‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 79 sur 118 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

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Fig. 380

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Fibres aborrantcs [)rotub(iranticlIcs.

cérébral, le pes lemniscus superficiel participerait en outre à sa formation. Ce petit point d'anatomie humaine demande encore à être élucidé par

FiG.381 et 382. — Dégénéresceuce de la voie pédonculaireetdela substance grise antérieure du pont, du pes lemniscus superficiel (PLs et des libres aberrantes protubérantielles (Fap).

Ces dernières s'incorporent dans la partie interne et moyenne du ruban de Reil (Rm, Fig.

381), sont particulièrement abondantes dans la région protubérantielle inférieure (Fig.

382), occupent la partie antérointerne de la couche inter-olivaire dans la région bulbaire moyenne'(Fig. 383), puisréintègrent la voie pédonculaire dans la région bulbaire inférieure; aucune fibrene participe àl'entre-croisementpiniforme (xpin) ou sensitif du bulbe (Fig. 384).

Méthode de Marchi.

Fig. 381.

de nouvelles recherches.

Dans les cas de dégénérescence de la voie pédonculaire, il existe parfois une dégénérescence partielle des fascicules obliques (Fig. 374, 375 et 376) qui traversent le ruban de Reil au voisinage du noyau rouge, et que nous avons rattachés surnos coupes normales au pédoncule du tubercule mamillaire; les fibres dégénérées proviennent probablement de la voie pédonculaire, bien que nous n'ayons pu constater de visu le point oîi elles s'en détachent.

Dans la région protubérantielle, le pes lemniscus superficiel s'accole à la partie interne, le pes lemniscus profond, et les fibres aberrantes postéroexternes aux parties externe et moyenne du ruban de Reil médian. La

CONFIGURATION INTÉRIEURE DU RHOMBEiNCÉPH ALE. ot7

voie pédonculaire fournit en outre à ce faisceau, dans toute la hauteur de

'^4 Vf/A'^^-^^^l'h ,

FiG. 384.

FiG. 383 et 384. — Fibres pyramidales homolatérales superficielles (fPyhs) contournant l'olive bulbaire et descendant dans le cordon latéral homolatéral de la moelle. Elles sont particulièrement abondantes en arrière de l'olive (Fig. 383 et 384). La couche interolivaire contient dans sa partie antéro-interne un certain nombre de^flbres aberrantes de la voie pédoncalaire {Fap, Fig. 383), qui font suite aux fibres aberrantes prolubérantielles des figures 381 et 382 et réintègrent la voie pyramidale au-dessus de ladécussation des pjTamides (Fig. 384). Méthode de Marchi. (Voy. pour l'Obs. anatomoclinique. Long, Les voies centrales de la sensibilité générale. Thèse de Paris, 1899, p. 224).

la région protubérantielle, un certain nombre de fibres, les fibres aberrantes prolubérantielles (Fap, Fig. 378, 381, 382) : elles se détachent de

FiG. 391.

Imu. 38E) il :j91. — Mode de décussalion du faisceau pyramidal; faisceau pyramidal croisé el fibres pyramidales homolalérales profondes et superficielles, dans un cas

CONFIGURATION INTERIEURE DU RHOMBENCÉPH ALE. S49

de dégénérescence de la voie pédonculaire consécutive à une lésion capsulaire. (Méthode de Marchi). — Les libres pyramidales homolatéi\ales superlîcielles (f Pyhs), fusionnées avec le faisceau pyramidal (Py) dans la région moyenne de l'olive bulbaire (Fig. 385), s'en différencient dans la région inférieure de l'olive bulbaire (Fig 386) sous forme de b à 7 fascicules compacts que les fibres arciformes superficielles du bulbe refoulent dans l'épaisseur du noyau arqué (Narc). Au-dessous de l'olive bulbaire, à la partie inférieure de rentre-croisementpiniforme,les librespyramidales liomolatérales superficielles s'infléchissent en dehors, contournent la périphérie antéro-externe du bulbe (Fig. 387), puis descendent dans le cordon latéral homolatéral (Fig. 388 et 389) en avant de la corne postérieure. Au niveau du collet du bulbe, elles sont renforcées par des fibrespyramidaleshomolatéralesprofondes(f Pyh) (Fig. 390 et 391) qui décapitent la corne antérieure homolatérale et qui sont particulièrement nombreuses dans ce cas.

la partie postérieure de la voie pédonculaire, se réunissent en petits fascicules arrondis et sont refoulées dans la région de la calotte par les fibres transversales profondes de la protubérance. Les unes s'adossent à la partie ^îxlerne du ruban de Reil médian au voisinage du ruban de Reil latéral [fai:cicii/es latéiaux pontiques de Schlesinger), les autres pénètrent dans ses parties moyenne ou interne et se fusionnent avec les fascicules du pes lemnisciis profond et du pes lemniscus superficiel (Fig. 378, 379, 380).

Dans le ruban de Reil médian, ces fascicules aberrants conservent en général leur indépendance et leur aspect arrondi ; ils se colorent plus faiblement par la laque hématoxylinique que les fibres du ruban de Reil proprement dit, et sont de ce fait parfaitement reconnaissables à l'état normal sur des coupes traitées suivant les méthodes de Weigert ou de Pal (coupes H2 et H3, Fig. 424 et 425, p. 626 et 628). Leur trajet, et surtout leur connexion avec la voie pédonculaire, deviennent particulièrement manifestes dans les cas de dégénérescence de la voie pédonculaire traitée par la méthode de Marchi (Fig. 378, 379, 380, 381, 382). L'examen de ces cas montre que les fibres aberrantes protubérantielles (Fap) présentent dans leur nombre, leur trajet, leur disposition, les plus grandes variétés individuelles : tantôt elles se détachent de la voie pédonculaire dans les régions protubérantielles supérieure ou moyenne (Fig. 375, 381, 382), tantôt seulement dans la région protubérantielle inférieure ■ plus rarement au-dessous des dernières fibres transversales profondes, au voisinage du sillon bulbo-protubérantiel ; dans ce dernier cas, elles représentent de véritables fibres aberrantes bulbaires. Fibres abc

Parmi ces fibres aberrantes protubérantielles et pédonculaires, les unes réintègrent la voie pédonculaire dans la région protubérantielle inférieure et sont ramenées en avant par les fibres transversales profondes du pont; la plupart descendent dans la couche inter-olivaire, puis rentrent dans la pyramide antérieure aux différentes hauteurs du bulbe, ou seulement au niveau de sa décussation (Fig. 379, 383 et 384). Elles ne participent pas à l'entre-croisement sensitif, elles n'appartiennent au ruban de Reil que dans une partie de leur trajet et c'est là leur caractéristique.

Dans la région bulbaire moyenne et inférieure, la voie pédonculaire abandonne parfois au cordon latéral homolatéral de la moelle un petit

rrantcs bulbaires.

Fibres pyramidales homolaté raies superficielles.

Fibres aljerrantes pyramidales croi-

Kéiri lolle.

n 'le la cn-

Ses rapports.

Sa constitution.

1" Formation ré culée.

Les fibres lonfi <linales.

nombre de fibres aberrantes qui se groupent en fascicules, affectent un trajet superficiel; les unes (Fig. 383, 384) contournent l'olive bulbaire à la manière des fibres arciformes superficielles, les autres (Fig. 387) s'infléchissent au-dessous de l'olive, toutes deux descendent dans le cordon latéral de la moelle, soit en arrière de Tolive bulbaire (Fig. 383, 384), soit en avant de la corne postérieure (Fig. 387 à 389). Leur présence au devant de l'olive a été signalée par Russell, Spiller, Long, Pick, V. Gehuchten. Elles représentent à notre avis de véritables fibres pyramidales homolatérales super/iciel/es, tout à fait comparables aux fibres pyramidales homolatérales profondes qui décapitent la corne antérieure homolatérale (voy. Fig. 372, p. 541).

Au niveau du collet du bulbe enfin, le faisceau pyramidal croisé abandonne parfois quelques fibres aberrantes ; elles descendent dans la substance grise centrale de la moelle, à la base de la corne postérieure, puis réintègrent le faisceau pyramidal croisé aux différentes hauteurs de la moelle cervicale inférieure ou dorsale supérieure. Le faisceau dit de Pick, n'est qu'une modalité anatomique de ces fibres (voy. Entre-croisement pyramidal, Moelle épinière, IV'' partie).

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