‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 54 sur 118 · I.olaires et éloiliSes. --ii.. ]• li-t · texte numérisé non relu

I.olaires et éloiliSes. --ii.. ]• li-t

tormes, qui possèdent toutes un noyau arrondi se colorant intensivement par le carmin. Le protoplasma ne s'imbibe par contre que faiblement par les matières colorantes et contient en général un amas de pigment brun clair qui occupe la moitié ou le tiers du corps cellulaire. L'étude de ce& cellules à Taidc de la méthode de Golgi montre qu'elles appartiennent pour la plupart au type I de Golgi (Kôlliker), qu'elles sont entourées d'une très riche arborisation cylindre-axile. Mais on ne connaît encore ni le trajet, ni la destination de leurs cylindres-axes. Quoi qu'il en soit ces cellules s'atrophient nettement ainsi que Mahaim l'a signalé toutes les fois que les radiations strio-luysiennes destinées au corps de Luysdégénèrent à la suite de lésions destructives du noyau caudé ou du putamen.

Le corps de Luys est en outre remarquable par l'extrême finesse de son riche réseau capillaire dont les mailles sont beaucoup plus serrées que celles du noyau rouge ou de l'écorce cérébrale par exemple.

IV. — SUBSTANCE GRISE CENTRALE ET COMMISSURES DU PLANCHER DU TROISIÈME VENTRICULE

La substance grise centrale du troisième ventriculaire.

Son étendue.

La substance grise centrale tapisse les parois latérales et le plancher du troisième ventricule, double la membrane épendymaire et forme la commissure molle . Elle se continue au niveau des trous de Monro et de l'embouchure de l'aqueduc de Sylvius avec la substance grise sous-épendymaire des ventricules latéraux et la substance grise centrale du cerveau moyen. Elle fait défaut au niveau de la paroi antérieure du troisième ventricule formée aux dépens de la lame terminale embryonnaire, ainsi qu'au niveau de la voûte de ce ventricule oii la membrane épendymaire tapisse seule les plexus choroïdes : sa ligne d'arrêt correspond au taenia thalami,. au ganglion de l'habenula et à la face supérieure de la glande pinéale. Mince en haut oii elle tapisse la face interne du thalamus, la substance grise centrale se fusionne incomplètement à ce niveau avec le noyau interne dont la séparent le pédoncule inféro-interne du thalamus, le faisceau de Vicq d'Azyr et le faisceau rétrofiexe de Meynert; elle s'épaissit au niveau et au-dessous du sillon de Monro et s'unit à la zona incerta en recouvrant la face interne de la région sous-optique.

La substance grise du plancher du troisième ventricule occupe le losange opto-pédonculaire et relie entre elles les deux régions sous-optiques et la partie adjacente des régions de la calotte. Elle forme le titber cinereum et la lame interpédonciilaire ou perforée postérieure qui appartient en réalité au cerveau moyen, puis tapisse la face profonde des tubercules mamillaires, du chiasma et des bandelettes optiques (Voy. t. L'"', p. 318 et suiv.).

Son épaisseur n'est pas partout la môme : mince sur la ligne médiane

GAMGLIONS INFRACORTICAUX : RÉGION SOUS-OPTIQUE. 403

de la lame inter-pédonculaire, elle s'épaissit à la base de la tige pituitaire scsamasgangiion- •et de chaque côté du tuber cinereum et contient quelques amas ganglionnaires constants, quoique leur volume et leur nombre varient suivant les ■sujets. Au-dessus et autour du chiasma et empiétant de chaque côté sur la lame terminale embryonnaire, on trouve le ganglion sus-optique de Lenhossek, qui se fusionne avec la masse principale du tuber cinereum <?n arrière du chiasma, et que Meynert désigna sous le nom de ganglion 1,0 Kangiio» optioptique basai. En avant du tubercule mamillaire, entre ce tubercule et la 'i""''^'^'''tige pituitaire. on trouve de chaque côté vm ou plusieurs petits amas ganglionnaires ^Es,El, Fig. 333), tantôt insignifiants, tantôt proéminents, et formant alors de véritables petites éminences ou tubercules prémamil- Los omincncos lalaires. Ils représentent une formation constante qui est probablement *'^''''''''^l'homologue des lobes inférieurs des poissons et sont connus sous les noms ■de noyau postéro-latéral du tuber cinereum [hQ'o.hoèsek), éminences latérales hijpencèphaliques (Retzius), ganglions optiques basaux (Kôlliker).

Un diverticule du troisième ventricule sépare sur la ligne médiane les «minences latérales du tuber cinereum, il détermine à la base du cerveau une saillie très marquée chez le fœtus et le jeune enfant, presque constante chez l'adulte, Véminence sacculaire i^eizim), l'homologue du sac vasculaire des poissons. Les éminences latérales du tuber cinereum ne doivent pas être confondues avec le petit tubercule mamillaire accessoire (Tma, Fig. 333) en avant et en dedans duquel elles sont situées. Celui-ci occupe en effet dans le sinus de l'angle obtus du losange optopédonculaire, entre la bandelette optique et le pédoncule cérébral, une petite région recouverte partiellement par la bandelette optique et perforée de petits orifices vasculaires.

La substance grise centrale est tapissée par les cellules cylindriques Les ceiiuics épen- ■à cils vibratiles de la lame épendymaire et traversée par les prolongements ^™^"'''^radiés de ces cellules. Elle contient de nombreuses cellules névrogliques et quelques cellules nerveuses disséminées, plus nombreuses et plus volumineuses dans les amas ganglionnaires du tuber cinereum et au voisinage de l'embouchure de l'aqueduc de Sylvius, où elles forment un petit noyau décrit par Darkschewitsch. La méthode de Weigert-Pal révèle dans la substance grise centrale de nombreuses fibres fines, de moyen et de Les nbrcs. .gros calibre, dont beaucoup appartiennent aux faisceaux avoisinants. Telles sont les fibres des parois latérales du troisième ventricule qui appartiennent au pédoncule inféro-interne du thalamus et au faisceau septo-thalamique ; celles de la commissure molle qui réunissent entre elles les lames médullaires internes en formant une sorte de commissure; celles de la région sous-optique qui appartiennent au champ de Forel, aux faisceaux thalamique ou lenticulaire de Forel, au corps de Luys ou au pédoncule du tubercule mamillaire. Telles sont encore les fibres sagittales qui sillonnent le plancher du troisième ventricule, en particulier le tuber cinereum, et qui appartiennent aux radiations olfactives profondes ou aux fibres des ganglions du tuber cinereum.

Commissures du plancher du troisième ventricule.

COMMISSURES DU PLANCHER DU TROISIÈME VENTRICULE. — Dans la substance grise du plancher du troisième ventricule, on rencontre en outre, indépendamment du chiasma et de la bandelette optique qui appartiennent au système visuel(Voy. Nerf optique 419), une série de commissures qui relient les deux régions sous-optiques soit entre elles, soit avec des régions avoisinantes. Ce sont, d'arrière en avant : dans le fond du trou borgne interpédonculaire, au niveau du sommet de la lame perforée postérieure, la commissure ventrale de la calotte de Forel qui appartient à la calotte pédonculaire ; au-dessus et en arrière des tubercules mamillaires, à la base de la lame interpédonculaire, la coinmissure de Forel ou commissure sous-thalamiqiie postérieure, et dans la substance grise qui double le chiasma et la bandelette optique, la commissure de Meynert et le petit faisceau du ttiber cinereum de Gudden. Ces commissures sont l'homologue des fibres commissurales qui traversent le raphé dans toute la hauteur du tronc encéphalique; le plancher du ventricule moyen n'est en effet que le raphé des cerveaux moyen et intermédiaire étiré en lame par la divergence des pédoncules cérébraux; comme pour le système des fibres commissurales du raphé du tronc encéphalique ou de la moelle épinière, il s'agit ici bien plus d'un entre-croisement de fibres que d'une commissure véritable.

Commissure sousthalamique postérieure ou de Forel.

.Sa situation.

.Ses rapports.

Sa constitution.

Les fibres siennes.

luy-

Commissure de Forel ou commissure sous-thalamique postérieure (GF) (Decussatio subthalamica posterior, Ganser) (Decussatio hypothalamica posterior, KôUiker).

La commissure de Forel (cF) ou commissure sous-thalamique postérieure a été signalée et figurée par Forel (1877), bien décrite parSchnopfhagen (1877), par Ganser chez la taupe (1881), puis par Honegger (1890). Elle appartient, comme son nom l'indique, à la région sous-optique, est située au-dessus et en arrière des tubercules mamillaires, à la base de la lame perforée postérieure, et ne doit pas être confondue avec la commissure ventrale de la calotte de Forel, qui appartient à la calotte pédonculaire et occupe la partie postérieure et ventrale du noyau rouge (V^oy. Région de la calotte, III" partie).

La commissure sous-thalamique postérieure (Fig.32o) est en rapport de chaque côté avec le faisceau mamillaire principal (Fmp), le corps de Luys (CL) et le faisceau rétroflexe de Meynert ; le pédoncule du tubercule mamillaire la sépare de la partie interne du pied du pédoncule, à sa limite avec la région sous-thalamique de la capsule interne.

Chez l'homme, la commissure sous-thalamique postérieure est essentiellement constituée par des fibres luysiennes. Elles se détachent du bord interne du corps de Luys sous forme de fines fibres parallèles, ne se réunissent pas en faisceaux compacts, mais sont disséminées dans la lame perforée postérieure, puis se dirigent vers la ligne médiane qu'elles dépassent pour aborder le corps de Luys du côté opposé. Elles semblent constituer une véritable commissure entre les deux corps de Luys, mais

contiennent probablement des fibres reliant le corps de Luys d'un côtd au noyau rouge, ou à la calotte et au champ de Forel du côté opposé. Les fibres luysiennes occupent la partie moyenne de la commissure

Cd.-

H -Cille t

il Alv'L'

FiG. .32a. — Coupe vertico-transversale passant en arrière des tubercules mamillaires, par la lame interpédonculaire ou perforée postérieure et la commissure sous-thalamique postérieure de Forel (Méthode de Weigert).

La région sous-optique comprise entre la couche optique, le pied du pédoncule cérébral et le locus niger comprend le corps de Luys et la couche dorsale avec les faisceaux lenticulaire thalamique de Forel, le champ de Forel et la zona incerta.

Alv, alveus intrafentriculaire. — AM, avant-mur. — CA, corne d'Ammon. — Ce, capsule externe. — Cy, circonvolution godronnée. ^ Cip, segment postérieur de la capsule interne. — Cisl, segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — Ci, corps de Luys. — pCR. pied de la couronne rayonnante. — eF, commissure sous-thalamique postérieure de Forel. — F, champ de Forel. — FI, faisceau lenticulaire de Forel. — Fie, fibres lenticulocaudées. — Fmp, faisceau mamillaire principal. — Fth, faisceau thalamique de Forel. — le, lame cornée. — Lme, lame médullaire externe de la couche optique. — Ime, Imi, lames médullaires externe et interne du noj'au lenticulaire. — Ln, locus niger. — Na, Ne, Ni, les noyaux antérieur, externe et interne du thalamus. — NC, noyau caudé. — NL3, NLi, NLu les trois segments du noyau lenticulaire. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pchl, plexus choroïdes du ventricule latéral. — PNL, pédoncule du putamen. — Sexv, surface extra ventriculaire de la couche optique. — Sgc, substance grise centrale. — SI, septum lucidum. — Spp, lame mterpédonculaire ou substance perforée postérieure. — Strz, stratum zonale du thalamus. — Tchi, toile choroïdienne du 3" ventricule. — Tg, corps du trigone. — Th, thalamus.— tth, tîenia thalami. — lest, veine du corps strié. — VI, ventricule latéral. — Vsph, corne sphénoïdale. — V3, troisième ventricule. — U, circonvolution du crochet. — Zi, zona incerta. -~ Zr, zone réticulée de la couche optique. — H, bandelette optique.

sous-thalamique postérieure. Au-dessus d'elles, à la partie supérieure ou dorsale de la commissure sous-thalamique postérieure, on trouve quelques fibres qui proviennent du champ de Forel et des faisceaux thala-

Les lil-TCS du faisceau longitmlinal postérieur.

Les fibres mamil- Jaires.

miqiie et lenticulaire du même auteur, et semblent unir les deux régions homologues; plus en arrière, on trouve des fibres qui, se détachant de la partie antérieure du faisceau longitudinal postérieur,\on^Qn\. de haut en bas la substance grise centrale, ainsi que nous l'avons figuré dans le T. I", (Fig. 321), et forment avec celles du côté opposé une anse à concavité supérieure. Elles ont été signalées par Schnopfhagen, Honegger, KôUiker. Leurs lieux d'origine et de terminaison sont encore inconnus. Unissent-elles entre eux les deux faisceaux longitudinaux postérieurs? établissent-elles une connexion entre ces faisceaux et le champ de Forel croisé? ou entre ce champ et le corps de Luys? le noyau rouge? la calotte pédonculaire croisée?

Au-dessous des fibres luysiennes, la commissure sous-thalamique postérieure est surtout constituée par des fibres à\x pilier antérieur du trigone qui s'y entre-croisent ; par des fibres directes et croisées des ganglions interne, externe et accessoires des tubercules mamillaires et du pédoncule du tubercule mamillaire ; et par des fibres qui appartenant vraisemblablement 3M faisceau septo-thalamique eta.ux radiations olfactives profondes^ longent la partie interne de la tète du noyau caudé et de la zona incerta, s'entre-croisent dans les couches ventrales de la commissure sous-thalamique postérieure, puis entrent, dans la constitution du pédoncule du tubercule mamillaire ou des fibres de la calotte pédonculaire (Voy. Ill"^ partie, Rhombencéphale, constitution de la calotte).

Chez l'homme, la couche ventrale de la commissure sous-thalamique postérieure est insignifiante; chez la plupart des mammifères, on y trouve de gros faisceaux divergents, fortement colorés par l'hématoxyline, et qui représentent les fascicules croisés du pilier antérieur du trigone

La commissure sous-thalamique postérieure ne parait pas recevoir de fibres du système des radiations strio-luysiennes. Elle ne dégénère pas (méthode de Marchi) dans les lésions du noyau lenticulaire, et les nombreuses fibres qu'elles reçoit chez l'homme du corps de Luys semblent bien appartenir en propre à ce corps.

Commissure iMeynert.

de Commissure de Meynert (CM). — La commissure désignée sous ce nom par Gudden, et décrite par ^leynert sous celui de comtnissure de la substance grise centrale, est un faisceau formé de lâches fascicules de fibres enclavés dans la substance grise centrale, au-dessus du chiasma et des bandelettes optiques dont elle suit le trajet et dont elle est toujours séparée par une mince lame de substance grise. Chez l'homme, elle occupe une situation profonde dans toute la longueur de son trajet; chez le lapin, elle est profonde sur la ligne médiane où elle est située au-dessus du chiasma, mais de chaque côté elle apparaît à l'extérieur de la base du cerveau, en arrière de la bandelette optique, puis pénètre entre les faisceaux de la partie moyenne du pied du pédoncule cérébral (Voy. T. I"^', Fig. 191, p. 326). Meynert, Forel, Gudden n'ont pu la suivre au delà de la partie moyenne du pied du pédoncule cérébral; Darkschewitsch et Pribytkow la mettent

en connexion avec le noyan lenticulaire, le corps de Luys et le ruban de Reil mt^dian, et admettent qu'elle contient deux systèmes de fibres : l'un reliant le noyau lenticulaire d'un côté au corps de Luys du côté opposé ; l'autre unissant le ruban de Reil médian d'un côté au corps de Luys et au noyau lenticulaire du côté opposé.

Les connexions de la commissure de Meynert avec le noyau lenticu- sos connoxiojis

, ,..'., , ,. avec lo noyau Icnti-

laire sont faciles a constater sur une série ininterrompue de coupes lion- cuiaire. zontales obliques en avant et en bas (Fig. 320 à 328, T. I"', p. 641). La commissure de Meynert se distingue très nettement des fibres parallèles, serrées et superficielles de la bandelette optique par ses lâches fascicules légèrement onduleux, fortement colorés par la laque hématoxylinique, et séparés les uns des autres par de la substance grise. Elle occupe la partie supérieure et interne du chiasma et de la bandelette optique, jusqu'au plan vertico-transversal qui passe par le tubercule mamillaire accessoire où elle croise la bandelette, passe au-dessus et en dehors d'elle et se perd dans le feutrage des fibres de la partie inférieure du globus pallidus.

Ce trajet est encore facile à suivre, soit lorsque la commissure de Meynert est dégénérée (méthode de Marchi) par suite de la lésion du noyau lenticulaire (cas Ronse, Fig. 297, 298, 301), soit dans les dégénérescences complètes de la bandelette optique, où la commissure de Meynert persiste intacte, soit encore dans certaines malformations cérébrales, telles que le ■cas d'anophtalmie bilatérale rapporté par ûarkschewitsch et Pribytkow.

Les connexions de la commissure de Meynert avec le corps de Luys ses connexions

,T , iTi'i^T • Il • i" douteuses avec le

et le ruban de heu médian nous paraissent beaucoup moins certaines, corps de Luys et le Nous avons déjà discuté ces points plus haut (Voy. Corps de Luys, p. 401, «t Ruban de Reil médian) et expliqué pourquoi nous penchons à considérer comme appartenant au système des radiations strio-luysiennes les fibres courbes qui paraissent se détacher de la commissure de Meynert pour se porter, soit dans le corps de Luys, soit en arrière de ce corps dans la région du ruban de Reil médian. Les dégénérescences même très intenses du ruban de Reil médian n'entraînent pas de dégénérescence de la commissure de Meynert. Celle-ci se recouvre de myéline en même temps que les radiations strio-thalamiques et strio-sous-thalamiques, et dégénère avec ces dernières dans certaines lésions destructives du globus pallidus (méthode de Marchi). Le départ de ces fibres ne peut donc être fait ni par la méthode myélogénétique, ni par celle des dégénérescences secondaires. Dans un cas de lésion du noyau lenticulaire avec dégénérescences de la commissure de Meynert, nous avons pu suivre cette commissure jusque dans l'hémisphère du côté opposé, où elle entrait très nettement en connexion avec le feutrage du globus pallidus; une petite lésion du noyau lenticulaire ayant entraîné la dégénérescence de quelques fibres strio-luysiennnes rendait évidemment ce cas moins démonstratif au point de vue des connexions de la commissure de Meynert avec le corps de Luys du côté croisé (Fig. 301).

Quoi qu'il en soit, si notre interprétation est exacte, il faudra à l'ave-

ruban do Reil médian.

If'rlenticulaire.

Kilo représente nii' considércr la commissure de Meynert comme une commissure interimo"^c™mraissiire "in- Icnticulciire. Ce qui paraît certain et ce que Darkschewitsch et Pribytkow ont bien mis en évidence, c'est que cette commissure n'affecte aucune connexion avec les corps genouillés interne ou externe, la section de la bandelette optique immédiatement en avant des corps genouillés n'entraînant pas sa dégénérescence.

Faisceau 'lu tubcr cinereum.

Sa situation.

Ses connexions.

Son trajet.

Faisceau du tuber cinereum (fTc). — Dans la partie antérieure du tuber cinereum, au voisinage du chiasma et inscrit dans l'arc de la commissure de Meynert (FTc) (Fig. 321, T. 1"), on trouve un petit entrecroisement commissural décrit par Gudden (1879) sous le nom de faisceau du tuber cinereum et que Darkschewitsch et Pribytkow, par suite d'une confusion regrettable, ont désigné sous le nom de commissure de Forel. Dans son travail sur la région sous-optique, Forel ne fait pas mention du faisceau du tuber cinereum ; la commissure qu'il décrit dans la substance grise centrale occupe la partie antérieure de la lame interpédonculaire; elle a été depuis désignée par Ganser sous le nom de commissure sous-thalamiqiie postérieure et mérite seule le nom de commissure de Forel (p. 404).

Le faisceau du tuher cinereum occupe le voisinage immédiat de la partie antérieure du troisième ventricule; il est formé de petits fascicules isolés beaucoup plus espacés que ceux de la commissure de Meynert et qui se colorent moins intensivement que cette dernière parla laque hématoxylinique .

Le faisceau du tuber cinereum proviendrait, d'après Darkschewitsch et Pribytkow, de la partie basale et postérieure du noyau lenticulaire ; il longe la commissure de Meynert en dedans de laquelle il est situé, traverse le tuber cinereum d'arrière en avant et de dehors en dedans, puis s'entre-croise sur la ligne médiane avec celui du côté opposé, au voisinage immédiat de l'épendyme ventriculaire. II se porte ensuite en arrière et en dedans, le long de la paroi latérale du troisième ventricule, passe en dedans du pilier antérieur du trigone, et se perdrait, d'après Darkschewitsch et Pribytkow, dans la substance grise centrale comprise entre le pilier antérieur du trigone et le faisceau de Vicq d'Azyr.

Sur les coupes sagittales, nous avons pu suivre ce faisceau plus loin jusque dans la substance grise centrale de l'aqueduc de Sylvius ( fTc, Fig. 262 , p. 282). Ces coupes montrent en outre^ mieux que ne le font les coupes horizontales obliques, le trajet de la partie croisée du faisceau du tuber cinereum. Celle-ci se porte en effet en haut et en arrière, occupe d'abord les parties latérales de l'infundibulum, passe en dedans du pilier antérieur du trigone et du faisceau de Vicq d'Azyr et arrive à l'aqueduc en longeant le sillon de Monro. Ce trajet explique pourquoi, sur les coupes horizontales obliques, on le voit en général se perdre entre le pilier antérieur du trigone et le faisceau de Vicq d'Azyr. Le faisceau du tuber cinereum dégénère lorsqu'on sectionne, chez le chat, la bandelette optique et la partie

adjacente du tuber cinereum au voisinage du chiasma (Darkschewitsch et Pribytivow) ; et la dégénérescence d'un faisceau permet de suivre avec grande netteté le trajet du faisceau sain. Nous n'avons pas constaté de dégénérescence de ce faisceau dans les lésions du noyau lenticulaire qui s'accompagnent d'une dégénérescence de la commissure de Meynert.

BIBLIOGRAPHIE. — Région sous-optique. — Bernheimer. Ueber die Sehnervenwurzel des Mcnschen. Ursprung, Entwickeluiig u. Verlauf ilircr Markfasern Wiesbaden, 1891. — Darkschewitsch u. Pribytkow. Ueber die Fasersysteme ara Boden des dritlen Hirnventrikels. Neurol. Centralbl. 1891, p. 41". — De.terine et Long. Sur quelques dégénérescences secondaires du tronc encéphalique de l'homme étudiées par la méthode de Marchi: Ruban de Reil, pes lemniscus, locus niger, faisceau lenticulaire de Forel, anse lenticulaire, corps de Luys, commissure de Meynert. C. R. Soc. de Biol. 1898, p. 864. — Forel. Untersuchungen ïiber die Haubenregion. Arch. f. Ps3xh. u Nervenh., t. VII, 1877. — G.\nser. Vergleichend-anatomische Studien îiber das Gehirn des Mautwurfs. Morphol. Jahrb. B. VIL — Gudden. Ueber die Kreuzung der Nervenfasern im Chiasma Nervorrwi opticorum. Arch. f. Ophthal. de Graeffe, T. XXV, 1879. — Honegger. Vergleichend. anatom. Unters. ïiberden Fornix, etc- Recueil zoologique Suisse. Genève, 1890. — v. Kôlliker. Handbuch.der Gewebelehre, 1896. — Lenhossek. Anat. Anzeiger, 1887, n° 14. — Long. Les Voies centrales de la sensibilité générale. Thèse. Paris, 1899. — Luys. Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal, avec Atlas. Paris, 186o. — JL^h-Um. Ein Fall von secundârer Erkrankung des Thalamus opticus und der Régie subthalamica. Arch. f. Psych. u. Nervenk. Bd. XXV. — Meynert. Commissur im centralen Hôhlengrau. Strickers Handb.,Fig. 246 A p. 732. — V. Mûnakow. Experim. u. path. anat. Unters. iiber die Haubenregion, den Sehitgel u. die Regio subthalamica, etc., Arch. f. Psych. Bd. XXVII, 1893. — Du même. Gehirnpathologie, 1897. — Retzius. Die basale Fiâche des Mittel und Ziuischenhirns in Das Menschenhirn, p. 58. Allas, PI. XXXIII. Stockholm, 1896.

Page 1