‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 150 sur 223 · VOUTE PALATINE ET GENCIVES · texte numérisé non relu

VOUTE PALATINE ET GENCIVES

La vote palatine où le palaïs forme la paroi supérieure

de la cavité buccale. C’est une sorte de voûte parabolique que limitent en avant et de chaque côté les arcades dentaires, et en arrière le voile du palais, avec lequel elle se continue sans ligne de démarcation bien tranchée. | On y remarque : 1° sur la ligne médiane, un raphe antéropostérieur, à l'extrémité antérieure duquel est un twbercule qui répond à l'orifice inférieur du canal palatin antérieur : ce tubercule a été signalé à tort par les physiologistes comme doué d’une sensibilité particulière; 2° de chaque côté et antérieurement, des rugosités en forme de crêtes transversales, variables suivant les individus, et qui sont le vestige des rugosités bien plus développées, et même des concrétions calcaires qui hérissent la voûte palatine de certains animaux. En arrière, la voûte pdlatine est parfaitement lisse,

Structure. Une charpente osseuse, une membrane fibromuqueuse, une couche glanduleuse, des vaisseaux et des nerfs, telles sont les parties constituantes de la voûte palatine. |

La charpente est formée"par la voûte palatine osseuse

déjà décrite, voûte beaucoup plus épaisse en avant qu'en arrière, soutenue à sa partie moyenne par l'espèce de colonne formée par le vomer et la lame perpendiculaire de lethmoïde , soutenue en arrière et de chaque côté par la porüon verticale des os palatins et par les apophyses ptérygoides. Nous avons insisté sur les aspérités que présente cette voûte osseuse, aspérités qui paraissent n'avoir d'autre but que l'adhérence intime de la membrane fibro-muqueuse aux os.

Membrane palaiine et gingivale. C'est une membrane mu- | queuse remarquable, 1° par sa couleur blanchâtre ; 2° par l’é- | paisseur de son épiderme, surtout antérieurement; 3° par l'épaisseur et la densité de son chorion, qui le cède à peine à celui de la peau; 4° par son adhérence intime avec les 08, Ë 25.

Le palais est une voûte parabolique.

KRaphé.

Tubercule palatin,

Crètes dela À .

voüte palatine.

Structure.

Charpente de la voûte pa-

latine,

Membrane

palatine et gingivale.

Ses caractères,

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auxquels le chorion envoie des prolongemens fibreux très-prononcés; 5° par le grand nombre d'ouvertures dont elle est cri- | blée, surtouten arrière. Du reste, cette grande épaisseur de la membrarfe palatine n’est remarquable qu'à la partie anté- | rieure de la voûte, et surtout derrière les dents incisives. Couche glandulteuse. Sur la‘ligne médiane, la membrane palatine se confond avec le périoste des os de la voûte; mais de chaque côté elle en est séparée par une couche glanduleuse | Sonépaisseur EXtrèmement épaisse , formée par des glandules quelquefois disposées par séries régulières dans la gouttière antéro-pos- | térieure que présente cette voûte. Ces glandules, glandes sa- AR ELU livaires palatines, tout-à-fait semblables aux glandes labiales nes. et buccales déjà décrites, sont beaucoup plus multipliées en arrière qu'en avant, et s'ouvrent sur la membrane par une foule d'erifices visibles à l'œil nu. Souvent il existe deux | pertuis de la Orifices ou pertuis beaucoup plus prononcés, qui sont placés | voñtepalatine. l'un à droite, l'autre à gauche de l'extrémité postérieure |

Couche glanduleuse.

du raphé médian. | | Gencives. À la membrane palatine se rattache la descrip- | tion de ce tissu particulier qui constitue les gencives (#no), | et dontil a été déjà question à l’accasion des dents. On appelle gencives la portion de la muqueuse buccale qui entoure les

Leurs earae- dents. Elles se distinguent du reste de la muqueuse par leur | tères. dher 2e us nr leur. Cha adhérence intime au périoste , par leur épaisseur, et surtout

Gencives.

per une densité presque cartilagineuse qui leur permet de ré- |

sister au choc des corps durs soumis à la masücation. Sous | ce dernier rapport ,*et sous celui de leur défaut de sensibi-!

lité, les gencives ont beaucoup d'analogie avec la portion de

membrane palatine qui les avoisine. Voici, du reste, leur dis-

Lenrslimites. Position. Elles commencent à une ligne environ de la base de l'alvéole, et leurs limites sont établies par un relief comme,

festonné., : | Trajet«des Parventes au bord libre ou base de l'alvéole, les gen-

ce! 1ves gencives.

cives continuent leur trajet, dans l’espace d'une ligne envi- Leur

re- d > ? : 0 re, # ron, au-delà de lalvéole, jusqu'au collet. de la dent. Là ,

elles se réfléchissent sur elles-mêmes, Le lieu de cette ré

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