‹ Anatomie des systèmes nerveux des animaux a vertèbres [electronic resource]Chapitre 10 sur 83 · LIVRE · texte numérisé non relu

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ENVELOPPE

vertébrale. Le conduit résultant de la succession des trous circonscrits par ces anneaux, se nomme canal vertébral. C’est dans les poissons osseux et quelques serpents, que les vertèbres sont le plus simples et leur type le plus uniforme sur toute la longueur de la colonne.

Une sorte de disque ou de portion de cylindre, dont tantôt l’axe excède le diamètre, et dont tantôt le diamètre excède l’axe, suivant les régions de la colonne vertébrale dans un même animal, ou bien suivant les différentes espèces d’animaux , forme constamment l’arc le plus inférieur de l’anneau vertébral. Sur chacune des faces latérales du disque, à partir d’abord de la face supérieure que je nomme médullaire ou spinale, se soude une lame osseuse, dont la plus grande dimension est verticale. Cette lame en montant s’incline sur la ligne médiane , vers la lame correspondante à laquelle elle s’unit sur une étendue variable de sa hauteur. L’arète résultant de la soudure de leurs bords supérieurs est nommée épine vertébrale. Les deux lames ainsi rapprochées forment l’arc supérieur de la vertèbre, et se nomment lames obliques ou simplement lames vertébrales ; le disque inférieur se nomme le corps de la vertèbre.

i°. Chez les poissons.

Les faces par lesquelles deux vertèbres se re-

gardent et s’articulent dans tous les poissons, sont creusées d’une cavité conique. Les deux cavités de la même vertèbre ont donc leurs sommets adossés. Quelquefois ces sommets sont réunis par un petit canal. Deux vertèbres articulées ensemble interceptent donc deux cavités coniques adossées par leurs bases. Ces cavités sont remplies d’une matière élastique et gélatineuse.

Dans tous les autres vertébrés ovipares la face postérieure de chaque disque vertébral proémine en segment de sphère, d’ellipse, ou de cylindre, et correspond à une cavité semblable, creusée sur la face antérieure de la vertèbre suivante. La face antérieure de chaque disque vertébral est donc concave dans tous les ovipares.

Il résulte de cette différence de figure, dans la face postérieure du disque vertébral, chez les poissons et chez les autres ovipares, que la mobilité de la colonne vertébrale, dans une longueur donnée, est beaucoup moindre chez les poissons.

Chez quelques poissons, les gades, par exemple, toutes les vertèbres correspondant à l’abdomen, à partir du crâne, sont flanquées latéralement de deux lames horizontales, dont la longueur excède plusieurs fois le diamètre du corps vertébral. Ces lames sont toujours soudées sur la partie de la lame oblique qui double en dehors le corps de la vertèbre. Ces lames se nomment apophyses trans-

verses.

A l'extrémité de ces apophyses transverses, s’articulent les côtes quand elles existent.

Dans le gaclus molva ces apophyses ne commencent à se montrer qu’à la sixième vertèbre: les cinq premières n’en offrent pas de traces, et c’est sur les corps vertébraux que s’articulent les côtes.

Chez les poissons les côtes peuvent donc s’articuler, soit sur l’extrémité des apophyses transverses, soit sur le corps même de la vertèbre.

Dans le fégaro , à la onzième vertèbre, sur une apophyse qu’émet de chaque côté le bord de la face antérieure du corps de la vertèbre, s’articule l’extrémité d'un arc à concavité supérieure , et adossé par son sommet à un second arc à concavité inférieure. L’adossement de ces deux arcs forme une sorte de quadrilatère, dont chaque bord horizontal est échancré. Sur chaque pointe de l’échancrure inférieure s’articule une longue baguette formée de trois tronçons, dont les articulations immobiles sont marquées par des nœuds.

À partir du corps de la vertèbre on trouve donc, i° l'apophyse sur laquelle s’articule la branche supérieure de la lame quadrilatère; 2° la moitié correspondante de celle lame quadrilatère, et ensuite les Irois tronçons de la baguette ou côte articulée sur la branche inférieure de l’os quadrilatère. Ce sont donc cinq pièces osseuses, placées bout à bout et en série.

Dans le zeus regius (chrysostosc lune), au-delà des grandes côtes abdominales, articulées immédiatement sur le corps vertébral , viennent bout à bout trois tronçons mobiles les uns sur les autres, comme la côte l’est elle-même sur la vertèbre. 11 y a donc de chaque côté une baguette ou côte formée de quatre tronçons, tous mobiles l’un sur l’autre, flanquant la vertèbre inférieurement.

Or dans ces deux mêmes espèces et dans tous les autres poissons, au-dessus de l’épine vertébrale il n’y a jamais plus de deux tronçons étagés l’un sur l’autre ; l’extérieur est toujours libre hors des chairs de l’animal, et forme l’un des rayons de la nageoire dorsale. Le tronçon intermédiaire , tout entier compris dans les chairs, sert de point fixe au rayon.

Il n’y a donc chez les poissons que trois tronçons sur le prolongement d’une même ligne audessus du corps de la vertèbre.

Et il peut yen avoir jusqu’à cinq au-dessous, sans compter le rayon de la nageoire anale et le support de ce rayon. Ceri’est pas toutcchaquecôte ou baguette osseuse, suspendue aux flancs du corps de la vertèbre, peut avoir des bag uettes collatérales, articulées sur l’un des tronçons dont elle se compose. Ainsi les côtes du fégaro > depuis la troisième jusqu’à la sixième inclusivement , sont bifurquées , vers le* tiers de leur longueur, sur leur côté interne. Les trois suivantes ne sont pas bifurquées, mais deux

côtes s’articulent conjointement sans se toucher, sur la grande apophyse latérale d’une même vertèbre. Chacune de ces trois vertèbres porte donc deux paires de côtes.

Tout à l’heure, il y avait, dans une même série, des tronçons surnuméraires; ici c’est une série surnuméraire de pièces, qui flanque la vertèbre parallèlement et conjointement avec la série ordinaire.

Dans la partie caudale de la colonne vertébrale une fourche osseuse renversée s’articule sur la face inférieure du corps de chaque vertèbre. Cette fourche résulte de deux lames osseuses écartées en haut, rapprochées et soudées en bas. Le canal résultant de la série de ces arcs inférieurs à la colonne vertébrale, est destiné à l’aorte et aux deux >cines correspondantes. Ces deux lames se nomment épine in férieure. On va voir tout à l’heure que ces pièces ne correspondent pas aux côtes.

La pointe ou épine que forme leur extrémité inférieure soutient une première baguette ou tronçon, que suit l’os du rayon de la nageoire anale.

Tout le long de la partie caudale de la colonne vertébrale, un nombre égal de pièces situées dans un même plan vertical ou horizontal, suivant la projection du poisson, borde donc, en haut et en bas, ou latéralement, l’axe que forme la série des corps vertébraux.

2°. Chez les serpents.

Dans les boas, parmi les serpents, l’arc inférieur de l’anneau vertébral porte une épine aussi longue à proportion que dans aucun poisson; mais les vertèbres ne s’articulent pas seulement par les faces correspondantes de leur corps, comme chez les poissons. La lame vertébrale n’est plus rectiligne, mais coudée angulairement, comme on le verra bientôt chez les mammifères euxmêmes. Le sommet de cet angle déborde horizontalement le corps de la vertèbre. Sur l’extrémité du pédicule qui en résulte, s’articule la côte. Ce pédicule est en outre aplati transversalement. Le devant de sa face supérieure, et le derrière de sa face inférieure , offrent chacun une petite facette pour l’articulation du pédicule de chaque vertèbre, par la facette supérieure avec la vertèbre qui précède, et par la facette inférieure avec la vertèbre qui suit. Ces facettes, étant horizontales, déterminent le sens du mouvement de ces articulations.

Or du milieu même de la face inférieure du corps de la vertèbre, proémine line épine aussi longue que l’épine qui surmonte le canal vertébral. Plus de deux cent cinquante vertèbres portent donc, chacune à la fois, une côte sur la base proéminente de chaque lame vertébrale, et de plus , sur le milieu même de la face inférieure de leur corps,

une épine formée elle-même de deux moitiés symétriques. Ce n’est pas tout : la seconde vertèbre du boa porte deux de ces épines séparées, l’une derrière l’autre, sur le milieu de son corps. Et cc qui mérite d’être remarqué, ces deux épines n’y sont jamais soudées, non plus que celle de la première vertèbre. Toutes les autres épines sont soudées, au contraire, au corps de la vertèbre correspondante.

Puisque deux cent cinquante - deux vertèbres portent chacune à la fois cette épine et une paire décotes, les deux moitiés constituant chaque épine, sont donc différentes de ces cotes.

Et comme par leur situation ces épines correspondent aux épines inférieures des poissons, on voit qu’elles ne peuvent être comparées qu’à ces pièces, qui alors lie peuvent plus être considérées comme analogues aux côtes.

Dans tous les autres serpents il existe toujours sur le milieu de la face inférieure du corps des vertèbres un éperon plus ou moins saillant , correspondant à cette longue épine des boas. Cet éperon est, selon les espèces,’ dirigé en arrière ou en avant, et souvent au-delà de l’articulation voisine.

5°. Chez les sauriens.

Dans les crocodiles, parmi les sauriens, les lames vertébrales restent toujours distinctes du corps dans la région cervicale.

DU SYSTÈME CÉRÉBRO-SPINAL. l5

A Y atlas, il y a toute la vie quatre pièces mobiles. I/arc supérieur est brisé en trois; celle du sommet, primitivement double, porte sur les deux latérales qui s’articulent au corps flanqué de deux petites côtes. L axis a, bout à bout, deux corps, dont l’antérieur porte les côtes.

Les onze vertèbres suivantes ont des épines inférieures qui existent aussi au cou dans le monitor , où l’axis en porte même deux. Ces épines ne se soudent que fort tard dans la sauvegarde d’Amérique.

Enfin la plupart des vertèbres caudales des lézards, sont divisées verticalement en deux moitiés antérieure et postérieure, ce qui double pour chaque vertèbre le nombre de ses éléments.

La simple suture des lames avec le corps vertébral, au cou, et même au dos, établit un fait important d’organisation : c’est que la position d’une même pièce peut varier; telle, celle des côtes sur les vertèbres.

Les petites côtes cervicales des crocodiles sont fourchues à leur base; l’une des branches s’articule sur le corps, et l’autre sur la base de la lame. Dans le caïman à museau de brochet la première côte cervicale ne s’articule pas sur la lame, c’est sur la face postérieure du corps vertébral.

Le petit pédicule de la base de la lame, sur lequel s’articule la branche supérieure de la côte, s’allonge de plus en plus à mesure que les vertè-

bres sont plus postérieures. Ce pédicule devient peu à peu une longue apophyse transverse, dont le bord antérieur, coupé obliquement en dehors et en arrière, se marque de deux facettes dans la région dorsale. C’est sur ces deux facettes que s’articulent les deux branches de chaque côte, à partir de la seconde vertèbre dorsale , et même de la quatrième chez le cayman d lunettes. À partir de celte vertèbre , le corps vertébral ne sert donc plus à l’articulation des côtes, dont les deux branches portent tout entières sur l’apophyse transverse. Autre fait de ce genre : dans toutes les tortues les lames alternent avec les corps des vertèbres dorsales.

Aux lombes et au commencement de la queue, chez les crocodiles, les apophyses transverses conservent leur grandeur, mais elles ne portent plus de côtes.

Or chez les mammifères, dans un fœtus de cochon d’environ trois mois, les apophyses transverses des vertèbres lombaires existeïil séparées sous forme de lames osseuses elliptiques, et sont contiguës par leur extrémité interne à une saillie de la lame, vertébrale. Cette dernière pièce déborde inférieurement le corps d’environ le tiers de son diamètre.

L’apophvse transverse est donc chez le cochon un os distinct , à une époque où n’existent pas encore ni les apophyses épineuses, ni ces 1 a mes^s uspendues aux apophyses transverses cervicales, et

Dli SYSTÈME CÉRÉBRO-SPINAL.

dont la double série forme une gouttière embrassant l’œsophage. Cette gouttière existe aussi dans les rhinocéros, les chameaux, etc.

Les apophyses transverses lombaires du cochon sont à proportion beaucoup plus petites (pie les mêmes apophyses des lombes et surtout du dos chez les crocodiles.

11 est donc très-probable que chez les crocodiles ces apophyses forment dans l’origine un os distinct. Et comme les côtes vertébrales des crocodiles sont continues avec les côtes sternales par une baguette intermédiaire, cela fait donc un arc primitif au moins de quatre tronçons, étendu de la lame vertébrale au sternum, lequel étant luimême divisé par segments areboutant les vertèbres, constitue une cinquième pièce ou tronçon dans l’arc costal.

4°. Chez les mammifères.

Enfin chez l’homme même, vers le quatrième mois , la séparation des éléments des vertèbres montre à Y axis trois corps vertébraux bout à bout l’un de l’autre. En outre les trous dont est creusée la base de chaque apophyse transverse à la région cervicale, ont leur arc extérieur formé par un os distinct. Et comme cet arc extérieur existe aussi à l’axis, cette vertèbre a donc deux corps de plus que toutes les autres, et, de même que les cinq ver-

li bres cervicales suivantes, une pièce de plus pour former le trou dont est percé la base de son apophyse transverse.

Dans beaucoup de mammifères, entre autres chez les kanguroos, les félis, les cétacés, etc., il existe, articulés sous le milieu du corps de toutes les vertèbres caudales ou lombaires, des os nommés en V à cause de leur forme.

Dans les cétacés, les pangolins, les castors, etc., ces os coexistent avec de très -grandes apophyses transverses. Les deux pièces symétriques, dont ils résultent, ne sont donc pas les apophyses transverses. Ensuite dans tous les mammifères les côtes s’articulent constamment sur la base de la lame, et jamais sur le corps de la vertèbre. Cette connexion exclut donc l’analogie des côtes avec les os en V, qui ne s’articulent jamais que sur le corps seul. Et comme dans les bous des épines situées à la même place que les os en Y, et dans un degré de développement que n’atteignent jamais ces os , coexistent avec des côtes aussi développées elles-mêmes que nulle part ailleurs; il est clair que si les os en Y des mammifères peuvent être comparés à d’autres pièces dans une autre classe , ce n’est ni aux côtes, ni aux apophyses transverses, mais seulement aux épines inférieures des poissons, des crocodiles et des serpents. Or toutes ces pièces remplissent en outre le même usage dans tous les vertébrés, y compris les oiseaux, comme on va voir.

Dans les espèces de mammifères où les os en V sont très - développés , les plus postérieurs et les plus antérieurs, quoique parfaitement articulés sur le corps de la vertèbre, conservent souvent leurs deux moitiés disjointes.

Or dans les oiseaux à long cou le corps de cliaque vertèbre cervicale porte également de chaque coté de la ligne médiane une épine plus ou moins longue, dirigée en arrière parallèlement à celle du côté opposé. Ces épines servent d’insertion à des muscles dont le point fixe est en arrière , comme pour les os en Y des mammifères le point fixe est en avant. Ces doubles épines des vertèbres cervicales des oiseaux répondent donc aux épines impaires des serpents, aux os en V des mammifères, et aux épines inférieures tout -à- fait semblables des poissons.

Les épines vertébrales inférieures des serpents reçoivent chacune a leur sommet un petit tendon de chaque muscle cycléo-spinal collatéral. Les fibres musculaires que termine ce tendon s’insèrent sur le corps de la troisième ou quatrième vertèbre postérieure. Jamais ces fibres ne s’insèrent, ni sur les côtes, ni sur les lames vertébrales.

11 n’y a pas moins de variation , d’un genre et même d’une espèce à l’autre, dans le nombre total des vertèbres que dans celui des éléments de chacun de ces os, et dans la position respective de ces éléments. Ainsi le crapaud pipa n’a que sept vertè-

tares, et la plupart des serpents des genres coluber, boa, ete., en ont plus de trois eents; la couleuvre a collier de France en a, par exemple, trois cent dixhuit. Ces nombres, outre leur signification péremptoire contre certains systèmes d’unité, en ont une bien plus importante pour nous. Car chaque vertèbre, concourant au canal vertébral, répond à une paire de nerfs. Or dans tous les ovipares le canal vertébral occupe toute la longueur de la colonne. Le nombre total des vertèbres y représente donc celui des nerfs postérieurs à la tête.

L’existence des côtes articulées au sternum, sur un tronçon variable de la colonne vertébrale, détermine les régions de cette colonne dans les mammifères et les ovipares , moins les serpents et les batraciens. La région correspondante aux côtes in-

diquées, se nomme dorsale; l’antérieure, cervicale; l’intermédiaire, au dos et au bassin, lombaire; et la postérieure, caudale.

Quand il n’y a même pas de vestiges de bassin, les caudales suivent les dorsales; c’est le cas des ser-

pents et des poissons; dans les monitors, et presque tous les lézards ordinaires, il y a, jusqu’au bassinen arrière du dos proprement dit, descôtes quelquefois arcboutées entre elles, et par conséquent point de région lombaire.

Ine seule de ces régions, la cervicale, offre le nombre fixe de sept vertèbres dans tous les mammifères, excepté Y unau qui en a neuf, et dans les cro-

codiles, parmi les ovipares. Dans les mammifères les autres régions varient même d’une espèce à l’autre, pour la proportion numérique de leurs vertèbres; il en est de même dans les ovipares, pour toutes les régions. Cette variation donne le motif d’un caractère d’espèce très-important en zoologie (i).

Comme on a vu, la longueur d’une région ne dépend pas seulement du nombre mais de l’épaisseur des vertèbres dans le sens de l’axe. Néanmoins, excepté les vertèbres cervicales des cétacés, qui toutes ensemble sont plus minces qu’une seule du dos, les axes sont ordinairement plus longs au cou qu’au dos, et toujours chez les mammifères la longueur des cervicales est en raison inverse de la masse de la tête. Dans la classe des oiseaux, où le nombre supplée à la longueur des vertèbres, le cygne avait offert jusqu’ici la plus grande disproportion du nombre des vertèbres cervicales à celui du dos et des lombes, ayant vingt-trois cervicales et vingt-cinq dorsales et sacrées. Mais un ichtyosaure fossile, récemment découvert, le plesiosaurus, avait plus de trente-cinq vertèbres cervicales, et seulemen l vingtune à vingt-trois dorsales et lombaires. On vçrradans le chapitre suivant, les rapports de ces nombres et de ces longueurs avec le mécanisme de ces différentes régions.

(j) Pour les détails de la composition, du mécanisme, et des corrélations du squelette des mammifères, voy. les histoires que j’ai données de ces animaux, dans le Dict. clans, d’hist. nat. > 1

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