DU POIGNET
donne la forme à ce bord. L'éminence est le renflement do l'extrémité inférieure du radius; c'est la Lase de son apophyse styloïde, recouverte par les tendons réunis du long abducteur et du court extenseur du pouce , qui en augmentent la saillie latérale. L'échancrure elle-même n'est , en réalité , qu'une dépression légère , dans le repos de la main. Mais elle devient très-profonde quand le pouce s'écarte , et forme alors la fossette interne du poignet (i). Bornée en haut par la bosse radiaire , que je viens de décrire , en bas par le renflement du premier os du métacarpe , elle l'est en devant, vers le dos du poignet, par le tendon , oblique en bas et en
«lie est close, en arrière, par les os de l'avant-bras et le ligament interosseux ; elle est achevée , en dehors , par une lame mince et étroite , qui sépare les muscles qu'elle renferme d'avec le long extenseur du pouce et l'extenseur de l'index.
iS". La gaine du long extenseur du pouce et de l'extenseur de l*index a une lame interne, qui est l'externe de la gaîne précédente.ElIe a une lame aulérieure, aponévrotique en haut, celluleuse en bas, qui est la lame profonde de la gaîne de l'extenseur commun; elle est achevée en arrière, par les os de l'avant-bras et le ligament interosseux,
16'. La game du court sapmafear diffère beaucoup des autres, mais elle est , en cela, accommodée à la disposition même du muscle. Elle est formée par une lame extérieure qui sépare le court supinaleur du rond pronateur, des muscles radiaux, de l'extenseur commun des doigts et du cubital antérieur. Cette lame est mince en arrière , mais fort épaisse en avant, au dos de l'avant-bras. La gaîne du muscle est achevée par le radius qu'il embrasse à son extrémité supérieure.
Plusieurs de ces gaînes ont entièrement échappé à l'alten- Uon de MM. Velpeau et Blandin, et leur anatomie ne présente qu'une description inexacte de la plupart des autres.
(OP. Hl,2o3.
îilO nu POIGNET,
dedaus , du muscle long extenseur du pouce , et vers la paume do la maia , par la corde plus volumineuse , que détîïclicnt les tendons r/nmis du long abducteur et du court extenseur, qui appartiennent au racme doigt (i). Du fond même de la fossette naît la veine radiale, par deux racines, l'une venant du dos de la main et croisant obliquement le tendon du long extenseur du pouce, l'autre remontant du pouce , dans l'intervalle des tendons de ses extenseurs. Ces veines ne sont visibles que chez certaines personnes , et souvent mCme, seulement dans de certaines circonstances.
Le bord cubitaire forme aussi une échancrure , mais plus longue que celle du bord opposé; un renflement, produit par l'extrémité inférieure du cubitus , la surmonte. Il est peu saillant, disposition qui est au reste en harmonie avec la faible saillie de cet os en dehors. La grande étendue de : l'échancrure dont nous parlons tient, à la fois, à ce que; le cubitus ne descend pas précisément aussi bas que le radius, comme on peut s'en convaincre, en embrassant entre le pouce et l'indicateur d'une main , sur le poignet de la i raain opposée , le sommet des apophyses styloïdes des deux os (A), et à ce qu'en même temps, les os du carpe restent.
(l) P. lîî, 205.
(A) Agasias a bien conserTé aux extrémités inférieures dtii radius et du cubitus leurs rapports naturels, dans son Gla-âiateur, 262. Ils ont été bie-n conservés aussi sur l'Hercule ,. 45o ; sur le Suivant de Bacchus , 485 ; sur le Faune, 709 ; surile Germanicus , 712 ; sur le Saint Michel de Raphaël, au poi-gnet gauche [iiSg]; dans les portraits du Titien et de sai maîtresse, sur l'un des poignets de celle-ci [1212] ; sur plu-sieurs figures des Aveugles de Jéricho, par le Poussin [217] ;; sur le poignet droit du Turc terrassé, dans la Révolte du Caire, .
DU PWGNEÏ'» 2îl
toujours 6Ioiga<^s du cuLitns, qu'ils ne touchent point , par une lame fibro-carlilagineuse , qui forme un ligament radiocubital , inler-arliculaire (a).
Le dos du poignet a peu d'uniformité. Les extrémités inférieures du radius et du cuLitus y forment deux saillies. Celle du cubitus est plus distincte, plus étroite, et placée dans un point un peu plus élevé, remarque qui est de la plus haute importance , pour l'emmanchement exact des os du poignet. Les tendons visibles sur le dos de la main, naissent de trois points difFérens sur le dos du poignet. Mais cette disposition, sensible au touchér, n'est manifeste à l'œil
-parGirocIet [8i] ; sur le poignet droit du Ta tius des Sabines, par David [Sg] ; sur celui de l'enfant suspendu aux cheveux de sa mère, dans la Scène du déluge [80], par Girodet; sur celui d'un homme qui tat.e le cœur d'un jeune mort étendu à ses côtés, sur le radeau du naufrage de la Méduse, par Géricault [79].
(fl) Les rapports des échancrures latérales du poignet avec l'articulation, et particulièrement ceux des apophyses styloïdes, guident le chirurgien pour pénétrer rapidement dans cette articulation. Pour y parvenir, il tant se rappeler que la slyloïde du radius deseertd un peu plus bas, jusques immédiatement audessus de l'apophyse du seaphoïde , et la styloïde du cubitus au niveau même de l'articulation, en sorte qu'un instrument, glissé en travers sous le sommet de cette apophyse, passe précisément au-dessus du pisiforme, et pénètre du même coup dans la jointure. Par suite de celte position, une incision transversale, faite, au niveau du sommet de cette apophyse, au dos du poignet, fléchi en sens inverse , ouvre directement l'articulation. Les rapports de ces échancrures, avec le seul intervalle que laissent les tendons autour de l'articulation permettent i\ la synoviale d'y faire saillie, dans les hydarthroses^ après avoir soulevé les tendons.