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DE LA VESSIE NATATOIRE

Tab. O, fig. 9#.

La vessie natatoire, qui forme un sac alongé transparent, occupant tout l’espace entre les reins et le canal intestinal, s'ouvre par un canal tordu en S dans la paroi postérieure de l’ésophage , tout près de son extrémité antérieure. Il est très-facile de s'assurer au moyen d’une sonde, que ce canal reste constamment ouvert chez la Truite. Il est entouré de tous côtés d’une forte couche de fibres musculaires involontaires. 1 y a en outre, à l'extrémité antérieure de la vessie, un petit cul-de-sac au-dessus de l'entrée de ce canal. Les parois de la vessie sont homogènes dans toute leur étendue et formées d’une membrane fibreuse, dans laquelle les vaisseaux sanguins se ramifient exactement de la même manière que dans les autres membranes dites séreuses. On n’aperçoit nulle part des glandes sanguines, ni de ces réseaux de vaisseaux appelés rete mirabile, comme on en trouve chez tant d’autres poissons. La face interne de la vessie est garnie d’une simple couche de cellules épithéliennes arrondies, grenues avec de grands anneaux circulaires. Ces cellules sont réunies en pavé , fortement liées les unes aux autres , et forment une membrane cohérente qui tapisse tout l’intérieur

du sac.

DES ORGANES UROPOÉTIQUES.

Tab. O, fig. 9m, n.

Les reins (m), sous la forme de deux bandes, longent la cavité abdominale dans toute son étendue, depuis les branchies jusque vers l’anus. Ces bandes , réunies par le milieu dans leur partie postérieure , sont composées de tubes assez larges , transparens , formés de la réunion de grandes cellules anguleuses et entourées de toutes parts d’une masse inextricable de vaisseaux sanguins et de dépôts de piment noir. Ces tubes urinifères nous ont toujours présenté des anses, et nous n’avons jamais pu nous convaincre de l’existence d’extrémités isolées en cul-de-sac, Quant aux élémens constitutifs des reins, nous n’y avons reconnu que des grandes cellules réunies en pavé, qui nous ont paru dépourvues de toute formation nucléolaire, En revanche , les tubes se réunissent en tuyaux plus grands et plus solides , sur lesquels on peut déjà distinguer des parois fibreuses qui aboutissent enfin au bord extérieur des reins, à deux troncs communs. Ceux-ci longent le bord du rein jusque vers son tiers postérieur, où commencent les impressions dentelées occasionnées par les vertèbres. Arrivés ici, les

deux troncs latéraux convergent vers la ligne médiane et viennent se réunir vis-à-vis de l'extrémité antérieure de la vessie, à un troisième petit tronc médian venant de l'extrémité postérieure des reins. Les trois troncs réunis forment un seul canal qui. passant du côté droit sur la face externe de la vessie natatoire , va s’ouvrir dans l'extrémité antérieure de la vessie.

La vessie urinaire (x) a la forme d’une massue renflée à son extrémité antérieure; elle longe le bord supérieur de l'intestin et s'ouvre en dehors par un trou trèsfin situé derrière l'anus. Son extrémité postérieure est entourée par les mêmes fibres qui font l'office de sphineter de l'anus. La membrane principale de la vessie est composée de fibres ondulées qui tiennent le milieu entre les fibres musculaires involontaires et les fibres conjonctives. La couche interne de la vessie est formée d’un épithélium en pavé, à cellules arrondies, aplaties et très-transparentes , qui sont pourvues

d’un noyau distinct.

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