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Le squelette de la Truite se compose de la tête, de la colonne vertébrale et des organes locomoteurs , connus sous le nom de nageoires. La colonne vertébrale s’étend sur une ligne horizontale au milieu du tronc ; elle ne supporte pas la tête comme dans les classes supérieures , mais la base de celle-ci n’est que la continuation du plan des vertèbres. Les termes dont nous nous servirons dans celte description s'appliquent toujours à la position qu'offrent les planches de la première livraison de l'Histoire naturelle des Poissons d’eau douce et les squelettes de cette monographie, c’est-à-dire que
le poisson est supposé couché sur le ventre, ayant la tête en avant et le dos en haut. DE LA TÊTE.
La tête du poisson renferme, outre les parties qui lui sont propres dans toute la série des vertébrés, plusieurs appareils qui, dans les autres vertébrés, sont rejetés plus en arrière et n’en font plus partie. Même après en avoir éliminé la ceinture thoracique, qui est étroitement liée à la tête, et dont il sera traité lorsque nous décrirons les nageoires paires, nous distinguons encore dans la tête du poisson les parties suivantes :
4° Le cräne. boite fixe et immobile, destinée à servir d’enveloppe au cerveau et aux organes principaux des sens. Il est composé de dix-sept, ou plutôt de vingt-sept os, dont sept impairs , le basilaire (n° 5), le sphénoïde (n° 6), l’occipital supérieur (n° 8), le sphénoïde antérieur (n° 15), l’ethmoïde cränien (n° 15°), le vomer (n° 16) et le nasal (n° 5), et de dix os pairs, savoir: les frontaux principaux (n° 4), les frontaux antérieurs (n° 2), les frontaux postérieurs (n° 4), les pariétaux (n° 7), les occipitaux externes (n° 9), les occipitaux latéraux (n° 10), les grandes ailes du sphénoïde (n° 11), les temporaux (n° 12), les occipitaux postérieurs (n° 15), et les ailes orbitaires du sphénoïde (n° 14).
2° La face, composée d'appareils mobiles, destinés à l'exercice des fonctions des sens et de la nutrition, et prenant aussi une part active, quoique secondaire, à la respiration. Elle n’est composée que d’os pairs, au nombre de seize, ou plutôt de trentedeux ou de quarante-six, si nous comptons tous les jugaux séparément et les olfactifs à double; ce sont: les intermaxillaires (n° 17), les maxillaires supérieurs (n° 18), les surmaxillaires (n° 18), les jugaux (n° 19 et 19, 19'’, ete.), les os propres du nez ou os olfactifs (n° 20 et 21’), les surorbitaires (n° 1), les palatins (n° 22), les mastoïdiens (n° 25), les transverses (n° 24), les ptérygoïdiens (n° 25), les os carrés (n° 26), les caisses (n° 27), et les Lympano-malléaux (n° 51). Les dentaires (n° 54), les arti-
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culaires (n° 55), et les angulaires (n° 36), composent la màchoire inférieure.
dites. tnt
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5° L'appareil hyoido-branchial, destiné essentiellement à la respiration, et prenant une part indirecte à la déglutition. Il est composé de cinq os impairs, le lingual (n° 41), la queue de l’hyoiïde (n° 42), et les trois os impairs (n° 55, 54 et 55), qui forment le corps de l'os hyoïde, et de trente-sept ou plutôt soixante-quatorze os pairs, en tout soixante-dix-neuf, savoir: les os (n° 37, 58, 59 et 40), qui composent, avec les os styloïdes (n° 29), les cornes de l'hyoïde; le préopercule (n° 30), les douze osselets branchiostègues (n° 45), le sous-opercule (n° 53), l’interopercule (n° 52), l’opercule (n° 28); les quatre arcs branchiaux composés de quinze os de chaque côté (n° 57, 58, 59, 60, 61 et 62), et enfin les pharyngiens inférieurs (n° 56).
La tète de la Truite se composerait donc, d’après cette énumération , dans laquelle nous n'avons pas compris les osselets qui protègent les canaux muciques, et qui varient dans chaque espèce, de douze os impairs et de soixante-trois ou plutôt cent-vingt-six os pairs, sans compter que les jugaux, que nous avons rangés parmi les os simples , sont ordinairement composés de six ou sept pièces, et les olfactifs de deux; en tout plus de cent-cinquante os, nombre qui excède de beaucoup celui de tous les autres vertébrés.
La forme de la tête de la Truite est celle d’une pyramide irrégulièrement quadrangulaire, dont la base serait formée par la face occipitale, la pointe par le museau, les deux plus grandes faces par les côtés des joues, et les deux petites par le front et la gorge. La face supérieure est formée en arrière par le toit du crâne, en avant par les pièces faciales qui entourent les cavités nasales; sur les côtés, la boite crânienne est presque entièrement cachée par les os de la face et de lappareil hyoïdo-branchial , tandis que ce dernier forme presque à lui seul la partie inférieure de la tête. Dans tous les mouvemens, c’est le crâne qui sert de point d'appui, et les autres pièces destinées à la déglutition, au mécanisme de la respiration, etc., se meuvent sur lui et contre lui comme des leviers. Ces mouvemens, effectués par les parties dures de la tête, paraissent beaucoup plus énergiques que chez les animaux supérieurs, ce à quoi l’on devait s'attendre, d’après le grand nombre de pièces qui composent la tête.