A. — CEKVEAU INTERMÉDIAIRE. — VÉSICULES DES COUCHES OPTIQUES
La vésicule des couches optiques s'aplatit de bonne heure dans le sens transversal; ses parois latérales s'épaississent considérablement, ses
GA
Fig. 39 et 40. — Encéphale d'un embryon humain d'environ trois mois, vu par sa face latérale droite. (Dessiné d'après nature.) La fig. ÎO montre la surface extérieure de l'encéphale après ablation du cerveau antérieur du côté droit. Dans la fig. 39, la paroi latérale droite des cerveaux moyen et postérieur a été enlevée pour montrer l'aqueduc de Sylvius, l'isthme du cerveau postérieur et le 4e ventricule.
AC, arrière-cerveau. — AgS, aqueduc île Sylvius. — ATs, zone trapézoïde. — B, bulbe. — BIT, bandelette optique. — CA, cerveau antérieur. — Cl, cerveau intermédiaire. — CM, cerveau moyeu. — CP, cerveau postérieur. — ro/i. commissure postérieure. — Cm, lame du cervelet. — FiHC, face interne de l'hémisphère cérébral. — fp, tissera prima. — fs, fissura serotina. — fut, fente en forme de selle. — Gp, glande piuéale.
— HCv, hémisphère cérébelleux. — /. infundibuluin. — IP, inflexion de la protubérance. — Lola, lobe olfactif antérieur, — It. lame terminale embryonnaire. — Po, protubérance. — rlV4, recessus latéral du 4* ventricule. — ST/i, région sous-thalamique. — siCStr, surface suturale opto-striée. — Th. thalamus.
— TM,t rou de Monro. — Tm, tubercule mamlllaire. — l 3, 3e ventricule. — V4, 4° ventricule.
parois supérieures et inférieures se réduisent par contre à l'état de minces lames membraneuses.
Parois latérales. — Les épaisses parois latérales: présentent à étudier une face interne ou venlriculaire , et une face externe ou superficielle. Face, externe La face externe ou superficielle du cerveau intermédiaire, est verticale ou pveau interme- purement convexe au début (fig. 39 et 10). Son extrémité antérieure pénètre, ainsi que nous l'avons vu plus haut (fig. 19, p. 07), à la façon d'un coin dans le cerveau antérieur, et se soude dans le sillon semi-lunaire à la paroi interne de la vésicule des hémisphères. Après ablation de cette dernière, la face externe du cerveau intermédiaire présente immédiatement
op1
en arrière du trou de Monro une surface arrondie, légèrement concave, qui correspond à la sature du cerveau intermédiaire et du cerveau antérieur, suture désignée par His sous le nom de pédoncule du corps strié. Comme la paroi du cerveau intermédiaire, donne naissance à la couche optique et celle du cerveau antérieur au corps strié, nous désignerons cette surface suturale sous le nom de surf "ace suturale opto-striée (lig. .39 et 40, siCStr.). s,mv, Elle représente l'axe autour duquel, se développeront les parties constituantes de la vésicule des hémisphères, à savoir : le corps strié et le manteau cérébral. Cette surface suturale opto-striée est entourée d'un arc saillant, libre dans toute son étendue, Y arc thalamique de Ilis, qui contient les rudiments des saillies superficielles de la couche optique. A l'extrémité antérieure de l'arc, on constate la saillie du tubercule antérieur de la couche optique; à la plus grande convexité de l'arc correspond la région du corps genouillé externe; l'extrémité inférieure enfin, empiète sur la partie du cerveau intermédiaire que nous apprendrons à connaître plus tard, sous le nom de région sous-thalamique de Fore/ ou de région du corps de Luys; elle forme la future bande/ette optique et se continue avec la crête latérale du pédicule oculaire (fig. 18). La région du corps genouillé externe est reliée au tubercule quadrijumeau antérieur, par le pulvinar et le bras du tubercule quadrijumeau antérieur. L'extrémité inférieure de l'arc thalamique est séparée du tubercule mamillaire, par le corps genouillé interne, peu saillant à cette époque.
La bandelette optique comme le chiasma, se développe aux dépens du cerveau intermédiaire, et établit la limite entre ce dernier et le cerveau antérieur. La plupart de ses fibres prennent leur origine dans les cellules ganglionnaires de la rétine, mais quelques-unes proviennent, ainsi que Mihalkowicz l'a montré, des cellules du tubercule quadrijumeau antérieur, du pulvinar et du corps genouillé externe. D'après Mihalkowicz, ces dernières fibres précéderaient dans leur développement, les fibres d'origine rétinienne, car le pédicule du nerf optique est encore creux et présente un état embryonnaire, alors que l'on constate déjà des fibres nerveuses dans la bandelette et le chiasma.
La face externe du cerveau intermédiaire ne subit par la suite que peu de modifications. Elle s'épaissit toutefois considérablement vers le quatrième mois de la vie intra-utérine, l'arc thalamique finit par devenir horizontal, et par former toute la partie de la face supérieure de la couche optique, recouverte par le corps du trigone et la toile choroïdienne. Etroite en avant au niveau du trou de Monro et du tubercule antérieur du thalamus, la face supérieure de la couche, optique s'élargit en arrière, déborde le cerveau moyen en formant le pulvinar, puis se recourbe en bas, et se rétrécit pour se continuer avec la bandelette optique. Elle s'étend en largeur, depuis la voûte du cerveau intermédiaire, jusqu'au point d'insertion des plexus choroïdes des ventricules latéraux. Elle ne comprend doue, que la partie de la face supérieure de la couche optique définitive, située en dedans du sillon choroïdien; la petite partie externe de la face supé-
os
rieure de la couche optique définitive, étendue de l'insertion des plexus choroïdes au sillon opto-strié, concourt à former le plancher du ventricule latéral, et se développe aux dépens du cerveau antérieur (fig. 52-63). La face interne La face interne ou ventriculaire, concave au début, présente de chaque !iku'iv'm,im'I Inmpm" côté, dès la fin de la cinquième semaine, deux saillies longitudinales séparées tantes modifications. par un siilorjj ie smon fa Monro (fig. 41 à 44, 52, 53.) La saillie supérieure correspond à la lame alaire, et donne naissance à la couche optique proprement dite ou à la région thalamique ; la saillie inférieure correspond à la
Fig. il. — Coupe vertico-médiane de l'encéphale d'un embryon humain de 13""". G. âgé d'environ cinq semaines. (D'après "W. His.)
AC, arrière-cerveau. — BU, bandelette optique. — CA, cerveau antérieur. — Ch. ealotte. — Cl, cerveau intermédiaire. — CM, cerveau moyen. — CP, cerveau postérieur. — Cst, corps strié. — Fi, fossette interpédonculaire. — Fm, fossette inter-mamillaire. — fp, fissura prima. — fst, fente en forme de selle. — Gp, glande pinéale. — HC, hémisphères cérébraux. — IS, isthme du cerveau postérieur. — Lola, lobe olfactif antérieur. — Lolp, lobe olfactif postérieur. — //, lame terminale embryonnaire. — Pch, pli choroïdien. — l'o. protubérance. — Ry, recessus géniculé. — rif. recessus de l'infundibulum. — Rm, recessus mamillaire. — ro, recessus opticpie. — saa, sillon arqué antérieur. — sM, sillon de Monro. — ST/i, région sousthalamicjue. — Te. tuber cinereum. — TM, trou de Monro. — Tm, tubercule mamillaire.
lame fondamentale, et donne naissance à la région sous-thalamiqiie de Forr/. Ces régions s'épaississent bientôt considérablement, de telle sorte que la paroi interne du cerveau intermédiaire, devient verticale vers la fin du troisième mois de la vie embryonnaire. Etendu de chaque côté, de l'aqueduc de Sylvius aux trous de Monro, le sillon de Monro, très accusé vers cette époque, fait suite en arrière au sillon latéral de l'aqueduc, tandis qu'il se continue en avant, d'une part avec l'embouchure de la cavité du pédicule oculaire, et d'autre part avec la partie inférieure du trou de Monro rétréci. Le sillon de Monro sépare donc dans toute son étendue, la lame alaire de la lame fondamentale, et son extrémité antérieure correspond assez exactement à la lame du nerf optique, c'est-à-dire au futur chiasma.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX
La face interne ou ventriculaire subit par la suite d'importantes modifications. La partie postérieure de la lame alaire, ou partie rétro-thalamique du cerveau intermédiaire fœtal, donne naissance au pulvinar et au corps genouillé externe (fig. 41-44, Rg); la partie antérieure ou partie thalamique proprement dite, donne naissance à la couche optique (Th). -Celleci s'accroît rapidement et détermine une forte saillie dans le troisième ventricule, qu'elle réduit à l'état d'une mince fente.
Quant à la région sous-thalamique développée aux dépens de la lame
Fig. 42. — Coupe vertico -médiane des cerveaux intermédiaire et moyen d'un embryon humain d'environ sept semaines et demi. (D'après W. His.)
Ach, zone choroïdienne. — A TV. zone trapézoïde. — Aqs. aqueduc de Sylvius. — CA, cerveau antérieur. — Ca, calotte. — cCI, col du cerveau intermédiaire. — Cl, cerveau intermédiaire. — CM, cerveau moyen. — com, commissure molle. — Fch, sillon choroïdien. — //, corps pituitaire. — Lola, lobe olfactif antérieur. / lobe olfactif postérieur. — lame terminale embryonnaire. — NI, nerf olfactif. — PO, pédicule optique recessus. — Rij, geniculi. — rif, recessus de l'infundibulum. — saa, sillon arqué antérieur. — sap, sdlon arqué postérieur. — s/i, sillon de l'habenula. — sM, sillon de Monro. — sp, diverticule sous-pinéal. — STh, région sous-optique. — Th, thalamus. — 771/, trou de Monro. — Tm, tubercule mamillairc.
fondamentale, elle se continue en arrière, avec la région de la calotte du cerveau moyen. L'extrémité antérieure de cette dernière région s'unit à celle du côté opposé, immédiatement au-dessous de l'aqueduc de Sylvius et audessus de la région des tubercules mamillaires, par une lame transversale, le Torus intermedius de His, qui fait saillie dans la partie postérieure du troisième ventricule, de telle sorte que l'aqueduc de Sylvius ne communique avec la cavité de l'infundibulum, que par-dessus la saillie de la pièce intermédiaire (fig. 41.)
Déjà avant la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine, les deux soudure des deux couches optiques se soudent sur la ligne médiane, au-dessus du sillon de formation av 'ia'!'''m' Monro, pour former la commissure molle ou moyenne. Cette suture se fait missure moyenne, chez les mammifères, sur une étendue beaucoup plus grande que chez
ntos définitive!
fOUche OptiqUC
Le centre médian !■ Luysest le dernier estige du recessus
l'homme, dételle sorte que la cavité du troisième ventricule est fortement réduite. Le développement de la commissure moyenne, aux dépens de la suture tardive des deux lames alaires, explique comment cette commissure peut manquer dans certains cas, ou être dédoublée, ou bien encore comment, dans certaines malformations congénitales, les deux couches optiques soudées sur une grande étendue, peuvent arriver à ne former qu'une seule masse impaire et médiane.
Une fois développée, la couche optique est limitée en bas par le sillon de Monro (sM), en haut par un sillon moins profond, le sillon du frein ou sillon de Vhabenida (sh), qui la sépare de la voûte du cerveau intermédiaire (fig. 42, 43).
En avant, la couche optique est légèrement excavée et concourt à limiter le trou de Monro; en arrière, elle est en rapport avec un diverticule profond qui occupe la région rétro-tbalamique et correspond à la partie la plus saillante de l'arc thalamique, c'est-àdire à la région, du corps genouillé externe, (le diverticule porte le nom «le recessus geniculi (His); (Rg-, fig. 42, VA, 44), il reçoit en avant les sillons de l'habenula et de Monro, en haut il est en connexion avec le diverticule pinéal (sp), en arrière il s'ouvre dans l'aqueduc de Sylvius par un étroit canal, le canal cervical (cCI), qui correspond au col du cerveau intermédiaire de Ilis (fig. 42).
La couche optique, en se développant d'avant en arrière, réduit bientôt le recessus g eniculih une étroite fente curviligne, comprise entre la couche optique et l'extrémité antérieure de la calotte du cerveau moyen, et refoule en dehors la région rétrotbalamique (pulvinar, corps genouillé externe), (fig. 44). Cette fente se comble peu à peu, et ainsi s'expliquent les connexions]intimes que [présente plus tard la calotte du cerveau moyen avec la couche optique. Le dernier vestige permanent du recessus geniculi est représenté parle centre médian de Lags, qui conserve d'après Flecbsig, certaines particularités rappelant son origine ventriculaire.
Dans toute la série des vertébrés, les parois latérales du cerveau intermédiaire sont épaissies et allongées dans le sens antéro-postérieur ; elles
Fig. 43. — Coupe vortico-médiane de l'encéphale d'un embryon humain d'environ trois mois. (Dessiné d'après nature).
AC, arrière bulbe, rentrai. — Cl moyen. — en postérieur. forme de sel!
de
reau. — Aqs, aqued bourrelet de la calotte. — Ce, canal rveau intermédiaire. — CM, cerveau ; postérieure. — CP, cerveau il cervelet. — fst, fente en ide pinéale. — /, infundibulum. — //', inflexion de la protubérance. — IS, isthme du cerveau postérieur. — //, laine terminale embryonnaire. — nO, obex. — Pu, protubérance. — fig, recessus geniculi. — ro, recessus optique. — sh, sillon de l'habenula. — sM, sillon de Mouro. — sp, diverticule souspinéal. — ib, trou borgne. — Tm, tubercule niamillaire. — T/i, couche optique. — TM. trou de Monro. — Vt, 4° ventricule.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX
loi
renferment chez les vertébrés supérieurs, plusieurs ganglions thalamiques qui rétrécissent d'autant la cavité du troisième ventricule.
Paroi inférieure ou plancher du cerveau intermédiaire. — Le plancher du cer-
Le plancher du cerveau intermédiaire se transforme en une mince mem- }™me hTm'-'m'in^'n
brane, la membrane basilaire d'Aeby ou la commissure grise de la base de basilaire d'Aeby. Henle. Grâce à la direction oblique de l'axe du cerveau antérieur, le plancher du troisième ventricule est oblique en bas et en avant, et sa
Fie. 44. — Coupe vertico -médiane de l'encéphale d'un embryon humain d'environ deux mois et demi. (D'après W. Dis.)
Ach, zone choroïdienne. — A Tr, zone trapézoïde. — Aqs, aqueduc de Sylvius. — B, bulbe. — Bol. bulbe olfactif. — Ca, calotte. — Cv, cervelet. — fch, fente choroïdienne du 4' ventricule. — fst. fente en forme de selle. — fp, fissura prima. — lip, glande pinéale. — //', inflexion de la protubérance. — Lola, lobe olfactif antérieur. — Loi p. loi lfactif postérieur. — M. moelle. — ob, obex. — l'o. protubérance. — Q<t, tubercule quadrijumeau antérieur. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — Bg, recessus geniculi. — rif, recessus de l'infundibulum. — ro, recessus optique. — saa, sillon arqué antérieur. — sM, sillon de Monro. — sp, diverticule sous-pinéal. — Sl/i, région sous-thalamique. — Te, tuber cinereum. — Th, thalamus. — TM, trou .le Monro. — Tm. tubercule mamillaire. - tth, tsenia thalami. — VH, vésicule des hémisphères. — V„ 4' ventricule. — XII, grand hypoglosse. — Fs, Corps pituitaire.
partie la plus déclive correspond à la paroi antérieure du tuber cinereum. Le plancher du troisième ventricule n'est pas rectiligne, mais affecte la forme d'une ligne brisée dont le segment postérieur, presque vertical, forme la lèvre antérieure de la fente en forme de selle (fst) et dont le segment antérieur, presque horizontal, est en rapport avec la base du crâne (fig. 41, 42). Chez les jeunes embryons ces deux segments se réunissent à angle obtus, en formant l'infundibulum ou la tige du corps pituitaire; cet angle se ferme peu à peu; il devient droit vers la lin du deuxième mois de la vie intra-utérine, puis rapidement aigu (fig. 43, 44). Le segment postérieur ou mamillaire, donne naissance à la substance perforée postérieure, aux tubercules mamillaires et à la partie postérieure du tuber cine-
l.es deux segments de ce plancher.
Formations qui dé pendent du segmen postérieur.
Formations qui a*- reum. Le segment antérieur ou infiindibalaire, est forlement déprimé par Itérieur!" Seëment '° chicisma des nerfs optiques, qui sépare \a lame terminale embryonnaire de la partie antérieure du tuber cinereum; il donne ainsi naissance à deux diverticules dont le postérieur constitue Yinfundibulum, et l'antérieur le diverticule optique {recessas opticus). Dans les premiers stades de la vie embryonnaire, ce dernier communique avec la cavité du pédicule oculaire; le premier entre en connexion avec X hypophyse ou glande pituitaire.
La lame terminale embryonnaire (lt, fig. 41, 42, 43, 44), légèrement déprimée au niveau de la commissure antérieure, ferme le troisième ventricule en avant ; elle appartient en réalité au plancher du cerveau antérieur, de même que la plus grande partie de la substance perforée postérieure, appartient au plancher du cerveau moyen. Le plancher du cerveau intermédiaire affecte donc la forme d'un entonnoir aplati latéralement, étendu des tubercules mamillaires à la commissure antérieure. 11 s'insère de chaque côté, sur la région sous-thalamique qui le sépare du sillon de Monro; en arrière il s'insère à l'extrémité antérieure de la calotte du cerveau moyen et au Torus intermedius de His.
Tubercules mamii- Les tubercules mamillaires (corpora candicantia), simples et médians au début de la vie embryonnaire, restent tels chez un grand nombre de mammifères. Vers le quatrième mois de la vie intra-utérine, on voit apparaître chez l'homme, un léger sillon médian qui divise le tubercule médian en deux tubercules latéraux; ceux-ci se recouvrent de substance blanche, lors du développement du pilier antérieur du trigone. Hypophyse; parti- L'hypophyse ou glande pituitaire (fig. 44), constitue un organe particucioppement. L lier dont les fonctions sont inconnues, et dont le développement présente des particularités curieuses : sonloôe postérieur n'est autre que le diverticule de Finfundibulum, qui chez les vertébrés inférieurs conserve sa structure nerveuse toute la vie; chez les vertébrés supérieurs, au contraire, il se transforme par suite d'une prolifération pie-mérienne, en un appendice conjonctif du système nerveux central. Le lobe antérieur, véritable appareil glandulaire, se développe au dépens de l'épithélium pharyngé; celui-ci donne naissance à un diverticule en forme de doigt de gant qui se dirige vers le diverticule infundibulaire ; bientôt le diverticule pharyngien s'étrangle au niveau de son extrémité buccale, et n'est plus en connexion avec la cavité pharyngienne que par un étroit conduit, lequel disparaît à son tour : la poche hypophysaire se trouve ainsi transplantée dans la cavité crânienne. Mais pour arriver dans cette cavité, elle n'a pas besoin, comme on le croyait, de perforer la base du crâne, son développement précède en effet celui de la partie préchordiale de la base du crâne. Une fois arrivée à la base du cerveau intermédiaire, la poche hypophysaire donne naissance à des diverticules filles, qui bourgeonnent dans le riche lacis vasculaire formé par la pie-mère, et donnent ainsi naissance au lobe antérieur de l'hypophyse.
Ce dernier ne se soude du reste pas forcément à l'infundibulum, il en est distinct chez les poissons, chez lesquels la paroi postérieure de l'infun-
DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX. 103
dibulum se réduit à l'état d'une mince lamelle épithéliale, dans laquelle la pie-mère envoie un riche lacis vasculaire, analogue aux plexus choroïdes et qui conslistue le saccus vasculosus des poissons cartilagineux.
Paroi supérieure ou voûte du cerveau intermédiaire. — La
paroi supérieure ou voûte, recouvre le troisième ventricule et réunit les deux couches optiques. Un sillon transversal la sépare en arrière du cerveau moyen, en avant, elle se continue avec la lame terminale embryonnaire qui appartient au cerveau antérieur, et dont elle n'est séparée que par un léger étranglement (fîg. 41, 42, 43, 44). Cette paroi supérieure se Division de la Paréduit à une mince lamelle, recouverte par une abondante couche de tissu ueUT'àX^'inéga' conjonctif embryonnaire, dans laquelle elle envoie un diverticule en doigt lesde gant qui représente le premier rudiment de la glande pinéale, et qui divise la paroi supérieure en deux parties inégales, l'une postérieure, l'autre antérieure.
La partie postérieure ou rétro-pinéale est petite et forme la commissure Partie postérieure postérieure; ses fibres apparaissent de bonne heure, et relient la couche loni'àuotsîîui^n déoptique d'un côté à la région de la calotte du côté opposé, de là le nom de Pendentfaisceau croisé de la calotte (Gekreutzer Haubentractus, Tractus cruciatus tegmenti) que lui a donné Pawlowsky. Embryologiquement, la commissure postérieure n'est pas l'équivalent des autres commissures du cerveau, telles que la commissure antérieure ou le corps calleux; ces dernières sont, en effet, des productions secondaires et tardives, dues à un processus suturai.
La partie antérieure ou prépinéale de la voûte, s'étend en avant jus- Par qu'au niveau du trou de Monro, où elle se continue avec la lame terminale embryonnaire ; elle se réduit à une mince lamelle épithéliale, qui recouvre la toile choroïdienne et les plexus choroïdes du troisième ventricule. Ces derniers ne pénètrent donc pas dans l'intérieur de la cavité ventriculaire ; ils Rapports des en sont séparés par l'épithélium choroïdien, et affectent par conséquent avec le troisième ventricule, des rapports analogues à ceux que les vaisseaux du mésentère, par exemple, affectent avec la cavité péritonéale.
Les bords de la membrane obturatrice du troisième ventricule s'épaississent et s'insèrent sur le bord supéro-interne de la couche optique en formant les taenia thalami. Immédiatement, en avant du diverticule pinéal, ils donnent naissance de chaque côté, à un ganglion constant dans la série des vertébrés, le ganglion de Thabenida qui reçoit le taenia thalami.
Glande pinéale. [conarium, épiphyse cérébrale.)
Le premier rudiment de la glande pinéale apparaît, ainsi que nous l'avons La glande pinéale
i i . , » ,, ,. ,. , i - , i « i est un diverticule du
vu plus haut , sous la forme d un diverticule en doigt de gant connu sous le troisième ventricule, nom de processus pinéal (Mihalkowicz), dont le fond atteint l'épiderme et dont la cavité s'ouvre dans la cavité du troisième ventricule en formant le recessus infrapinealis ou diverticule sous-pinéal.
Les parois du processus pinéal sont tapissées d'un épithélium cylindrique, etdonnentnaissance à de petits diverticules latéraux, qui se séparent peu à peu de la paroi mère, et se transforment, avec la participation de la
prépi
hoi'oïdesavcc / ité du troiventricule.
Kilo est formée de pie-mère environnante, on follicules clos. Ces derniers sont tapissés d'un dégénérées, épithélium cylindrique et leur cavité renferme un liquide clair et transpa-
rent. Chez les oiseaux, ces follicules persistent tels quels; chez les mammifères, les cellules prolifèrent et deviennent arrondies et polygonales. II s'agit en somme ici de cellules épithéliales dégénérées, n'ayant aucune connexion avec des fibres nerveuses et aucune analogie avec des cellules ganglionnaires.
Chez les oiseaux, la cavité du processus pinéal s'ouvre directement en h;is dans la cavité du troisième ventricule. Sa paroi antérieure se continue avec la toile choroïdienne, sa paroi postérieure avec la lame nerveuse qui donne naissance à la commissure postérieure. Chez les mammifères et en particulier chez l'homme, le diverticule de la glande pinéale s'ouvre dans le troisième ventricule, non pas directement en bas, mais en avant. La glande pinéale est en effet entraînée en arrière, très probablement par suite du grand développement que prend le corps calleux, et elle se couche sur la lame des tubercules quadrijumeaux, au-dessus de l'embouchure antérieure de l'aqueduc de Sylvius. Des fibres nerveuses apparaissent en outre dans toute la partie inférieure du processus pinéal, et donnent naissance aux Freins de la glande pédoncides ou freins île lu g lande pinéale . La paroi antérieure ne se continue pas ici directement avec la toile choroïdienne, mais se recourbe en arrière et donne naissance à un second diverticule. situé en avant du diverticule sous-pinéal et qui porte le nom de diverticule sus-pinéal. (Mihalkowicz). Dans la lame qui limite ce diverticule en arrière, apparaissent des fibres nerveuses, qui forment la commissure des pédoncules de la glande pinéale ou commissure dorsale du thalamus, laquelle relie les deux ganglions de l' hàbenida.
Le diverticule sous-pinéal, très petit chez l'homme, plus développé chez les oiseaux, se transforme chez les reptiles en un long et étroit canal, le canal de l'épiphyse qui se recourbe en avant, traverse un orifice de la voûte du crâne, et porte à son extrémité antérieure un organe sensoriel particulier, présentant de grandes analogies avec l'oeil. Cet organe impair, découvert par Graaf et par Spencer, possède une rétine et une couche pigmenlaire, et reçoit un cristallin et une cornée; il est connu sous le nom d'œil Œil pariétal ou pariétal ou de troisième œil des vertébrés. Il s'atrophie et disparaît chez les J.-b'X.'" l|,,,'su'1" vertébrés supérieurs; le canal de l'épiphyse se retire dans l'intérieur de la cavité crânienne, et son extrémité ratatinée se transforme en glande pinéale.