CONSIDÉRATIONS GENERALES
Le genre échinorhynque * ( Echinorhynchus ) , admis par la pupart des naturalistes, appartient au second ordre (acanthocéphales) des Entozoaires de M. Piudolphi (i). M. Cuvier l’a rapporté à la première famille (les acanthocéphales) (2) du deuxième ordre des vers intestinaux (les parenchymateux) (3). M. Duméril l’a placé dans la première section de la famille des helminthes (4) , et M. de Lamarck en fait le second genre du second ordre (les rigidules) des vers intestinaux (5).
Les caractères du genre échinorhynque sont, suivant la plupart des auteurs : un corps en forme de sac, muni d’une trompe simple, armée de crochets et rétractile ; absence de canal intestinal ;
* ’E^ivoç hérisson Püyxoç bec, trompe : à trompe armée de crochets.
(1) Entoz. , t. II , p. 25i et suiv.
(2) De àxavSa, épine, et de xey aX-à tête : tête épineuse.
(3) Re'gn. anim. , etc. , t. IV, p. 38.
(4) Zoolog. analyt., Paris, 1806, p. 3o3.
(5) Animaux sans vertèbres , t. III, p. 147 et îgy.
deux bandelettes suspendues dans l’intérieur du corps; sexes distincts ; femelles ovipares ( i ).
M. Rudolphia établi 62 espèces d’échinorhynques. La première, remarquable par son volume, a été appelée pour cette raison Echinorhynchus gigas par Goëze (2) , Bloch (3), Gmelin (4), Schrank (5), Rodolphi (6), Zeder (7), etc. Pallas l’a prise pour un tæniaetl’a nommée tcenia hirudinacea (8) .
L’échinorhynque géant se trouve en abondance dans les intestins grêles du cochon et du sanglier (9) ; on ne le rencontre que fort rarement, et comme par accident, dans les gros intestins de ces animaux.
(1) Les échinorhynques vivent dans les intestins des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons; on n’en a pas encore trouvé dans l’homme. (Bosc, Hist. nat. des vers, t. II, p. 2).
(2) Vcrsucheiner Naturgeschichte der Eingeweide-TVürmer, etc., 1782, p. i43, i5o, t. X, fig. 1.
(3) Abhandlung von der Erzeugung der Eingeweide-TV ürmer und den Mitteln, etc. , p. 26, t. VII , fig. 1.
(4) C. A. Linnæi Syst. nat. cura , S. F. Gmelin, p. 3o44> n° 3.
(5) V crzeichniss der bisher hinlaüglich bekannter, etc. P. Schrank. p. 21, n°72.
(6) Entoz. t. II, p. 25 1.
(7) Erster Nachtrag zur Naturgeschichte , etc. 1800.
(8) Neuen nordischen Beytragen, t. I, p. 107.
(9) Les cochons qui sont envoyés'du Limousin aux échaudoires de Paris, ont bien plus souvent des échinorhynques que ceux qui viennent des autres provinces: fait bien connu des gens qui ouvrent ces animaux et préparent leurs intestins, et que j’ai été à même de vérifier souvent. Vers la fin de l’hiver, j’ai trouvé une beaucoup plus grande quantité d’échinorhynques que dans les autres saisons. Ces vers nagent librement dans les matières fécales liquides , ou bien sont fixés par leur trompe dans les parois intestinales. Dans ce dernier cas, on trouve toujours leur tête en haut, tandis que leur corps pend vers la partie inférieure du canal, en suivant le cours naturel des matières qu’il renferme. (PI. VIII, fig. i3. )
DE L’ÉCHINORHYNQUE GÉANT.