SEPTIÈME PAIRE. — LE FACIAL. VII
Tab. K, fig. 1. — Tab. M, fig. 18 et 19. — Tab. N, fig. 2, 3 et 4.
On nous trouvera peut-être un peu hardis de séparer la branche opercuiaire du trijumeau comme une paire à part. Mais si l’on ne peut nier l’étroite liaison , qui existe entre le trijumeau et la branche operculaire , liaison, qui, du reste, est encore trèsgrande chez les animaux chez lesquels le nerf facial est au maximum de son développement, il n’en est pas moins vrai que presque tous les anatomistes sont d’accord pour envisager la branche opereulaire comme répondant au nerf facial , et si les premiers travaux sur la névrologie des poissons, au lieu d’avoir eu pour sujet des carpes et des perches , avaient été faits sur des salmones, nous ne doutons pas qu’on n’eût d'entrée séparé ces deux paires de nerfs, tant cette séparation est distincte dans cette famille.
Le nerf facial sort du cerveau par le sillon latéral de la moëlle alongée ; il est étroitement lié avec la racine du nerf acoustique, et assez éloigné du trijumeau. Mais au lieu de suivre la direction de l’acoustique, ses fibres passent obliquement vers le ganglion de Gasser et s'unissent à la face inférieure de ce ganglion aux fibres du trijumeau et notamment de la branche sous-orbitaire de ce nerf. Quoiqu'il y ait évidemment mélange de ces deux nerfs on peut néanmoins suivre la plupart des fibres du facial qui passent directement à la face inférieure du ganglion, pour se réunir en un seul nerf assez notable, qui sort du crâne avec le trijumeau par le trou de la grande aîle de l'os sphénoïdal.
Arrivé à l’extrémité antérieure de ce trou, le nerf facial, appliqué aux os du crâne, se dirige en arrière, passe sur le bord antérieur de los mastoïdien (n° 25), entre dans un canal creusé le long du bord postérieur de cet os, donne des filets bien minces aux os environnans et à la peau de la joue, mais pas aux muscles de l’opercule, et se divise en trois rameaux, dont le premier passe sur la face extérieure de los carré (n° 26), entre dans le sillon de la mâchoire inférieure et forme ici le plexus déjà mentionné avec la branche sous-maxillaire , qui fournit l'os et les dents.
Le second rameau est beaucoup moins considérable et plus profond que le premier : il passe sur la face extérieure du muscle masticateur , dans lequel il se perd.
La troisième branche enfin, la plus considérable de toutes, continue dans la direction du canal de l’os mastoïdien, traverse le préopercule , et arrivée à la face intérieure de la membrane branchiostègue, se rend aux muscles moteurs des rayons de cette membrane.