Partie hémisphérique de la commissure antérieure
Opinions dos auteurs sur son origine corticale.
res
ser (1879), dont l'opinion fut admise par Wernicke (1881) et par Édinger (1885), elle constituait la commissure des lobes temporaux (de là le nom de partie temporale, sous lequel Ganser désigne la partie hémisphérique de la commissure antérieure) ; pour Schwalbe (1881), elle représentait la commissure des lobules de l'insula. Tout récemment enfin, Edinger (1893), revenant à l'ancienne opinion de Foville, considère la commissure antérieure comme la commissure du rhinencéphalon : sa partie olfactive relierait les deux lobes olfactifs, sa partie hémisphérique unirait entre elles les deux circonvolutions de l'hippocampe et l'écorce adjacente du manteau cérébral; la commissure antérieure posséderait en outre chez les mammifères une partie ascendante, qui relierait entre elles les deux premières circonvolutions limbiques, en passant par la capsule externe. son étude par la Voyons maintenant ce que nous enseigne chez l'homme l'étude des
méthode des dégéné- , , i • t • î w r
rescences seconda-- dégénérescences secondaires. Les premiers cas de dégénérescence secondaire de la commissure antérieure à la suite, des lésions corticales ont été rapportés par Popoff et par Flechsig en -1886. Pour ces auteurs, la commissure antérieure représente la commissure des lobules linguaux. Dans le cas de Popoff, il s'agit d'une dégénérescence presque totale de la commissure antérieure avec intégrité de sa portion olfactive, consécutive à une lésion bilatérale du lobule lingual (Lg), de la partie adjacente du cunéus (C), du lobule fusiforme (Fus) et de la partie postérieure de l'hippocampe (H). Dans le cas de Flechsig il s'agit d'une lésion unilatérale, intéressant le lobule lingual (Lg), le cunéus (C), la pointe occipitale (Oj, CL), le lobule fusiforme (Fus) et la partie postérieure de la circonvolution de l'hippocampe (H); la dégénérescence de la commissure antérieure était dans ce cas beaucoup moins accusée que dans le cas de Popoff.
A notre connaissance, ces deux cas sont les seuls cas publiés. Pour aider à résoudre ce problème de l'origine corticale de la commissure antérieure, nous avons d'une part compulsé l'œuvre importante de Henschen, et d'autre part examiné, au point de vue des dégénérescences de la commissure antérieure, le matériel recueilli par l'un de nous dans son service de Bicètre.
Les quatre cas de lésion unilatérale du lobule lingual, rapportés par Henschen, sont très analogues au point de vue de l'étendue du ramollissement cortical, à ceux de Popoff et de Flechsig. Dans un cas, l'état de la commissure n'est pas noté; dans deux cas, elle est normale; dans le quatrième cas, il existe une dégénérescence partielle de la commissure antérieure, mais l'auteur dit expressément que sa partie postérieure était intéressée dans le foyer primitif, qui atteignait la partie postérieure du putamen.
Quant à notre expérience personnelle, la commissure antérieure n'est pas dégénérée dans le cas de ramollissement cortical du cunéus (C), de la pointe occipitale (O^O») et de la lèvre calcarine du lobule lingual (Lg) (topographie dans les fig. 392 à 394); elle est normale également dans le cas de cécité verbale pure intéressant le lobule lingual (Lg), la pointe occipitale (Oj, 0») et en particulier les deux lèvres des scissures calcarine (K)
et collatérale (ot) (Voy. topographie des lésions fig. 396 et 397 et t. 11). Nous l'avons trouvée de mémo normale, dans trois autres cas de plaques jaunes du lobule lingual, dans lesquels la topographie de la lésion peut être superposée aux cas de Popoff et de Flechsig. Nos cinq cas La commissure anpersonnels et les deux cas négatifs de Henschen infirment l'opinion de 'é»°«r6n°1'd«n!tPas
■T o ^ r los doux lobules lui-
Popoff et de Flechsig. La commissure antérieure ne peut donc èlre consi- guaux. dérée comme la commissure des lobules linguaux ; elle ne dégénère, dans ces cas, que lorsque son segment postérieur est intéressé dans le foyer primitif.
La commissure antérieure ne dégénère pas à la suite de lésions de la face externe du lobe temporal et qui atteignent en profondeur l'épendyme ventriculaire, ainsi que nous avons pu nous en assurer dans trois cas personnels.
Il n'est pas rare, par contre, de voir la commissure antérieure comprise dans les foyers hémorrhagiques de la capsule externe et de la partie postérieure du putamen, ou dans les plaques jaunes qui intéressent la circonvolution postérieure de l'insula (Ip), la région rétro-insulaire (Tp), la première circonvolution temporale (Tj) et le gyrus supra-marginalis (P2 [Gsm]). Il serait intéressant dans ces cas de suivre dans l'hémisphère sain, le trajet des libres dégénérées delà commissure antérieure.
Dans deux cas, nous avons pu suivre les fibres dégénérées jusqu'à la capsule externe et la partie postérieure du putamen de l'hémisphère opposé à la lésion. Nous n'avons pu les suivre plus loin, les coupes sériées de ces cas remontent à cinq ans, et les pièces n'avaient pas été préparées en vue de l'étude des fibres dégénérées dans la masse blanche de l'hémisphère sain.
De l'ensemble de ces recherches, il résulte donc que l'origine corticale L'origine corticale
, , ,.*,.-,,. ii ■ i r ■ , de la commissure an-
de la partie hémisphérique de la commissure antérieure, reste encore a Prieure est encore trouver. Nous espérons du reste pouvoir apporter, dans le tome II de cet «"^terminée. ouvrage, de nouveaux documents pour l'étude de cette question.
Capsule externe (Ce). — La capsule externe contient un grand nom- capsule externe. bre de fibres commissurales et d'association, aussi son étude se trouvet-elle tout indiquée à la fin de ce chapitre. Elle n'est toutefois pas dépourvue de fibres de projection, et fournit le contingent principal des fibres du pédoncule inféro-interne de la couche optique (PiTh) (Voy. t. II).
Recouverte par l'écorce des circonvolutions de l'insula, par la capsule extrême et par l'avant-mur, la capsule externe est située à la face externe du putamen. à laquelle elle est unie par quelques rares fibres à myéline ; il n'existe, en effet, entre ces deux organes, aucune fente linéaire ni aucune cavité virtuelle, mais de nombreux vaisseaux (artères lenticulo-caudées et lenticulo-striées), qui sont le point de départ fréquent de l'hémorrhagie cérébrale. Sur un cerveau durci par l'alcool ou les bichromates, la capsule externe se présente, après ablation de l'écorce insulaire ainsi que de la capsule extrême et de l'avant-mur, sous l'aspect d'un éventail à demi déployé
(Ce,fig. 375) dont la base, croisée par les fibres du faisceau arqué ou longitudinal supérieur, décrit une courbe régulière, qui correspond au bord supérieur du putamen et au pied de la couronne rayonnante et dont le sommet correspond à la commissure antérieure. Les fibres de la partie moyenne de la capsule externe se dirigent verticalement en baut, celles des parties antérieure et postérieure se portent obliquement en haut en dehors et en avant, ou en haut en dehors et en arrière, et se rapprochent d'autant plus de l'horizontale, que l'on considère des fibres plus inférieures. origine et trajet Ses fibres ont des origines fort complexes. Les fibres de la partie ïuio extenw. a °ap" moyenne proviennent probablement du faisceau occipito-frontal et de la partie moyenne du tronc du corps calleux (Schnopfhagen), et arrivent à la capsule externe après avoir croisé, perpendiculairement à leur direction, les fibres du pied de la couronne rayonnante. Dans les cas d'agénésie du corps calleux la capsule externe paraît normalement développée; le contingent calleux de la capsule externe ne semble donc pas être très considérable.
Les fibres antérieures proviennent du faisceau uncinatus et, d'après Schnopfhagen, du genou et du bec du corps calleux. Ces dernières fibre"s passent au-dessous de l'extrémité antérieure du corps strié, et ne s'entrecroisent pas par conséquent avec le pied de la couronne rayonnante. Les iibres postérieures sont fournies par le faisceau longitudinal inférieur, par la commissure antérieure et les fibres temporales du faisceau uncinatus. Ce dernier faisceau occupe toute la région de la capsule externe située au-dessous du pôle de l'insula, et morcelle la partie horizontale de l'avantmur.
Un certain nombre des fibres soit verticales, soit obliques de la capsule externe, appartiennent probablement au système de projection et en particulier au pédoncule inféro-interne de la couche optique.
De toute l'étendue de la capsule externe, se détachent de petits faisceaux qui traversent l'avant-mur dont ils déterminent les dentelures, puis se terminent dans la crête des circonvolutions de l'insula. D'autres fibres se rendent dans la substance grise des parties verticale ou morcelée de l'avantmur.
Les fibres de la capsule externe forment donc une partie des fibres de la capsule extrême (Cex); celle-ci contient en outre un très grand nombre de courtes fibres d'association, reliant deux circonvolutions voisines ou plus ou moins éloignées de l'insula. Capsule extrême. Les fibres des capsules externe et extrême, à l'exception de celles qui
appartiennent au faisceau longitudinal inférieur, se colorent faiblement par J'hématoxyline et se trouvent fréquemment englobées dans les foyers hémorrhagiques collectés à la face externe du putamen ; mais, dans ces cas, ainsi que nous avons été à même de le constater plus d'une fois, la dégénérescence de ces différentes fibres, sauf toutefois celle des fibres de la commissure antérieure et du faisceau uncinatus, ne peut guère être suivie au delà du voisinage immédiat du foyer primitif. Cette particularité prouve
qu'un grand nombre des fibres de la capsule externe, et en particulier de la capsule extrême, appartiennent au système des fibres courtes; d'association.
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