‹ Anatomie des salmonesChapitre 2 sur 72 · OSTÉOLOGIE · texte numérisé non relu

OSTÉOLOGIE

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Le squelette qui sert de soutien à tout le corps, mérite avant tout de fixer l'attention de l’anatomiste, de même qu'il se recommande au zoologiste par la précision avec laquelle il reflète le caractère particulier de l’animal. Il n’est donc pas étonnant que la plupart des recherches anatomiques aient eu de tout temps pour objet les nombreuses modifications que le squelette présente dans les divers animaux, et le plan général qui a présidé à sa construction dans les classes des vertébrés. Aucune partie du corps des poissons n’est si bien connue que leur squelette; aucun point de lanatomie comparée n’a soulevé autant de débats que l’ostéologie des poissons, et en particulier l'étude de la tête de ces animaux. Si donc nous essayons d'entrer après tant d’autres dans cette voie de recherches, c’est moins pour présenter des vues nouvelles que pour donner une description détaillée et monographique du squelette des Truites, des parties osseuses aussi bien que des parties cartilagineuses, qu’on a trop négligées jusqu'ici, et qui pourtant entrent pour une bonne part dans la composition du squelette. Ce n’est pas à dire que nous soyons d’accord en tous points avec nos prédécesseurs; au contraire, il nous arrivera d’émetire sur plusieurs points des opinions qui ne seront peut-être pas partagées par tout le monde. Mais nous voulons avant tout conserver à ce travail le caractère d’une monographie. Nous nous occuperons surtout du genre Salmo, et en particulier de la Truite commune, {Salmo Fario), dont le squelette entier est figuré Tab. A, fig. 1 de l’atlas, et les os détachés, Tab. D. Pour l'étude de la tête et de quelques parties de la colonne vertébrale, nous avons choisi le Salmo Trutta, espèce qui, quoique différente de la Truite commune par ses caractères zoologiques, est cependant celle qui s’en rapproche le plus par la forme de ses os, et dont l'étude offre moins de difficultés, par cela même qu’elle est de plus grande taille. (Voir Tab. E et F). Nous ne nous arréterons aux différences génériques , qu’autant qu’elles sont basées sur des différences anatomiques , nous réservant de traiter de la détermination zoologique des espèces dans un autre ouvrage consacré exclusivement à ce sujet.

Tom. Hi. 1

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