‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 83 sur 118 · I.:i formatiuii rûticiilco du soi^fmeiit liuHiairc · texte numérisé non relu

I.:i formatiuii rûticiilco du soi^fmeiit liuHiairc

c) Segment bulbaire. — 1" Dans le tiers supérieur du bulbe, la formation réticulée se transforme de nouveau (coupe H8, Fig. 398).

L'olive infé?-ieure ou bulbaire (Oi) s'insinue entre le ruban de Reil médian (Rm) et le faisceau de la calotte (Fcc), augmente rapidement de volume et atteint la périphérie du bulbe dont la sépare une capsule de Son aspect lU-ius la fibrcs d'autaut plus mince que l'on considère des régions bulbaires pins inférieures. Le faisceau central de la calotte (Fcc) se perd et se termine dans celte capsule péri-olivaire, après avoir tour à tour occupé la face externe, puis la face antéro- externe de l'olive. Le ruban de Reil médian (Rm), par contre, s'aplatit de dehors en dedans, s'applique contre le raphé, s'adosse en avant à la pyramide antérieure du bulbe (Py), concourt à former la couche inter-olivaire et fait définitivement corps avec la for-

région liuUiairo snpL-riouro

CONFIGURATION INTÉRIEURE DU RHOMBENCEPH ALE

FiG. 398. — La formation réticulée de la région bulbaire supérieure. Le noyau central inférieur, le ruban de Reil médian, le faisceau central de la calotte et ^le faisceau

\vc i

longitudinal postérieur. — Le corps juxta-restiforme, le noyau de Deiters, le noyau du facial et le noyau antérieur ou de terminaison de la branche cochléaire du nerf acoustique. — Coupe horizontale un peu oblique en bas et en avant, passant par le sillon bulbo-protubérantiel et l'extrémité supérieure de l'olive bulbaire, au-dessus du diverticule latéral du quatrième ventricule. —Méthode de Weigert-Pal. 8/1 grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 636, coupe H8, Fig. 438.)

CJ, corps juxta-restiforme, comprenant les fibres cérébello-vestibulaires et le noyau lie Deiters. — Crsl, corps restiforme. — fad, fibres arciforraes dorsales ou profondes. — /'am, fibres arciformes moyennes. —Fcc, faisceau central de la calotte. — Floc, llocculus. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — FPoa, fibres transversales antérieures du pont. — fpt, fibres arciformes pré-trifréminales. — A'i), noyau de Deiters. — Nr, noyau du raphé. — iVvn, noyau d'origine du facial. — iVviiic, noyau de terminaison de la branche cochléaire du nerf acoustique. — Oc, olive cérébelleuse. — Oi, olive bulbaire ou inférieure. — Pc(, pédoncule cérébelleux inférieur. — P/'7oc, pédoncule du llocculus. — r/I'i, diverticule latéral du 4» ventricule. — Rm, ruban de Reil médian. — Sf/fl, substance gélatineuse de Rolando. — SgPo, noyaux pontiques. — slac, strie acoustique. — Sirs, sti'atum superficiale. — tb, trou borgne inférieur. — Tr, corps trapézoïde. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — VT, valvule de Tarin et plexus choroïdes transversaux du 4" ventricule (l-'<). — VI, nerf moteur oculaire externe. — VII, nerf facial. — ]'IIIc, branche cochléaire, T7//c, branche vestibulaire du nerf auditif.

mation réticulée. Dans la région bulbaire supérieure (coupe H8,Fig. 398), le noyau central inférieur (Nci) limite en arrière la couche inter-olivaire et la sépare du faisceau longitudinal postérieur (Flp); plus bas, le noyau disparaît et l'espace compris entre les deux faisceaux est comblé par de nombreux et denses fascicules de fibres longitudinales (coupes HIO et Hl 1, Fig. 399 et 367, p. 532) ; il existe alors dans la formation réticulée, de chaque côté du raphé, un champ triangulaire à base antérieure, étendu de la substance grise centrale du 4'^ ventricule à la pyramide bulbaire et limité en dehors par les fibres radiculaires du nerf grand hypoglosse. Ce champ, formé de fascicules longitudinaux plus ou moins volumineux et denses, croisés par des fibres arciformes, ne contient que de rares et minces

Fijinuiiion rcticu- trabéculcs gris. Il est connu sous le nom de formation réticulée interne ou blanche [for matio reticularis alba) (SRa, coupe Hll, Fig. 399), par opposition au reste de la formation réticulée dans laquelle les processus réticulés et les noyaux prédominent, et qui porte le nom àe formation réticulée externe ou grise [forniatio reticularis grisea) (SRg). On y distingue un court et large segment antérieur ou inter-olivaire (coupe Hll) et un long et étroit segment postérieur ou inter -réticulé. C'est dans ce dernier segment que l'on trouve dans la région inférieure du bulbe (Fig. 399), un amas gris, étroit, le noyau respiratoire de Mislawsky (Nr) ou noyau du cordon antérieur [nucleus fiiniculi anterioris d'Obersteiner).

ru;r;;iii. n réticu- hn fomiulion rèticulée Qrisc , appelée encore champ moteur deMeynert, présente sur les coupes horizontales (coupe Hll, Fig. 399) une surface irrégulièrement quadrangulaire, dont l'angle antéru-cxterne s'étire et atteint la périphérie du bulbe au niveau du sillon latéral, entre le corps restiforme et l'olive bulbaire. En arrière, ce champ s'adosse à la substance grise centrale du plancher du 4'^^ ventricule; en avant, il est en rapport avec l'olive bulbaire (Oi), la capsule de fibres qui l'enveloppe et le noyau juxta-olivaire externe (Noe); en dedans, il est séparé de |la formation

liV l.lanci

CONFIGURATION INTERIEURE DU RHOMBENCliP H ALE.

i"éticult?e blanche par les fibres radiciilaiies de l'hypoglosse (coupe Hll. Fig. 399) et le noyau juxta-olivaire interne (Noi, coupe H17, Fig. 400)

Fsf^d

,^^Mt

UldCr

ÏTCrsL

'Nxzc

Fig. 399. — La formation réticulée du segment bulbaire dans la région moyenne de l'olive bulbaire. La formation réticulée blanche et la formation réticulée grise, le noyau respiratoire, le noyau ambigu. L'olive bulbaire et les noyaux juxta-olivaires. Le corps restiforme et ses fibres arciformes cérébello-olivaires, le corps juxtarestiforme, le faisceau solitaire, le noyau de l'hypoglosse. Coupe transversale du bulbe. — Méthode de Weigert-Pal. 5/1 grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 668, coupe Hll, Fig. 441.)

Cj, corps juxta-restiforme. — Cist, corps restiforme. — f'ad, fibres arciformes dorsales. — feo, feutrage extra-olivaire ou capsule de l'olive bulbaire. — fio, feutrage intraolivaire. — fit. fibres arciformes inter-trigéminales. — fpt, fibres arciformes pré-trigéminales.

— frt, fibres arciformes rétro-trigéminales. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — fpo, fibres pré-oUvalres. — Fs, faisceau solitaire. — Nab, noyau ambigu. — Xarc, noyau arqué. — XCrsl, noyau du corps restiforme. — Noe, noyau juxta-olivaire externe. — Noi, noyau juxta-olivaire interne. — y'ft. noyau du funiculus feres. — A'rp, noyau rétro-pyramidal. — Xr, noyau respiratoire. — .S'viiit^ noyau de terminaison de la branche vestibulaire du nerf auditif. — -Vxp, noyau postérieur du vague. — .Vxn, noj'au de l'hypoglosse. — Oi, olive inférieure ou bulbaire. — P>j, faisceau pj'ramidal ; à gauche il s'étale à la surface de l'olive et masque le sillon olivaire interne (comparer avec la Fig. 3831. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — SRa, formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise.

— Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — X, nerf pneumo-gastrique. — XII, nerf grand hypoglosse.

en dehors, il est limité par le corps restiforme (Crst) dont le séparent le noyau de Deiters Cj i et la substance gélatineuse de Rolando (SgR). La partie antéro-externe ou périphérique de la formation réticulée grise

ANATOMIE DES CEiNTIîES NERVEUX.

Son aspect dans la roirion bulbaire ;noyeiinc.

J^es noyaux ■ ■ordon latéral.

confient de nombreuses fibres longitudinales réunies en fascicules denses et compacts, séparés par de minces trabécules gris et croisés par d'épais fascicules de fibres arciformes provenant du corps restiforme.

2" Dans la région qui correspond au tiers moyen de l'olive bulbaiie, (coupes H12 à H14, Fig. 442 à 444, p. 67:2 à 677). on voit apparaître, entre la face dorsale de l'olive et la grosse racine sensitive descendante du trijumeau, des amas gris plus ou moins bien délimités, connus sous le nom de noyaux du cordon latéral ou de noyaux latéraux du bulbe (Nlt) (coupes H 11 à H 17, Fig. 399, 400 et 442 à 446, p. 672 à 6801. D'abord diffus, ces amas s'accroissent rapidement, et se présentent sur les coupes qui passent par l'extrémité inférieure du 4" ventricule sous un aspect fort variable suivant les individus : tantôt il s'agit d'amas irrégulièrement étoiles; tantôt d'une lame grise plus ou moins coudée; tantôt de deux amas plus ou moins parallèles, l'un antérieur, l'autre postérieur.

Dans la partie postérieure de la formation réticulée grise, on trouve, en arrière des noyaux du cordon latéral et dans toute la hauteur de l'émergence des nerfs vague et glosso-pliaryngien, un petit amas gris mal délimité contenant de volumineuses cellules polygonales, fusiformes ou arrondies et désignées sous le nom de noyau ambiguus de Clarke ou de noyau moteur des nerfs vague et glosso-pharyngien (Nab, coupe Hll, Fig. 399; coupes H9 et HIO, Fig. 366 et 367, p. 529 et 332).

Au niveau du tiers inférieur de l'olive bulbaire, tous ces amas se fusionnent plus ou moins complètement en un seul qui fait corps avec le

Soi) aspect au lïiveau de l'entrecroisement scnsitit".

reste de la formation réticulée grise.

et s'étend de la substance gélatineuse

de Rolando et du noyau du cordon de Burdach au noyau juxta-olivaire externe (coupes H14 et H15, Fig. 444, 44S, p. 677 à 679).

3'^ Sur toutes les coupes qui passent au-dessous de l'olive bulbaire (coupes H16 à H18, Fig. 446 à 448, p. 680 à 684), la formation réticulée subit de nouveaux changements. Dans la formation réticulée blanche apparaît sur la ligne médiane V entre-croisement supérieur, sensitif, ou piniforme du bulbe (xpin, coupe H17. Fig. 400); mince et étroit d'abord, il s'accroît rapidement, revêt l'aspect d'un cône de pin, à la formation duquel concourt la grande majorité mais non la totalité des fibres de la couche inter-olivaire (SRa cio). Les fibres entre-croisées se portent en dehors et en arrière, décrivent des arcs en avant de la substance grise centrale, traversent toute la formation réticulée grise dont elles constituent les fibres arciformes, puis se rendent dans les noyaux des cordons de Goll (NG) et de Burdach (NB).

La formation réticulée grise '^^^ se modifie également. Elle s'allonge dans le sens antéro-postérieur, s'étend du noyau juxta-olivaire interne (Noi), qui la sépare de la pyramide antérieure (Py) du bulbe, jusqu'à la substance gélatineuse de Rolando (SRg) et aux noyaux des cordons de Goll (NG) et de Burdach (NB). Les trabécules gris sont épais, diffus et disséminés, et forment une masse qui atteint presque en avant et en dehors la périphérie du bulbe ; elle en est séparée en arrière et en dehors par une

CONFIGURATION INTERIEURE DU RHOMBENCEPHAI.E

couche de libres longitiuliiiales à surface de section triangulaire, qui proviennent du corps restiforme, constituent le faisceau cérébelleux direct de Flechsig, et se prolongent dans la moelle épinière. La surface de section de ce faisceau augmente de volume à mesure que l'on se rapproche du collet du bulbe et s'insinue petit à petit entre la formation réticule'e,

Crst -f ir . . .

xpm -- SE a

Woi

FiG. 400. — La formation réticulée au niveau de rentre-croisement piniforme ou sensitif du bulbe. Le noyau juxta-olivaire interne, les noyaux de Goll, de Burdach et de V. Monakow. Coupe transversale du bulbe. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p, 681, coupe H17, Fig. 447.)

CB, cordon de Burdach. — CG, cordon de Goll. — Cl, cordon antéro-latéral de la moelle. — Crst, corps restiforme. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — fir, fibres interréticulées. — Fs, faisceau sobtaire. — .VB, noyau du cordon de Burdach. — .VG, noyau du cordon de Goll. — yn, noyau de t. Monako'n-, ou partie e.xterne du noyau de Burdach. — yit, noyau latéral du bulbe. — lYo/, noyau juxta-olivaire interne. — iVxi, noyau d'origine du spinal. — A'xii, noyau d'origine du grand hypoglosse. — xpin, entre-croisement piniforme ou sensitif du bulbe. — Py, pjTamide antérieure du bulbe. — SrjR, substance gélatineuse de Rolando. — SRa, formation réticulée blanche. — SRa [cio], la couche interolivaire de la formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau.

avec laquelle il se fusionne, et la substance gélatineuse de Rolando. 4° Dès que l'entre-croisement sensitif est terminé (coupes H19 et H 20, Fig. 401), les trabécules gris de la formation réticulée se concentrent en une masse arrondie bien délimitée, qui ne contient que de rares fascicules longitudinaux clairsemés, se confond en arrière avec la substance gélatineuse de Rolando et le noyau de Rurdach, et représente

Son aspect au niveau de l'entrecroisement moteur.

la future corne antérieure Aq la moelle cervicale. Les fibres longitudinales se concentrent de plus en plus à la périphérie du bulbe et se continuen t avec le cordon antéro-latéral de la moelle.

Au niveau du collet du bulbe et de lentre-croisement moteur des pyramides (coupe H20 à H23, Fig. 401 et 431 à 4o3, p. 687 à 689), la formation réticulée est très réduite. Les fibres non entre-croisées de la formation réticulée blanche longent la corne antérieure et se continuent avec le cordon ante'rieiir {Ca) de la moelle. Quant] à^la formation réticulée

ÏIB

ITG

Fig. 401. — La formation réticutée à la parLie supérieure de l'eiitre-croisement naoteur du bulbe. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature. (Voy. description de^cette coupe, p. 680, coupe H 20, Fig. 450.)

Ca, cordon antérieur de la moelle. — CB, cordon de Burdach. — CG, cordon de GoU. — Cl, cordon antéro-latéral. — Col, corne latérale ou processus reticulares de (Lenhossek. — Cop, corne postérieure. — ND, noyau du cordon de [Burdach. — NG, noyau du cordon de GoU. — Py, pj'ramide antérieure du bulbe au niveau de sa décussation (xPy). — SRq, formation réticulée grise. — TR, tubercule cendré de Rolando. — Vscl, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — XI, fibres radiculaires du nerf spinal.

l.a corne antérieure (Mcapitêc.

grise (SRg), ses fibres longitudinales se continuent avec le cordon antérolatéral {ÇA) de la moelle, tandis que la masse arrondie des trabécules gris des coupes précédentes diminue et s'effile; elle est bientôt séparée du' reste de la substance grise centrale par le faisceau pyramidal croisé qui se rend dans le cordon latéral de la moelle et elle se présente alors sous l'aspect d'un amas allongé, déchiqueté en arrière, connu sous le nom de corne antérieure décapitée (coupes H21, H22, H23, Fig. 451, 432, 4S3, p. 687 à 689). Lentre-croisement pyramidal une fois effectué, la corne antérieure est reliée au reste de la substance grise de la moelle par un col plus ou moins étroit; sa partie postérieure présente toujours un aspect réticulé spécial, elle s'insinue entre les fascicules onduleux du

CONFIGURATION IXTÉaiEURE DU RHOM BENCEPII ALE.

faisceau pyramidal croisé et porte le nom de troisième corne de Stilling, Los processus letide corne latérale de Goll, de processus reticulares de Lenhossek (Col, ^"J""'' ''° ''°"'"'^' coupe H21, Fig. 451, p. 687).

Faisceaux compacts de la formation réticulée.

Ruban de Reil (Rm). Schicife des auteurs allemands, fdlct des auleurs anglais.

Synonymie et Historiqce : En 1800, Reil décrivit sous le nom de ruban (Schleife) un faisceau situé à la partie antérieure de la calotte protubérantielle, étendu dans le sens transversal du raphé médian au point de pénétration dans la calotte des nerfs facial et trijumeau, faisceau faisant suite d'après cet auteur aux fibres qui enveloppent l'extrémité supérieure de l'olive bulbaire et à celles qui sont adossées à la face postérieure des pyramides antérieures du bulbe.

Reil montra, en outre, que ce faisceau se divise au-dessus du point de pénétration des VII'' et V' nerfs crâniens en deux segments -.Yintci^ne reste profond, monte en ligne droite dans le pédoncule cérébral et se place en arrière du locus niger ; l'externe devient superficiel, apparaît sur la face latérale de l'isthme de l'encéphale entre le pédoncule cérébral et les pédoncules cérébelleux supérieur et moyen, se porte obliquement en haut, en arrière et en dehors, croise et contourne en anse la partie supérieure du pédoncule cérébelleux supérieur, puis redevient profond en s'enfonçant sous le tubercule quadrijumeau postérieur et le bras de ce tubercule. Le segment externe du ruban se diviserait à ce niveau en deux faisceaux divergents ou radiations : l'un se porterait en avant, fusionnerait le long du bord externe du pied du pédoncule cérébral avec le faisceau interne, profond ou vertical, adossé à la face postérieure du locus niger, et s'irradierait avec lui dans le thalamus en passant au-dessous des corps genouillés ; quelques fibres atteindraient la couronne rayonnante. L'autre faisceau se porterait en dedans, s'étalerait en éventail au-dessous du tubercule quadrijumeau antérieur, formerait avec celui du côté opposé le toit de l'aqueduc de Sylvius,puis s'entre-croiserait avec lui et constituerait la commissure postérieure du cerveau. Les auteurs qui ont suivi Reil (Burdach, Tiedemann), ont désigné le segment interne profond ou vertical de ce faisceau — connu déjà de Haller (1736) — sous le nom de lemniscus (ruban) ; le segment externe, superficiel, oblique et curviligne sous celui de laqueus (lacet): la partie inférieure ou bulbaire sous le nom de faisceaux olivâtres [Olivenkernstrânye , Burdach).

Si l'on fait abstraction des connexions inférieures et supérieures du ruban dit de Reil (connexions qui ne furent découvertes que beaucoup plus tard), la description donnée par Reil, du trajet protubérantiel et pédonculaire du faisceau qui porte son nom, concorde parfaitement avec nos connaissances actuelles. Mais les dénominations nombreuses et variables qui ont été assignées par les différents auteurs, aux différents segments et parties de segments du ruban de Reil, n'ont pas peu contribué à rendre sa conception quelque peu confuse et obscure. Beaucoup d'auteurs emploient indifféremment les termes de laqueus, lemniscus, Schleife, ruban, fillet, et les considèrent comme synonjTues. Renie englobe sous le nom de lemniscus les deux segments du ruban de Reil, le lemniscus de Haller et le laqueus.

Le lemniscus de Haller, Burdach, Tiedemann, est encore désigné sous les noms de couche rubanée, Schleifensctdcht , partie antérieure du faisceau latéral ou intermédiaire du bulbe (Cruveilhier), vordere Abtheilung der Vorderstrânge (Stilling, Reichert, Forel, Flechsig, Edinger, Bechterew) ; partie sensitive des pyramides, faisceau sensilif (Sappey et Duval); médiate {obère) Schleife (Obersteiner). Ricban principal, Hauptschleife (Bechterew). Ruban de Reil médian (Dejerine). Médiate Schleife, lemniscus medialis (KôUiker). Tractus tecto-spinales et bulhares (Edinger).

Le laquens sous ceux de ruban ou ganse de Reil (Gratiolet, Longet) ; faisceaux triangulaires de l'isthme (Cruveilhier) ; Schleifcnfeld, Trigonum lemnisci; ruban de Reil

Le ruban tic Keil.

Historique.

Synonymies lemniscus.

Synonymies laqueus.

(lu

Synonjmics do la l>ariic supérieure ilu niiian de Rcil:

Synonymies de la partie inférieure du ruhan tle Keil.

latéral (Dejerine); latérale Schlcife, lemniscus lateralis ^Kolliker); latérale oder iintere i^chlcife \Bechtere\vj; latérale untere Schleife (Obersteiuer); latéral fillcl tract (Ferrier et Tnrner) ; faisceau acoustique (Cliarpy).

La partie du ruban de Reil qui s'irradie dans le tubercule quadrijumeau postérieur est appelée ruban inférieur, U7itere Schleife {^enle, Forel); unteres Sctileifenblatt (}i[eyneH); Schleife des unteren Zxceihùgels (Forel); ruban du tubercule quadrijumeau postérieur; untere oder latérale Schleife (Bechterew) ; latérale {untere) Schleife (Edinger) ;

Celle qui se rend dans le tubercule quadrijumeau antérieur porte les noms de ruban supérieur, obères Schleifenblatt (Meynert) ; obère Schleife (Forel) ;

La partie qui aborde le thalamus est appelée couche rubanée principale ou proprement dite, Haupltheil der Schleifenschicht, eirjentliche Schleifenschicht iForel, Meynert, Bechterew) ; Thalamus Schleife (Forel) ; médiate {obère) Schleife (Edinger).

La partie enfin qui directement ou indirectement s'irradie dans la couronne rayonnante, a été désignée par V. Monakow sous le nom de ruban cortical, Rindenschleife. Bechterew dislingue dans la couche rubanée ou ruban de Reil médian un segment interne, originaire du noyau de Goll {médiate Abtheilwiig der Hauptschleife, segment interne du ruban principal, Bechterew), qu'Édinger désigne à tort sous le nom de médiate Schleife, et un segment externe, originaire du noyau de Burdach {latérale Abtheilung der Hauptschleife, segment externe du ruban principal, Bechterew) et auquel Edinger applique le nom de latérale Schleife.

Le ruban de Reil reçoit enfin, de la voie pédonculaire, le système des fibres aberrantes (p. S43). Les trois groupes de fibres que nous avons désignés sous les noms de pes lemniscus superficiel, de pes lemniscus profond et de fibres aberrantes protubérantielles ont reçu des différents auteurs les dénominations les plus variées : le pes lemniscus superficiel (Dejerine) porte les noms de : fascicules les plus internes du ruban, médialste Bùndel der Schleife Forel) ; médialste Bùndel der medialen Schleife (Obersleiner) ; Fusschleife^pes lemniscus (Henle, Meynert, Stilling, Obersteiner) ; médiates accessorisches Bùndel der Schleifenscldcht (Bechterew), faisceau interne accessoire de la couche rubanée; médiate Bùndel der Schleifenschicht, médiate Schleife (Bechterew).

Le pes lemniscus profond (Dejerine) a été appelé -.pes lemniscus (Flechsig); zerstreutes accessoriches Bùndel, faisceau accessoire disséminé (Bechterew) ; pédoncule du locus nigcr (Meynert). Les fibres aberrantes protubérantielles (Dejerine) ont reçu le nom de fascicules latéraux pontiques, latérale pontinen Bùndel (Schlesinger).

La partie inférieure ou bulbaire du ruban de Reil porte également des dénominations très diverses. Cruveilhier montra qu'elle ne procède pas des corps olivaires du bulbe comme le croyaient Reil et Burdach, mais qu'elle se continue avec les faisceaux sous-olivaires, c'est-à-dire avec toutes ces fibres qui forment le faisceau latéral ou intermédiaire du bulbe, et que Cruveilhier englobe sous le nom de faisceau de renforcement du bulbe, ou faisceau innominé.

Aujourd'hui, le terme de faisceau latéral du bulbe n'est guère appliqué cpi'aux fibres qui occupent la périphérie du bulbe entre le corps restiforme et l'olive bulbaire ; mais il ne faut pas oublier que pour les anatomistes de la première moitié de ce siècle, Valentin, Rolando, Burdach, Foville, Cruveilhier, Longet, ce terme s'appliquait à toute la région connue aujourd'hui sous le nom de formation réticulée du bulbe. C'était un vaste faisceau qui s'adossait au niveau du raphé bulbaire à celui du côté opposé, apparaissait sur chaque face latérale du bulbe, entre l'olive et le corps restiforme, et s'étendait dans le sens antéro-postérieur du plancher du 4= ventricule à l'olive bulbaire et à la pyramide antérieure du bulbe. Ces anatomistes connaissaient l'enlre-croisement incomplet de la pyramide antérieure du bulbe et sa continuation en grande partie avec le cordon latéral croisé de la moelle, et en petite partie avec le cordon antérieur du même côté; mais ils croyaient que le corps restiforme se prolongeait dans le cordon postérieur de la moelle, et admettaient que le faisceau latéral ou intermédiaire du bulbe était constitué par toute la portion de la colonne antéro-latérale de la moelle, qui ne se continue point avec la pyramide du côté opposé, portion qui, d'après eux, s'entre-croisait dans

CONFIGURATIOA' INTÉRIEURE DU RII OMBENCÉPH AUE. S71

toute la hauteur du hulbe en formant Ventre-croisement supérieur à celui des pyramides.

L'examen de eoupes fines montra bientôt à Stilling, Deiters, Clarke, Luys, KôUiker, que l'entre-croisement supérieur du bulbe provient des noyaux des cordons postérieurs, et on l'appela entre-croisement sensitif, bien que la destination ultérieure de ses fibres fût encore problématique; pour les uns (Huguenin, Roller, Flechsig) les fibres des noyaux des cordons postérieurs se rendaient après entre-croisement dans les olives bulbaires; et de là, dans le corps restiforme par l'intermédiaire des fibres arciformes externes du bulbe; pour Meynert, elles se plaçaient à la partie externe des pyramides antérieures du bulbe, montaient avec elles dans la protubérance et le pédoncule cérébral dont elles occupaient la partie externe, puis s'irradiaient dans le lobe occipital. (Voy. Historique de la voie pédonculaire, p. 82.)

En janvier 1876, Sappey et Duval reconnurent, en se servant de la méthode des eoupes microscopiques sériées, que les fibres des noyaux des cordons postérieurs et de l'entre-croisement supérieur du bulbe montaient dans le bulbe en arrière des pyramides, se plaçaient, dans la protubérance, en arrière des fibres transversales du pont, dans le pédoncule, en arrière du locus niger, puis s'étalaient le long de la face externe du pédoncule cérébral et pénétraient dans la couche optique. Ces auteurs reconnurent et figurèrent ainsi les premiers, les connexions inférieures du ruban de Reil, telles qu'elles sont admises aujourd'hui; mais leur découverte n'eut pas le retentissement auquel elle avait droit. La même année (1876), Flechsig démontra, par la méthode myélogénétique, l'inexactitude de l'hypothèse de Meynert sur la participation des fibres des noyaux des cordons postérieurs à la constitution de la partie externe de la pyramide et de la partie externe du pied du pédoncule cérébral. Mais ce ne fut qu'en 188.5, qu'Ediuger, puis Flechsig démontrèrent à l'aide de la même méthode (chez un fœtus de 8 mois), la continuation des fibres de l'entre-croisement sensitif avec la couche inter-olivaire du bulbe et avec la couche rubanée de la protubérance. En 1883, v. Monakow avait, du reste, signalé la dégénérescence ascendante de la couche inter-olivaire et du ruban de Reil, à la suite d'une hémisection de la partie inférieure du bulbe du côté opposé.

De tous les faisceaux compacts de la formation réticulée, le ruban de vue aensembio. Reil est sans contredit le plus important et le mieux différencié. Il tire son origine principale des noyaux des cordons postérieurs de la moelle épinière, contribue à former les fibres arciformes internes de la partie inférieure du bulbe, puis s'entre-croise en arrière des pyramides antérieures au niveau de Y entre-croisement su2]érieiir , sensitif ow. piniforme du bulbe. Il change ensuite de direction, devient ascendant, parcourt la couche interolivaire, la partie antérieure de la calotte protubérantielle et de la calotte pédonculaire, se porte peu à peu en dehors et en arrière et se termine finalement dans la partie postérieure et inférieure du noyau externe de la couche optique, dans cette région située au-dessous et en dehors du centre médian de Luys, et que nous avons désignée sous le nom de région du ruban de Reil médian.

Noyaux des cordons postérieurs (Ncp). — Les noyaux des cordons Les noyaux doripostérieurs i'SC])) ou tioijaux de Goii [NGj et cleBurdach (NB),{con'pes'H.16 ro,1 à H22, Fig. 400, 401, 403, 446 à 452), d'où procède le ruban de Reil, occupent la partie inférieure ou fermée du bulbe et s'étendent des corps restiforme (Crst) et juxta-restiforme (Cj) (coupes H 13 et H 14, Fig. 402, 444) au collet du bulbe (coupe H21, Fig. 371). Ils apparaissent d'abord sous les traits d'une masse informe qui fait suite au noyau de Deiters et

ANATO.MIE DES CENTRES NEKVEUX.

aux noyaux du corps resliformo (coupe H13, Fig. 402) et dont la face anlérienre se fusionne, de dehors en dedans, à la substance gélatineues

irSEL

FiG. 402. — Les noyaux des cordons postérieurs aux confins des corps restiforme et juxta-restiforme, les fibres arciformes interréticulées, la partie supérieure de l'entrecroisement piniforme et la couclie interolivaire. Coupe passant par le tiers inférieur de l'olive bulbaire, le noyau de l'hypoglosse et les fibres radiculaires du nerf pneumo-gastrique. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 673, coupe H13, Fig. 443.)

Cp, extrémité supérieure des cordons postérieurs. — A'Cp, niasse commune aux noyaux des cordons postérieurs. — Crsf. corps restiforme. — fas. fibres arciformes superficielles.

— fcb, fibres arciformes cérébello-olivaires. — f)0, feutrage intra-olivaire. — /?;■, fibres arciformes interréticulées, provenant des noyaux des cordons postérieurs et s'entre-croisant à la partie postérieure du raphé au niveau du bord supérieur de l'entre-croisement piniforme {.i-pin}. — FU, faisceau latéral du bulbe. — f*-, faisceau solitaire. — Xab, noyau ambigu ou noyau antérieur du vague. — AVn-c, noyau arqué prépyramidal. — Slf. noyau latéral du bulbe. — Xoe, noyau juxta-olivaire externe. — Noi, noyau juxta-olivaire interne.

— A')'/, noyau réticulé, — A'.y/j, noyau postérieur du vague. — A'xn, noyau de Ibypoglosse.

— Oi, olive inférieure ou bulbaire. — xpin, entre-croisement piniforme. — /'.'/, pjTamide antérieure du bulbe. — SfjR. substance gélatineuse de Rolando. — SRa [cio, formation réticulée blanche (couche interolivaire). — TM, trou de Magendie. — Vscl, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — A', fibres radiculaires du nerf vague. — XII, fibres radiculaires de l'hypoglosse.

de Rolando (SgR), à la partie postérieure de la formation réticulée (SR) et à la substance grise centrale (Sgc) ; la face postérieure irrégulièrement dentelée est entourée d'une couche de fibres longitudinales, d'abord mince

CONFIGURATION INTÉRIEURE DU RIIOMBENCÉP HALE

et étroite (Cp, coupe H13, Fig. 402) mais qui augmente rapidement d'épaisseur (coupe H7,Fig. 400), se continue avec les cordons postérieurs de la moelle et segmente la masse grise commune en deux noyaux : l'un externe, on noyau de Bicrdach (NB); l'autre interne, ou noyau de Goll (NG). Ces noyaux déterminent à la surface du bulbe la saillie des pyramides postérieures et des tubercules cunéiformes (Fig. 352). Ils représentent deux colonnes grises adossées en haut et qui s'effilent en bas, oîi

Cca .\L L | ^^Ma ^ ^s

Cl y jl^m'

-X]piIl

Fig. 403. — Les noyaux de Goll et de Burdacli et l'entre-croisemeut piniforme ou sensitif du bulbe. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 683, coupe H18, Fig. 448.)

Ca, cordon antérieur de la moelle faisant suite à la formation réticulée blanche. — CB^ cordon de Burdach. — CG, cordon de Goll. — Cl, cordon latéral. — Coa, corne antérieure. fii: fibres arciformes interréticulées. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — NB, noyau de Burdach. — XG, noj'au de Goll. — Nki, noj'au du spinal. — Py, pyramide antérieure du bulbe. — SRf/, formation réticulée grise. — TR, tubercule cendré de Rolande. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — xpin, entre-croisement piniforme ou sensitif du bulbe. — A7, Fibres radiculaires du spinal.

elles sont complètement séparées l'une de l'autre par les fibres des cordons postérieurs.

Le noyau de Burdach (NB) [nucleus funiculi cuneati, restiform niicleus (Clarke), latérales hinteres Nebenhorn [Reichert] adhère dans toute sa hauteur à la formation réticulée ; de sa partie postérieure et externe se détache un petit noyau irrégulièrement déchiqueté, plongé au sein des fibres du cordon postérieur et uni à la masse principale par des travées grises plus ou moins nombreuses (coupes H13 à H17,Fig. 402 et 444 à 447, p. 677 à 682j. Il porte le nom de noyau externe de Burdach (nucleus externus funiculi cunedtï), outer restiform nucleus {Clarke) ou encore de noyau de V. Monakow (NM), cet auteur ayant démontré ses connexions avec le corps restiforme et son indépendance complète d'avec le ruban de Reil.

Le noyau de Burdach.

Son segment externe ou noyau de Monakow.

.Son sc^'inont in- La massc principale du noyau de Burdach, désignée encore sous le

lernc ou masse pnn- i 7 r» 7 / x-r» . i*. i ■ 7

ci|,aic. nom de noyau de Biivaacli uMi) proprement dit, ou de noyau interne de

Burdach, représente sur les coupes une excroissance volumineuse reliée à la formation réticulée par une large base d'implantation; elle est entourée en cupule par une épaisse couche de fibres du cordon postérieur qui la sépare, en dedans, du noyau de Goll, en dehors, de la substance gélatineuse de Rolando (coupes H16 à H20, Fig. 370, 400, 401, 403), et de la corne postérieure. Le noyau interne de Burdach diminue rapidement d'épaisseur de haut en bas, et n'est plus représenté au niveau de l'entre-croisement moteur que par une saillie mamelonnée plus ou moins prononcée, du sommet de laquelle se détachent (coupes H18 à H 21, Fig. 403 et 449 à 4.51, p. 683 à 687) d'épais fascicules de fibres qui rayonnent dans le cordon de Burdach (coupes H18, H20. Fig. 403, 401). Le novau de Goll. Tout autrc cst la formc du noyau de Goll (NG) {nucleus funicidi gracilis, postpyramidal nucleus [Clarke], mediales hlnteres Nebenhorn [Reichert) ; de même volume et de même forme au début que le noyau de Burdach (coupes H16,H17, Fig. 370, 400), il revêt très rapidement sur les coupes l'aspect d'une massue aplatie dans le sens transversal, qui n'est séparée de la périphérie du bulbe que par une mince couche de fibres longitudinales et qui est reliée à la substance grise centrale par un pédicule mince et étroit (coupes H18 à H20, Fig. 403, 401).

Le noyau de Goll descend plus bas que le noyau de Burdach ; au niveau de l'entre-croisement moteur (coupes H20, Fig. 401), ses dimensions antéro-postérieures sont encore considérables alors que le noyau de Burdach tend à disparaître. Au voisinage du collet du bulbe (coupes H21. H22. Fig. 451 et 432, p. 687 et 688), le pédicule disparait et le noyau de Goll se termine par une extrémité libre, aplatie latéralement et plongée au sein du cordon postérieur de la moelle (Fig. 426, p. 630i.

Les noyaux de Goll et [de Burdach diffèrent l'un de l'autre non seulement par leur forme, mais encore par leur aspect; dans le noyau de Goll, la substance grise et les fines fibres qui le sillonnent sont uniformément disséminées; dans le noyau de Burdach , la substance grise se rassemble en îlots arrondis ou oblongs ( coupes H 1 6 ,H 1 7 , Fig. 400 et 37 0 , p . 338) entourés d'un dense feutrage de fibres fortement colorées par la laque hématoxylinique. Losconnexionsucs Flbros arciformos interréticulées et entre-croisement pini- Zdachtiks'fites forme (fir, xpin). — Le noyaux de Goll et les noyaux de Burdach (interne arciformcs interre- p| extemc) représentent les noyaux de terminaison des libres des cordons

tieulees de la partie ^ , '' ^ . • ^ m ii

inférieure dn buiiic. postéricurs dc la moclle ; ils sont situés sur le trajet de la voie cérébelleuse inférieure, et envoient au corps restiforme ou en reçoivent, un certain nombre défibres qui montent directement dans le corps restiforme et proviennent plus particulièrement du noyau externe de Burdach. Le noyau de Goll et le noyau interne de Burdach sont en outre les noyaux d'origine de l'important système Aqs fibres arci formes internes de la partie inférieure du bulbe, ou fibres arci formes interréticulées (fir). Ces dernières se détachent de la partie antérieure des noyaux de Goll et de Burdach sous

CONFIGURATION INTÉHIEURE DU RII 0.\I liENCÉPH ALE.

forme de fins fascicules, fortement colorés par la laque hématoxylinique, qui se portent en avant, décrivent des arcs autour de la substance grise centrale et s'entre-croisent, à angle aigu, au niveau du raphé, en formant immédiatement au-dessus de l'entre-croisement pyramidal ou moteur, un entre-croisement compact qui affecte la forme d'un cône de pin, à sommet postéi-ieur, c'est Ventre-croiseinenl supérieur ou sensi/if du hulbe, Ventrecroisement pinif orme {yi^'va) de Spitzka (piniform decussation) (Fig. 404). Cet entre- croisement s'étend en longueur, du fond du sillon médian antérieur à la substance grise centrale (Fig- 404), et en hauteur,derentre-croisement pyramidal à la partie f ITB moyenne de l'olive bulbaire.

Sa partie inférieure, large et épaisse, se fusionne si bien avec l'entre - croise- f-^p

ment moteur qu'elle semble en provenir (coupe H19, Fig.449.p. 680); elle ne peut en être distinguée que par la méthode myélogénétique ou par celle des dégénérescences secondaires. Sa partie supérieure, mince et effilée, occupe dans les régions inférieures et moyennes de l'olive bulbaire la partie moyenne (coupes H13àH17,Fig.402,400 et 444 à 446, p. 677 à 680) puis la partie postérieure du raphé coupes Hl 2 etH13.

Fig. 442 et 443, p. 672, 674); ses fibres se distinguent net-

ITsi.

Ca.

Coa P

ir

mi

tement des autres fibres

qui s'entre-croisent dans le

raphé [fibres arci formes cérébello-olivaire, fibres arci formes dorsales), grâce

à leur forte coloration par la laque hématoxylinique, à leur groupement

en fascicules compacts et à leur mode d'entre-croisement à angle aigu.

L'ontre-croiscmcut sonsitif ou pinilurnif!.

Fiû. 404. — Les fibres arciformes inlerréticule'es et l'enti'e-croisement piiiiforme ou sensitif du bulbe. Méthode de Weigert-Pal. 15/1 grandeur nature.

fSB, fibres du noj'au de Burdach concourant à former les fibres arciformes interréticulées [fir). — Ca, cordon antérieur. — Coa, corne antérieure. — A'xt, noyau du spinal. — .V.^ii, noyau de l'bj'poglosse. — Py, pyramide antérieure. — .vpin, entrecroisement pinifornie ou sensitif du bulbe.

Couche interolivaire iSR, cio). — Après leur decussation, les fibres La couche mter de l'entre-croisement piniforme se portent en avant et en dehors, se placent en arrière de la pyramide antérieure, entre cette dernière, la partie fondamentale du cordon antérieur et le noyau juxta-olivaire interne (coupe H17, Fig. 400), puis elles deviennent ascendantes, occupent la

partie antérieure, inter-olivaire de la formation blanche réticulée (SRa, cio, coupe H17,Fig. 400), mais ne constituent pas à elles seules la couche inter-olivaire ; elles se mélangent en effet avec des fibres d'origines variées dont les unes proviennent des cordons an té ro -latéraux de la moelle, les autres du corps restiformc, du corps juxta-restiforme, etc. Ainsi renforcées, elles parcourent toute la hauteur du bulbe, formant un faisceau complexe, très mal délimité, qui longe la face postérieure des pyramides dont le sépare incomplètement le noyau rétro-pyramidal (Nrpl, et qui s'adosse, en dedans au raphé et au noyau du raphé (Nr, coupes H9, HIO, Fig. 366, 367, p. 529 et 532), en dehors au noyau juxta-olivaire interne (Noi) et aux fibres radiculaires de l'hypoglosse (XII), en arrière aux autres fibres de la formation réticulée blanche (coupes Hll à H17, Fig. 441 à 447, p. 669 à 682). La couche iaterolivaire est traversée et cloisonnée par les nombreuses fibres arciformes des parties moyenne et supérieure du bulbe, libres qui appartiennent, pour la plupart, au système des Le ruijan de Rcii fibrcs cérebello-olivaircs (fcb, coupe HIO, Fig. 367, p. 532). Ce n'est qu'au ?orimuon°^réticuiée volsluagc du sillou bulbo-protubérautiel (coupe H8, Fig. 398, p. 563), pîoui'béranti'eiie""° ^^^^ l'apparitiou du uoyau central inférieur (^Nci), que le ruban de Reil (Rm) se dégage de la formation réticulée blanche et constitue un faisceau distinct, compris entre la pyramide antérieure, le noyau central inférieur, l'extrémité supérieure de l'olive bulbaire et le raphé médian.

La couche ruba- Couclio Tubauée. — Au-dcssus de l'olive bulbaire (coupe H8, H7, mtntT'""""' ''°' Fig. 398, côté gauche, 397) le ruban de Reil (Rm) s'étale dans le sens transversal; il occupe dans la région protubérantielle moyenne toute la largeur de la face antérieure de la calotte et s'étend du raphé au tronc du trijumeau (coupes, H4, H5, H6, Fig. 396, 405, 365). Adossé aux fibres du stratum profundum (Strp), il sépare l'étage antérieur de la protubérance du noyau réticulé (Nrt), du faisceau central de la calotte (Fcc) et d'un petit amas de substance grise, oblong, souvent bilobé, situé en avant et au-dessus du noyau du facial, en dehors des libres radiculaires de la VI° paire, et connu sous le nom à' olive supérieure ou protubérantielle (Os). Peu développée chez l'homme, cette dernière présente chez certains animaux, en particulier chez les carnivores, la forme d'une lame grise festonnée, contournée plusieurs fois en S et rappelant, par son aspect et sa structure, les festons et dentelures de l'olive bulbaire ou de l'olive cérébelleuse. Sur les coupes horizontales, le ruban de Reil forme ainsi une couche de fibres aplatie d'avant en arrière, désignée par Reichcrt sous le nom de couche rubanée (Schleifenschichi), par Ilaller sous celui de lemniscus. L'olive protubérantielle la divise en deux parties inégales: l'une, volumineuse et interne, qui constitue le ruban de Reil médian (Rm) ou principal; l'autre, petite et externe, comprise entre l'olive protubérantielle et le tronc du trijumeau, qui porte le nom de ruban de

Ruban de Kcii ^f^^^ latéral (RI). ""^••''"■'- Le Ruban de Reil médian (Rm) procède de la couche inter-olivaire

CONFIGURATION INTERIEURE DU RHOM BENCEP HALE.

et de la décussation piniforme el comprend des fibres ascendantes, verticales, sectionnées, par conséquent, sur les coupes horizontales, per-

S"bc

** fi' *' i"/'.*'" /

iiq-aiet^

HnL

FiG. 403. — Le ruban de Rail et la formation réticulée dans la région moyenne de la protubérance. L'olive cérébelleuse, l'embole etrentre-croisement des noyaux du toit. Les fibres semi-circulaires externes et internes du cervelet et les trois pédoncules cérébelleux. — Coupe horizontale passant par la substance blanche centrale du vermis au-dessus des noyaux du toit et sectionnant la partie moyenne de l'étage antérieur de la protubérance. Méthode de AVeigert-Pal. 3/1 grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 634, coupe H5, Fig. 428.)

Cj, corps juxta-restiforme. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — fsme, fsmi fibres semi-circulaires externes et internes du cervelet. — Neyn, embole ou bouchon. — Np, noyau.N: pontiques. — xXt, entre-croisement des noyaux du toit. — NVII, noj'au du facial. — Oc, olive cérébelleuse. — Os, olive supérieure ou protubérantielle. — Pci, Pcm. Pcs, pédoncules cérébelleux inférieur, moyen et supérieur, — Rm, ruban de Reil médian. — Sbc, substance blanche centrale du vermis. — Sr/R, substance gélatineuse de Rolande. — Strs, Strc, Sti-p, couches des fibres transversales superficielles, moyennes et profondes de l'étage antérieur du pont. — Tr, corps trapézoïde. — VP, voie pédonculaire. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — T'i, quatrième ventricule. — Vllg, genou du facial. — Vlh, troisième segment ou segment horizontal du facial.

pendiculairement à leur direction (coupes H5 à H7, Fig. 405, 36.3, 397); il est traversé par les fibres transversales ou horizontales du corps trapé-

lOME u. 37

Ktiban latoral.

de Roil

Page 1