‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 78 sur 118 · EG · texte numérisé non relu

EG

FPyc

xîy Coa

-Col

FiG. 371. — Décussation des pyramides et décapitation des cornes antérieures. — Coupe transversale passant par le collet du bulbe. — 6/1 Grandeur nature. Méthode de Weigert-Pal. (Voy. description de cette coupe, p. 686, coupe H 31, Fig. 4:J1.)

Ca, cordon antérieur de la moelle. — CB, cordon de Burdach. — CG, cordon de Goll. — Cl, cordon latéral de la moelle. — Coa, corne antérieure. — Col, corne latérale. — Coj>, corne postérieure. — FPyc, faisceau pyramidal croisé. — iVB, noyau de Burdach. — NG, noyau de Goll. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — xPy, entrecroisement pyramidal.

qu'aux fibres longitudinales du ruhan de Reil médian (Rm) et du faisceau central de la calotte {¥ ce). Un peu plus bas (coupe H 8, Fig. 398 côté droit\. l'olive bulbaire fOi) et sa capsule de fibres s'insinuent entre ces deux faisceaux longitudinaux de la calotte, refoulent le ruban de Reil en dedans, l'appliquent contre le rapbé et déterminent ainsi la formation de la. couche inter-olivaire (SRa, cio, coupe H 9, Fig. 366, p. §29).

La délimitation du faisceau pyramidal d'avec la couche inter-olivaire est difficile à établir, et cela d'autant plus que le faisceau pyramidal reçoit souvent dans cette région les fibres aberrantes de la voie pédonculaire qui ont suivi, dans une partie plus ou moins longue de leur trajet, la voie du ruban de Reil médian. On peut néanmoins considérer comme limite les fibres arciformes transversales les plus antérieures (coupe H 1 1, Fig. 399,

-A-vec la couche inter-olivaire et l'olive bulljaire.

Avec le noyau juxta-olivairc interne et le cordon anturieur de la moelle.

Modo de décussation du l'aisceau pyramidal.

Faisceau pyramidal croisé.

Faisceau pyramidal direct.

Filtres pyramidales homolatérales.

p. .")(io). Le faisceau pyramidal se délimite mieux, en général, de l'olive ImlLaire et de sa capsule de libres, non seulement grâce au sillon olivairc interne et au trajet horizontal des fibres olivaires, mais encore par la présence des noyaux rétro-pyramidaux (Nrp), petits amas irréguliers de substance grise qui bordent le faisceau pyramidal en arrière, et le séparent de la capsule de l'olive bulbaire (coupes H 9, à H 14, Fig. 438 à iii, p. 657 à 677). Dans quelques cas toutefois, on voit le faisceau pyramidal s'étaler à la surface de l'olive bulbaire (coupes H 10, H 11, H 12, Fig. 440 à 442, p. 667 à 672), en masquer la saillie, ellacer le sillon olivaire interne, et cette disposition signalée par Pick et V. Gehuchten est particulièrement manifeste dans les cas de dégénérescence du faisceau pyramidal traités par la méthode de Marchi (Fig. 383).

Au-dessous de l'olive bulbaire (coupes H 16, H 17, Fig. 370 et 400, p. 867), le faisceau pyi-amidal se ramasse en un faisceau plus ou moins arrondi qui s'adosse au segment horizontal du noyau juxta-olivaire interne (Noi); plus bas enfin (coupe H 18, Fig. 403, p. §73), immédiatement audessus de la décussation, il ne se distingue que par l'obliquité de ses libres lâchement fasciculées de la dense couche de fibres qui recouvre la corne antérieure et qui appartient déjà au cordon antérieur de la moelle épinière.

La décussation du faisceau pyramidal est incomplète; elle commence par les fascicules les plus internes, s'effectue par cinq à six et huit fascicules plats et volumineux, étages de haut en bas, qui s'enfoncent dans la profondeur, se nattent en se croisant, écartent violemment l'une de l'autre la base des deux cornes antérieures (coupes H 19, H 20, Fig. 449, 450, p. 685), puis se portent en bas, en dehors et en arrière; ils traversent en fascicules lâches et onduleux la substance grise située en avant et en dehors du canal centi-al (coupe H 21, Fig. 371), décapitent la corne antérieure, se placent en avant et en dedans de la corne postérieure et de la substance gélatineuse de Rolando qu'ils refoulent en arrière, et forment à la partie postérieure du cordon latéral de la moelle le faisceau pyramidal croisé. Un petit nombre de fascicules du faisceau pyramidal, les faisceaux les plus externes, ne participent pas à la décussation, mais descendent directement dans le cordon antérieur homolatéral de la moelle épinière, le long du sillon médian antérieur ; Ushrmenlle faisceau pyramidal direct.

Le faisceau pyramidal fournit enfin au cordon latéral du même côté un très petit nombre de fibres, fibres pyramidales homolatérales [iï^yh). Signalées d'abord chez le chat (Russell) et chez le singe (MelIus,Sherrington), puis chez l'homme (Muratoff, Dejerine et Thomas), ces fibres se portent en arrière et en dehors, décapitent la corne antérieure homolatérale et descendent dans la partie postérieure du cordon latéral de la moelle. Elles présentent dans leur nombre les plus grandes variétés individuelles et sont bien mises en évidence : 1° Dans les cas de dégénérescence du faisceau pyramidal traités par la méthode de Marchi ; 2° Dans les cas d'agénésie ou de dégénérescence totale et ancienne d'une des pyramides antérieures du bulbe; ici, c'est du côté sain qu'elles sont alors

CONFIGURATION' INTERIEURE DU RHOMBENCÉPH ALE

apparentes. Tantôt les fibres pyramidales homolatérales se réduisent à quelques fines fibres isolées, appréciables seulement dans les cas de dégénérescence traités par la métbode de ^larcbi [¥ig. 390); tantôt elles se réunissent en petits fascicules plus ou moins nombreux, tantôt elles forment un véritable petit faisceau compact et très bien délimité (Fig. 372 etcasRivaud U'Pyhl)- Fig- loi> 156, 157 et 162, p. 159, 160 et 164).

Dans son trajet bulbaire la surface de section du faisceau pyramidal est irrégulièrement plan-convexe; elle est cloisonnée de nombreux septa

^^7 TP(cl3

fPy-W,:-

-.FVjo

YTjc[à.)

FiG. 372. — Faisceau pyramidal croisé et fibres pyramidales homolatérales, dans un cas de dégénérescence complète de la pyramide antérieure du bulbe consécutive à la section de la voie pyramidale par deu.'c lésions, l'une capsulaire et l'autre prolubérantielle. Méthode de Weigert. 9/1 Grandeur nature.

FPij. faisceau pjTamidal gauche sain. — -FP(rf), faisceau pyramidal droit complètement dégénéré. — FPi/c, faisceau pjTamidal croisé sain. — FPijc(d), faisceau pyramidal croisé dégénéré. — /P.y/i, fibres pyramidales homolatérales se détachant du faisceau pjTamidal sain.

névrogliques qui séparent les lâches fascicules onduleux et enchevêtrés, sectionnés plus ou moins obliquement (Fig. 370). Le faisceau pyramidal conserve cet aspect au delà de sa décussation jusque dans la partie supérieure du cordon latéral de la moelle, oii les fascicules sont en outre séparés par une mince trame de substance grise, en continuité avec la formation réticulée bulbaire, connue sous le nom de processus reliculares de Deiters, de tracius intermedio-lateralis de Clarke.

Agénésio de la voie pédonculairiï

La voie pédonculaire peut faire défaut, soit dans les cas de malformation cérébrale avec agénésie complète des fibres de projection corticale avec intégrité des (cas Longery et Richard, p. 183 à 216, en particulier Fig. 208 à 212 '^''^''^ transversales et 231 à 233,, soit dans les cas de lésions de l'hémisphère cérébral survenant dans les premiers âges de la vie et s'accompagnant d'une régres-

protubéranti elles.

sion lotale des fibres dont la myélinisation est plus ou moins parachevée (cas Rivaud, p. 131 et Fig. 132 à 139) ; suivant les cas, cette absence de la voie pédonculaire peut être bilatérale (cas Longery et Richard) ou unilatérale (cas Rivaud). Dans les cas que nous avons été à même d'observer, le pédoncLile cérébral est plus petit qu'à l'état normal, la protubérance est aplatie et les pyramides antérieures du bulbe absentes. A leur place il existe un méplat répondant à la partie antérieure de la couche interolivaire (Fig. 132, p. 138; 210, p. 196; 233, p. 213). Sur les coupes sériées,

Hm

VP

FiG. 373. — Atrophie complète des fibres du pédoncule cérébelleux moyen (Pcm), des fibres transversales et de la substance grise antérieure du pont dans un cas d'atrophie de l'écorce cérébelleuse. Intégrité des pédoncules cérébelleux supérieurs (Pcs). Intégrité des voies pédonculaires (VP). Méthode de Weigert-Pal. 3/1 Grandeur nature (Voy. Cas "Vasseur, chap. IV. Pour l'obs. et le protocole d'autopsie, voy. J. Dejerine et A. Thomas, l'Atrophie olivo-ponto-cei'ébelleuse. Nouvelle iconographie de la Salpêtrière, 1900, p. 330.)

on trouve en avant du locus nigerune trame névroglique revêtant la forme et la disposition du pied du pédoncule, mais dépourvue de fibres longitudinales; la protubérance ne contient que des fibres transversales séparées par les travées grises des noyaux politiques ; les libres sagittales du raphé médian existent comme à l'état normal et proviennent en partie des fibres transversales de la protubérance. Quanta la pyramide bulbaire, elle n'est représentée que par un petit amas névroglique, aplati ou arrondi, contenant le noyau arqué et situé au-devant de la couche inter-olivaire.

La disposition inverse peut s'observer; la voie pédonculaire est normale et les libres transversales de lu protubérance l'ont défaut (Fig. 373). C'est

CONFIGURATION INTÉRIEURE DU RHOMBENCEPH ALE

ce qu'on observe dans certaines atrophies spéciales de l'écorce cérébelleuse, avec disparition plus ou moins complète des cellules de Purkinje et atrophie de la substance grise antérieure de la protubérance [A Irophie olivo-ponto-cérébdleiise de Dejerine et Thomas). Le pied du pédoncule et la pyramide bulbaire sont intacts ; la protubérance est remarquablement petite et réduite en hauteur, la voie pédonculaire la traverse sous forme d'un faisceau compact et arrondi, plongé au sein d'une substance grise riche en névroglie, pauvre en cellules nerveuses. Les fibres transversales de la protubérance et les fibres sagittales du raphé médian font complètement défaut.

Atrophie des

libres transversales pr 0 t ubéran tiellos avec intégrité de la voie pédonculaire.

Dans son trajet pédonculaire, protubérantiel et bulbaire, la voie pédonculaire abandonne à la région de la calotte un nombre variable de fascicules qui présentent dans leur nombre, leur trajet et leur constance, les plus grandes variétés individuelles, et qui forment le système des fibres aberrantes de la voie pédonculaire. La plupart s'accolent au ruban de Reil médian dans son trajet pédonculaire, protubérantiel ou bulbaire, puis réintègrent la voie pédonculaire à différentes hauteurs du névraxe, pour participer ensuite à l'entre-croisement pyramidal et descendre dans la moelle épinière; d'autres s'épuisent dans la calotte ou dans des formations ganglionnaires avoisinantes ; d'autres enfm descendent dans le cordon latéral homolatéral de la moelle épinière. Dans la région pédonculaire les fibres aberrantes forment, ainsi que nous l'avons vu plus haut (p. 51), \ç pes lemniscus profond, lepes lemnisciis superficiel et les fibres aberrantes postéro-externes. Les deux premiers faisceaux s'adossent au ruban de Reil médian. Le pes lemnisctts profond (PLp, coupes PI, P 2, Fig. 364, p. 824; 39-3, p. oo6) se détache de la face profonde du deuxième cinquième externe du pied du pédoncule cérébral, traverse obliquement le locus niger et s'accole au ruban de Reil médian (Rm) au-dessus ou au niveau du sillon pédonculo-protubérantiel, en général au-dessus des fibi'es transversales de la protubérance.

Le^jes lemniscus supei'/iciel iPLs, Fig. 377), moins constant, contourne en écharpe la face superficielle du pied du pédoncule et se place en dedans de son faisceau interne (voy. p. 52). Les premières fibres transversales du pont qui apparaissent dans le trou borgne supérieur, et qui dissocient la voie pédonculaire, refoulent en général le pes lemniscus superficiel en arrière et l'adossent à la partie interne du ruban de Reil médian.

Quant aux fibres aberrantes postéro-externes (Fpe) elles contournent, lorsqu'elles existent, le faisceau externe du pied du pédoncule et le sillon latéral de l'isthme (Fig. 377 et 376), se portent en haut, en arrière et en dedans, passent en avant du corps genouillé interne (Cgi, Fig. 375, 374) dans le sillon qui sépare ce corps du faisceau de Tûrck et du bras du tubercule quadrijumeau postérieur. Les unes s'accolent au ruban de Reil médian (Dejerine et Long) ou s'épuisent dans la région avoisinante de la calotte, les autres traversent le ruban de Reil médian (Fig. 374) et s'irradient dans le tubercule quadrijumeau antérieur, en particulier dans ses couches profondes et moyennes. Leur trajet est particulièrement manifeste dans les

Fibres aberrantes de la voie pédonculaire.

Pes lemniscus profond.

Pes lemniscus superficiel.

Fibres aberrantes postéro-externes .

FiG. 374.

FiG. 37o.

FiG. 376.

FiG. 37"

FiG. 374, 37o, 376, 377. -- Les fibres aberrantes de la voie pédoiiculaire de la région du pédoncule cérébral : Pes lemniscus profond (PLp), (Fig. 375, 376, 377), peslemniscus superficiel (PLs) (Fig. 377), fibres aberrantes postéro-externes (Fpe) (Fig. 377, 376, 373, 374), dans un cas de dégénérescence de la partie moyenne de la voie pédonculaire consécutive à un foyer capsulaire, ayant sectionné dans la région nialami([ue la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne, et la partie adjacente du segment rétro-lenticulaire. (Métliode de Marchi.)

Il existe, en outre, dans ce cas, une dégénérescence du bras du tubercule quadri-

CONFIGURATION INTÉRIEURE DU RHOMBENGEPH ALE

jumeau antérieur iBrQa) (Fig. 374) consécutive à la lésion du segment rélrolenticulaire de la capsule inlerue; — et une dégénérescence partielle des fascicules obliques qui traversent le ruban de Reil médian au voisinage du noyau rouge, et que nous avons rattachés sur nos coupes normales au pédoncule du tubercule mamillaire (PTm). FiG. 378, 379, 380. — Dégéné-

rescence de la voie pédonculaire, consécutive à un foyer lenticulaire sectionnant, dans la région thalamique, la moitié postérieure du segment postérieur de la capsule interne. De la voie pédonculaire dégénérée, se détachent dans la région protubérantielle supér'eure les fibres aberrantes protubérantielles (Fap) qui s'incorporent dans le ruban de Reil médian (Rm) (Fig. 378), descendent dans la couche inter-olivaire, puis réintègrent la voie pédonculaire dans les régions bulbaires supérieure (Fig. 379) et moyenne (Fig. 380). Dégénérescence de la substance grise antérieure du pont, du noyau arqué et des libres sagittales du raphé bulbaire.

(Méthode de Marchi.)

cas de dégénérescence de

Tap

Fig. 37S

FiG. 379.

la voie pédonculaire traiiés par la méthode de JMarclii(Fig-. 374 à 377). Étant données chezl'homme l'inconstance du faisceau décrit par Gudden sous le nom de tractus pt-duncularis- transversus, et la variabilité de sa longueur apparente à l'extérieur (Voy.

T. P'', p. 327), on peut se demander si chez l'homme les fibres aberrantes de la voie pédonculaire ne concourent pas à former ce tractus. Lorsque sa partie postérieure est seule visible à l'extérieur, il ne serait constitué que par les fibres aberrantes postéroexternes, lorsqu'on le voit contourner toute la largeur du pied du pédoncule

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