‹ Anatomie des systèmes nerveux des animaux a vertèbres [electronic resource]Chapitre 11 sur 83 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

ENVELOPPE

En résumé la colonne vertébrale se compose : i° d’un axe formé par la série des corps des vertèbres;

2° en-dessus, d’une double série de lames inclinées et soudées supérieurement l’une sur l’autre, savoir les lames vertébrales.

Ces deux ordres de séries ne manquent jamais; elles existent seules dans les lamproies, quelques murènes, entre autres le murena s erp en s , la sirène et le protée,etc. , excepté , chez ces deux ich tyosaures, les rudiments de côtes des sept ou huit vertèbres postérieures à l’atlas.

3°. Inférieurement de deux séries de lames soudées l une à l’autre de manière à former par vertèbre une seule épine articulée ou soudée sur le milieu de la face inférieure du corps, et jamais ailleurs.

4° Latéralement d’appendices formant i° les apophyses transverses soudées sur la base de la lame, (‘l existant seules dans les batraciens et à la région

lombaire et caudale de tous les mammifères, sauriens, etc.; et 2° les côtes articulées, i° soit à la fois sur le corps et sur 1 apophyse transverse, comme au cou des crocodiles, au dos de la plupart des mammilères, etc.; 2° soit uniquement sur l’apophyse transverse, comme au dos des crocodiles; 3° soit uniquement sur la lame, comme tout le long du des des serpents; soit enfin uniquement sur le corps, pour les côtes de la première vertèbre des crocodiles, et alors la position de cotte

çôle peut être très-différente: i° dans le caïman à lunettes elle est articulée sur le côté, et 2° dans celui à museau de brochet, sur la face postérieure du corps de la vertèbre.

5°. Le nombre total des vertèbres peut varier dans la proportion de i à /j5, et le nombre partiel de chaque région de la colonne, n’est guère plus uniforme : celui des côtes varie dans la proportion

de o à 2rô2.

Formation.

Lesdeux séries, moyenne et supérieure, de pièces vertébrales sont les premières formées. Et dans ces deux séries la formation commence toujours aux parois du canal. Ainsi le corps est tout-à-fait terminé à sa face supérieure, que son bord abdominal ou inférieur n’est pas encore à moitié achevé dans les mammifères, l’homme, par exemple, chez qui, du troisième au quatrième mois de la conception, beaucoup de corps vertébraux sont séparés sur leur contour inférieur en deux lames transversales. A cette même époque les lames ne font encore que se rapprocher par leurs bords supérieurs, plus ou moins écartés, surtout au cou et aux lombes, où leur réunion est la plus tardive, et où la permanence de leur écartement constitue le spina-bifida. Mais alors même la partie supérieure existe à l’état de cartilage, dont l’ossification ne s’empare que progressivement.

Cette partie supérieure des lames en reste tou-

jours séparée à la première vertèbre du caïman à museau de brochet, où elle forme un chevron dont les deux extrémités sont mobiles sur les deux parties inférieures.

La formation du corps de la vertèbre n’est pas uniforme dans les quatre classes de vertébrés.

i°. Dans les poissons le corps est d’abord annulaire; les couches les plus excentriques sont formées les premières, et ce n’est que progressivement que des couches, de plus en plus concentriques, elfacent la cavité dont, chez quelques genres, par exemple les pieu ronéotés , le petit canal unissant les deux cavités coniques offre toujours des traces.

2°. Dans les mammifères, au troisième mois de l’embryon humain le corps est divisé transversalement en deux moitiés verticales par une fente long-temps apparente sur le contour inférieur de la vertèbre.

M. Béclard ni moi n’avons jamais pu voir la formation par deux rudiments symétriques collatéraux , dont M. Serre a parlé; et l’on a vu plus haut qu’à beaucoup de vertèbres de la queue des lézards les deux moitiés verticales primitives subsistent toujours distinctes.

On voit donc que le progrès de l’ossification de la colonne vertébrale ne se dirige pas de dehors en dedans, le long de deux ligues convergentes que représenteraient les côtes, les apophyses transverses, et enfin la moitié correspondante du corps de la

vertèbre; que les premières parties formées sont, au contraire, les portions du corps et des lames correspondant à la moelle épinière.

Ainsi les apophyses transverses des lombes, toutes les apophyses épineuses, et les lames œsophagiennes des vertèbres cervicales d’un cochon de deux mois et demi de conception, ne sont qu’à l’état de cartilage lorsque les corps et les lames sont presque terminés.

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