‹ Anatomie des salmonesChapitre 56 sur 72 · HUITIÈME PAIRE. — NERF ACOUSTIQUE. VII · texte numérisé non relu

HUITIÈME PAIRE. — NERF ACOUSTIQUE. VII

Tab. M, fig. 1,2, 3, 17, 18 et 19. — Tab. N, fig. 2, 3 et 4.

Ce nerf qui a son origine dans le même sillon de la moëlle alongée que le précédent, mais un peu plus bas et plus en arrière, se compose de deux racines , qui dans la Truite commune, sont beaucoup plus distinctement séparées que dans la Truite saumonée. Le trajet que ces deux racines ont à parcourir jusqu’au point de leur union, qui est le col entre le sac du labyrinthe et le vestibule, est très-court, vu que toutes ces parties sont logées dans la cavité du crâne elle-même. Là le nerf se confond en une seule large bande, qui en rayonnant, se ramifie en trois branches ou plutôt en trois masses principales, une pour la partie antérieure du sac, une pour les deux ampoules

antérieures et une pour la partie postérieure du sac et pour l’ampoule postérieure. Les deux dernières sont presque exclusivement formées par la racine postérieure.

Nous avons indiqué les ramifications des deux branches du sac en traitant de l’oreille ; nous rappellerons seulement ici que le nerf antérieur se divise de suite en une grande quantité de branches et de filets, qui couvrent de leur réseau toute la partie intérieure du sac, tandis que le nerf postérieur du sac qui longe le bord courbe de son côté, reste pendant quelque temps presque sans ramification.

Le nerf des ampoules antérieures passe par la fente entre le sac et le vestibule sur la face extérieure de ce dernier, pour arriver aux ampoules antérieures. Il se divise en trois branches , dont celle du milieu se perd dans le vestibule, tandis que les deux autres vont se ramifier dans les cloisons de leurs ampoules respectives.

Le nerf de l’ampoule antérieure enfin persiste à la face interne de l’oreille, où il se ramifie en grande partie dans le septum de l’ampoule et donne une branche à la base du canal semi-circulaire extérieur.

Nous n’avons pas réussi à découvrir, chez les diverses espèces de Truite, une anastomose de lacoustique avec le glossopharyngien , quoique ce dernier passe assez près de la branche postérieure. Cette anastomose, que Cuvier prétend être générale, n’a pas non plus été trouvée sur le Barbeau par M. Büchner.

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