D£ LA MAIN
La main , Lcauconp plus large, et plus luince que les portions prcccdenlcs du membre supérieur, est un vérIlaLle chef-d'œuvre de mécnniquc. Deux parties fort différentes s'y observent et veulent être séparément décrites ; ce sont la ;iiain proprement dite, et les doigts.
DE hi MAIN PROPREMENT DITE.
La ïnain est aplatie et presque carrée. Deux surfaces et quatre bords en circonscrivent la forme.
Des deux surfaces , l'une est le dos , l'autre la paume de la main. Le dos de la main est convexe. Le premier os du métacarpe y est très-visible , et à cause de sa grande mobililé, et à cause de son isolement des quatre autres. Ceux-ci
touchent par leur bord libre, et tiennent par leur base, l'un au dos , l'autre à la paume du poignet. Dans ces opérations , il n'est pas nécessaire de couper entièrement les os avec la scie , on doit les achever avec le ciseau et le maillet, si d'ailleurs rien ne s'y oppose. — Des deux saillies osseuses formées par le scaphoïde et le pisiformè , la seconde est si prononcée . et si intimement unie à la peau de rhypolhonar,qu'elle demande un peu d'attention pour être évitée dansl'amputatioh du poignet. Cette opération me paraît moins avantageuse que l'amputation de l'avant-bras à son tiers inférîêffr. Il n'en èst pas de même de celle que l'on pourrait pratiquer entre les deux rangées des oS du carpe, en coupant immédiatement au-dessous des saillies du pisitbrme et du scaphoïde. On y gagnerait au moins une sorte d'instrument de préhension, souvent très-précieux pour des infirmes. D'ailleurs cette opération n'offre pas de difficultés, elle n'exige qu'un peu de connaissances et d'habitude.
no s*aperçoîvent que chez les personnes maigres , et toujours d'une manière assez oLscare. Six cordes tendineuses que séparent autant d'intervalles , ou , si l'on veut , de gouttières superficielles , le parcourent de ïiaut eu bas , pour gagner, deux, la hase du pouce, les autres, les quatre derniers doigts qu'elles servent h étendre. La première correspond au tendon du court extenseur du pouce, qui devient visible sur le dos du métacarpe , le long de son bord interne, lorsque le pouce, écarté du doigt indicateur, se porte ensuite , en opposition , vers le petit doigt. Il y a un moment , dans ce mouvement , où ce tendon se montre distinct de celui du long abducteur. Le second tendon du pouce court le long du bord externe du premières du métacarpe (i). Il n'y en a pas dont la corde se détache plus manifestement. Il se rapproche un peu du précédent par en bas : cependant, au premier coup d'oeil ils semblent parallèles l'un à l'autre. Le troisième âes tendons du dos de la main est très-éloigné du précédent; il en est séparé par un intervalle quadrilatère, assez étroit en haut et très-large en bas. Comme il sort du même point du poignet que le quatrième et le cinquième qui le suivent , ces trois tendons forment Un faisceau , dont les cordes divergentes (2) se portent chacune à l'un des trois doigts du milieu , séparées l'une de l'autre par des espaces triangulaires égaux. Le sixième de ces tendons extenseurs, quoique moins frappant que les autres, se reconnaît aussi, avec tin peii d'attention. Il appartient au petit doigt , et vient de l'extenseur propre de ce doigt (3}. Il est plus écarté du cinquième que le cinquième ne l'est de celui qui le précède* Ainsi ces tendons , distincts à leur point de départ, au poignet jconservent encore des caractères différens sur le dos de h
(ï)P.II,Hr,2i8. (2) 219-. (3) 220.