CHAPITRE XI
PLANTE DU PIED
Pour préparer la plante du pied, il faut : soit coucher le sujet sur le ventre, soulevant le bas de la jambe par un billot, de façon à avoir la plante bien en face de soi ; soit sectionner la jambe en son milieu et la fixer sur un liège dans une position analogue.
Incisions. — Une première incision part de la partie saillante du talon et suit le bord externe du pied jusqu’au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne du cinquième orteil. Une deuxième incision,
Fig. i5. — Incisions cutanées de la plante du pied.
transversale, suit les articulations métatarso-phalangiennes ; elle commence à l’extrémité antérieure de l’incision externe et aboutit, au niveau du bord interne du pied, sur l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil. Une troisième incision, interne, n’est pas rectiligne ; elle comprend deux segments : le postérieur part de l’extrémité postérieure de l’incision externe, contourne le talon en passant immédiatement
MEMBRE INFÉRIEUR
au-dessous de l’insertion du tendon d’Achille, puis remonte vers la pointe de la malléole interne, sans l’atteindre. Le segment antérieur part d’un centimètre au-dessous de la malléole interne, atteint, oblique en bas et en avant, la tubérosité du scaphoïde et de là, suivant le bord interne du pied, rejoint l'incision transversale au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil.
L incision, en arrière et en dehors, doit être profonde ; elle traverse la peau, épaisse, le pannicule adipeux sous-cutané, formé de lobules graisseux enfermés dans deslogetles fibreuses, limitées par des tractus tendus entre la peau et l’aponévrose. Il faut pousser l’incision jusqu’à ce qu’on tombe sur l’aponévrose ; là seulement, on trouve un plan de clivage, permettant d’enlever d’une seule couche peau et pannicule sous-cutané. La dissection est facile en arrière et en dehors, où l’aponévrose est épaisse ; en dedans, au contraire, on trouve une aponévrose, recouvrant les organes de la gouttière calcanéenne, tendue entre la malléole interne et la tubérosité postéro-interne du calcanéum ; cette aponévrose, bien moins épaisse que l’aponévrose plantaire, a reçu le nom de ligament annulaire interne ; il faut la disséquer avec soin ; plus en avant, l’incision interne répond à la mince aponévrose qui recouvre la chair musculaire de l’adducteur du gros orteil. On détache peu à peu toute la peau plantaire, d’arrière en avant, en sectionnant les filets nerveux ou vasculaires, qui traversent l’aponévrose pour aller à la peau. A la partie antérieure du pied, l’aponévrose plantaire devient moins dense; aussi faut-il prendre garde de ne pas sectionner les nerfs collatéraux des orteils, dans les espaces qui séparent les languettes aponévro tiques.
Aponévrose plantaire. — L’aponévrose plantaire, que nous avons maintenant sous les yeux, comprend trois territoires: un médian et deux latéraux. Le territoire médian contient l’aponévrose plantaire proprement dite ; cette aponévrose, extrêmement forte et résistante, s’insère sur le calcanéum, au niveau des deux tubérosités postérieures ; les fibres superficielles de cetle aponévrose se continuent avec le tendon d’ Achille ; bien souvent, en dedans, le tendon du plantaire grêle se continue en partie avec elle, rappelant une disposition, qui existe chez certains animaux, et qu’on retrouve à la main, où le petit palmaire se continue avec l’aponévrose palmaire. Les fibres de l’aponévrose plantaire sont presque toutes longitudinales ; elles forment une aponévrose resplendissante et nacrée, très facile à dénuder ; pourtant, à l’union du quart postérieur et des trois quarts antérieurs de la plante, l’aponévrose plantaire est croisée
PLANTE DU PIED
parties trousseaux fibreux transversaux, qui adhèrent aux fibres longitudinales et qui rendent la dissection de cette partie de l’aponévrose un peu pénible; plus en avant, l’aponévrose plantaire s'étale et s’amincit ; enfin elle se divise en languettes digitales, séparant des espaces inlcrdigitaux remplis de graisse, dans lesquels passent les vaisseaux et nerfs collatéraux. Les fibres de ces languettes digitales se divisent en fibres médianes, allant à la peau plantaire de l’orteil, et en fibres latérales, qui vont contourner l’articulation métatarso-phalangienne. Chaque articulation, avec les tendons interosseux et lombricaux qui lui appartiennent, forme un tout, séparé de l articulation voisine par un tissu cellulaire lâche, quelquefois par une bourse séi'euse ; pour séparer deux articulations métatarso-phalangiennes, il faut simplement couper quelques trousseaux fibreux dorsaux et plantaires, réunissant les deux articulations voisines. La digitation qui va au gros orteil est, en général, forte, bien isolée et vient se perdre sur le métatarsien ou l’articulation métatarso-phalangienne. A la partie antérieure, les fibres longitudinales de l’aponévrose plantaire sont croisées par quelques fibres transversales, irrégulièrement disposées, et qui ne forment pas, comme à la main, un ligament transverse bien net.
Les bords de b aponévrose plantaire sont séparés par deux rigoles des aponévroses latérales. L’aponévrose externe est forte et résistante dans sa moitié postérieure, où elle constitue, en dehors, le ligament dit calcanéo- 5° métatarsien, tendu entre la tubérosité postéro-externe du calcanéum et le tubercule du 5e métatarsien ; plus en dedans, l’aponévrose externe est plus mince et vient former la berge externe de la profonde rigole qui la sépare de l’aponévrose plantaire moyenne ; cette rigole est comblée par de la graisse; mais, parfois, des fibres aponévrotiques passent en pont au-dessus de la rigole et isolent sa graisse de la graisse sous-cutanée ; il faut autant que possible, dans une première dissection, sectionner ces fibres en pont, et nettoyer du premier coup le fond de la rigole externe ; c’est du fond de cette rigole qu'on voit sortir une série de rameaux vasculaires cl nerveux allant à la peau ; il est nécessaire de les sectionner pour rabattre cette dernière. L’aponévrose plantaire externe est mince dans sa moitié antérieure ; elle laisse voir par transparence : i° le tendon de l’abducteur du petit orteil, qui paraît sortir, au niveau de l’extrémité postérieure du 5e métatarsien, d’une sorte de fourche aponévrotique, sur laquelle nous reviendrons ; 2° en dedans de ce tendon, les muscles courts du 5e orteil. Cette mince aponévrose envoie, dans la profondeur, des sepla assez résistants, qui passent dans les espaces intermusculaires, séparant ainsi les muscles les uns des autres.
MEMBRE INFÉRIEUR
L’aponévrose plantaire interne est un mince feuillet qui recouvre le muscle adducteur du gros orteil ; en dedans, cette aponévrose se fixe sur le bord interne du pied et reçoit une ou plusieurs expansions des aponévroses dorsales, notamment, un faisceau constant du ligament fundiforme ; en arrière, cette aponévrose interne se continue avec 1 aponévrose du canal calcanéen, tendue entre la malléole interne et la tubérosité posléro-interne du calcanéum. Celte aponévrose, décrite par-, fois sous le nom de ligament annulaire interne, adhère dans la profondeur, d’une façon très intime, au tendon de 1 adducteur du gros orteil, si bien qu’on ne peut l’en détacher. Ce ligament du canal calcanéen se continue, en haut, avec les deux aponévroses de la jambe, qu’on est obligé de traverser pour tomber sur l’artère tibiale postérieure. En dehors, l’aponévrose plantaire interne forme avec la moyenne une rigole interne, très marquée; du fond de cette rigole, sortent aussi des vaisseaux et des nerfs cutanés, qu’on est obligé de sectionner.
On décrit d’ordinaire sous le nom d’aponévroses intermusculaires interne et externe, des cloisons aponévrotiques, détachées de la face profonde de l’aponévrose plantaire, et séparant la plante du pied en trois loges distinctes; ainsi conçues, ces cloisons intermusculaires n’existent pas. On voit partir des bords de l’aponévrose plantaire moyenne, des trousseaux fibreux, qui plongent dans la profondeur, et qui vont s’attacher, soit à une saillie osseuse, soit à une gaine tendineuse. Mais ces trousseaux fibreux ne forment pas une cloison continue ; ils constituent une sorte de peirjne, entre les dents duquel passent les organes, tendons, vaisseaux et nerfs, allant d’une loge à l aulre. La cloison interne, incomplète, ainsi formée, s accole au muscle adducteur du gros orteil ; elle se fixe, dans la profondeur, au suslenlaculum tali (petite apophyse du calcanéum), au scaphoïde, au premier cunéiforme, et même enlrc-croise scs faisceaux avec les expansions du jambier postérieur ; il est d’ailleurs très difficile de préparer ces prétendues cloisons intermusculaires, tant à cause de leur irrégularité, qu’à cause de leurs adhérences aux tissus environnants ; on s’aperçoit nettement de leur existence quand, en disséquant les vaisseaux et nerfs plantaires internes par exemple, on sectionne de forts trousseaux fibreux allant dans la profondeur.
La cloison externe est formée d’une façon analogue ; elle se fixe, dans la profondeur, sur le ligament calcanéo-cuboïdien, sur la gaine du long péronier latéral, et l’on voit un fort trousseau fibreux se jeter sur l’extrémité postérieure des muscles courts du petit orteil, donnant naissance à une partie de leurs fibres.
PLANTE DU PIED
Premier plan musculaire. — Pour pénétrer plus profondément, il faut détruire l’aponévrose plantaire. Pour cela, on dissèque d’abord le muscle interne ou adducteur du f/ros orteil. On commence à la partie antérieure, où le muscle n’est représenté que par un fort tendon, facile à isoler; mais, à mesure qu’on s’avance vers le talon, on voit des libres musculaires, disposées en faisceaux, s’enrouler sur les bords du muscle pour se terminer sur le tendon comme les barbes d’une plume. Le bord supérieur du muscle reçoit, comme sa gaine, une expansion du ligament fundiforme ; mais ce n’est pas là une insertion proprement dite ; de même, au niveau de la tubérosité du scaphoïde, le muscle adhère et parfois même s’insère par un petit faisceau ; plus en arrière enfin, les libres tibio-calcanéennes adhèrent si intimement à la face superficielle du muscle qu’on dirait une insertion ; il n’en est rien, comme on peut s’en apercevoir en disséquant la face profonde du muscle ; toutes les fibres se réfléchissent, pour aller s’insérer par un fort tendon à la tubérosité postéro-interne du calcanéum, mais les fibres tibiales tirent sur l’extrémité postérieure du muscle, contribuant à maintenir sa courbe à concavité inférieure ; en somme elles constituent une sorte de frein supérieur. De même, tout à fait en arrière, partent, de la Dec profonde du muscle, deux cloisons fibreuses allant s’insérer à la petite apophyse du calcanéum et séparant: linlerne, les tendons fléchisseurs, des vaisseaux et nerf plantaires internes ; l’externe, les vaisseaux et nerf plantaires internes, des vaisseaux et nerf plantaires externes (v. pl. 43).
La dissection du bord externe du muscle est rendue pénible par deux particularités ; d’abord, c’est l’adhérence intime de ce bord et de l'aponévrose plantaire, notamment au niveau de la cloison intermusculaire ; ensuite, c’est par ce bord que pénètrent le ou les nerfs du muscle. Or ces nerfs, qu’il faut conserver, passent dans de vrais tunnels fibreux, où il est facile de les couper. Voici comment on peut procéder pour les conserver : on part du collatéral interne du gros orteil, très facilement visible à la partie antérieure, en dehors du muscle; on le suit d’avant en arrière, en coupant avec précaution les tractus fibreux qui enserrent le nerf; on remonte ainsi, petit à petit, jusqu au point où naissent du tronc du nerf plantaire interne, en dedans le nerf de l’adducteur, en dehors le nerf du court fléchisseur; une fois ces nerfs reconnus, on n’a plus rien à craindre et l’on peut hardiment couper l’aponévrose plantaire, le long du bord externe du muscle adducteur, jusqu’à son insertion calcanéenne ; ceci fait, on taille artificiellement un bord postéro-supérieur au ligament de la gouttière calcanéenne; il
Planche 43. — Gouttière calcanéenne.
On a réséqué, dans cette figure, la partie postérieure de l'adducteur du gros orteil, pour laisser voir les organes (tendons, vaisseaux et nerfs) qui, venus de la loge postérieure de la jambe, traversent la gouttière calcanéenne pour atteindre la plante du pied.
MUSCLES
Add. gr. ort. = adducteur du gros orteil envoyant dans la profondeur deux expansions : l’une |Exp. 1| passe au-dessus du nerf plantaire interne; l’autre [Exp. 2] sépare les vaisseaux et nerfs plantaires internes des vaisseaux et nerfs plantaires externes.
Dans le fond de la gouttière calcanéenne, on aperçoit les fibres musculaires de la chair carrée [Ch. car.].
Le tendon du jambier postérieur [Tend. jamb. post.] sous-croise celui du fléchisseur commun, pour lui devenir antérieur, et aller s’insérer au tubercule du scaphoïde [Tub. SCaph.|.
Le muscle fléchisseur commun [M. fléch. COm.| pénètre sous l’adducteur du gros orteil, en passant au-dessus de l’expansion supérieure.
Le muscle fléchisseur propre du gros orteil [M. fléch. pr.], après avoir glissé dans la gouttière postérieure de l’astragale, limitée en dehors par l’os trigone [Os trig.], sous-croise le nerf plantaire externe et la bifurcation de la tibiale postérieure pour leur devenir antérieur et passer entre les deux expansions profondes de l’adducteur.
ARTÈRES
L’artère tibiale postérieure [Art. tib. post.], avant de se bifurquer, donne plusieurs rameaux dont un calcanéen [A. cale ].
L’artcre se bifurque très bas, au niveau du calcanéum, en: Art. pi. int. = artère plantaire interne, qui pénètre dans l’espace limité par les deux expansions de l'adducteur; A pi. ext. = artère plantaire externe plus volumineuse, qui s’applique sur la chair carrée.
NERFS
Le nerf tibial postérieur [N tib. pOSt.| se bifurque plus haut que l’artère (au niveau de l’astragale) et sur un plan plus profond.
Avant de se diviser, le nerf tibial postérieur donne, souvent par un tronc commun: R. cale. = rameau calcanéen et R. eut. pi. rameau cutané plantaire.
Le nerf plantaire interne |N. pi. int ] sous-croise, immédiatement après sa naissance, l’artère tibiale postérieure, et pénètre, au-dessus de l’artère plantaire interne dans l’espace limité par les deux expansions de l’adducteur.
Le nerf plantaire externe [N. pl. ext.], après avoir donné le nerf de l’abducteur du 5e |N. abd. 5 e], sous-croise la bifurcation artérielle, et réapparaît, dans la fourche des artères plantaires, pour suivre le trajet de la plantaire externe, dont il longe le bord anléro interne.
DUJARIER. — Anatomie des Membres.
Planche 43
R- cale. ..j
Gouttière calcanéenne
G. STEINHEIL, Éditeur
plante du PIED
esl alors possible d’isoler les vaisseaux et les nerfs qui traversent cette gouttière ; pour continuer la dissection, on peut, soit sectionner le muscle adducteur, soit mieux, faire sauter son insertion calcanéenne; pour ce faire, on isole nettement l'insertion du muscle, jusqu’à l’os, puis, avec une liue scie ou un fort couteau, on fait sauter la lamelle osseuse sur laquelle s’insère le tendon du muscle.
Avant d’aborder la dissection des vaisseaux et nerfs plantaires, il faut sectionner le muscle court fléchisseur des orteils cl 1 aponévrose plantaire, On coupe en travers l'aponévrose plantaire moyenne, immédiatement en avant delà portion oii le muscle court fléchisseur s'insère à sa face profonde ; puis, on détruit toute la partie antérieure de l’aponévrose ; entre l’aponévrose plantaire et le court fléchisseur, on ménage les rameaux nerveux du plantaire interne, allant au premier, au deuxième et au troisième espace interosseux; de même on conserve, si possible, la fine anastomose, qui du plantaire interne va au plantaire externe ; cette anastomose est assez difficile à conserver, en raison de son volume souvent très faible, et de son irrégularité ; dans certains cas, en effet, elle vient du plantaire externe ; elle peut être formée par deux rameaux en \, donnant au sommet de 1Y des filets cutanés. Toujours dans le même espace, entre l’aponévrose plantaire moyenne et le court fléchisseur, on aperçoit le nerf interosseux du 4° espace venant du plantaire externe ; il y a donc là un vrai treillis nerveux entre l’aponévrose et le court fléchisseur plantaire ; il faut prendre bien garde de ne pas en sectionner une branche en détruisant l’aponévrose; faute d'autant plus facile à commettre, que ces nerfs iulcrosseux envoient des filets cutanés qui traversent l’aponévrose plantaire, et qu’en renversant cette dernière on attire en même temps les branches nerveuses.
Le court Jléchisseur plantaire s’insère, en arrière : aux deux tubérosités postérieures du calcanéum, surtout à I interne ; de plus, à la face profonde de l’aponévrose plantaire, dans son tiers postérieur au moins, si bien qu’il est impossible, en arrière, de séparer les deux organes. En avant, le muscle se divise en quatre tendons, allant aux quatre orteils externes ; le tendon qui va au 5e orteil diverge nettement en dehors, les trois autres continuent à peu près la direction du muscle. Nous avons déjà vu que, pour disséquer le bord interne du muscle, il fallait sectionner l’aponévrose plantaire et notamment les forts tractus fibreux qui, croisant ce bord, vont dans la profondeur constituer la cloison incomplète dite intermusculaire interne ; nous avons dit aussi que, dans celte dissection, il faut ménager avec grand soin le nerf de ce Düjarieu, i6
MEMBRE INFÉRIEUR
muscle, branche du nerf plantaire interne, qui l’aborde par sa face profonde, tout près de son bord interne. Pour disséquer le bord externe, il faut aussi sectionner, à plein tranchant, l'aponévrose plantaire et les tractus de l'aponévrose intermusculaire externe, qui croisent le bord du muscle. Dans cette dissection du bord externe, il faut ménager, en avant, le nerf du 4e espace inlerosseux, qui, venu de la profondeur, se réfléchit sur le bord externe du muscle ; puis le muscle court fléchisseur est sectionné, au niveau où il se divise en ses quatre faisceaux digitaux. Chacun de ses faisceaux est disséqué avec soiu et rabattu sur son orteil respectif; il faut, pour cela, dégager chaque tendon de la palmure nerveuse des nerfs plantaires, plus superficielle.
Reste à étudier le muscle abducteur du 5e orteil. Ce muscle forme, avec le court fléchisseur plantaire et 1 adducteur du gros orteil, une première couche superficielle, issue des tubérosités postérieures du calcanéum ; l’adducteur du gros orteil occupe la loge interne, le court fléchisseur la loge moyenne, l'abducteur du 5e la loge externe. Ce dernier muscle s’insinue, en arrière, au-dessus du court fléchisseur, de sorte qu il s’insère, non seulement sur la tubérosité postéro-exlerne, mais encore sur l’interne, immédiatement en avant des insertions du court fléchisseur ; de plus, le muscle s’insère encore à la face profonde de l’aponévrose plantaire externe, notamment au niveau de la portion que nous avons appelée ligament calcanéo-5e métatarsien ; arrivé au niveau de la tubérosité du 5e métatarsien, le muscle paraît sortir d une fourche aponévrotique, très résistante, formée par l’aponévrose plantaire ; la dent externe de la fourche se fixe au sommet de la tubérosité du 5e métatarsien, elle est très exactement représentée (pl. 44)- La dent interne plonge dans la profondeur, en contournant le bord interne du muscle et se fixe, partie sur la gaine du long péronier latéral, partie sur l’origine des muscles courts du 5e orteil. Il faut de toute nécessité sectionner la dent interne de la fourche, pour pouvoir suivre le bord interne du muscle sur toute son étendue. Le tendon vient s’insérer au tubercule externe de la base delà première phalange et à 1 articulation métatarso-phalangienne. Bien souvent, un faisceau du muscle s’arrête en chemin, en se fixant à la tubérosité du 5e métatarsien, constituant ainsi un abducteur du 5e métatarsien. Pour bien se rendre compte de l’architecture du muscle, il faut l’éverser en dehors et l éludier par sa face profonde.
Ce serait le moment de décrire les vaisseaux et nerfs plantaires, qui sont en grande partie situés au-dessus du premier plan musculaire de la plante ; mais, pour ne pas scinder leur étude, nous allons
Plante du ptED
successivement étudier les autres plans musculaires, qui constituent la plante du pied.
Au-dessus du court fléchisseur, entre le premier et second plan, se trouve une aponévrose, assez résistante ; parfois une partie des fibres du court fléchisseur s’y insère en dehors. Cette aponévrose, qui recouvre les vaisseaux et nerfs, est épaisse, en ai'rièi’e, au niveau du tarse; elle s’amincit et se perd, en avant, au niveau du métatarse.
Deuxième plan. — Ce plan est constitué par le long fléchisseur propre du gros orteil, le long fléchisseur commun des orteils et scs annexes musculaires, la chair cariée, cl les lombricaux.
Le tendon du long fléchisseur propre du gros orteil, contenu dans une coulisse ostéo-fibreuse, pourvue d’une synoviale, parcourt la gouttière réti’O-asti'agahenne, puis la gouttière située à la face inférieure du suslenlaculurn lali{ petite apophyse du calcanéum). Il est, dans ce trajet, recouvert par les origines de l’adducteur du gros orteil, qui contribue à fortifier sa gaine, par la plus interne des expansions fibreuses qu’il envoie dans la profondeur. Plus en avant, le tendon s’entre-croise avec celui du long fléchisseur commun, en passant entre ce dernier et le plan osseux. Au niveau de cct entre-croisement, les deux tendons s’envoient réciproquement une anastomose ; mais c’est toujours l’anastomose venue du fléchisseur propre qui est la plus constante cl la plus importante; le tendon continue sa marche jusqu’à l’articulation métatarso-phalangienne, il s’applique à ce niveau sur le ligament glénoïdien, entre les deux sésamoïdes, et se termine en s’insérant à la hase de la phalange unguéale.
Le tendon du fléchisseur commun, accolé, derrière la malléole interne, au tendon du jambier postérieur, glisse, lui aussi, dans une coulisse fibreuse qui passe au-dessus de l'adducteur du gros orteil, affleure la partie saillante du sustentaculum, se dirige obliquement en avant et en dehors, croise superficiellement le tendon long fléchisseur du gros orteil, et se divise en quatre tendons qui suivent exactement les tendons du court fléchisseur plantaire, à la face profonde desquels ils sont accolés. Aux orteils, le court fléchisseur joue le rôle de fléchisseur perforé et ne va qu’à la seconde phalange, le fléchisseur profond est perforant et va à la troisième phalange.
A ce muscle sont annexés : i° la chair carrée ou accessoire du long fléchisseur; 2° les lombricaux, analogues à ceux de la main.
La chair carrée s’insère, en arrière, par deux chefs : l’externe est un petit tendon de forme triangulaire, dont la pointe s’insère à l’union
Planche l\!\. — Plante du pied ( plan superficiel).
La peau a été incisée suivant les lignes indiquées (fig. i5). L’aponévrose plantaire a été enlevée ; il ne reste que la partie postérieure [Apon. pi.] sur laquelle s’insère le court fléchisseur commun [M. crt fl.]. En dehors, on voit encore la portion externe de l’aponévrose plantaire, notamment le ligament calcanéo 5e métatarsien [Lig1 cale. 5e m.] . Cette portion externe donne attache à l'ahducteur du petit orteil |Abd. 5e], Le tendon de ce muscle sort, au niveau de la tubérosité du 5e métatarsien, d'une fourche aponévrotique, dont la dent externe |Dent. ext.) insérée à la tubérosité du 5e métatarsien est conservée ; la dent interne a été sacrifiée ; on en voit le vestige [Dent. int. ] qui sert d’origine aux muscles courts du 5e orteil.
MUSCLES
Première couche. L’adducteur du gros orteil |Add. 1er ort.] dont on a fait sauter l’insertion osseuse à la tubérosité postéro-interne du calcanéum |Ins. add. (Coupe)] et qu’on a renversé en dedans [Ins. add | envoie dans la profondeur deux expansions tendineuses. La première [Exp. 1[ en dedans des vaisseaux et nerf plantaires internes, la seconde [Exp. 2] entre ces organes et les vaisseaux et nerf plantaires externes.
Le court fléchisseur, dont les quatre tendons sectionnés sont rabattus sur les orteils, et dont le chef postérieur est renversé vers le calcanéum |M. crt fl.].
L’abducteur du 5e orteil |Abd. 5'j dont l’insertion postérieure se glisse entre le précédent et le calcanéum.
Deuxieme couche. Le tendon du fléchisseur propre du gros orteil, visible dans la gouttière calcanéenne [T. fl. pr.] ; plus en avant, il sous croise le tendon fléchisseur commun en lui envoyant une expansion |Tend. fl. pr.].
Le tendon fléchisseur commun, visible dans la gouttière calcanéenne, par un trou fait à sa gaine, se divise à la plante du pied |Tend. fl COmm.] en quatre tendons.
Ce tendon a comme annexes :
i° La chair carrée, dont le gros chef interne, se voit dans la gouttière calcanéenne [Ch. carr. (ch. int.)] et, plus en avant, sous le court fléchisseur [Ch. carr. (ch. i.)] ; le chef externe [Ch. carr. (ch. ex.)] est toujours plus grêle ;
2° Les lombricaux, annexés aux quatre tendons du fléchisseur profond |Lombr. 1.2.3. 4].
Troisième couche. Formée de muscles courts :
i° Le couYl fléchisseur du gros orteil, avec ses deux chefs : l’interne [Crt fl. (ch. int.)] est sésamoïdicn interne, avec l’adducteur ; l’externe [Crt fl. (ch. ex.)] est sésamoïdien externe, avec l’abducteur ;
2° L’abducteur du gros orteil avec ses deux chefs : l’oblique [Abd. obi.] et le transverse
[Abd. tr.].
3° Le court fléchisseur du 5e [Crt fl. 5e].
Lg. pér. lat. = long péronier latéral, envoyant une expansion aux muscles courts externes [Exp. lg. pér.].
ARTERES
La tibiale postérieure [A. tib. p.] se bifurque, dans le canal calcanéen, plus superficiellement et plus bas que le nerf :
A. pl. int. plantaire interne, passant entre les 2 expansions de l’adducteur, et se terminant en s’anastomosant avec l’interosseuse du premier espace [An. art.]. Elle fournit d’ordinaire la collatérale interne du gros orteil.
A, pl. ext. - - plantaire externe, plus volumineuse, donne des rameaux calcanéens ; passe, dans une portion oblique, entre l’accessoire et le court fléchisseur et décrit un coude [Coude V. et N.] à concavité interne, pour former, dans la profondeur, l’arcade plantaire. Au niveau de son coude, elle donne la collatérale externe du 5e [A. col. e. 5e] ; l’artère interosseuse du 4e espace [A. 4e esp.]. On aperçoit la fin des artères interosseuses des 3e, 2e, Ier espaces [A. 3e, 2e, 1er esp. int.], branches de l’arcade palmaire profonde.
NERFS
Le nerf tibial postérieur se divise plus haut et sur un plan plus profond que l’artère.
N. pl. i. — nerf plantaire interne, donne : les nerfs du court fléchisseur | N. Crt. fl.] et de l adducteur [N. add. 1er] ; le nerf collatéral palmaire interne du Ier orteil [N. Col. int. 1er] donnant au court fléchisseur du même orteil [N. crt fl. 1er] ; le nerf du premier espace interosseux [N. 1er esp. int.] qui fournit au Ier lombrical ; le nerf du 2e espace [N. 2e esp. int.] qui fournit au 2e lombrical ; le nerf du 3e espace interosseux, né sur la figure, par un tronc commun avec le précédent.
An. nerv. = anastomose très grêle avec le plantaire externe.
N. pl. ext. = nerf plantaire externe donne : près de son origine, le nerf de l’abducteur du 5e [N. abd. 5e] qui croise l’origine de la chair carrée, pour aborder son muscle par sa face profonde; N. ch. car. = filet de la chair carrée; des filets superficiels: N. 4e esp. = le nerf interosseux du 4e espace; N. col. e. 5 = nerf collatéral externe du 5e, qui fournit des filets aux muscles courts du 53. La branche profonde, qui décrit un coude, comme l’artère, est plus visible sur la planche suivante.
DUJARIER
Planche 44
Tend. Achille
Ch carr. (ch. int.)
Ins.add (coupe).
N. abd 5'.
Apon. pl.
Cri. 11. (ch. int.).__
Lombr. 2
Cri. fl. (ch. ex.) j
An. art.
N. col. int. icr. -- A 1er esp. int - -
A 2e id. 1
N. col. e. 5e A. id. '
An. nerv
A. 4 e esp.
- . Lombr. 3
id. 4-
..N. 4e esp.
L Abd. tr.
id. obi.
Plante du pied (plan superficiel)
G. STE1NHE1L, Éditeur
PLANTE DU PIED
des faces inférieure et externe du calcanéum, immédiatement en avant de la tubérosité postéro-externe. Le chef interne, beaucoup plus important, est toujours musculaire, il s’insère à toute la gouttière calcanéenne ; ses insertions viennent affleurer celles du tendon d’Achille; on les voit toujours déborder, en arrière, l’arcade du ligament annulaire interne ; lorsqu’on a fait sauter l’insertion osseuse de l’adducteur du gros orteil, et renversé ce muscle en dedans, on aperçoit très nettement ce chef interne, tapissant le fond de la gouttière calcanéenne ; son bord externe adhère au grand ligament calcanéo-cuboïdien qu’il recouvre ; il vient s’insérer, après s’être fusionné avec le chef externe, sur le bord externe et la face profonde du tendon fléchisseur commun, déjà épanoui.
Les lombricaux, au nombre de quatre, sont annexés aux tendons fléchisseurs profonds ; le premier naît du bord interne du tendon destiné au 2° orteil ; les trois derniers naissent de la fourche formée par l’écartement des autres tendons. Ces muscles, d’ordinaire grêles et peu développés, viennent contourner le coté interne des quatre dernières articulations métatarso-phalangiennes, pour se terminer sur le tendon de l’extenseur en adhérant plus ou moins à la hase de la première phalange.
Troisième plan. — Pour passer à l’étude du troisième plan, il faut sectionner le second ; pour cela, je conseille de sectionner franchement, d’un seul coup de ciseau, le long fléchisseur commun et la fin de la chair carrée, au niveau où le tendon commence à s’épanouir ; on sectionne, à la même hauteur, le fléchisseur propre du gros orteil. Puis on rabat sur chaque orteil son tendon fléchisseur, les 4 externes avec leurs lombricaux ; ici les nerfs des lombricaux sont ddïiciles à conserver ; les deux lombricaux internes, innervés superficiellement par le plantaire interne, seront éversés en dedans ; les deux externes, innervés profondément par le plantaire externe, seront éversés en dehors. Quant au segment postérieur du deuxième plan musculaire, on peut le soulever en bloc et le renverser en arrière, pour étudier les parties plus profondes.
Le troisième plan musculaire de la plante du pied est constitué par des muscles courts, presque entièrement situés dans la moitié antérieure du pied. Pourtant, ces muscles ne sont courts qu’en apparence ; ils se continuent, en arrière, avec des fibres tendineuses et ligamenteuses, confondues pour la plupart aves le grand ligament calcanéocuboïdien; aussi, avant de décrire ces muscles, dirons-nous un mot des productions tendineuses et ligamenteuses, visibles à f arrière-pied. C’est
MEMBRE INFÉRIEUR
d’abord le grand ligament calcanéo-cuboïdien. Né de la face inférieure du calcanéum, sur toute la surface qui va des tubérosités postérieures à la tubérosité antérieure de cet os, ce ligament se continue, par ses fibres superficielles, longues, avec la plupart des muscles du troisième plan : en dedans, le court fléchisseur et l’abducteur oblique du gros orteil, en dehors, les muscles du petit orteil. Les fibres profondes s’insèrent, à la face inférieure du cuboïde, sur tout le croissant de cet os situé en arrière de la gouttière du long péronier latéral ; les fibres superficielles passent en pont au-dessus de cette gouttière, qu elles convertissent en canal ostéo-fibreux.
Le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur est tendu entre le bord antérieur de la petite apophyse du calcanéum et le scaphoïde ; son hord externe se confond avec le ligament calcanéo-cuboïdien, son bord interne reçoit une grande partie des fibres du ligament latéral interne de I articulation libio-tarsienne. Par sa face supérieure, ce ligament contribue à former la cavité qui loge la tête astragalienne ; il est situé très profondément à la plante; pour bien voir ses fortes fibres divergentes, il faut enlever de gros lobules graisseux, qui le cachent, et tendent à faire saillie dans 1 articulation médio-tarsienne, en passant dans les interstices de ses faisceaux.
Plus en dedans encore, on voit 1 insertion forte et complexe du jambier postérieur. Par ses fibres internes, le tendon de ce muscle coilfc la tubérosité du scaphoïde et s’y insère ; mais les fibres superficielles vont plus loin, jusque sur le premier cunéiforme ; les fibres externes, pins profondes, recouvrent en partie le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur ; elles irradient, en forts faisceaux, vers les os du tarse (trois cunéiformes cl base des trois métatarsiens moyens). Les fibres émanées du jambier postérieur s’intriquent en somme avec tous les plans fibreux de la plante ; on en a suivi jusqu’à la petite apophyse du calcanéum et au cuboïde, ces dernières confondues avec le ligament calcanéo-cuboïdien ; enfin, un certain nombre des fibres de ce tendon se continuent avec les muscles courts, notamment le court fléchisseur et 1 adducteur oblique du gros orteil.
Le long péronier latéral croise le bord externe du pied et entre dans la gouttière du cuboïde; il ne répond pas au fond de cette gouttière, mais il se réfléchit, renflé en un noyau fibro-cartilagineux, sur la berge postérieure de la gouttière, revêtue de cartilage pour faciliter son glissement. De là, le tendon croise profondément la plante du pied, oblique en avant et en dedans, et vient se terminer en s’épanouissant en grande partie sur une facette, bien marquée à la base du pre-
PLANTE DU PIED
mier métatarsien, et par quelques fibres sur le premier cunéiforme ; d’ordinaire un gros lobule graisseux, situé entre ces deux insertions, répond à l’interligne cunéo-métalarsien. Le tendon du long péronier latéral est caché par des fibres qui le recouvrent; ce sont les fibres superficielles du ligament calcanéo-cuboïdien, déjà décrites, et aussi les expansions du tendon jambier postérieur. Mais le tendon du long péronier latéral donne aussi, très souvent, des expansions servant d’origine aux muscles courts de la plante. Ces expansions varient suivant les sujets ; parfois très développées, elles naissent de tout le bord antérieur de la portion plantaire du tendon ; en général, les expansions ne naissent qu’au niveau du coude du tendon et donnent insertion à une partie des fibres des muscles courts du 5° orteil; parfois enfin elles sont réduites à des insertions ligamenteuses sur le 5° métatarsien et servent alors de frein antérieur au sésamoïde du tendon.
Les muscles courts de la plante convergent, en avant, les uns, vers le premier orteil, les autres, vers le cinquième.
Parmi les premiers, on trouve deux muscles : le court fléchisseur et l'abducteur du (jros orteil.
Le court fléchisseur est en réalité composé de deux muscles ; réunis par leur extrémité postérieure, ils divergent en avant pour se terminer : l'un sur le sésamoïde interne, l’autre sur le sésamoïde externe. En arrière, ce muscle a une triple origine ; les fibres superficielles viennent de l aponévrose plantaire moyenne, par un fort trousseau, parti de son bord interne, qui plonge dans la profondeur, constituant une partie de la cloison intermusculaire : les fibres moyennes proviennent d expansions du ligament calcanéo-cuboïdien et du tendon épanoui du jambier postérieur ; les fibres profondes naissent des 2e et 3e cunéiformes ; de chacune des faces du fort tendon, ainsi constitué, naît un des faisceaux musculaires sésamoïdiens ; le muscle sésamoïdien interne se jette sur le tendon de l’adducteur et avec lui sur le sésamoïde interne ; de là, il atteint le tubercule interne de la première phalange. Le muscle sésamoïdien externe va se jeter, avec le tendon du muscle suivant, sur le sésamoïde externe et, de là, sur le tubercule externe de la première phalange. Entre ses deux muscles sésamoïdiens, glisse le tendon du fléchisseur propre du gros orteil, qui se creuse une gouttière entre les deux sésamoïdes.
Le muscle abducteur du gros orteil est constitué par deux portions ; l'une oblique, l’autre transverse. La portion oblique forme une épaisse masse musculaire, comblant la concavité transversale du gril métatarsien ; ses origines sont complexes ; comme celles du court fléchis—
Planche 45. — Plante du pied (plan profond).
Cette figure représente le plan profond de la plante, ligamenteux en arrière, musculaire en avant. Pour la nécessité du dessin, on a enlevé la plupart des muscles et tendons des deux premiers plans ; on peut les conserver sur une préparation, en les sectionnant à leur partie moyenne et en les relevant en avant et en arrière. La section du second plan doit porter à peu près au niveau de l’articulation cunéo-ier métatarsien ; on relève en arrière, le fléchisseur commun et la chair carrée, sans les séparer ; on rabat sur les orteils chaque tendon du long fléchisseur commun, avec le lombrical qui lui appartient, en conservant, si possible, les nerfs de ces petits muscles.