DB LA MAIN
main. II est enfin un septième tendon , que je n'ai pas indiqué d'abord avec les autres , et duquel je n'ai rien dit encore parce qu'il est rarement apparent. Celui-là est grêle et prolond; il vient de l'extenseur commun, dont on voit trois tendons se porter aux trois doigts du milieu. Il parcourt diagonalementl'espace quadrilatère qui sépare le cinquième du sixième des tendons décrits ci-dessus , ou , si l'on veut , le tendon du doigt annulaire de celui de l'extenseur propre du petit doigt, qui court parallèlement au cinquième os du métacarpe (i). On l'entrevoit, si je puis parler ainsi, quand la main étendue est infléchie sur le Lord radiairc du poi^ gnet,etlc petitdoigt fort étendu.
Voilà bien des détails; j'en demande pardon au lecteur, carje n'ignore pas qu'ils sont fatigans à lire; mais on m'excusera, si l'on réfléchit, qu'étant encore plus ennuyeuxà dire, il faut que je sois bien persuadé de leur importance , pour m'y arrêter avec autant de soin. Tout ce qui tend à approfondir la science des formes extérieures est, en effet , du plus haut intérêt pour les artistes et pour les chirurgiens.
Outre les reliefs que je.viens de décrire, on en aperçoit d'autres, dans l'intervalle des os du métacarpe, près des doigts. Ils correspondent aux muscles interosseux, dont la contraction se fait sentir, lorsque la main est étendue. Cette disposition est surtout frappante, dans l'intervalle du premier au second os du métacarpe (2) (a) , où le premier inter-osseux
(1) P. II, 220. (2) P. Il, Iir, 222.
(a) Le point le plus élevé du premier espace inlcrosseux correspond au tendon du muscle long extenseur du pouce, qui le croise obliquement, quand le pouce est rapproché du doigt indicateur. Derrière ce tendon immédiatement, le pouce étant dans la position que je viens d'indiquer, se trouve l'artère radiale , qui s'enfonce dans la paume de la main , en passant à tra-