‹ Anatomie des centrs nerveuxChapitre 48 sur 79 · M 0 RP H 0 L 0 G I E C ÉR ERRA LE · texte numérisé non relu

M 0 RP H 0 L 0 G I E C ÉR ERRA LE

sommet de la toile choroïdienne, où ils s'infléchissent en dehors et se continuent au-dessus du trou de Monro, avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux. En arrière, les plexus choroïdes du troisième ventricule

Fie 213. — Corps opto-striés. Toile choroïdienne. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

Bt, bourgeon terminal du vermis superior. ■ — Cc{q), genou du corps calleux. — cop, commissure postérieure.— EM, ergot de Morand. — Fin, forceps major. — Gh, ganglion de l'habérvula. — G]), glande pinéale. — Lip, lobe cérébelleux inférieur et postérieur. — Lsm, lobe cérébelleux supérieur et moyen. — Lsp, lobe cérébelleux supérieur et postérieur. — Na, noyau antérieur du thalamus. — JVC, tète du noyau eaudé. — JVC, queue du noyau caudé. — JVC", partie recourbée de la queue du noyau caudé. — OF, faisceau occipito-frontal. — Pchl, plexus choroïdes.- — Pul, pulvinar. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — sch, sillon choroïdien. — Se.rv, surface extra-ventriculaire de la couche optique. — si, sillon opto-strié. — SI, septum lucidum. — STh, région sous-optique. — Tch, toile choroïdienne. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, thalamus. — TM, trou de Monro. — tth, tœnia thalami. — Vz, troisième ventricule. — Vf, corne frontale du ventricule latéral. — VG, veines de Galien limitées de chaque côté par les plexus choroïdes du troisième ventricule.— VSl, ventricule du septum lucidum.

augmentent de largeur, puis se confondent avec la pie-mère qui entoure la glande pinéale (Gp) (lig. 201 à 203). Ils sont séparés l'un de l'autre par les veines de Galien, qui se jettent dans la portion antérieure du sinus droit.

La partie moyenne de la face inférieure de la toile choroïdienne recouvre la membrane obturatrice du troisième ventricule, ses parties

latérales son! en rapport avec la surface extra-ventriculaire de la couche, optique (Sexv) (fig. 212).

Les bords latéraux de la toile choroïdienne donnent insertion aux plexus choroïdes des ventricules latéraux. S&base se dédouble en deux feuillets, le supérieur se réfléchit sur le bourrelet du corps calleux, et se confond avec la pie-mère qui recouvre la face supérieure du corps calleux et les circonvolutions du lobe limbique. Le feuillet inférieur entoure la face supérieure, le bord libre et la face inférieure de la glande pinéale, puis se confond avec la pie-mère qui recouvre les tubercules quadrijumeaux (fig. 211).

Le ventricule moyen, comme les ventricules latéraux, constitue donc une cavité close, sans communication aucune avec l'espace sous-arachnoïdien.

Les anciens anatomistes admettaient toutefois l'existence d'une communication par la fente cérébrale de Bichat, grande fente en forme de fer à cheval, dont les parties latérales entoureraient les pédoncules cérébraux, et dont la partie moyenne serait comprise entre le bourrelet du corps calleux et les tubercules quadrijumeaux.

Les parties latérales de la fente cérébrale de Bichat ne donnent nullement accès dans les ventricules latéraux, car la mince membrane épithéliale qui coiffe les plexus choroïdes de ce ventricule les ferme complètement en dedans. La partie moyenne de la fente cérébrale de Bichat ne permet pas davantage la pénétration dans les ventricules ; elle sépare, en effet, le cerveau moyen du cerveau intermédiaire, et pour pénétrer, soit dans le troisième, ventricule, soit dans les ventricules latéraux, il faut déchirer la membrane obturatrice du ventricule moyen ou la lame épithéliale qui coiffe les plexus choroïdes des ventricules latéraux. Les parties latérales de la grande fente cérébrale de Bichat n'existent donc pas ; sa partie moyenne est une anfractuosité profonde et étroite, dont la forme rappelle celle du trigone, et qui sépare le cerveau intermédiaire du cerveau moyen.

6° Corps opto-striés.

Historique. — Remarqués seulement par les anatomistes du xiv" siècle qui les comparaient aux hanches (ancb.se), les corps opto striés n'ont été nettement décrits qu'au xvnc siècle par Willis, Riolan, Vieussens, etc. W i 11 i s le premier sépara les couches optiques des corps cannelés ou striés et les désigna avec Riolan sous le nom de Thalami nervorum opticorum. Vieussens ayant observé que les corps striés, les couches optiques et une partie des jambes ou pédoncules du cerveau étaient traversés par des stries de différentes formes, a donné à toutes ces éminences le nom de corpora striata. Il en a décrit six :

1° Les corpora striata superna anteriora ou corps striés proprement dits de Willis, qui correspondent à la plus grande partie du noyau caudé.

•2° Les corpora striata superiora posteriora ou couches optiques.

3« Les corpora striata infema exteriora et posteriora qui correspondent au noyau lenticulaire.

4" Les corpora striata infema exteriora et anteriora séparés du noyau lenticulaire par la commissure blanche antérieure et qui semblent correspondre à la partie inférieure et sous-épendymaire de la tête du noyau caudé.

5° Les corpora striata inferna et interiora mal délimités et mal décrits, placés audessous de la commissure antérieure et qui font peut-être partie de la couche optique.

6° Les corpora striata média qui correspondraient d'après Vicq d'Azyr, à la substance grise des pédoncules cérébraux, et d'après Burdach à la capsule interne.

Vieussens décrivit enfin, sous le nom de double centre demi-circulaire (geminum centrum serni-circulare), une bandelette de substance blanche située entre les corps striés et la couche optique. Cette bandelette demi-circulaire, très bien décrite et dessinée par Vicq d'Azyr qui la compare à une ligne brisée, porte depuis Reil, le nom de capsule interne. Pour Reil le corps strié comprenait trois noyaux, les nuclei caudatus, lentiformis et tseniaformis, séparés par trois lames de substance blanche, les capsules interne, externe et extrême. Reil considéra en effet la capsule interne, comme la paroi interne d'une capsule contenant le noyau lenticulaire et dont la paroi externe ou capsule externe était située entre le noyau lenticulaire et le nucléus tœniaformis. Ce dernier était séparé des circonvolutions de l'insula par la capsule extrême. Le nucléus tseniaformis, mince bandelette dentelée de substance grise, a été signalé et figuré pour la première fois par Vicq d'Azyr; il doit son nom, à' avant-mur ou de claustrum,k Burdach. Meynert étudia sa structure et le rattacha à l'écorce des circonvolutions de l'insula dont il représente la cinquième couche ;de là, par analogie de structure, le nom de couche claustrale donnée à la cinquième couche de l'écorce cérébrale.

Aujourd'hui les dénominations de Vieussens sont abandonnées, et l'on comprend avec Willis, Vicq d'Azyr et Burdach, sous le nom de corps opto-striés : 1° La couche optique ou thalamus.

2° Le corps strié formé de deux noyaux :

A. Le noyau lenticulaire ou portion externe du corps strié de Vicq [d'Azyr ou noyau extra-ventriculaire du corps strié.

B. Le noyau caudé ou portion interne et supérieure du corps strié de Vicq d'Azyr; noyau intra-ventricidaire du corps strié, éminence pyri forme de Burdin ; corps strié proprement dit de Willis, Burdach. Dans la nomenclature des auteurs allemands, ce noyau porte seul le nom de corps strié (Streifenhùgel).

Page 1