‹ Anatomie des salmonesChapitre 5 sur 72 · AID · texte numérisé non relu

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La grande aile du sphénoïde (n° 11) (*) complète de chaque côté la face latérale du crâne. C’est une plaque à-peu-près circulaire, enchâssée dans la paroi latérale du crâne, et qui donne passage à plusieurs trous lrès-importans pour la névrologie. Le trou postérieur, qui est le plus considérable , est circulaire et sert de passage aux branches maxillaires du trijumeau. Au-dessus de ce trou , il y en a un autre plus petit pour le passage du nerf facial. Le bord antérieur de los est marqué d’une profonde échancrure qu'une trame osseuse transforme en dedans en un trou pour le passage des branches orbitaires du trijumeau. Dans l’intérieur de ce grand trou se voient encore deux très-petits trous, l’un pour le passage du nerf oculomoteur, l’autre pour celui de la quatrième paire, le pathétique. Au bord inférieur de l'os il y a une rainure profonde , el comme la branche horizontale, dans laquelle elle est creusée , touche celle de l’autre côté, il en résulte une gouttière , qui est la continuation de celle qui se trouve sur la face inférieure du basilaire (n° 5). Cette gouttière se transforme , comme cette dernière , au moyen du sphénoïde principal, en un canal spacieux, dans lequel sont enfermés les museles abducteurs de l'œil. Le plafond de cette gouttière , formé par les branches horizontales, est percé de deux trous très-fins, donnant passage à la sixième paire des nerfs de l'œil, aux nerfs abducteurs, qui vont de suite rejoindre leurs muscles respectifs. La face interne de l'os est encore plus accidentée que la face externe. On y voit près du bord antérieur un grand trou circulaire pour la sortie du trijumeau. Ce trou communique avec les trois trous par lesquels les branches de ee nerf ainsi que le facial sortent du crâne. Autour de ce grand trou , se voient plusieurs trous très-petits tous destinés aux différentes racines du trijumeau et du facial, qui se réunissent dans le ganglion de Gasser , situé dans l'épaisseur de los. À l'arrière, on découvre une excavation assez considérable, formant la partie antérieure du creux, dans lequel se loge le sac du labyrinthe. Le bord supérieur a deux gouttières séparées par une crête saillante, dont l’antérieure sert à loger une partie du canal semi-cireulaire antérieur, la postérieure une partie du canal semicireulaire externe de oreille. L’os touche en haut au temporal (n° 12) et au frontal postérieur (n° #), en arrière au basilaire (n° 5) et à l’occipital latéral (n° 10), en bas au sphénoïde principal (n° 6), en dedans et en haut à l'aile orbitaire (n° 14), et en bas à son correspondant de l’autre côté, et enfin au sphénoïde antérieur (n° 15) en avant. Il ne peut être enlevé sans ouvrir largement la boite cérébrale.

(*) Grande aile, Cuvier, Bekker ; rocher, Meckel, Hallmann; tympanal, Bojanus. — Tab. D (S. fario), fig. 10 et 14, de profil ; fig. 12 et 16, d’en bas. — Tab. ES. trutta), fig. 3, d’en bas; fig. 4, de profil; fig. 8, de dedans.

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L'aile orbitaire du sphénoïde (n°14) (*) se trouve au devant de la grande aile, à sa face interne. Cet os à une forme irrégulièrement triangulaire et est en général trèsincomplètement ossifié. Il touche en dehors au frontal extérieur (n° 4), en bas à la grande aile (n° 11), en haut au frontal principal (n° 1), et remplit l'espace entre ces os et l’ethmoïde crânien (n° 15), qu'il ne touche pas immédiatement, puisqu'il y a du cartilage interposé entre les deux. Comme ces deux os sont placés verticalement et en mème temps presque à angle droit avec l'axe longitudinal du erûne, ils forment la paroi antérieure de la boite cérébrale , et c’est par l’échancrure assez spacieuse qui se voit entre eux que passent les nerfs optiques et olfactifs, pour entrer dans leurs canaux respectifs. La face interne de l'os présente , près de son angle postérieur, une gouttière qui loge le commencement du canal semicirculaire antérieur de loreille. L’os n’a point de trous pour le passage des nerfs et des vaisseaux, mais il forme le pilier latéral du trou par lequel passent les deux premières paires de nerfs cérébraux, trou qui est creusé entre lui, les grandes ailes (n° 11) en bas et les frontaux principaux (n° 1) en haut.

L’ethmoïde cränien (n° 15°) (**) est une lame squameuse , enchàssée dans la cloison des orbites. Il ne se distingue que peu du cartilage qui l'entoure; sa forme est presque ronde ; ses contours très-irrégulièrement arrêtés. Le bord postérieur, qui regarde la cavité cérébrale, est renflé et creusé en forme d’entonnoir, qui s'ouvre de chaque côté sur la face latérale de l'os, et par lequel passent les nerfs olfactifs. Au dessous de cet entonnoir se trouve une large et profonde gouttière, ouverte sur le devant de l'os et transformée en canal par le cartilage, sur lequel los repose. Ce canal est destiné à la première branche de la cinquième paire. L’os ne touche immédiatement aucun autre os; il est entouré de tous côtés par la cloison eartilagineuse des orbites, seulement son bord postérieur touche de très-près de chaque côté aux ailes orbitaires.

On remarque encore chez la Truite un tout petit os impair en forme de fourchette , dont la pointe s’avance dans la cloison interorbitaire, et dont les deux bras évasés en

arriére embrassent les nerfs olfactifs, au moment de leur sortie du crâne. Cet os parait

() Aile orbitaire ou petite aîle, Cuvier, Bojanus, Rosenthal; grande aile, Meckel, Hallmann. — Tab. D ÇS. fario), fig. 10 et 14, de profil; fig. 12 et 16, d'en bas. —Tab. E FS.trutta), fig. 3, d’en bas; fig.8, de dedans.

(*) Ethmoïde, Spir; sphénoïde antérieur, Cuvier, Geoffroy ; aile orbitaire, Meckel, Hallmann; corps du

sphénoïde, Rosenthal; nasal, Bojanus. —Tab. D (S. fario), fig. 10 et 14, de profil; fig. 12 et 16, d'en bas — Tab EÇS. trutta), fig. 4, de profil; fig. 8, de dedans.

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PE AO: EE ètre particulier aux truites ; au moins ne l’avons-noustrouvé chez aucun autre poisson. Nous le nommons sphénoïde antérieur (n° 15) (M):

Le dernier os enfin , qui prend part à la formation du crâne proprement dit, est le sphénoïde principal (n° 6) (**). C’est un os long, étroit et plat qui s'étend sous la base du crâne, depuis l’occiput jusqu’à la moitié de la cavité buccale. En arrière, ses bords sont relevés de manière à former une gouttière à sa face supérieure et à présenter un renflement bombé en bas ; en avant, au contraire , ses bords sont rabaissés, et c’est la face inférieure de l’os qui est creusée en gouttière. Un processus montant très-considérable se détache de chaque côté, au dessous de la grande aile. L’os s'applique sur les bords de la gouttière inférieure du crane formée par le basilaire (n° 5) en arrière, et la réunion médiane des grandes ailes (n° 11) en avant, de manière à transformer cette gouttière en un canal qui s'ouvre dans les orbites entre ces deux os. Il touche en outre à la cloison interorbitale dans tout son trajet, et s’enchässe par son extrémité antérieure avec le vomer (n° 16). Il est percé immédiatement au - dessous du pilier postérieur des orbites , de deux trous circulaires par lesquels lartère carotide monte dans l'orbite et la cavité cérébrale.

Le nasal (n° 5) (**), os impair, plat et assez mince, se place au devant des frontaux principaux sur la face supérieure du crâne. De forme oblongue, il recouvre le cartilage qui entoure les fosses nasales d’en haut, et forme la pointe antérieure du crâne. Son extrémité postérieure est cunéiforme et s’engrène entre les pointes antérieures des frontaux. Ses bords extérieurs forment de chaque côté , au-dessus des fosses nasales , un petit toit qui est complété par les battans du nez (n° 20), qui s’y appliquent; son bord antérieur est caché sous les intermaxillaires (n° 17). L’os repose en entier sur le cartilage et n’a aucun rapport avec les nerfs ni avec les vaisseaux.

Vis-à-vis du nasal, à la face interne du crâne, nous trouvons le vomer (n° 16) (****). De forme oblongue et étroite, il est appliqué par sa face supérieure lisse contre le cartilage qui sert de noyau à toute la partie antérieure du crâne , tandis que sa face interne est hérissée de dents longues et crochues , qui sont en relief sur la ligne mé-

(*) Cet os n’est mentionné par aucun auteur. Cuvier parait l'avoir confondu avec l’ethmoïde crânien (n° 15°). — Tab. D(S. fario), fig. 10 et 14, de profil. — Tab. E, fig. 3, d’en bas; fig. 4, de profil.

(*) Détermination généralement adoptée. —Tab. D ($. fario), fig. 10 et 14, de profil; fig. 12 et 16, d'en bas. — Tab. E, fig. 3, d'en bas; fig. 4, de profil,

(88) Nasal, Spixr, Bojanus ; ethmoïde, Cuvier, Meckel; Bakker, Geoffroy.—Tab. D (S. fario), fig. 11 et 15, d’en haut, et fig. 12 et 16, d'en bas. — Tab, E /S. trutta), fig. 2, d’en haut. .

(888$) Dénomination généralement admise, —Tab. D CS. fario), Gg. 10 et 14, de profil; fig. 12 et 16, d’en

bas. — Tab. EÇS. trutta), fig 3, d’en bas; fig. 4et 8, de profil.

ER diane de la bouche. Les dents sont en général au nombre de douze à vingt. Quoique placées au milieu de l'os, on remarque cependant que les unes se courbent à droite, les autres à gauche, de manière à former deux séries ; en avant se trouvent quatre dents plus petites sur une seule rangée transversale. L'os n’est pas entièrement droit, il est courbé en haut. Son extrémité postérieure est enchâssée dans une entaille de l'extrémité antérieure du sphénoïde principal (n° 6); sur son extrémité antérieure sont

appliqués de chaque côté les palatins (n° 22).

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