‹ Anatomie des centres nerveux (volume 2)Chapitre 76 sur 85 · TUS · texte numérisé non relu

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Le corps calleux dégénère à la suite de toute lésion éten- <luc do l'écorce.

des lésions de la partie moyenne du lobe temporal et en particulier des deuxième et troisième circonvolutions temporales.

Les dégénérescences des fibres calleuses s'observent non seulement à la suite de lésions du lobe occipital, mais consécutivement à n'importe quelle lésion un peu étendue de la corticalité cérébrale, comme l'ont mon-

H.fyllrt

Fig. 396 et 397. — Topographie des lésions dans un cas de cécité verbale pure. Plaque jauneancienne — indiquée par des hachures — de la base du cunéus, de la pointe occipitale, de la partie postérieure des lobules lingual etfusiforme et du sillon collatéral ou occipito-temporal. La zone pointillée représente le siège d'un ramollissement récent qui a entraîné la mort du malade. Dégénérescence du bourrelet du corps calleux (Voy. fig. 398).

Ce cas a trait à un malade que l'un de nous a observé et suivi pendant quatre ans et qui présentait les symptômes suivants : cécité verbale totale — littérale et verbale — chez un homme de soixante-huit ans, très intelligent et très cultivé. Cécité musicale. Conservation complète de la lecture des chiffres ainsi que de la faculté de calculer. Pas trace de surdité verbale, ni de troubles de la parole. Pas d'aphasie optique ni de cécité psychique. Conservation complète de l'écriture spontanée et sous dictée. Écriture d'après copie, pénible et défectueuse. Hémianopsie homonyme latérale droite avec hémiachromatopsie du même côté. Intégrité de la motilité, de la sensibilité générale et spéciale, ainsi que du sens musculaire. Mort subite, après avoir présenté pendant dix jours de la paraphasie avec agraphie totale, sans trace de surdité verbale.

En résumé, l'histoire clinique et analomo-pathologique de ce malade se compose de deux stades : Pendant le premier stade qui a duré quatre ans, cet homme présenta le tableau clinique le plus pur que l'on puisse imaginer de la cécité verbale pure — cécité verbale avec intégrité de l'écriture spontanée et sous dictée ainsi que de la parole, et relevant des lésions anciennes du lobe occipital. Pendant le deuxième stade, qui ne dura qu'une dizaine de jours, la cécité verbale pure se transforma en cécilé verbale avec agraphie et troubles de la parole, par suite de la lésion du lobule pariétal inférieur et du pli courbe. (J. Dejemne, Soc. de Biologie, 1892; Dejerlne et Vialet, Soc. de Biologie, 1893, et Thèse de Vialet, 1893.)

tré les recherches expérimentales de Gudden, v. Monakow, Shcrrington, Langley et Grùnbaum, Muratoff, etc.; le siège et le nombre des fibres calleuses dégénérées, sont proportionnels au siège et à l'étendue du foyer cortical (Forel, Muratoff).

Les fibres calleuses qui se réfléchissent autour de l'angle externe du ventricule latéral, sont souvent impliquées dans les lésions sous-corticales ou dans les foyers primitifs, étendus de l'écorce cérébrale à l'épendyme ventriculaire. Dans ce dernier cas, le champ des fibres calleuses dégénérées est

souvent beaucoup plus étendu que la lésion corticale ne le faisait prévoir.

A l'appui de cette assertion, nous pouvons citer le cas des Qg. 399 et 400. Il s'agit ici d'une lésion étendue du pli courbe (Pc), de l'opercule sylvien (0pFs,0pR,0pP2), de l'insula et de la lèvre temporale de la première circonvolution temporale (T,) avec intégrité de toute la face interne de l'hémisphère, de sa face inférieure, et du tiers supérieur de sa face externe (fig. 399 .

La fig. 400 représente-une coupe sagittale de l'hémisphère du côté opposé à la lésion; elle est destinée à montrer les dégénérescences des fibres calleuses à la suite de cette vaste lésion de l'bémisphère gauche. La dégénérescence intéresse, ainsi que la lésion corticale le faisait prévoir, les quatre cinquièmes postérieurs du tronc du corps calleux, mais elle est en outre extrêmement accusée au niveau du bourrelet du corps calleux, en particulier de ses bec et genou postérieurs. Dans ce cas la distribution du champ de dégénérescence parait donc être en contradiction flagrante, d'une part, avec l'intégrité de l'écorce du cunéus du lobule lingual, du lobule fusiforme et de la pointe occipitale et, d'autre part, avec ce que nous avons dit plus haut sur les dégénérescences du bourrelet consécutives à des lésions du lobe occipital.

Mais l'examen méthodique de la pièce, par la méthode des coupes microscopiques sériées, montre qu'au niveau du pli courbe, la lésion primitive a atteint l'épendyme ventriculaire, qu'elle a sectionné les radiations thalamiques et le forceps du corps calleux, et cette dégénérescence si prononcée du bourrelet trouve ainsi une explication toute naturelle.

Lorsqu'il s'agit de déterminer chez l'homme les dégénérescences consécutives à des lésions corticales, on ne saurait donc prendre trop de précautions pour bien topos;raphier,non seulement l'étendue de la lésion corticale,

-, f , T , , • ,. , • ,, ■ la topographie d'une

mais surtout sa profondeur. Les lésions corticales qui paraissent les mieux lésion corticale. circonscrites, les mieux délimitées, les plus petites sont souvent très profondes, détruisent une grande étendue de substance blanche, fusent sous la cavité ventriculaire, sectionnent des faisceaux importants, et il ne faudrait pas, dans ces cas, rapporter à la lésion corticale, la dégénérescence due à la section des faisceaux sous-jacents.

Importance des coupes microscopiques sériées pour établir exactement

En résumé, le corps calleux est donc formé par un grand nombre de fibres qui, venant de toute la corticalité cérébrale (à l'exception du lobe olfactif et de la pointe temporale), s'entre-croisent sur la ligne médiane, à la manière des fibres de la commissure antérieure de la moelle, et se terminent dans l'écorce de l'hémisphère du côté opposé. Ces fibres qui représentent, soit les cylindres-axes directs des cellules pyramidales ou polymorphes, soit les branches de bifurcation des fibres de projection ou d'association, émettent de nombreuses collatérales avant ou après leur entre-croisement. Il ne peut donc être question ici d'un système commissural dans le sens étroit de Meynert, reliant deux points symétriques de l'hémisphère, mais bien d'un système d'association intra et inter-hémi-

Le système calleux constitue non pas une commissure, mais un système d'association intra et inter-hémisphérique.

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H.GilUt

Fig. 398. — Coupe vertico-transversale de la partie postérieure de l'hémisphère gauche dans un cas de cécité verbale pure (Voy. fig. 396 et 397, la topographie de la lésion). 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Les parties dégénérées sont teintées en jaune.

La coupe passe par la partie postérieure du bourrelet du corps calleux et par le foyer de ramollissement récent (Rr) du pli courbe. Elle intéresse en outre au niveau delà paroi inférieure de la corne occipitale (Voc), à la base du lobule iusi forme (Fus), la partie antérieure du foyer ancien datant de quatre ans. Sur des régions postérieures au plan par lequel passe celte coupe, le foyer ancien a pénétré jusqu'à l'épendyme ventriculaire et a complètement détruit le tapetum (Tap), les radiations thalamiques (Rïh) et le faisceau longitudinal inférieur (Fli). Sur la coupe actuelle, la lésion n'a sectionné que le faisceau longitudinal inférieur et a entraîné : 1° une dégénérescence extrêmement accentuée de ce faisceau qui peut être suivie en avant jusqu'au delà du noyau amygdalien; 2° une dégénérescence extrêmement marquée des radiations thalamiques, qui s'accuse avec une netteté remarquable en avant, dans la zone de Wernicke, le pulvinar et le corps genouillé externe; 3° une dégénérescence extrêmement nette des fibres calleuses, qui sur les coupes sériées, peut être suivie dans le faisceau inférieur ou minor du forceps (Fm'). Sur la coupe actuelle on voit ces fibres dégénérées longer la paroi interne de la corne occipitale, se rassembler pour former le faisceau inférieur du forceps et s'enchevêtrer intimement au niveau

du bourrelet du corps calleux, avec les fascicules sains du forceps moyeu (Fm). La ligue pointillée correspond à la coupe horizontale pratiquée sur cet hémisphère.

cm', branche verticale du sillon calloso-marginal. — Fc, fasciola cincrca. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Fli', faisceau longitudinal infériour au voisinage du sillon collatéral [ot). — Fm, forceps major ou partie principale du forceps. — Fm' , forceps minor ou petite partie du [forceps, dont on peut suivre les faisceaux dégénérés s 'enchevêtrant avec les faisceaux du forceps major et du bourrelet du corps calleux. — Fpa, foyer do ramollissement ancien, avant sectionné le faisceau longitudinal inférieur. —/V, libres tangentielles. — Fus, lobule fusiformo.— ip, sillon inter-pariétal. — K+po, branche commune aux scissures oalcarine et parioto-occipitale. — L{i), isthme du lobe limbique. —Lg, lobule lingual. — oisillon collatéral. — /',. P., première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Parc, lobule paraecntral. — pov, sillon post-rolandique. — PrC, précunéus — R, scissure de Rolando. — RTh, radiations thalamiques de Gratiolet. — sp, scissure sous-pariétale. — t\, branche verticale du sillon parallèle. — T2, 3'3, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ti, h. deuxième et troisième sillons temporaux. — Tap, tapetum. — lec, teenia tecta. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral.

Fig. 399. — Plaque jaune ancienne occupant une grande partie de la face externe de l'hémisphère gauche, ayant déterminé, entre autres dégénérescences secondaires, la dégénérescence du tronc et du bourrelet du corps calleux, représentée dans ht figure 400. (D'après une photographie faite après durcissement de la pièce dans le liquide de Miiller. Le foyer primitif est coloré en orange.)

Ce cas a trait à un homme que l'un de nous a observé pendant six ans dans son service de Bicètre, qui, atteint à l'âge de 37 ans d'hémiplégie droite avec aphasie, mourut à l'âge de 43 ans. Pendant son séjour à l'hospice, il présenta les symptômes suivants : Hémiplégie droite avec contracture très marquée. Aphasie motrice et sensorielle. Épilepsie partielle débutant par la main droite s'étendant au membre inférieur correspondant et se généralisant ensuite. L'aphasie motrice était presque totale, le malade ne pouvant prononcer que quelques mots, toujours les mêmes : « Paris, Lyon, oui, non, parole, idée », entrecoupés des interjections «ah, han.» Impossibilité de répéter les mots et de chanter. Cécité verbale complète, le malade ne reconnaissait aucun mot imprimé ou manuscrit, sauf son nom propre Mort..., les mots Lyon — il était employé à la gare de Lyon — le mot hôpital, et celui de chef de gare. Par contre il reconnaissait la plupart des lettres et pouvait les épeler. Il y avait donc chez lui cécité verbale sans cécité littérale. De la main gauche le malade écrivait correctement son nom et rien d'autre. Sous dictée, il ne pouvait tracer un seul mot. Par contre il copiait assez correctement les modèles que l'on plaçait devant ses yeux. Il copiait du reste très lentement et sans comprendre ce qu'il copiait, sauf lorsqu'il copiait son nom ou les quelques mots qu'il pouvait

SI

lire. Pendant les deux premières années de son séjour à Bicêlre.il présenla un degré assez prononcé de surdité verbale qui disparut par la suite.

Dans le cas actuel il s'agit donc d'un malade qui, atteint d'aphasie motrice et sensorielle avec hémiplégie droite, avait recouvré la faculté de comprendre la parole parlée et était resté aphasique moteur, alexique et agraphique.

Cc(Spl)

Fig. 400. — Coupe sagittale microscopique de la face interne de l'hémisphère sain du cas précédent (fig. 399), montrant l'atrophie de la partie postérieure du tronc du corps calleux ainsi que de son bourrelet. Méthode de Weigert. 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Les parties dégénérées sont teintées enjaune. Pour se rendre compte de l'atrophie du corps calleux, comparer avec la coupe sagittale macroscopique grandeur naturelle de la figure 268.

Ce, tronc du corps calleux. — Cc(g), genou du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splénium). — Cing, cingulum. — cm, sillon calloso-marginal. — cm', sa partie verticale. — fAe, fibres d'association externes de Meyncrt. — £i, première circonvolution limbique. — mF,, face interne de la première circonvolution frontale. — NC, noyau caudé. — Parc, lobule paracentral. — parc, sillon paraccntral. — PrC, précunéus. — Tiplp, pli pariétolimbique postérieur. — sB, strie de Baillarger. — sec, sinus du corps calleux. — SI, septum lucidum. — tec, tfenia tecta. — Tg(Ly), lyre de David et trigone cérébral. — VI, ventricule latéral.

sphérique, assurant le fonctionnement simultané de différents points de l'écorce cérébrale du même côté et du côté opposé.

Quant à l'ancienne opinion de Foville reprise par Hamilton, que le corps calleux représente un entre-croisement des deux capsules internes, aucun fait anatomo-palhologique ne peut être invoqué à l'appui de cette hypothèse. Les sections expérimentales du corps calleux, pratiquées sur le chien par Muratoff, montrent au contraire nettement, qu'aucune fibre dégénérée ne pénètre dans la capsule interne, et c'est un fait aujourd'hui universellement admis, que les lésions corticales d'un hémisphère ne retentissent pas sur la capsule interne de l'hémisphère du côté opposé.

Commissure antérieure (coa). Si le corps calleux représente un

FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMlSSUKAt X. SOU

système d'association inter-hémisphérique, la commissure antérieure semble commissuro antceonstituer un véritable système d'association, dans le sens que le comprenait Meynert. réunissant deux points symétriques des hémisphères. Elle apparaît déjà dans la série des Vertébrés intérieurs, alors que le corps calleux n'existe que chez les mammifères supérieurs, où son développement est en raison directe de celui du manteau cérébral.

La commissure antérieure est un faisceau blanc très apparent, assez sa forme, sos irrégulièrement cylindrique, et représente dans son ensemble un long fer îi pm cheval, dont la convexité serait dirigée en avant et dont les deux extrémités sont étalées en éventail. Sa partie moyenne, est libre et appartient au bord antérieur du troisième ventricule (Vs). Située auniveau de l'angle inférieur du septum lucidum, la face postérieure de la commissure antérieure est tapissée par la substance grise centrale du troisième ventricule (Sgc), et croisée obliquement par les piliers antérieurs du trigone (Tga) (fïg. 201 à 203). Elle forme avec ces derniers un espace triangulaire, la vulve ou recessus triangidaris, qui établissait à tort, pour les anciens anatomistes, une communication entre le ventricule du septum lucidum et le troisième ventricule.La face antérieure de la commissure antérieure est recouverte par la commissure blanche de la base de Henle, fait un léger relief en avant du bec du corps calleux et sépare ce dernier de la lame sus-optique. Sur une coupe verticale et sagittale (fig. 195, p. 33o), sa surface de section est ovalaire, son diamètre vertical mesure o millimètres, son diamètre horizontal 3 à 4 millimètres.

La commissure antérieure n'est libre qu'au niveau de la face posté- sou trajet. rieure de sa partie moyenne. Ses parties latérales s'enfoncent dans la substance perforée antérieure, se dirigent d'abord en dehors et un peu en avant, puis s'infléchissent graduellement en arrière et en bas, s'engagent au-dessous du corps strié, et se creusent à la face inférieure de ce dernier une gouttière plus ou moins profonde, signalée par Gratiolet sous le nom de canal de la co?)i?7iùsure antérieure. En avant, ce canal est compris entre la canal do la comsubstance perforée antérieure et la tète du noyau caudé (fig. 316), il sépare ensuite le globus pallidus du putamen (fig. 229, 244, 268, 269, 282), croise la face inférieure du putamen (fig. 230, 246, 283), longe ensuite ce noyau en dehors (fig. 231, 312, 401), concourt à former la partie postéro-inférieure de la capsule externe (fig. 312, 401), s'entre-croise avec le faisceau longitudinal inférieur et limite en dehors le noyau amygdalien (fig. 246).

La commissure antérieure peut donc être suivie, soit par Ja dissection de cerveaux durcis dans l'alcool, soit surtout à l'aide de coupes verticotransversales ou horizontales sériées, jusqu'au niveau du sillon marginal postérieur de l'insula (fig. 401) et de la face externe du noyau amygdalien. Elle décrit une courbe analogue à celle de la bandelette optique, dont elle est séparée par la substance perforée antérieure et par l'anse pédonculaire de Gratiolet (substance innommée de Reichert) (Sti). •

Mais la courbe que décrit la commissure antérieure n'est pas parallèle ses rapports avec à celle de la bandelette optique; sur une série de coupes parallèles à la

missure.

la bandelette optique

direction de cette dernière (voy. série IV. p. 631, fig. 316 à 323\ la commissure antérieure se trouve sectionnée obliquement et se présente sous l'aspect d'un ovale; sur une série de coupes horizontales parallèles à un

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Fig. 401. — Coupe horizontale microscopique passant par la commissure antérieure et la région sous-optique inférieure. Méthode de Weigert. 2 1 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. pour la description de cette coupe p. 616, coupe n° 12.)

Al, anse du noyau lenticulaire. — Ah-, alvéus. — AM, avant-mur. — hd. bandelette diagonale de Broca. — BrQa. bras du tubercule quadrijumeau antérieur. — Bi-Qp + Rm. union du bras du tubercule quadrijumeau postérieur avec le ruban de Reil médian. — CA, corne d'Ammon. — Ce [g), genou du corps calleux. — Ce, capsule externe. — Ce.r, capsule extrême. — Cg, cironvolution godronnée. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — Cia. segment antérieur de la capsule interne. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — Cirl, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — CL, corps de Luys. — CM, commissure de Meynert. — coa, commissure antérieure. — eop. commissure postérieure. — ds, diTerticule du subiculum. — Fi. troisième circonvolution frontale. — Fcop, faisceau de la commissure postérieure. — fg, sillon limbrio-godronné . — FI. faisceau lenticulaire de Forel. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Flp. faisceau longitudinal postérieur. — FM, faisceau rétroflexe de Meynert. — FT. faisceau de Tiirck. — h, sillon de l'hippocampe. — la, insula antérieur. — Ip, insula postérieur. — le, lame cornée et uenia semi-circularis. — lune, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Imi. lame médul-

laireinterne du noyau lenticulaire. — £ms,lame médullaire superficielle. — majSillon marginal antérieur de l'insula. — mp, sillon marginal postérieur de l'insula. — NC, tète du noyau caudé. — NC, queue du noyau oaudê. — NLs, NL°, NLU premier, deuxième et troisième segments du noyau lenticulaire. — pCR, pied do la couronne rayonnante. — PiT/i, pédoncule intérieur de la couche optique. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — RC, radiations de la calotte. — RTh, radiations optiques de Gratiolet. — %c, substance grise centrale. — Sge, substance grise sous-épendymairc. — Sih, scissure inter-hémisphérique. — Sti, substance innommée de Reiehert. — Tap, tapetum. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — W, troisième ventricule. — VA, laisceau de Vicq-d'Azyr. — Vf, corne frontale du ventricule latéral. — VI, ventricule latéral. — II, bandelette optique.

plan passant parles commissures antérieure et postérieure (voy. série III, p. 577. fig. 310, 312), la commissure antérieure est sectionnée parallèlement à son axe et se trouve intéressée dans tout son trajet (fig. 401), tandis que la bandelette optique est au contraire sectionnée obliquement. En d'autres termes, la commissure antérieure, sensiblement parallèle à la bandelette optique en arrière, est située en avant sur un plan plus élevé.

La commissure antérieure est formée de fibres fines, se colorant faiblement par l'bématoxyline et présentant sur les coupes traitées par les méthodes de Pal ou de "Weigert l'intensité de coloration des radiations thalamiques et du faisceau uncinatus ; ses fibres se distinguent par conséquent facilement des fibres du faisceau longitudinal inférieur. Au niveau de la partie moyenne de la commissure antérieure, les fibres sont disposées en couches parallèles régulièrement superposées ; elles ne s'entre-croisent pas sur la ligne médiane et constituent vraisemblablement de véritables fibres commissurales ; au niveau des parties latérales, les fibres subissent une torsion, de telle sorte que les fibres postérieures deviennent inférieures puis externes et les fibres antérieures, supérieures, puis internes.

La commissure antérieure comprend deux parties : l'une hémisphérique, l'autre olfactive.

La partie olfactive de la commissure antérieure, bien décrite par Meynert, est très petite chez l'homme, mais atteint un grand développement chez les animaux osmatiques. Elle appartient à la partie moyenne de la commissure antérieure, se détache, en dedans du corps strié (fig. 244), puis s'enfonce verticalement dans la substance perforée antérieure, se recourbe en avant et atteint le tubercule olfactif. Elle contient : 1° des fibres commissurales reliant l'un à l'autre les deux lobes olfactifs et représentant un véritable chiasma olfactif (Meynert) , et 2° des fibres qui s'entre-croisent sur la ligne médiane, et unissent le lobe olfactif d'un côté au lobe temporal du côté opposé.

L'origine corticale de la partie hémisphérique de la commissure antérieure est fort discutée. Burdach (1822), Gratiolet (1839 à 1857) et Meynert (1865), l'ont suivie par la dissection jusque dans le lobe occipital; Arnold 1851) et Luys (1865) n'ont pu la suivre au delà du lobe temporal. Pour Foville 1844), elle s'étendait à tout le lobe limbique (première et deuxième circonvolutions limbiques (L^L, [H]), substance perforée antérieure, noyau amygdalien'i ; pour Meynert, elle représentait le système commissural de la face inférieure des lobes temporo-occipitaux; pour Gan-

Texturede la commissure antérieure.

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