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LOGE POSTE KO-E \T E R N E DE L’AVANT-BRAS

Nous réunissons en une seule loge les muscles postérieurs et externes de l’avant-bras : la cloison qui les sépare peut à la rigueur justifier une division, encore qu elle soit incomplète et que la communauté d’insertion et d innervation de tous ces muscles autorise leur réunion en un seul chapitre.

Muscles. — Les muscles de la loge postéro-exlerne sont rangés en deux couches:

« La couche superficielle, d’origine brachiale, comprend les sept muscles appelés quelquefois muscles épicondyliens bien que les deux premiers ne s insèrent pas à l’épicondyle; ce sont, en allant de dehors en dedans :

i° Le long supinateur;

2° Le ici radial;

3° Le 2e radial ;

4° L extenseur commun des doigts ;

5® L’extenseur propre du petit doigt;

6° Le cubital postérieur;

7° L’anconé.

b) La couche profonde comprend cinq muscles, d’origine antibrachiale. Ce sont de dehors en dedans :

i° Le court supinateur ;

2U Le long abducteur du pouce ;

3° Le court extenseur du pouce ;

4° Le long extenseur du pouce ;

5° L’extenseur propre de l’index.

Pour préparer ces muscles, on fixe l’avant-bras en pronation et on pratique une longue incision qui suit d’abord le quart inférieur du bord

MEMBRE SUPÉRIEUR

externe cle l’humérus, puis oblique vers l’olécrane et descend, suivant l’axe de l’avant-bras, jusqu à la main ; deux incisions transversales aux extrémités de la première, permettent de relever deux volets latéraux et de largement découvrir la région.

Pour découvrir le premier muscle, le lonr/ supinateur, on incise l'aponévrose le long du bord externe de l’avant-bras. On dissèque avec soin les insertions supérieures du muscle au bord externe de l’humérus ; puis on suit sa face superficielle, jusqu’à son tendon qui vient s’insérer en bas à la base de l’apophyse styloïde du radius, d’où le nom d’huméro-stylo-radial donné par Poirier à ce muscle qui, en effet, ne mérite pas son nom de supinateur. En disséquant le bord postérieur du muscle qui recouvre le premier radial, il faut prendre garde, au niveau du tiers inférieur de l’avant-bras, de ménager la branche superficielle du radial qui sort de l’interstice des deux muscles pour gagner la face postérieure de l’avant-bras.

Pour compléter la dissection du long supinateur, on libère son bord antérieur, attiré par 1 aponévrose antibrachiale sur la face antérieure du membre, si bien que le muscle, largement étalé, déborde toujours en dedans la ligue de ligature de l’artère radiale au tiers supérieur, ligne qui va du milieu du pli du coude à la gouttière du pouls. C est par sa face profonde qu il reçoit son nerf du tronc du radial. Ce dernier glisse en effet dans la fente musculaire séparant le long supinateur du brachial antérieur. Cette région a été étudiée en détail au chapitre pli du coude.

Le premier radial est recouvert par le long supinateur et recouvre lui-même le second radial. Ils insère sur le bord externe de 1 humérus, entre le long supinateur et l’épicondyle ; ses fibres musculaires se jettent en bas sur un tendon qui, abandonnant le long supinateur, passe à la face postérieure de l’avant-bras, sous-croise les tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce, glisse dans un tunnel ostéo-fibreux à la face postérieure de l’extrémité inférieure du radius et se termine sur la base du deuxième métacarpien, sur la dent externe de la fourche que forme l’extrémité supérieure de cet os.

Le deuxième radial est, lui, un vrai muscle épicondyiien ; il s'insère, par un tendon, sur une fossette marquée à la face antérieure de l’épicondyle; le bord cubital de ce tendon se fusionne assez intimement avec le muscle extenseur commun ; le corps du deuxième radial, aplati, se moule sur la face externe du radius, recouvert en partie par le premier radial. Il accompagne fidèlement le tendon de ce dernier muscle, et ne s’en sépare qu’à son insertion inférieure, qui s 'effectue sur la base

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