M 0 R P II 0 L 0 ( ! 1 E G É R É B R A L E
les nerfs de Lancisi, puis divergent et traversent en diagonale l'espace perforé antérieur en formant la bandelette diagonale ae Broca (fig. 183).
L'angle postérieur, très aigu, s'insinue sous le nom de queue du septam entre le corpscalleux et le trigone, jusqu'au [point, très variable suivant les individus, où ces deux parties se fusionnent. Quelquefois même il se prolonge jusque dans le bourrelet du corps calleux (Cc[Spl]) (fig. 203) et Le diverticule linéaire des ventricules latéraux, compris entre le bourrelet et le trigone, porte, comme nous l'avons vu, le nom de ventricule de Yerga. Cette disposition est normale chez le cheval. La longueur antéro-postérieure du septum lucidum présente donc de grandes variétés individuelles.
Lorsqu'on incise le septum lucidum soit horizontalement (fig. 208), ventricule soit verticalement (fig. 212), on constate à son centre l'existence d'une. cIoi~,°" petite cavité en forme de fente, large en haut et en avant, étroite en bas et en arrière, remplie par quelques gouttes de sérosité. Cet espace, clos de toute part et ne communiquant avec aucun antre ventricule, mesure en moyenne 3 centimètres de longueur sur 13 millimètres de hauteur; il porte le nom de ventricule de la cloison ou de cinquième ventricule. La cloison transparente se compose en effet de deux lames verticales, fusionnées sur tout leur pourtour, et juxtaposées simplement par leur partie centrale, qui forme le ventricule du septum lucidum. L'embryologie montre que les deux lames ne sont autre chose qu'une portion de la paroi interne de la vésicule des hémisphères, et que le cinquième ventricule ne représente, en réalité, qu'une partie de la grande fente inter-hémisphérique, enclavée par les fibres transversales du corps calleux. Le ventricule de La cloison n'a donc pas la même valeur morphologique que les autres ventricules, et n'est pas revêtu de la couche épendymaire qui tapisse ces derniers, mais d'un mince revêtement conjonctif qui est l'homologue de la pie-mère. (Voy. Embryologie, p. 119.)
Vestige de la paroi interne des hémisphères, chaque lame de ceventri- sastmetur cule présente à l'état rudimentaire les deux couches qui constituent les circonvolutions cérébrales. La couche interne ou grise représente l'écorce grise rudimentaire; elle est recouverte par une mince couche de fibres tangentielles et renferme dans les couches superficielles (celles qui correspondent par conséquent à la surface libre de la vésicule hémisphérique) des cellules nerveuses pyramidales, dont le sommet regarde la cavité du cinquième ventricule, et dans les couches profondes des cellules plus irrégulières.
La couche externe ou blanche, l'analogue de la substance blanche, reçoit, en arrière, les fibres longitudinales du trigone qui constituent le faisceau olfactif de la corne d'Ammon de Zuckerkandl ; ces fibres s'irradient dans le septum lucidum, puis convergent au niveau de son angle antérieur, où elles forment le pédoncule du septum lucidum ou bandelette diagonale de Broca (bd). (Voy. Fibres de projection du rhinencephalon.)
Enfin au niveau de la divergence des pédoncules, on rencontre du côté du ventricule latéral une troisième couche, l'épendyme et ta couche grise sous-épendymaire, communes à tous les ventricules. Mais le septum luci-
dum est souvent si ru dimen taire, que l'on ne distingue que difficilement ces différentes couches. Entre les deux pédoncules du septum, on rencontre en général une petite veine, la veine du septum lucidum; elle se dirige d'avant en arrière, longe le bord inférieur du septum et se jette dans la veine du corps strié 'au niveau des piliers antérieurs du trigone.
i Ventricules latéraux.
ité- Vestiges de la cavité de la vésicule des hémisphères, les ventricules latéraux ( VI). situés de chaque côté de la ligne médiane et séparés l'un de l'autre par le septum lucidum (SI), communiquent entre eux par l'intermédiaire du ventricule moyen (V3) et des trous de Monro (TM).
Plus rapprochés delà base du cerveau et de la ligne médiane en avant, ils divergent en arrière, et s'enroulent autour de la couche optique et du pédoncule cérébral, en décrivant une courbe ouverte en bas et en avant, et tout à fait analogue à la courbe que décrivent, autour de ce même axe, toutes les parties constituantes de la vésicule des hémisphères. Ce trajet courbe leur a valu le nom de canaux circumpédonculaires.
A l'état normal, les ventricules latéraux représentent deux canaux aplatis, deux cavités anfractueuses, presque virtuelles, dont les parois sont accolées, et qui ne renferment que très peu de liquide céphalo-rachidien. Sous l'influence de certaines causes pathologiques, dans l'hydrencéphalie aiguë ou chronique, dans l'hémorrhagie cérébrale faisant irruption dans les ventricules, dans les tumeurs cérébrales développées au dépens des plexus choroïdes, etc., ces cavités se laissent distendre avec la plus grande facilité. Chez certains hydrocéphales même, cette distension est telle, que les ventricules latéraux occupent toute la cavité crânienne, et que le cerveau se trouve réduil à l'étal d'une membrane plus ou moins mince.
Les ventricules latéraux (VI) commencent dans le lobe frontal par une extrémité recourbée, la corne frontale ou antérieure (Vf), située derrière le genou du corps calleux (Cc[gJ) qui ferme ces cavités en avant; de là ils se dirigent en haut, en arrière et un peu en dedans, en décrivant une courbe à convexité interne (fig. 200). Arrivés au niveau de l'extrémité postérieure de la couche optique, ils divergent, ebangent de direction, et sous le nom de corne ou prolongement sphénoïdal (Vsph) se portent d'arrière en avant et de haut en lias, dans l'épaisseur des lobes temporaux, où ils se terminent à 13 ou 20 millimètres en arrière du pôle temporal (T). Au niveau du point où le ventricule latéral change de direction, il envoie vers l'extrémité occipitale du cerveau un prolongement horizontal et curviligne, la t -orne occipitale (Voc), connue encore sous les noms de cavité die/ il a le ou ancyroïde, ou de prolongement postérieur (fig. 209 et 204).
Le point de réunion de ces trois parties, au niveau de l'extrémité postérieure de la couche optique, représente un véritable carrefour ventriculaire, de forme triangulaire : c'est le trigonum ventriculi lateralis des auteurs allemands.
MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE
Portion, antérieure ou frontale; étage supérieur.
L'étage supérieur du ventricule latéral, plus large en avant q U en Étage supérieurdu arrière, appartient aux lobes frontal et pariétal ; il décrit une légère courbe ventncule latéralà concavité externe, s'étend du genou du corps calleux (Cc[g]) à l'extrémité postérieure de la couche optique (Th) (fig. 208), et mesure en moyenne 7 centimètres de longueur. Le trou de Monro le divise en deux moitiés : la moitié antérieure, la corne frontale proprement dite, embrasse dans sa comc frontale; ses concavité la tète du noyau caudé (NC);elle est d'aspect semi-lunaire, et répond à la partie la plus large de l'étage supérieur des ventricules latéraux. Ses parois supérieure et antérieure sont concaves et répondent au tronc (Ce), au genou (Gc[g]) et au bec du corps calleux (Cc[r]). Sa paroi interne est formée par le sept a m lucidum (SI), large en avant, étroit en arrière; sa paroi externe, par la tète du noyau coudé (NG), sur laquelle on rencontre, sous la couche épendymaire, les ramifications antérieures de la veine du corps strié.
Chez le fœtus et chez certains mammifères à lobe olfactif très déve- chez le fœtus tiuloppé (cheval, chien, etc., etc.), la corne frontale du ventricule latéral 1Smatiques', ia s'étend par un canal plus ou moins large, jusque dans l'intérieur du bulbe ^ntLu'e°°atérai s'è olfactif. L'orifice postérieur de ce canal est situé très près de la base de prolonge dans le la corne frontale, en avant de la partie recourbée de la tête du noyau caudé.
La moitié postérieure de l'étage supérieur du ventricule latéral, située Moitié postérieure en arrière du trou de Monro, se présente sous la forme d'une fente hori- l'u leni'nl iiuùat'é'i'ai'. zontale de 15 millimètres de largeur; elle se continue en avant avec la corne frontale (Vf), en arrière avec les cornes occipitale (Voc) et sphénoïdale (Vsph) et correspond à bipartie moyenne du ventricule latéral [cella média des anciens auteurs).
Son bord interne est formé par la ligne d'union du corps calleux avec le ses limites, trigone cérébral; son bord externe répond à la rencontre du bord externe du noyau caudé (NC) avec le corps calleux (fig. 122).
ho. paroi supérieure est formée par la face inférieure du corps calleux, sa voûte. La paroi inférieure est fort complexe ; on y rencontre de dehors en dedans : 1° le corps qï\sl queue du noyau caudé '(NC,NC) ; 2" un sillon intermédiaire au noyau caudé et à la couche optique, le sillon opto-strié '(si) ; 3° le tiers externe de la face supérieure de la couche optique (Th) ; 4° la face supérieure du trigone (Tg) et les plexus choroïdes du ventricule latéral (Pchl) (fig. 208).
1° Le tronc et la queue du noyau caudé (NC [TJ, NC') se présentent sous la Son plancher, forme d'une masse grise, légèrement saillante, qui occupe la partie externe du plancher du ventricule latéral, et fait suite à la volumineuse tète du noyau caudé logée dans la corne frontale; la queue se recourbe en bas et en avant, au niveau du carrefour ventriculaire, et prend part à la constitution de la voûte de la corne sphénoïdale (fig. 209).
2° En dedans du noyau caudé on trouve la couche optique (Th), dont la blancheur relative contraste avec la teinte gris-rougeàtre du noyau caudé. Le tiers externe de la face supérieure delà couche optique, compris entre
le sillon opto-strié et le sillon choroïdien, entre seul dans la constitution du plancher du ventricule latéral. Les deux tiers internes de la couche op-
Sih
Fie. 208. — Étage supérieur des ventricules latéraux. Corps du trigone et septum lucidum. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)
Bl, bourgeon terminal du vermïs superior. — Cc(g), genou du corps calleux. — Cc(S/d), bourrelet du corps calleux (spléniura). — EM, ergot de Morand. — ■ Fi, première circonvolution frontale. — Fm, forceps major. — première circonvolution limbique. — Lip, lobe cérébelleux inférieur et postérieur. — Lsa, lobe cérébelleux antérieur et supérieur. — Lsm, lobe cérébelleux supérieur el moyen. — Lsp, lobe cérébelleux supérieur et postérieur. — Ly, lyre ou psalterium. — mFu face interne de la première circonvolution frontale. — NC{T), tronc du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. —;OF, faisceau occipito-frontal. — pCR, pied de la cour. mue rayonnante. — Pcha, plexus choroïdes aberrant situés sur le trajet de la veine du corps strie. — Pc/il, plexus choroïdes du ventricule latéral. — si, sillon opto-strié. — SI, septum lucidum. — Tg, trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — TM, trou de Monro. — V(cu), vermis (culmen). — V(dc), vermis (declivum). — Vf, corne frontale du ventricule latéral. — Voc, Corne occipitale du ventricule latéral. — l 'SI, ventricule du septum lucidum.
tique compris entre le sillon choroïdien et le taenia thalami sont en effet extraventriculaires (fig. 213); ils sont recouverts par la toile choroïdienne el le corps du trigone, et appartiennent par leur développement à la surface extérieure du cerveau intermédiaire (Voy. p. 113 el fig. 52 à 63). La partie
intra-ventriculaire de la couche optique n'est pas lisse et régulière; elle correspond en grande partie au noyau externe de ce ganglion (Ne) et présente en avant, au voisinage du trou de Monro, une saillie mamelonnée et très accentuée, le tubercule antérieur de là couche optique, constitué par la partie saillante de son noyau antérieur (Na) ((ig. 213).
3° Le sillon opto-strië (si), assez large en avant, plus étroit en arrière, suion opto-strié. décrit autour de la couche optique une courbe à concavité antérieure et interne, et présente à considérer, successivement de haut en bas, la lame cornée, la veine du corps strié, le tsenia semi-circidaris .
La lame cor/ire (le) n'est autre chose qu'un épaississement de l'épen- Lame cornée, dyme ventriculaire; elle se présente sous la forme d'une bandelette grisâtre, demi-transparente, épaisse, à laquelle la réplétion plus ou moins grande de la veine du corps strie (Vest) sous-jacente donne une coloration brunâtre ou bleuâtre, que Tarin a comparée à celle de la cornée transparente. Assez résistante, large en avant (fig. 208), plus étroite en arrière, la lame cornée est libre par sa face supérieure, et recouvre la veine du corps strié, qu'elle protège, et le taenia semi-circularis, qu'elle refoule en bas et en dehors. La lame cornée, qui contient quelques fibres nerveuses longitudinales du tauiia semi-circularis, contourne l'extrémité postérieure de la couche optique, et se retrouve, comme la bandelette demi-circulaire qu'elle recouvre, sur la voûte de la corne sphénoïdale dont elle atteint l'extrémité antérieure (fig. 209).
La veine du corps strie (Vcst) recouverte de la lame cornée parcourt ve du corps
d'arrière en avant le sillon opto-strié. Elle reçoit, chemin faisant, toutes les veines du corps strié et de la tête du noyau caudé, quitte la lame cornée au niveau du tubercule antérieur de la couche optique (Na), reçoit à ce niveau la veine du sèptum lucidum, puis pénètre dans les plexus choroïdes qui surplombent le trou de Monro (TM) ; elle se continue en arrière avec la veine de Galien (VU) située dans l'épaisseur de la toile choroïdienne (Tch), pour se jeter finalement dans le sinus droit.
Le tsenia semi-cire ul (tri s {llaXXcv), bandelette demi-circulaire, limbus poste- Bandelette demirior corporis striai i de Willis (le), est un petit faisceau de fibres nerveuses qui caculaireoccupe la partie inféro-externe du sillon opto-strié et « embrasse comme un lien l'espèce de gerbe » (Cruveilhier) formée par les libres de la capsule interne. Etalée en avant, la bandelette demi-circulaire se rétrécit en arrière du tubercule antérieur de la couche optique; elle longe ensuit*1 le sillon opto-strié jusqu'à l'extrémité postérieure de la couche optique, puis elle se recourbe en bas et en avant, reçoit chemin faisant un grand nombre de fibres de la couche optique et s'épanouit en un faisceau de libres qui parcourant la voûte de la corne sphénoïdale, peuvent être suivies jusqu'au noyau amygdalien (NA), situé dans la circonvolution du crochet (U).
Portion moyenne ou réfléchie; étage inférieur.
como sphénoïdaie Corne sphénoïdale. — Aplatie de haut en bas, la corne sphénoïdale ( Vsph) mi. contourne l<- pédoncule cérébral et la couche optique, se porte oblique-
ment en bas, en avant et en dedans, et se termine à 15 ou 20 millimètres
dans l'alcool.)
Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule cérébral. — cm, sillon calloso -marginal. — CATC, colliculus du noyau caudé. — coa, commissure antérieure. — Csg, couche sagittale du lobe temporo-occipital. — de, diverticulc du cunéus. — dlg, diverticule du lobule lingual. — /"//. faisceau uncinatus. — iep, insertion de l'épendyme ventriculaire. Cette ligne d'insertion sépare la partie du noyau caudé entouré par la masse blanche du lobe frontal, de sa partie intraventrieulaire. — /./•'. lobefrontal. — LO, lobe occipital. — LT, lobe temporal. — NA, noyau amygdalien. — Na, noyau antérieur du thalamus. — NC, tète du noyau caudé. — NC, queue du noyau caude. — NC", partie recourbée de la queue du noyau caudé. — pCR, pied de la ronronne rayonnante. — Put, pulvinar. — R, scissure de Rolando. — sch, sillon choroïdien.
— SI, seml de l'insula. — si, sillon opto-strié. — TgV, trigonc ventriculaire. — T/i, thalamus.
— Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral.
en arrière de l'extrémité antérieure de la circonvolution du crochet (U)„ On lui considère deux parois: l'une supéro-externe, l'autre inféro-interne cl deux bords ."l'un interne ou concave, l'autre externe ou convexe; celui-ci décrit un trajet sensiblement parallèle à la scissure de Sylvius (S).
La paroi supéro-externe (fig. 209) se moule sur la paroi inférieure et se continue directement avec la paroi supérieure de la corne occipitale (Voc). Elle présente en dedans les expansions terminales de la bandelette demicircidaire (le), que l'on peut suivre jusqu'au noyau amygdalien (NA), et un
Ses limites.
Sa voûte.
MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE
peu plus en dehors, la queue du noyau caudé (NC), masquée souvent par une mince couche de fihres nerveuses. Contiguë en arrière à la bandelette demi-circulaire, la queue du noyau caudé s'en sépare en avant, et s'unit, au niveau du noyau amygdalien, au troisième segment du noyau lenticulaire. (Voy. Coupes sagittales macroscopiques,^. 274 et fig. 209.)
En dehors, la paroi supéro-extcrne est formée par le tapetum (Tap), c'est-à-dire par des fibres décrites pendant longtemps comme appartenant au corps calleux. Les cas d'agénésie du corps calleux ont permis à Forel et Onufrowicz, à KaulTmann, puis à Hochhaus, de montrer l'indépendance de ces fibres d'avec celles appartenant au système calleux, et de les rattacher au faisceau d'association que nous décrirons plus loin sous le nom de faisceau occipito-frontal de Forel et Onufrowicz (OF).
La paroi inféro-interne ou le plancher de la corne occipitale (lig. 210) son plancher, présente en dedans la saillie connue sous le nom de corne d'Ammon, de grand hippocampe ou de pied de l'hippocampe (GA). La corne d'Ammon se présente sous l'aspect d'un relief conoïde de coloration blanche, de Corne d'Ammon. 50 millimètres de longueur, étendu du bourrelet du corps calleux (Cc[Spl])7 au noyau amygdalien (NA), et décrit une courbe à concavité antérieure et interne. Son extrémité postérieure, longue et étroite, est en connexion intime avec le pilier postérieur du trigone (Tgp). La fimbria (Fi) ou la partie interne libre de ce pilier, s'insère en effet le long du bord concave de la corne d'Ammon, tandis que la partie adhérente ou externe du pilier recouvre la corne d'Ammon d'une couche blanche connue sous le nom d'alvéus (Alv) Aiveus. (fig. 205 et 206). La partie antérieure de la corne d'Ammon est plus courte, mais plus large et plus épaisse que la partie postérieure; elle repose sur la circonvolution de l'hippocampe (H), qui doit à ce rapport son nom de lit ou subiculûm de la corne d'Ammon. Elle présente en général trois à quatre bosselures, les digitations de la corne d'Ammon (dgCA, fig. 210) ; l'interne est la plus constante, et répond à une incisure profonde du sillon de V 'hippocampe .
En dehors de la corne d'Ammon, le plancher de la corne sphénoïdale est plan, et correspond au sillon collatéral ou occipito-temporal (ot). Le fond de ce sillon forme quelquefois une véritable saillie longitudinale, située en dehors de la corne d'Ammon, connue sous le nom à? éminence Eminenoe coiiatécollatérale de Meckel (Ec) ou de cuissard de Malacarne, et qui s'étend en ral° de MeckeIarrière dans la corne occipitale.
Un sillon intraventriculaire profond et très étroit, le diverticuie du Diverticuie .m susubiculum (ds), sépare la corne d'Ammon de la partie plane du plancher "cuumde la corne sphénoïdale et de l'éminence collatérale de Meckel.
La corne postérieure ou occipitale (Voc), cavité digitale ou ancyroïde, corpe occipitale du née du point précis où le ventricule latéral se réfléchit en bas ou en avant, ventncule latéralreprésente une sorte de diverticuie du ventricule latéral, qui résulte de l'accroissement en arrière de la vésicule hémisphérique; cette corne fait en cll'et défaut toutes les fois que Le lobe occipital n'est pas développé. On la trouve chez les singes, mais elle n'existe chez aucun des herbivores, où le
lobe occipital est rudimentaire. Chez ces animaux, la partie fronto-pariétale du ventricule latéral se continue directement avec le prolongement sphénoidal, sans émettre de diverticule postérieur.
La corne occipitale (Voc), située à cheval sur la scissure calcarine (K), qui la déprime longitudinalement, se porte horizontalement en arrière, décrit une courbe à concavité interne, se rétrécit peu à peu et se termine en une pointe distante de 2 à 3 centimètres du pôle occipital, mais très voi-
Fig. 210.— Prolongements sphénoïdal el oc, -ipiial du ventricule latéral. Corne d'Ammon. Ergot de Morand. Ëminence collatérale de Meckel. Pilier postérieur du trigone e1
forceps major du corps calleux. (D'après la photographie d'i pièce durcie dans
l'alcool.)
C, cunéus. — CÂ, corne d'Ar Csg, couche sagittale du lobe ici tations de la corne d'Ammon. — culum. — Ec, éminence collaté Fm, forceps major. - ipo, im lution limbique. — LO, lobe oc - PT, pôle temporal. - itplp, trigone. — TgV, trigone ventri
mon. — Cc{Spl), bourrelet du corps calleux (Splenium). — iporo-occipital. — tic, diverticule du cunéus. — dgCA, digi- ■Ug, diverticule du lobule lingual. — ds, diverticule du suliide de Meckel. — EM, ergot de Morand. — Fi, (imbria. — sure pré-occipitale de; Meynert. — L\, première circonvoipital. — LT, lobe temporal. — po, sillon pariéto-occipital. li pariéto-limbique postérieur. — Tpg, pilier postérieur du ulaire. — Voc, corne occipitale. — Vsph, corne sphénoïdale.
sine de l'écorce du fond de la scissure calcarine dont elle n'est souvent séparée que d'un ou deux millimètres. Ses dimensions, son étendue, présentent du reste de nombreuses variétés, non seulement individuelles et pathologiques, mais encore d'un hémisphère à L'autre; d'après Engel, la corne postérieure gauche serait la plus développée dans 66 p. 100 des cas.
Sa coupe est irrégulière, quelquefois triangulaire. La paroi supérieure ou mieux supéro-externe, ou voûte, se continue avec la face supérieure du prolongement sphénoïdal, et se moule assez exactement sur les reliefs de
MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE
la face inféro-interne (fig. 209). Elle est tapisse'c par les libres du tapetum.
La paroi inféro-interne ou plancher présente à considérer, de dedans en dehors, deux reliefs longitudinaux et une surface plane (fig. 210). Le relief interne et supérieur est plus petit; c'est un relief plein, formé par la saillie dans la cavité ventriculaire du forceps postérieur ou major du corps calleux (Fm); il est connu sous le nom de bulbe de la corne postérieure; au-dessous et en dehors, on trouve un relief conoïde beaucoup plus considérable, qui souvent s'étale sur toute la face inférieure qu'il peut occuper en entier : c'est Yergot de Morand (EM), le petit hippocampe, Yéminence m ici forme, formé par le fond de la scissure calcarine, qui fait saillie dans la cavité ventriculaire. 11 est d'autant plus volumineux que la scissure est plus profonde. La surface plane, plus ou moins large, située en dehors de l'ergot de Morand, répond au fond de la scissure collatérale (ot) qui La soulève quelquefois pour former Yéminence collatérale de Meckel (Ec).
Deux sillons intra-ventriculaires, L'un supérieur, l'autre inférieur, séparent l'ergot de Morand du bulbe du forceps en haut, de l'éminence collatérale de Meckel en lias. Ces sillons sont toujours très étroits, et d'autant plus profonds, que l'ergot de Morand est plus accentué; le supérieur, que nous désignerons sous le nom de diverticule du cunéus, correspond à la lèvre supérieure de la scissure calcarine; l'inférieur ou diverticule da lobule lingual à La lèvre supérieure de cette même scissure. Ce dernier diverticule s'unit en avant à angle droit avec le diverticule du subiculum (ds) (fig. 210).
Bull*
de la corne
enco eollaté- Meckel.
rticule du curticule du lo-
Plexus choroïdes du ventricule latéral.
Les plexus choroïdes du ventricule latéral (Pchl) reposent sur le sillon choroïdien de La couche optique, et longent le bord interne de la corne d'Ammon (fig. 208); ils forment un cordon vasculaire rouge et granuleux, ('tendu du trou de Monro aux digitations postérieures de la corne d'Ammon, ils n'occupent donc que la corne sphénoïdale et la partie postérieure de l'étage supérieur du ventricule latéral : les cornes frontale et occipitale en sont en effet dépourvues. Libres par leurs faces et leurs bords externes, qui contiennent une veine volumineuse et tortueuse, les plexus choroïdes se continuent en dedans avec la toile choroïdienne (Tch), au niveau de l'étage supérieur du ventricule latéral, et avec La pie-mère de la base du cerveau, au niveau de l'étage inférieur.
Ces plexus sont étroits à leur origine, au-dessus du trou de Monro, où ils se continuent avec les plexus du côté opposé et avec les plexus choroïdes du troisième ventricule; ils sont plus larges t'ans la corne sphénoïdale, et présentent au niveau du carrefour ventriculaire un renflement fusiforme, le glomus des frères Wenzel, dont le volume varie de 2 à 3 et ."i millimètres de largeur sur G à 8 de longueur, et qui est formé, d'après Albarran, par un pelotonnement vasculaire de la veine qui longe le bord libre du plexus.
Le plexus choroïde est formé d'un grand nombre d'anses vasculaires, structure des plexus
IIuiih'tiiIi' cllnl'OÏ-
véritables villosités vasculaires (Cruveilhier), très
les unes contre
les autres, et réunies en petits grains lobule's à leur surface, tantôt sessilcs, tantôt pédiculésou disposés en grappe. Les vaisseaux qui constituent l'élément principal des plexus choroïdes, sont dépourvus de gaine lymphatique (Albarran), et unis entre eux par un tissu conjonctif lâche, d'aspect réticulé, et dans les mailles duquel on trouve des cellules lymphatiques en abondance plus ou moins grande. Les plexus choroïdes peuvent être le sujet de productions morbides, lipomes, angiosarcomes, psammômes, et il n'est pas rare de trouver au niveau du glomérule choroïdien des frères Wenzel des kystes séreux développés dans le tissu conjonctif (Roland, Albarran).
Épcndyme ventri- Toutes les parties du ventricule latéral sont tapissées par l'épendyme, membrane extrêmement mince et délicate, formée chez l'adulte par un épithélium pavimenteux qui repose sur une couche de substance grise
Son épaisseur varie riche en névroglie. L'épaisseur de cette substance grise sous-éperidymaire (Sge), est insignifiante au niveau de la voûte et du plancher du ventricule latéral et de ses prolongements ; mais elle devient très appréciable au niveau de ses bords et extrémités . C'est ainsi qu'elle entoure (ainsi que nous le verrons plus loin en étudiant les séries des coupes vertico-transversales, horizon/aies cl sagittales) d'une sorte de capuchon assez épais le bord externe du ventricule latéral (VI), l'extrémité antérieure de la corne frontalc Vf), l'extrémité postérieure de la corne occipitale (Voc), et le fond des diverticules du subiciditm (ds), du cunéus (de) et. du lobule lingual (dlg).
L'épendyme tapisse les parois du ventricule latéral, et se réfléchit sur les plexus choroïdes. Lorsqu'on étudie sur une coupe vertico-transversale la manière dont se fait cette réflexion, on voit que, dans la partie frontopariétale du ventricule, le point de réflexion supérieur correspond au bord externe du corps du trigone, et le point de réflexion inférieur, au sillon choroïdien de la couche optique (lig. 212). Dans le prolongement sphénoïdal, le point de réflexion supérieur correspond à la bandelette demi-circulaire, l'inférieur à [acréte ëpendymaire de la fimbria (fig. 205, 20fi).
Les plexus choroïdes ne siègent donc pas dans l'intérieur de la cavité ventriculaire ; ils ne passent pas par les trous de Monro, mais en sont séparés, dans l'un et l'autre cas, par Vépendyme ventricidaire . Ils n'atteignent pas non plus l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale (Vsph), de telle sorte ([lie la paroi interne de celte corne se trouve réduite, en arrière de la
veium terminale, circonvolution du crochet, à une mince lamelle nerveuse, le vélum terminale d'Acby (vt), tapissé par l'épendyme ventriculaire et la substance grise sous-épendymaire (fig. 177).
Le ventricule latéral représente donc une cavité elose 'de toutes parts, et qui ne communique qu'avec le troisième ventricule par l'intermédiaire du trou de Monro.
La fente cérébrale de Bichat, qui établissait pour les anciens auteurs une communication entre la cavité ventriculaire et la cavité sous-arachnoïdienne, n'existe pas : elle se produit en effet artificiellement lorsqu'on arrache les plexus choroïdes.
M 0 R P H 0 L 0 G I E C É RÉBRALE:
5° Ventricule moyen ou troisième ventricule (V3).
Le troisième ventricule ou ventricule moyen (V3) est une cavité impaire, Troisième ventrimédiane et symétrique, située entre les deux couches optiques (Th), au- euledessous du trigone (Tg), de la toile choroïdienne (Tch) et des ventricules latéraux (VI), avec lesquels elle communique par les trous de Monro (TM). Il se présente sous l'aspect d'une fente antéro-postérieure ou d'un entonnoir aplati, dont la base dirigée en haut est coupée obliquement en bas et en avant, et dont le sommet correspond à la tige du corps pituitaire (tig. 211). On peut donc lui considérer une base, un sommet, deux parois latérales et deux bords, l'un antérieur court et presque vertical, l'autre postérieur plus long et oblique en bas et en avant.
Les parois latérales sont verticales et de forme triangulaire ; un sillon ses parois latérales, curviligne à concavité supérieure, le sillon de Monro (sM), divise les parois latérales du troisième ventricule en deux régions : l'une supérieure, l'autre inférieure. La région supérieure ou thalamique, ou région de la couche optique, est formée par la face interne plane ou légèrement convexe de la couche optique (Th.), revêtue d'une mince couche de substance grise, la substance grise centrale (Sgc) ; la région inférieure, ou région de Vinfundibulum ou du plane lier du t roi sic me ventricule (STh), est formée en avant et en dedans par la commissure grise de la base (losange opto-pédonculaire, tuber cinereum, substance perforée postérieure, etc.), enarrière et en dehors par la région sous-optique.
Une lamelle de substance grise, la commissure molle ou grise (com), Commissure grise, située immédiatement au-dessus du sillon de Monro, relie entre elles les deux régions thalamiques. Horizontale et quadrilatère, à bords largement concaves, la commissure grise, variable dans ses dimensions et son épaisseur, se déchire avec la plus grande facilité; ses débris se rétractent quelquefois à tel point vers la face interne des couches optiques, qu'ils deviennent difficiles à déceler, ce qui peut faire croire à une absence de cette commissure.
Le bord antérieur du troisième ventricule est presque vertical ou légè- son bord antérieur, rement oblique en bas et en avant; il est formé : 1° dans la région de l'infundibulum (tig. 211), par la partie antérieure du tuber cinereum, le chiasma des nerfs optiques (xll) et la lame sus-optique (lt), laquelle forme avec le chiasma un petit cul-de-sac ouvert en haut, le cul-de-sac optique (recessus optique) (ro); 2° dans la région thalamique, par la commissure blanche antérieure (coa) et les piliers antérieurs du trigone (Tga). Ces piliers interceptent avec la commissure antérieure une fossette triangulaire à base inférieure, la vulve des anciens anatomistes.
Le bord postérieur, oblique en bas et en avant, présente successivement son bord postêet de haut en bas : 1° dans la région thalamique (fig. 211), la base de la glande pinéale (Gp), la commissure blanche postérieure (cop), et l'orifice antérieur ou anus de l'aqueduc de Sylvius (AqS); 2° dans la région de l'infundibulum, une rainure profonde, médiane, qui fait suite au sillon médian
Uv
,. 211. — Coupe sagittale inter-hémisphérique. Seui] de l'hémisphère et isthme do l'encéphale. (D'après la photographie sous l'eau d'une pièce durcie dans le bichromate.) La pie-nière et la toile choroïdienne sont colorées en rouge.
lui, bandelette diagonale de Broca. — C, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — Cc(g), genou du corps calleux. — C'c(r), liée du corps calleux (rostrum). — Cc(rp), bec postérieur du corps calleux. — Cc{Spl), bourrelet du corps calleux (splénium).— CE, canal de l'cpendyme. — Cgn, circonvolution péniculée de Zuckerkandl. — con, commissure antérieure. — coin, commissure postérieure. — Gli, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéale. — lfu, Ifp, lobe antérieur el lobe postérieur du corps pituitaire. — Le, lobe central du cervelet,. — Lia, lobe antéro-inférieur du cervelet. — Lig, lingula. — Lim, lobe inférieur et moyen du cervelet.
— Lip, lobe inféro-postérieur du cervelet. — Lsm, lobe supérieur et moyen du cervelet. — îso, lame sus-optique ou lame terminale embryonnaire. — Lip, lobe supérieur et postérieur du cervelet. — //. commissure blanche de la base de Hcnlc. — Ly, lyre ou psalterium. — No, nodule du cervelet. — NI, noyau du toi) du cervelet. — /', pied du pédoncule cérébral. — Po, protubérance. — Put, pulvinar. — Pyc, pyramide du cervelet. — Qa, Qp, tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur. — rif, divcrticule de l'infundibulum. — Itm, ruban de Rcil médian. — ro, divcrticule optique. — sec, sinus du corps calleux. — SI, septum lucidum.
— sM, sillon de Monro. — te, tuber cincreum. — Tg, corpsdu trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — TM, trou ■ l « - Monro. — Tin, tubercule mamillaire. — tlh, taenia thalami. — Tv, I ubcrcule postérieur du vermis. — Ur, uvula (luette). — Vt, quatrième ventricule. — VV, valvule de Vieussens. — y (eu), vermis (culmen). — V(dc), venins (declivum). — // (C/i), chiasma des nerfs optiques.
'us. 212. — Coupe vertico-transversale du cerveau passant par les tubercules mamillaires et la partie antérieure de la corne sphénoïdale du ventricule latéral. (Pièce durcie au bichromate.) Les plexus choroïdes et la toile choroïdienne sont colorés en rouge.
Alo, alvéus. — Arc, faisceau arqué. — AM,. avant-mur. — CA, corne d'Ammon, — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cex, capsule extrême. — Cing, cingulum. — Cip, segment postérieur de. la capsule interne. — CL, corps de Luys. — CO, centre ovale. — coa, commissure antérieure. — ds, diverticule du subiculum. — /•', champ de Porel. — F\,F:, première et deuxième circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — /',, premier sillon frontal. — Fi, fimbria. — Fus, lobule fusiforme. — h, sillon de l'hippocampe. — [, insula.— UH), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe.
— le, lame cornée. — Line, lame médullaire externe du thalamus. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Irai, lame médullaire interne du noyau lenticulaire. — M0V3, membrane obturatrice du troisième ventricule. — NA, noyau amygdalien. — Na, Ne, Ni, noyaux antérieur, externe et interne du thalamus — NC, queue du noyau caud'é. — NL, nerf de LancisL — NL3,NL»:NLh noyau lenticulaire et ses trois segments.
— OF, faisceau occipito-frontal. — ot, sillon collatéral. — ot + t3, branche commune au sillon collatéral et au troisième sillon temporal. — pédoncule cérébral. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pchi, plexus choroïdes du troisième ventricule. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — pri, sillon pré-rolandique inférieur. — /{. scissure de Rolande. — Sexv, surface extra-vcntriculaire du thalamus. — Sgc, substance grise centrale. — Sge, substance grise sous-épendymaire. — SI, septum lucidum. — SM, sillon de Mon ro. — S(p), branche postérieure, de la scissure de Sylvius. — Tu Ta, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — U, U, t», premier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Tch, toile choroïdienne. — tec, tsenia tecta. — Tg, trigone. — Tga, pilier antérieur du tiïgone. — Th, couche optique (thalamus). — V», troisième ventricule. — VA, faisceau de Vicq d'Azyr. — VG, veine de Galien. — VI, ventricule latéral. — VSl, ventricule du septum lucidum. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — zr, zone réticulée, ou grillagée. — //, bandelette optique.
antérieur de l'aqueduc de Sylvius, et qui sépare deux cordons latéraux appartenant à la partie intra-ventriculaire de la région sous-optique (STh) et de la calotte des pédoncules cérébraux (fig. 213); plus en avant se trouvent la substance perforée postérieure et le tuber cineream (te).
Le sommet du troisième ventricule, dirigé en bas et en avant, se termine par une extrémité effilée dans la moitié supérieure de la tige pituitaire.
Sa.ba.se (fig. 213), allongée dansle sens antéro-postérieur, est circonscrite en avant par les piliers antérieurs du trigone, en arrière par la glande pinéale, de ebaque côté par le taenia thalami (tth), petit cordon très blanc, situé à la limite de la face interne et de la face supérieure de la couche optique, et dont les fibres se terminent dansle ganglion de Fkabémda(Gh). Ce ganglion, découvert par Serres (1824-1820) et dénommé parMeynert, forme une petite saillie triangulaire, située à la partie postéro-interne de la couche optique.
Sur les taenia thalami (tth), s'insère de chaque côté la mince lamelle épitbéliale, véritable membrane obturatrice, qui ferme le troisième ventricule en haut (fig. 212) (M0V3). Cette membrane s'insère en arrière sur les piliers antérieurs (les freins ou habensé] de la glande pinéale; en avant elle se continue de chaque côté avec la membrane épendymaire qui limite les trous de Monro, et sur la ligne médiane, avec l'épendyme qui tapisse la face ventriculaire des piliers antérieurs du trigone.
Obersteiner décrit dans le troisième ventricule deux parties : l'une verticale, comprise entre les faces internes des deux couches optiques, l'autre horizontale et évasée, située entre le corps du trigone et la moitié interne de la face supérieure de la couche optique. Cette soi-disant partie horizontale du troisième ventricule, étendue dans le sens transversal du taenia thalami au sillon choroïdien, n'appartient pas au troisième ventricule, elle ne l'ail pas partie non plus du ventricule latéral, mais représente la surface exlra-ventricidaire de la couche optique (Sexv) (fig. 212, 213), et correspond, ainsi que nous l'avons montré, à propos du développement du cerveau, à la surface extérieure du cerveau intermédiaire embryonnaire.
La toile choroïdienne (Hërophile) (Tch), prolongement de la pie-mère extérieure, est une membrane vasculaire qui sépare le cerveau antérieur du cerveau intermédiaire. De forme triangulaire, à sommet antérieur, à base postérieure, elle s'étend horizontalement au-dessus des couches optiques et du troisième ventricule, au-dessous du corps du trigone (fig. 212, 213).
La face supérieure, convexe d'avant en arrière, est recouverte par le corps du trigone (Tg), dont elle présente la forme et les dimensions, et auquel elle est unie par quelques vaisseaux ettractusconjonctifs. La face inférieure repose, par ses parties latérales, sur la surface extra-vent riculaire de la couche optique (Sexv); par sa. partie moyenne, elle forme la limite supérieure du troisième ventricule, dont elle est séparée toutefois par la membrane obturatrice. Cette face est parcourue d'avant en arrière par deux traînées longitudinales de granulations rouges, les plexus choroïdes du troisième ventricule (fig. 213); ils sont minces en avant, au niveau du