité le manteau cérébral divisé en deux parties par la scissure inter-hémisphérique » . (Schnopfhagen).
missure.
Or
gino et trajet Les radiations du qenou du corps calleux (Cc[g]) se comportent comme
des radiations du
nos rauiauons un ci1- , ,,» i ■• • . ■ i î i 1 c 4. 1
nou du corps calleux, celles du tronc. Nées des faces externe, orbitaire et interne du lobe frontal,
elles convergent en rayonnant vers l'angle antéro-externe du ventricule latéral.
Les fibres qui naissent de la troisième circonvolution frontale (F3) s'irradient dans un plan vertico-transversal, et peuvent par conséquent être suivies dans toute leur longueur sur les coupes vertico-transversalcs (fig. 280 et 390). Les fibres originaires des deuxième et première circonvolutions frontales (F2) F,ï s'irradient suivant un plan oblique, qui se rapproche d'autant plus du plan sagittal, que l'on considère davantage les fibres nées de la première circonvolution frontale. Les fibres de la face interne (L,,mF,) se dirigent enfin obliquement en arrière et en dehors. Toutes ces radiations s'entre-croisent avec les fibres d'association propres du lobe frontal et avec les libres de la couronne rayonnante, puis se coudent au-devant de la corne frontale et se réunissent en un faisceau compact, qui se réfléchit en avant du ventricule latéral, comme le faisceau du tronc du corps calleux se réfléchit autour de son angle externe (fig. 391). Ce faisceau compact augmente rapidement de volume grâce à l'adjonction de nouvelles fibres, puis se porte obliquement en dedans et en arrière vers le genou du corps calleux, où il s'entre-croise irrégulièrement avec celui du cùté opposé.
Les fibres superficielles du genou du corps calleux ne se portent donc Le forceps antenor pas directement en avant vers l'extrémité antérieure du lobe frontal; elles °aUrax°d' Arnold ne décrivent pas de chaque côté de la scissure inter-hémisphérique une n'exist0 i,ascourbe à concavité interne, une sorte de pince [forceps anterior ou minor d'Arnold), telle que l'ont décrite les anciens auteurs. Ces apparences, que l'onpeut constater par la dissection de cerveaux durcis dans l'alcool, tiennent à ce qu'en disséquant, on passe du système du corps calleux dans celui de la couronne rayonnante : elles ne se retrouvent pas en effet sur les coupes microscopiques colorées au carmin ou traitées par la méthode de Weigert (fig. 391).
Le genou du corps calleux contiendrait encore d'autres fibres : nous avons vu plus haut que le faisceau longitudinal supérieur ou arqué de Burdacli (fig. 37b, p. 7S4) ne serait autre chose, d'après Schnopfhagen, que des fibres du genou du corps calleux, destinées à relier le lobe frontal d'un côté au lobe temporal du côté opposé.
Nous avons vu en outre (p. 760), que Wernicke décrit un faisceau d'un centimètre et demi d'épaisseur, le faisceau calleux de la capside interne (Balkenbùndel der innerenKapsel),qui, se détachant delà masse blanche du lobe frontal et du genou du corps calleux, longe le bord externe du noyau caudé et se rend dans la capsule interne. Nous avons identifié ce faisceau avec le faisceau d'association occipito-frontal de Forel et Onufrowicz (OF), qui forme le tapetum du lobe sphénoïdal (fig. 381, p. 760). Schwalbe émet l'hypothèse que le faisceau décrit par Wernicke serait un faisceau commissural reliant les deux noyaux caudés entre eux. De prime abord, cette hypothèse n'a rien d'invraisemblable, le noyau caudé ne représentant, ainsi que nous l'avons dit à maintes reprises, qu'une écorce cérébrale plus ou moins modifiée; mais, ainsi que le fait remarquer Wernicke, et nous ne
H^îllct
Via. 391. — Coupe horizontale comprenant les deux tiers antérieurs de l'hémisphère droit et passant au-dessous du genou du corps calleux, par la partie moyenne de la couche optique et les deux segments du noyau lenticulaire. Méthode de Weigert. 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. 570, coupe C.
AM, avant-mur. — Cc(g), genou du corps calleux. — Cc(r), bec du corps calleux (rostrum). — Ce, capsule externe. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. — Ci [g), genou de la capsule interne. — Cing, cingulum. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — cm, sillon calloso-marginal. — CR, couronne rayonnante. — Fi,Fs, Fi, première, deuxième et troisième oirconvolutions frontales. — /i, f>, premier et deuxième sillons frontaux. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — i, sillon insulaire. — la, Ip, insula antérieur et postérieur. — lu, première circonvolution limbique. — le, lame cornée. — Lme, lame médullaire externe du thalamus. — lme, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Lmi, lame médullaire interne du thalamus. — mFi, face interne do la première circonvolution frontale. — Na, Ne, Ni, noyaux antérieur, externe et interne du thalamus. — NC, tète du noyau caudé. — XLi,
Xl.:. troisième et deuxième segments du noyau lenticulaire — OF, faisceau occipito-frontal.
— OF', partie du faiscoau occipito-frontal, s'irradiant dans les trois circonvolutions frontales.
— O/iFl opercule do la troisième circonvolution frontale. — OpR, opercule rol'andiquo. — PaTli, pédoncule antérieur du thalamus. — PlchMo, plexus choroïdes situés au-dessus du trou de Monro. — R, scissure de Rolande — S[v),S(p), branches verticale et postérieure do la scissure de Sylvius. — Sge, substance grise sous-épendymairo. — 5/, septum lucidum. — xo, sillon sus-orbitaire. — ï\, première circonvolution temporale. — Th. couche optique. — 7'</«, pilier antérieur du trigone. — ttli, tœnia thalami. — VA, faiscoau de Vicq d'Azyr. — Zr, zone réticulée ou grillagée.
pouvons que confirmer cette remarque, on ne voit, ni sur les coupes horizontales, ni sur les coupes vertico-transversales ou sagittales, aucun fascicule de ce faisceau pénétrer dans le noyau caudé et s'y irradier, quelques rares fascicules traversent seuls les couches le-o plus superficielles de ce noyau.
Les radiations du bec du corps calleux naissent de la face orbitaire de origine et trajet fa troisième circonvolution frontale (oF3), quelques fibres proviendraient du corps calleux, dos couches les plus inférieures de la capsule externe (Ce) (Schnopfhagen). — Ces radiations s'entre-croisent avec le faisceau uncinatus (Fu), puis se réunissent en un petit faisceau compact, qui se dirige obliquement en dedans et en avant, passe au-dessous de la tète du noyau caudé (NC, fig. 242, p. 442 i, s'épaissit rapidement grâce à l'adjonction de nouvelles fibres qui lui viennent des faces orbitaire et interne de la première circonvolution frontale (oF,, mFi, [Gr]), puis concourt à former la commissure blanche de la base de Henle et s'entre-croise avec celui du côté opposé, au niveau du bec du corps calleux. — Ces fibres n'affectent aucun rapport avec les fibres de la couronne rayonnante, elles sont séparées en effet des couches inférieures du segment antérieur de la capsule interne (Cia) et du pied de la couronne rayonnante du lobe frontal (pCR), par le pont de substance grise qui relie le putamen à la tête du noyau caudé (Voy. fig. 242 et 243, p. 442 et 445).
Radiations du bourrelet du corps calleux, radiations du forceps. — Le origine et trajet
bi.i i, i±* a- • • t des radiations du
ourrelet du corps calleux comprend trois parties, ainsi que nous 1 avons bourrelet du corps
vu plus haut (p. 343). Une partie supérieure, qui n'est autre que l'extrémité postérieure du tronc du corps calleux, une partie inférieure ou réfléchie, qui constitue le splénium proprement dit (Cc[Spl]), et une partie postérieure ou intermédiaire, véritable genou postérieur du corps calleux (Cc[rpj).
Les radiations de la partie supérieure du bourrelet se comportent comme celles du tronc du corps calleux. Il n'en est pas de môme des radiations des parties postérieures et réfléchies; nées de toute l'écorce du lobe occipital et de la partie postérieure du lobe pariétal, ces dernières entourent d'un anneau complet la corne occipitale. Grâce à la saillie de l'ergot de Morand dans la cavité ventriculaire, elles se condensent bientôt en deux faisceaux compactes, l'un inférieur, plus petit, qui reçoit les radiations de la partie inféro-interne du lobe occipital, l'autre supérieur, beaucoup plus volumineux, qui dessert les régions externe et supérieure de ce lobe. Ces deux
calleux.
faisceaux sont reliés l'un à l'autre, dans toute l'étendue de la corne occipitale, par une couche continue de fibres qui tapisse les parois interne et externe de la cavité ventriculaire.En avant de l'ergot de Morand, les deux faisceaux s'unissent intimement l'un à l'autre et constituent le forceps du
Forceps major et corps calleux de Reil et de Burdach. Le faisceau inférieur porte le nom de petite partie, faisceau accessoire ou minor du forceps (Fm1) ; le faisceau supérieur celui de grande partie, faisceau principal ou major du forceps (Fm). Ce dernier faisceau détermine à la partie supéro-interne de la corne occipitale la production d'un relief conoïde, situé en dedans et au-dessus de l'ergot de Morand et connu sous le nom de bulbe de la corne postérieure.
Etudions maintenant en détail comment se comportent les radiations tributaires du forceps.
Les radiations calleuses qui naissent de la pointe occipitale (faces externe, interne et inférieure) convergent vers l'extrémité effilée et postérieure de la corne occipitale. Confondues en arrière avec les fibres d'association et de projection non encore différenciées, elles n'apparaissent en couche annulaire distincte qu'au voisinage immédiat de la cavité ventriculaire. Elles entourent la corne occipitale d'une couche mince et régulière (Tap) fig. 290, p. 860), qui est séparée de la cavité ventriculaire par l'épendyme et la substance grise sous-épendymaire, et qui est recouverte par les couches concentriques des radiations thalamiques (RTh) et du faisceau longitudinal inférieur (Fli).
Fibres de la partie Sur les coupes vertico-transversales, les fibres de celte couche annulaire au forceps.0" mm°r se trouvent toutes sectionnées plus ou moins obliquement. A mesure que la cavité ventriculaire s'ouvre et grandit, et que l'ergot de Morand s'accuse davantage, les fibres de la partie inférieure ou minor du forceps (Fm'), tributaires des lobules lingual (Lg) et fusi forme (Fu), affectent une direction sagittale. Les fibres de la mince couche qui tapisse l'ergot de Morand proviennent des deux lèvres de la scissure calcarine (K) et se dirigent obliquement en haut et en dedans, et plus ou moins parallèlement à la paroi interne de la corne occipitale (fig. 384, p. 768). Il en est de même de la plupart des fibres qui tapissent la paroi externe du ventricule. Nées des troisième et deuxième circonvolutions occipitales (02, 03), ces fibres rayonnent vers la paroi externe du ventricule, traversent les épaisses couches de fibres du faisceau longitudinal inférieur (Fli) et des radiations thalamiques (RTh) ; elles se coudent ensuite brusquement et se portent en haut, parallèlement à la paroi externe du ventricule, puis rejoignent le faisceau principal du forceps dont elles sont tributaires (fig. 384).
Les radiations calleuses qui naissent du cunëus (C) et de la première circonvolution occipitale (0,) convergent, en rayonnant, vers l'angle supérieur de la corne occipitale, traversent les couches des faisceaux d'association et de projection, puis se recourbent en avant et entrent directement dans la constitution du forceps major.
Les fibres du faisceau supérieur ou major du forceps (Fm) affectent une
direction nettement sagittale (fig. 384). Renforcé par les fibres de la paroi Fibres do la partie
, 11 '*xij. l ± 1 j* . i' i ■!••. supdrieuro ou major
externe de la corne occipitale et surtout par le tort contingent, qui lui vient uu forceps. du cunéus et de la première circonvolution occipitale, ce faisceau se porte en avant et reçoit dans les régions antérieures les fibres du pre'cunéus (PrC), de la première circonvolution pariétale (P,) et du pli courbe (Pc). Les fascicules du faisceau major du forceps s'enchevêtrent intimement en avant de l'ergot de Morand, avec les fascicules du faisceau inférieur ou minor. Puis ils se recourbent en dedans, passent en avant du cingulum (Oing) et de l'isthme de la première circonvolution limbique (L[i]), et gagnent l'hémisphère du côté opposé. Le forceps représente donc, en d'autres termes, une sorte de cône creux qui coiffe la corne occipitale et qui est recouvert par deux cônes concentriques, formés par les radiations thalamiques (RTh) et le faisceau longitudinal inférieur (Fli).
Par sa base, le cône creux du forceps s'adosse à la partie supérieure du bourrelet du corps calleux. Les fascicules respectifs de ces deux faisceaux s'intriquentles uns dans les autres, et c'est intimement unis qu'ils gagnent l'hémisphère du côté opposé en constituant le bourrelet du corps calleux.
Nous avons dit plus haut que les radiations de la partie supé- origine et trajet rieure du bourrelet se comportent comme celles du tronc du corps partiTs'upMeure du calleux (fig. 383). Nées de toute la convexité du lobe pariéto-temporal — (deuxième circonvolution temporale [T2], première et deuxième circonvolutions pariétales [P,, P,]), — du précunéus (Prc) et de la partie postérieure de la première circonvolution limbique (L2), ces radiations convergent en ravonnant vers l'anale externe du ventricule latéral, traversent les couches des fibres d'association, des fibres de projection ainsi que les fibres du faisceau occipito-frontal (OF), puis se coudent et se réunissent en un faisceau compact, qui se porte en dedans vers le bourrelet, et dont l'extrémité effilée se réfléchit autour de l'anele externe du ventricule latéral.
bourrelet.
AOl
Dans la description des radiations du bourrelet du corps calleux, nous Tapetum. avons évité à dessein d'employer l'expression de tapetum. Ce terme date de Reil, qui comprenait sous ce nom la mince couche de fibres d'aspect triangulaire, qui tapisse la paroi supéro-externe des cornes sphénoïdale et occipitale; cette couche se continuait en haut avec la partie' postérieure du tronc et du bourrelet du corps calleux, elle atteignait en avant l'extrémité antérieure du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral et s'unissait en arrière, au forceps, au niveau de la voûte de la corne occipitale.
Burdach, au contraire, ne désigne sous le nom de tapetum que la couche de fibres qui tapisse la paroi supéro-externe de la corne sphénoïdale.
Les cas d'agénésie du corps calleux montrent, ainsi que nous l'avons Le tapetum n'aprépété à maintes reprises, que le tapetum n'appartient pas au système du ^Tm^du^orps cai corps calleux, mais au faisceau occipito-frontal de Forel et Onufrowicz. Ces faits tératologiques se trouvent confirmés par la pathologie expérimentale et par l'anatomie pathologique. W. Muratoff a montré en effet que le tapetum reste indemne à la suite de la section du corps calleux , pourvu que
leux,maisau faisceau occipito-frontal.
l'écorce cérébrale ne soit pas accidentellement lésée pendant l'opération. Le tapotum a de même été trouvé intact par Kaufmann, dans un cas de ramollissement presque total du corps calleux. Il est néanmoins problable, que les fibres calleuses entrent pour une certaine part dans la constitution de la paroi externe de la corne occipitale (voy. Faisceau occipito-frontal et fig. 384); sur les coupes vertico-transversales microscopiques sériées, on voit, en effet, un certain nombre de fibres de la paroi externe de la corne occipitale aborder le faisceau principal ou major du forceps. Le départ, dans ce cas, des fibres du tapetum et de celles du forceps, ne peut être fait à l'aide de la méthode des dégénérescences secondaires consécutives aux lésions de l'écorce cérébrale, les fibres du tapetum dégénérant en effet comme celles du forceps à la suite de lésions de l'écorce occipitale. Ce sont les lésions expérimentales ou pathologiques du bourrelet du corps calleux qui aideront à résoudre le problème.
Trajet des fibres Beevor soutient l'hypothèse que le cunéns est dépourvu de fibres calîa méthode des dégé- leuses, nous avons vu plus haut que Brissaud lui refusait des fibres de néreseeaces secoo- projection : Si les hypothèses de ces auteurs étaient fondées, le cunéus serait exclusivement formé de fibres d'association. Or, il n'en est rien, les dégénérescences secondaires démontrent, nettement, qu'une lésion du cunéus retentit fatalement sur le système de projection et le système calleux. Dégénérescence Si le cunéus et la pointe occipitale sont le siège d'un ramollissement dans les usions occï ancien, si, comme dans les figures 392 et 393, il s'agit d'une plaque jaune P'tales- ancienne, occupant la pointe occipitale (0M 02), le gyrus descendens (D),
le cunéus (C), la scissure calcarine (K) et la lèvre calcarine du lobule lingual, avec intégrité des lobules fusiforme (Fus) et lingual (Lg), la dégénérescence des fibres- calleuses se dispose comme suit : les fibres dégénérées de la pointe occipitale et de la base du cunéus revêtent la partie postérieure de la corne occipitale d'un anneau dégénéré complet et sous-épendymaire. Dans les régions plus antérieures (fig. 394), la situation des fibres dégém> rées se modifie, par suite de l'arrivée incessante des fibres saines, provenant soit des lobules lingual (Lg) et fusiforme (Fus), soit des circonvolutions de la face externe et supérieure du lobe occipito-pariétal — (deuxième circonvolution occipitale [0,], pli courbe [Pc], première circonvolution pariétale [P,],précunéus [PrC]). — La zone dégénérée se cantonne aux parois inférieure et externe de la corne occipitale, puis remonte le long de la paroi externe du ventricule, longe la face sous-épendymaire du forceps major, s'enfonce ensuite profondément dans le forceps major et dans le bourrelet du corps calleux, et n'affleure pas la surface apparente du bourrelet (fig. 392). Si cette plaque jaune ancienne respecte un petit îlot cortical, on voit très nettement, ainsi que Vialet l'a bien indiqué, les fibres saines traverser la zone des fibres dégénérées, et aborder soit le forceps major, soit la couche des radiations thalamiques.
Si la lésion est plus localisée encore, si elle n'intéresse que la lèvre pariélo-occipitale du cunéus (C), le tiers antérieur de ce dernier et le pli
cunéo-limbique (fig. 39a), la dégénérescence des fibres calleuses se can- Différences do totonne dans le forceps major et intéresse, au niveau du pli cunéo-lim- SSenM°m"!nt bique, le forceps minor. Après la réunion de ces deux faisceaux, la zone le siès° do la lésiondégénérée s'enfonce dans la profondeur du forceps et du bourrelet du corps calleux , et n'affleure pas sa surface apparente (fig. 395) (J. et A. Dejerine. el thèse de Vialet, Obs. I).
Si la lésion porte au contraire sur la pointe occipitale (0,,02), sur les lobules fusiforme (Fus) et lingual (Lg) (fig. 396, 397 et 398), la dégénéres-
Fig. 392 et 393. — Topographie des lésions dans un cas d'hémianopsie homonyme latérale droite, d'origine corticale. Plaque jaune ancienne du cunéus et des circonvolutions occipitales gauches, légères plaques jaunes sur les deuxième et troisième circonvolutions temporales. Dégénérescence du bourrelet du corps calleux.
Ce cas a trait à un ancien maçon âgé de 78 ans qui fut atteint, à la suite d'une attaque d'apoplexie, d'hémianopsie homonyme latérale droite avec, rétrécissement du champ visuel à droite, de rotation de la tète à gauche, et de diminution du sens musculaire dans le membre supérieur droit, sans troubles paralytiques ni ataxiformes. Le malade entra en observation le lendemain de son attaque, alors qu'il était encore daus le coma et fut suivi pendant les onze mois qu'il survécut. L'hémianopsie homonyme droite avec rétrécissement du champ visuel fut constatée au campimètre et persista pendant les onze mois de survie du malade. La diminution du sens musculaire s'amenda rapidement et disparut un mois après le début des accidents. Sept mois après l'attaque le malade présenta un délire non systématisé, caractérisé par des idées de persécution avec hallucinations de la vue et de l'ouïe. (Dejerintï, Soulier et Aoscber. Deux cas d'hémianopsie homonyme par lésions de l'écorce du lobe occipital. Arch. de Phys., 1890, p. 177 et Vialet, Thèse de Paris, 1893, Obs I.)
cence des fibres calleuses occupe encore la partie inférieure du ventricule, mais elle se cantonne peu à peu dans le faisceau inférieur du forceps ou forceps minor, et occupe dans le bourrelet les parties inféro-postérieures, en particulier le bec et le genou postérieurs (fig. 397 et 398).
En résumé donc, les lésions de la scissure pariéto- occipitale ( po) (fig. 395) . et de la partie postérieure de la scissure calcarine (K) (fig. 392), retentissent sur le forceps major, et la dégénérescence occupe alors la partie profonde du bourrelet. Dans les lésions de la partie occipitale de la scissure collatérale (ot), du pli cunéo-limbique (~ecl), de la partie antérieure de la scissure
calcarine (K), la dégénérescence intéresse de préférence le forceps minor (Fm1), et efileure la surface libre du bourrelet, dont elle occupe les parties postéro-inférieures, c'est-à-dire le bec et le genou postérieurs (fig. 398).
B.GillcL
Fig. 394. — Coupe verLico-transversale du lobe occipital dans un cas d'hémianopsie homonyme latérale droite (Voy. topographie de la lésion, fig. 392 et 393). Cette coupe passe environ à 45 millim. de la pointe occipitale et intéresse le pli courbe (Pc), la scissure pariéto-occipitale (po), la base du cunéus (C) et la partie moyenne du lobule lingual (Lg). Méthode de Pal. 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres.
Les lésions primitives, colorées en orangé, sont limitées à Fécorce cérébrale et épargnent presque complètement la masse blanche, qui n'est le siège que de dégénérescences secondaires colorées en jaune paille. L'écorce cérébrale est ratatinée et sclérosée au niveau des foyers primitif (Ram), qui occupent les deux lèvres et le fond de la scissure calcarine (K), la face du cunéus (C) qui regarde la scissure pariétooccipitale (po), le fond du sillon inter-pariétal (ip) et le fond du deuxième sillon temporal (U).
Les dégénérescences intéressent le stratum calcarinum (strK), la masse blanche du cunéus (C), les radiations thalamiques (RTh), le tapetum (Tap) et le forceps major du corps calleux (Fm). Le faisceau longitudinal inférieur (Fli) est très peu touché, si ce n'est au fond de la scissure calcarine (K).
Les courtes fibres d'association du lobe occipital telles que le faisceau transverse du cunéus de Sachs (ftcS), le faisceau transverse du lobule lingual de Vialel (ftlgV), le faisceau occipital perpendiculaire ou vertical de Wernicke (Ov) sont peu lésés et se voient avec beaucoup de netteté sur celte coupe.
La dégénérescence du stratum calcarinum, de la masse blanche du cunéus et la zone de dégénérescence qui occupe la partie supéro-interne des radiations
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMM1SSURA1JX.
thalamiques et le forceps major du corps calleux, relèvent évidemment delà lésion du eunéus. Quant à la zone de dégénérescence qui occupe la paroi inférieure de la corne occipitale, elle doit être rapportée à la lésion de la pointe occipitale.
Sur les coupes qui passent en arrière de la coupe actuelle, les fibres dégénérées du tapetum et des radiations thalamiques entourent la corne occipitale d'un anneau dégénéré complet.
Sur les coupes qui passent en avant de cette coupe, la dégénérescence des fibres du tapetum se cantonne (grâce à l'apport incessant de nouvelles fibres) à la partie externe et supérieure du ventricule et à la face sous-épendymaire du forceps major, et se localise nettement dans la profondeur du bourrelet du corps calleux. La dégénérescence des fibres des radiations thalamiques se continue au contraire à la paroi inféro-externe du ventricule et peut être suivie jusqu'aux noyaux gris centraux, où elle retentit sur les fibres radiées du pulvinar, sur la zone de Wernicke et la partie postéro-externe du corps genouillé externe (Pour ces coupes, voy. chap. suiv., t. II et Yialet, Thèse de Paris, 1893).
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Les lésions du lobe occipital, et en particulier celles du eunéus, entraînent donc une dégénérescence des fibres du système calleux, mais elles retentissent en outre, comme toute lésion corticale un peu étendue, sur les systèmes d'association et de projection. Au voisinage du foyer primitif, les courtes fibres d'association sont toutes dégénérées; à mesure que l'on s'éloigne du foyer primitif, la dégénérescence se cantonne sur les longues fibres d'association, sur les fibres du système calleux et sur les fibres du système de projection. Or, les travaux expérimentaux de Gudden, Munk. Forel, v. Monakow, les importantes recherches cliniques et anatomo-pathologiques de v. Monakow, Henschen, Yialet, montrent que ces lésions entraînent à leur suite, une dégénérescence secondaire des radiations thalamiques. du pulvinar, de la partie postéro-supéro-externe du corps genouillé externe, du tubercule quadrijumeau antérieur, et, dans quelques cas, de la bandelette optique.
Fig. 395. — Hémianopsie homonyme gauche d'origine corticale. Plaque jaune ancienne de la face antérieure du eunéus et du pli cunéo-limbique. Dégénérescence des radiations thalamiques et du bourrelet du corps calleux. (J. et A. Dejerine, Soc. de Biologie, 1892 et Thèse de Vialet, 1893.)
C, eunéus. — CB, carrefour olfactif de Broca.
— Ce, corps calleux. — cm, sillon calloso-marginal. — Fus, lobule fusiforme. — A', scissure calcarine. — K-tpo, union de la scissure calcarine et de la scissure pariéto-occipitale. — L\, première circonvolution limbicpie. — Lg, lobule lingual. — L{i), isthme du lobe limbique.
— mFi, face interne de la première circonvolution frontale. — mF,{Gr), face interne du gyrus rectus. — ot, sillon collatéral. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — so, sillon sus-orbitaire de Broca. — TA, thalamus (couche optique).
Mais, fait important, ces lésions du lobe occipital ne déterminent pas de dégénérescence dans le pied du pédoncule. Ainsi que nous l'avons dit plus haut, le pied du pédoncule et en particulier son cinquième externe, formé par le faisceau de Tûrck, dégénère non à la suite de lésions du lobe occipital, mais consécutivement à