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que dans les cas où ces tendons ne sont voilés , ni par la graisse , ni par les veines sous-cutan6es qui se dirigent vers la radiale et vers la cubitale, en remontant du dos de la main sur l'avant-Lras. D'un premier point en dedans, part le tendon du long extenseur du pouce (i) ; d'un second point sortent trois tendons pour les trois doigts du milieu (2) ; enlin d'un troisième point, bien plus rapproché du second que le premier , part le tendon de l'extenseur propre du petit doigt , que l'on dislingue rarement h la vue, mais aisé-' ment au toucher (5).
La paume du poignet est fort irrégulièrement aplatie , et sillonnée d'un pli transversal, résultat de la flexion de la main vers le ventre de l'avant-bras. Deuxéminences osseuses . s'y observent. Elles sont séparées par une dépression anguleuse, étroite (4), et dont la pointe est tournée en bas et l'ouverture en haut. L'une correspond au pisiforme (5) , l'autre : îi la saillie de l'extrémité inférieure de l'os scaphoïde. La première reçoit le tendon peu distinct du cubital posté- rieur, qui s'y fixe (6) ; la seconde reçoit le tendon très-visi-ble du grand palmaire , qui semble s'y arrêter aussi , mai», qui réellement va plus loin (7). La première est plus élevée,, la seconde est un peu plus large; la première est assise surle bord cubitaire du poignet , la seconde repose du côté opposé, près du milieu de sa surface palmaire^, sans dépasser ce? point, ni s'étendre jamais jusqu'au bord radiaire. Unee petite dépression, large d'un travers de doigt, la séparée des tendons du long abducteur et du court extenseur dui pouce. De tous ces rapports, ceux de distance, et surtoutl ceux de hauteur entre deux éminences , sont les pluss
(i) P. II, III, 218. (3) 219. (5) 220. (4) 2o5. (5; 200. (6) 201. {7) 209.
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iniportans h connaître , parce que leur changement altère singulièrement la ,forme de la main , comme je le montrerai plus bas, et que celte faute a été faite souvçnt, et même par les artistes les plus distingués (A) {a).
(A) Les rapports des saillies du scaphoïde et du pîsiformc ont échappé à rattcntion de bien des artistes. Ainsi , le scaphoïde est trop élevé et trop près du pisiforme, dans le poignet droit réparé du Gladiateur, et on ne distingue pas ces os dans le gauche, qui est antique. Le pisiforme se trouve trop bas dans l'Hercule, 45o. Ces rapports sont beaucoup plus exacts dans le Germanicus, 712. Le pisiforme est trop bas encore dans l'Apollon du Belvédère, où la faute est très-prononcée ; car l'éminence thénar y est plus élevée que celle de l'hypothénar , ce qui est sans exemple dans la nature. Il y a peu d'exactitude aussi sur l'Antinoiis ; il y en a un peu plus à gauche qu'à droite sur le Laocoon; mais celte exactitude manque surtout sur ses enfans. L'hypothénar est assez élevé, mais trop large , sur le Saint Bruno [149] , par Lesueur. Il n'est plus assez haut , ni dans une main étendue du Saint François-Xavier, du Poussin [224], ni sur la main droite du Turc nu de la Révolte du Caire, par Girodet [81], où d'ailleurs la saillie du scaphoïde est conventionnellement grossie. Il y a plus de vérité, ù cet égard, sur le père, dans le serment des Horaces [57], par David; sur l'aveugle de son Léonidas aux Thermopyles [58] ; mais la saillie du scaphoïde me paraît portée par erreur sur la ligne médiane, dans le Tatius de ses Sabines [^g].
(a) La présence d'uû grand nombre de tendons et de synoviales tendineuses, que l'on rencontre devant et derrière le poignet, explique les ganglions qu'on y observe assez fréquemment. Le nombre de ces tendons est tel qu'il est absolument impossible de songer à y pratiquer une resection, ailleurs que par les bords. Dans celte opération, le meilleur procédé que je croie pouvoir proposer, c'est de faire, sur chacun des côtés du poignet, deux lambeaux carrés, larges et çpijrt^j qui se