‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 53 sur 118 · TOME U · texte numérisé non relu

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traversent la région soiis-thalamique de la capsule interne, une parlie se recourberait en avant, entrerait dans la constitution de la commissure de Meynert et se rendrait après entre-croisement sur la ligne médiane dans le noyau lenticulaire du côté opposé. Les auteurs invoquent en faveur de ces connexions les résultats fournis par l'examen : 1° d'un cas d'anophtalmie bilatérale congénitale; 2° d'une section expérimentale de la bandelette optique en avant du corps genouillé externe; 3° d'une section expérimentale de la commissure de Meynert à la partie interne du pied du pédoncule cérébral. Or, les deux premiers cas montrent simplement que la commissure de Meynert persiste intacte dans les cas d'atrophie de la bandelette optique et qu'elle n'affecte, ainsi que ces auteurs l'ont bien démontré, aucune connexion avec les corps genouillés interne ou externe, et le troisième cas ne peut être invoqué en faveur de l'hypothèse de ces auteurs, car l'état du corps de Luys et du noyau lenticulaire n'est pas signalé. Avec la bande- J- Stilling déjà cu 1878 et 1882 avait décrit à la bandelette optique et rhiasma.*'''"'" " '' »" chiasma une racine luysienne; Bernbeimer (1891) et Kolliker (1896) se sont ralliés à cette manière de voir; ce dernier auteur toutefois, en se basant sur la méthode myélogénétique, incline à considérer cette racine comme appartenant soit à la commissure de Gudden, soit à la commis sure de Meynert. L'étude des coupes microscopiques horizontales ou obliques, traitées suivant la méthode de Weigert-Pal, semble de prime abord confirmer cette manière de voir; les fibres qui se détachent de la partie postérieure du corps de Luys et qui perforent la capsule interne paraissent se recourber en avant, pour entrer, sinon dans la bandelette optique, du moins dans la commissure de Meynert. Mais, lorsqu'on a présent à l'esprit le trajet des radiations strio-luysiennes tel qu'il se présente sur les coupes vertico-transversales, lorsqu'on réfléchit que ces radiations, en perforant la capsule interne, appartiennent à des plans horizontaux distincts; lorsqu'on examine de haut en bas une série ininterrompue de coupes horizontales ou obliques, la conviction s'impose que les fibres luysiennes qui perforent la capsule interne et semblent se continuer avec la bandelette optique, appartiennent en réalité aux fibres strioluysiennes les plus inférieures, à celles qui proviennent du sommet ou de la face inférieure du globus pallidus.

Les résultats fournis par la méthode des dégénérescences secondaires ne sont pas non plus en faveur de l'existence de fibres optiques d'origine luysienne. Les dégénérescences totales anciennes de la bandelette optique s'accompagnent d'une intégrité complète du corps de Luys et des fibres strio-luysiennes. D'autre part, on peut observer une dégénérescence secondaire totale du corps de Luys avec une intégrité parfaite de la bandelette optique. Ce sont là des faits signalés pour la première fois par Mahaim et V. Monakow et dont nous avons été à même de vérifier plus d'une fois l'exactitude avec notre matériel anatomo-pathologique personnel.

Nous avons observé la dégénérescence de la commissure de Meynert à l'aide de la méthode de Marchi dans quelques cas de lésions destructives

roup-e.

du noyau lenticulaire, en particulier du globus pallidus. Dans ces cas, la bandelette optique était parfaitement intacte. Sur une série de coupes ininterrompue on voyait à la partie postérieure de la région sous-optique les fascicules dégénérés de la commissure de Meynert passer au-dessus et en dehors de la bandelette optique et se continuer avec le feutrage dégénéré du sommet du globus pallidus. Ces cas démontrent donc que la commissure de Meynert prend son origine dans le noyau lenticulaire. Dans ces ■cas, le système des l'adiations strio-luysiennes est, il est vrai, dégénéré, mais comme le corps de Luys n'est pas intéressé par la lésion destructive, la dégénérescence de la commissure de Meynert ne peut relever que de la lésion lenticulaire (cas Ronse, Fig. 297, 298 et 301).

Le corps de Luys est-il en connexions avec le noyau rouge? Si elles avoc le noyau existent, ces connexions ne peuvent s'effectuer que par l'intermédiaire des fibres de la zona incerta, du champ de Forel et de la partie antérieure de la capsule du noyau rouge.

En résumé, le corps de Luys dépend essentiellement du corps strié : il dégénère chaque fois que le globus pallidus, le putamen et le noyau caudé sont détruits. Il envoie quelques fibres dans la substance grise interpédonculaire et reçoit de la corticalité cérébrale quelques très rares tibres qui passent par les lames médullaires du globus pallidus.

Structure. — Comment s'établissent les connexions strio-luysiennes? structure au corps S'agit-il de fibres qui se terminent dans le corps de Luys ou de fibres qui " '"^^' y prennent leur origine? Cette étude n'est pas encore faite et on n'a pas encore établi à l'aide de la méthode de Golgi le trajet des cylindres-axes des cellules du corps de Luys. Quoi qu'il en soit, le coi'ps de Luys présente une structure un peu spéciale, il est remarquable par le dense feutrage de fibres à myéline qui le' sillonnent |dans tous les sens. Ces fibres sont toutes très fines et de calibre uniforme, elles sont toutes pourvues d'une gaine de myéline qui se colore intensivement par l'hématoxyline. Elles se groupent en fascicules, plus ou moins lâches, qui s'entrecroisent dans toutes les directions et forment ainsi un feutrage si dense son riche et aeaso que l'on pourrait tour à tour considérer le corps de Luys comme appartenant soit à la substance blanche, soit à la substance grise. Ce n'est qu'au voisinage de la circonférence du corps de Luys, lorsque les fibres à myéline se réunissent en faisceau avant de traverser le segment postérieur de la capsule interne, que l'on trouve quelques fibres de plus fort calibre. Ce caractère paraît plutôt plaider en faveur de la nature terminale ou collatérale des fibres du corps de Luys. La dégénérescence (méthode de Marchi) des fibres strio-luysiennes après lésions du corps strié plaide de même en faveur de la terminaison de ces fibres dans le -corps de Luys.

Le feutrage des fines fibres à myéline est plongé au sein d'une substance fondamentale, finement fibrillaire, qui ne diffère pas de celle du reste de la substance grise, et dans laquelle on trouve clairsemées un

feutrage de fibres à myéline-

Ses cellules muiii- assez grand nombre de cellules multipolaires et étoilées, quelquefois fusi-

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