‹ Anatomie des membresChapitre 19 sur 92 · LOGE ANT É RO - 1 NT E EN E DE L'AVANT-BRAS · texte numérisé non relu

LOGE ANT É RO - 1 NT E EN E DE L'AVANT-BRAS

des muscles épitrochléens. Ces muscles se fusionnent en effet en une masse unique, dans laquelle il est impossible de disséquer l'origine particulière de chaque muscle. La masse épitrochléenne naît du bord antérieur, de la partie inférieure et du bord postérieur de b épitrochlée, partie par des fibres charnues, partie par des cloisons aponévroliques, dont les faces latérales donnent naissance à des fibres musculaires allant à des muscles différents. De plus, l’aponévrose antibrachiale adhère intimement à la partie supérieure de la masse épitrochléenne.

Si l’on veut chercher à pénétrer dans le détail de l’architecture de la masse épitrochléenne, on voit que la plupart des muscles qui la constituent envoient des libres profondes s’insérer au cubitus, au niveau du tubercule coronoïdien ; de là, certaines libres se confondent avec le ligament latéral interne et remontent ainsi jusqu’à l'épitrochlée; nous verrons, en disséquant 1 articulation du coude, combien celle insertion coronoïdienne est puissante cl gênante pour nettoyer le ligament latéral interne.

Le rond pronateur s’insère spécialement au tubercule coronoïdien par un faisceau spécial, aplati, qui, en rejoignant le reste du muscle forme une fente donnant passage au nerf médian. Le chef principal du rond pronateur s’insère par des libres charnues à la partie antérieure de l’épitrochlée; scs fibres (voir pli du coude) décrivent à ce niveau une courbe, fixée, par un frein fibreux, au bord interne de l’humérus et au bord épaissi de l’aponévrose intennuseulairc interne; ses libres les plus internes s’insèrent sur une aponévrose commune avec le grand palmaire et, dans la profondeur, sur une cloison aponévrotique commune avec le chef du fléchisseur superficiel donnant au médius; cette dernière disposition nous a paru constante; si bien que le grand palmaire est logé dans une sorte de gouttière à concavité antérieure formée par l’union du rond pronateur et du fléchisseur superficiel. Le plan profond du fléchisseur s insère, en partie au tubercule coronoïdien, en partie à l’épitrochlée.

De même, une cloison intermusculaire, située entre le cubital antérieur et le fléchisseur superficiel, donne insertion à ces deux muscles ; cette cloison adhère à l’aponévrose et paraît, la peau incisée, sous forme d’un traclus blanchâtre, venant de l’épitrochlée. C’est un précieux point de repère, dans la ligature de la cubitale au tiers supérieur. Il faut, dans la ligature, inciser l aponévrose immédiatement en avant de cette cloison, car le fléchisseur superficiel s’y insère par des fibi es beaucoup moins nombreuses et fortes que le cubital antérieur, permettant ainsi de plonger dans la profondeur jusqu'au nerf cubital Dujarier. 4

Planche. 9. — Locje antéro-internc de l'cwant bras (plan superficiel) .

MUSCLES

On aperçoit la fin des muscles du bras :

Le biceps est sectionné ; le segment supérieur [Biceps 1) est en place ; le segment inférieur est rabattu [Biceps 2). L’expansion aponcvrotique a été coupée au ras du tendon.

Le branchial antérieur [M. br. ant ] est largement étalé en avant du coude ; on aperçoit ses fibres externes |Br. ant. (f. ext.)].

Les muscles épitrochléens sont visibles :

i° Le rond pronaleur est sectionné. Le segment supérieur |Rd. pron. 1.], récliné en dedans montre son chef coronoïdien |Ch. coron.]; le segment inférieur est en place |Rd. pron. 2] ;

2° Le grand palmaire [Gr. palm.];

3° Le petit palmaire [M. pet. palm.] ;

4° Le fléchisseur superficiel (M fl. sup] avec son chef radial [M. fl. S. (ch. rad.)] ; l’arcade qu’il forme à la partie supérieure de l’avant-bras [Arc fléch.] ;

5° Le cubital antérieur |M cub. ant.] dont le tendon va au [Pisiforme].

Dans la couche profonde, le fléchisseur propre du pouce [Fl. pouce] est seul bien visible.

Parmi les muscles de la loge posléro-externe, on voit :

Lg. sup. = le long supinateur.

1er rad = le premier radial.

Court sup. = le court supinateur.

Lu. abd P - le long abducteur du pouce qui donne une expansion au court abducteur

|Court abd.]

ARTÈRES

L’artère humérale fournit au bras: la collatérale interne et inférieure [Coll. int. inf - ] puis se divise, toujours au-dessous de l’interligne du coude, en radiale et cubitale .

Art. rad. l’artère radiale donne la récurrente radiale antérieure [R. rad ant.| dont un rameau accompagne la branche profonde du radial dans le court supurateur, et qui se termine, en s’anastomosant avec la fin de l’humérale profonde, dans la fente externe du pli du coude. Avant de devenir dorsale, l'artère radiale donne la radio-palmaire [A. rad. palm ] et le petit rameau transverse antérieur du carpe.

Art. cub. l’artère cubitale, d’abord oblique en bas cl, en dedans, passe sous le chef coronoïdien du rond pronatcur, pénètre sous l’arcade du fléchisseur, puis descend verticalement, accolée en dehors, puis en avant du nerf cubital.

On lui voit donner, avant de passer sous l arcade du fléchisseur :

l° Le tronc des récurrentes cubitales, bientôt divisé en : i° artère récurrente cubitale antérieure [A. rec. C. ant.] qui passe, avec le médian, dans la fente du rond pronaleur et s’anastomose, dans l’interstice interne du pli du coude, avec la collatérale interne inférieure de l’humérale. 2° Artère récurrente cubitale postérieure [A. rec. C. pOSt.| qui longe les insertions du brachial antérieur, atteint le nerf cubital et remonte avec lui au bras, pour s’anastomoser avec la branche postérieure de la collatérale interne et inférieure de l’humérale.

2° Le tronc des interosseuses, bientôt divisé en : interosseuse antérieure | Inter, ant .], et interosseuse postérieure [Inter, post.] qui perfore la partie supérieure de l’espace interosseux et se divise en récurrente radiale postérieure et interosseusc postérieure proprement dite,

3° L’artère du nerf médian [A. n. méd] qui accompagne ce nerf jusqu’à la main.

NERFS

N. méd. 1 le nerf médian passe dans la fente du rond pronaleur, puis sous l’arcade du fléchisseur et reparaît plus bas |N. méd. 2] pour passer dans le canal carpien. Il donne, à la partie inférieure du bras, une série de rameaux pour les muscles épitrochléens, sauf le cubital antérieur.

N- radial le nerf radial donne, dans la fente externe du coude, des filets pour les fibres externes du brachial antérieur [Fil. br. ant ] pour le long supinateur [N. lg. SUp.J pour les radiaux [N. des rad-].

Il se divise en : une branche superficielle [Rad. (br. sup.)]. qui devient dorsale en passant sous le long supinateur | Br • sup. rad ] et une branche profonde [Rad. (br. pr . )] qui perfore le court supinateur, pour passer dans la loge postérieure.

On aperçoit encore des rameaux cutanés : les filets rétro-épitrochléens du brachial cutané interne [N. br. c. int (f. retr. épitr.)].

Le rameau cutané externe du radial |R. eut. ext. r ], le musculo-cutané [N. musc eut 1] coupé à sa sortie do l’interligne biceps-brachial antérieur. On retrouve ce nerf |N musc. CUt. 2] sous la peau externe. Il s’anastomose avec un filet du radial [Anast.].

DUJARIER. — Anatomie des Membres.

Planche 9

ar c. int.

(f retr. epitr ).

Coll. int. inf. .

Biceps i .

R. eut. ext. r.

— N. must. eut. i.

— N. radial.

Fil. br. ant.

N. Ig. su]>.

N. des rad.

Biceps 2.

■ ABr. ant. (f. ext.).

.• ,* Rad. (br. sup ).

.Tète rad. ... R. rad. ant.

Rad. (Xr. pr.j.

1 er rad.

Art. rad.

Corde VVeit.

Court sup.

N. cubit Ram. d’art cub TÏ méd 2

Pisiforme

.. ... Anast.

... Lg, abd. p.

A. rad. palm.

Court abd.

Loge antéro-interne de l’avant-bras (plan superficiel)

G. STEINHEIL, Éditeur

Page 1