VOILE DU PALAIS ET ISTHME DU GOSIER
Préparation. On peut voir la face inférieure du: voile du palais en abaissant fortement la mâchoire inférieure, ou mieux en sciant los maxillaire inférieur sur la ligne médiane, et en écartant les deux moitiés. Pour voir sa face supérieure, il faut, après avoir fait la coupe du pharynx, diviser verticalement la parowpoñtérieure de cette cavité, La préparation des diverses couches qui entrent dans la composition du voile du palais et de ses muscles extrinsèques et intrinsèques, ressort de la description qui va suivre. |
. ORGANES DE LA DIGESTION. VOILE DU PALAIS, 391 Conformation extérieure.
Le voile du palais est une valvule musculeuse et mem: braneuse qui prolonge en arrière la voûte palatine, et qu'on bu pourrait appeler, pour cette raison, voûte palatine membra: Situation. neuse. C'est une sorte de cloison incomplète (septum sta-
.phylin, Chauss.), qui sépare la cavité buccale des fosses nasales et du pharynx. | 110
Sa direction est curviligne : RARE dans sa partie Direction, supérieure , elle se recourbe pour se porter presque directement en bas. Pendant la déglutition, le voile du palais dé: vient horizontal au moment du passage du bol aliméntaire, .. pour redevenir oblique et curviligne immédiatement après; DUT et s'opposer à la rétrogradation des aliniens. Dans un assez CM éinent grand nombre de cas pathologiques, on a vu ce voile ren: que ce voile
subit dans sa versé en haut, et adhérent à l’orifice postérieur des fossés xection. nasales. Tous ces changemens de direction’ ‘portent sur la por= tion oblique, et non sur la portion horizontale de ce voile. à
Aplati, quadrilatère, parfaitement symétrique, le voile-du Figure. palais présente à considérer, 1° une face inférieure ou buccale Symétrie. concave, qui continue sans ligne de démarcation:la voûte de à rs. AR PERS Cette face se voit très-bien-lorsque la bouche est cale. ouverte; aussi est-elle facilément accessible aux instrumens, de la chirurgie. On y voit, sur la ligne médiane, un raphé, blanc, faisant suite au Es médian: A la voûte RAA Ces phéiths. raphé est dû à un petit cordon fibreux qui sauléte la mem: dat brane muqueuse. Ho ;
2°, Une face supérieure ou nasale convexe, qui prolonge le ES plancher des fossesnasales,et qui, parson: inclinaison, dirige rieure ou nales mucosités dans la cavité bucce ale. Cette face présente un .
. saillie médiane quiest due,.en haut, aux muscles palato-sta- à Note phylins ; en bas, à un amas de glandules. C'est sur la ligne diane. médiane qu ‘a ét la division congéniale du voile du palais, HF OPA division qui a Pour résultat la rétraction des deux motîtiés: de. sence congéce voile, si bien qu'on a pu croire à son absence chez certains 5 sa snjets.
Définition. ‘
Son bord supérieur.
Son bord inférieur.
Luette.
Bords jaté- :
raux du voile du palais.
392 SPLANCHNOLOGIE.
3°. Un bord supérieur épais, solidement fixé au bord postérieur de la voûte palatine.
4. Un bord inférieur Kbre, extrèmement mince, concave, circonscrivant l'isthme du gosier ; il’ offre sur la ligne médiane une espèce d’appendice ou de prolongement connu sous le nom de luette, uvula, appendice conoïde, très-variable, pour le volume et pour ia longueur, manquant quelquefois, susceptible d'un alongement considérable, et atteignant alors la base de la langue, et non l’ orifice supérieur du lys (r}. H'r'est pas toit rare de la voir bifide.
-b°, Deux bords lateraux qui limitent de chaque côtéle Shi du palais et le séparent de la joue. Cette limite ests établie par-un rebord saillantiétendu de l'extrémité postérieure du bord alvéolaire supérieur à l'extrémité postérieure du bord
alvéolaire inférieur. Cette saillie, qui répond au bord-an-
à Des piles.
Pilier..anterieur,
Pilier posté-
rieur,
térieur du muscle ptérygoïdien interne, est constituée en grande partie par une série de glandules qui forment derrière la dernière grosse molaire inférieure une agglomération considérable, à la manière d’une petite glande.
6°. Des: piliers du voile du palais. De la luette partent de 9 laque côté deux espèces de ‘colonnes ou de piliers la- .téraux disposés en arcades, que l'on divise en antérieur et en Postérieur.
Le pilier antérieur part de la base de la luette, se porte . en dehors, puis verticalement en bas, en décrivant une courbe dont la concavité est en dedans, et vient se terminer sur les côtés de la langue, au niveau de l'extrémité antérieure du V que décrivent les papilles caliciformes de cet organe. |
Le pilier postérieur naît du sommet dé la luette, se re-
(1) Appelé en consultation auprès d’un malade affecté de laryngite chronique, je fus étrangement surpris d'entendre die à un consultant que cette maladie était le résultat de l'irritation que produisait la luette sur Porifice supérieur du larynx. La luette répond toujours à quelques lignes au-devant de l'épiglotte.
‘courbe immédiatement en décrivant une arcade à diamètre (plus petit que celle représentée par le pilier antérieur, et se (dirige obliquement en bas, en arrière et en dehors, pour se terminer sur les côtés du pharynx.. C'est ce pilier qui con- Istitue le bord libre du voile du palais. 11 déborde de beaucoup en dedans le pilier antérieur, en sorte que sur un individu vivant dont on abaisse la base de la langue, on peut ‘apercevoir en même temps les deux piliers, à la manière de doubles rideaux situés sur deux plans différens. Chacun de ces piliers représente un triangle dont la base est en bas et le sommet en haut. À ” Extayvation amygdalienne. X résulte de la direction des piliers antérieur et postérieur, que ces deux piliers ,{ rapprochés en haut, sont séparés en bas par un intervalle considérable. Cet intervalle, rempli en partie par l'amygdale , mérite le nom d’excavation amygdalienne. Pour en avoir une bonne idée, il faut l'étudier sur une coupe verticale antéro-postérieure de la tête. On voit alors une espèce de ventricule étroit et peu profond en haut, très-large et trèsprofond en bas, surtout chez ies sujets dont les amygdales sont peu développées. La base de cette excavation répond d'avant en arrière à la base de la langue, à l’épigloite, au larynx et aux parois latérales du pharynx; le fond de l'exca- Yation amygdalienne répond à à l'angle de la mâchoire et à la parue latérale de la région sus-hyoïdienne, où elle n'est sé. -parée de la peau que par une couche peu épaisse de parties molles. Fixes en haut, lés dimensions de l’excavation amygdalienne sont très-variables en bas, suivant que la langue ést contenue dans la cavité buccale où portée en avant. … Isthme du gosier. On appelle isthme du gosterl'orifice postérieur de la cavité buccale, C'est une espèce de détroit qui sépare la cavité buccale de la cavité pharyngienne, et qu'interceptent en bas la base de la langue, en haut le bord libre du voile du palais, divisé en ua re par la luette, et Sur lés côtés, les piliers. Cet orifice postérieur de la Hbtiite. très-dilatable, l'est cependant moins que Forifice antérieur de
Il déborde en dedans le pilierantérieur
Excavation amygdaliennue.
Sa forme.
{Ses rapports.
Variabilite de ses dimersions ‘inférieurement.
Ysthme du gosier.
Sa dilatabilité est moindre qne celle del'orifice buccal.
394 SPLANCHNOLOGIE,
la même cavité, Îl est susceptible d’un rétrécissement qui va
jusqu’à l’occlusion, non-seulement par l'effet d’une inflamma-
tion des amygdales et des piliers, mais encore par la conrs RE traction des muscles qui entrent dans la composition du téré par l'a- voile du palais et de ses piliers. C'est ce qu'on peut voir en ” n muscuki ominant le j jeu de l'isthme du gosier chez un individu qui se prête à cet examen. Ges différences dans les dimensions?de
l'isthme sont relatives -non-seulement à la déglutition, mais
encore à la production de la voix modulée ou articulée.
Structure du voile du palais.
Le voile du palais présénte à considérer 1°ure charpente aponévrotique ; 2° des muscles qui le meuvent, et qui sont divisés en intrinsèques et extrinsèques. .
Parties con- Les intrinsèques sont les palato/staphylins ; les extrinsèstituantes du t brad t . d d dà voile da palais, QUES SOnt au nombre de quatre paires: deux descen ntes, éristaphylins interne et externe: deux ascendantes, glosso- P pay ; » 8 staphylins et pharyngo-staphylins.
3° Des glandules qui forment une couche épaisse; 4° des vaisseaux, des nerfs, du tissu cellulaire; 5° un tégument muqueux : telles sont les parties constituantes de ce voile.
Portion aponévrotique.
ter La portion aponévrotique, ou mieux, l'aponévrose principale grande : partie €St extrêmement dense, et continue en arrière la voûte pagi latine : généralement considéré comme l'épanouissement du pres. tendon réfléchi du péristaphylin externe, elle est en grande partie constituée par des fibres propres, lesquelles font suite
au tissu fibreux qui prolonge en arrière la cloison, le bord
externe de l'orifice postérieur des fosses nasales, et la pore
tion {fibreuse de la trompe d'Eustachi. . |
Lame g. Irdépendamment de cette membrane aponévrotique ; i brense, existe encore une lamelle fibreuse , subjacente à la précé: dente, qui fait suite au tissu fibreux de la voûte palatine; en
sorte qu'on pourrait considérer la charpente de la moitié
supérieure du voile du palais comme formée par deux lames
ORCANES DE LA DIGESTION. VOILB DU PALAIS. 39h
fibreuses , une supérieure, une inférieure, entre lesquelles serait placée la couche glanduleuse,
Enfin , une bandelette fibreuse, étendue de l'épihe nasale pandelette à la luette, occupe le raphé médian de la face anférieure du fibreuse du ra-
phé médian.
voile du palais, et fait relief sous la membrane muqueuse, Cette petite bandelette envoie entre les glandules du voile un prolongement qui sépare la moitié droite de la moitié gauche. ’
Muscies du voile du paiaïs.
Préparation. Commune à tous les muscles du voile du palais. Il suffit d'enlever la muqueuse, les glandules subjacentes, d'étudier la disposition des muscles dans l'épaisseur du voile du palais, et de suivre hors de ce voile les faisceaux musculaires ascendans et descendans qui en émergent ou qui s’y rendent.
Palato-staphylin.
Les palato-staphylins sont deux très-petites bandelettes 11 4 à deux charnues, cylindriques, juxta- posées, situées de chaque côté CSN de la ligne médiane, étendues de l'épine nasal postérieure, er: ou plutôt de l’aponévrose qui lui fait suite, à la base de la SRE luette. Recouvertis par la muqueuse nasale, qu'ils soulèvent, ils recouvrent le muscle péristaphylin interne. Les deux Rapports. palato-staphylins, à raison de leur juxta-position, paraissent, au premier abord, .ne former qu'un seul muscle arrondi; d’où les noms d'azygos uvule, columellæ musculus teres , qi lui ont été donnés.
Action. Releveur de la luette. FE ; ction.
Péristaphylin interne.
… Préparation. Enlever la muqueuse qui recouvre une saillie verticale qu’on remarque le long du bord externe de l’orifice postérieur des fosses nasales , derrière la trompe d’Eustachi ; enlever la muqueuse qui revêt la face supérieure du voile du palais. Le péristaphy lin interne est situé par sa portion verticale Situation, sure côté de l'orifice postérieur des fosses nasales, et par sa portion horizontale dans l'épaisseur du voile du palais: assez
390 SPLANCHNOLOGIE,
ae épais, étroit, arrondi en haut, épanoui et triangulaire dans PES. pile
Il s'insère par de courtes fibres aponévrotiques : 1° à la face inférieure du rocher, près de son sommet; 2° à la partie voisine du cartilage de la trompe d'Eustachi, De là, ses fibres se portent obliquement de haut en bas et de dehors
en dedans, en contournant le côté externe de cette trompe.
Insertions.
Directior. Arrivé au niveau du bord externe du voile du palais ; ‘ce muscle devient horizontal, et ses fibres fasciculées vont en divergeant, de telle sorte qu’elles mesurent toute l'étendue du
. . diamètre antéro-postérieur du voile. Les fibres’les plus anté-
Terminaison . de r °
desfibres. Tieures vont s implanter par de courtes fibres tendineuses aa bord postérieur de la membrane aponévrotique. Les autres fibres musculaires se terminent également par des fibres aponévrotiques, mais très-courtes, qui se confondent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé, immédiatement audessous du palato- staphylin ( Éd Ma ag Vo low; petro-staphylin, Chauss.)
Rapports. Rapports. Recouvert par la muqueuse dl pharynx et par celle du voile du palais, qu'il soulève, le péristaphylin interne répond en dehors, dans sa partie verticale, aux muscles péristaphylin externe et constricteur, et, en bas, dans sa partie horizontale, au pharyngostaphylin. Il forme donc la couche mecs la plus supérieure du voile du palais.
Action. * Action. Cest le muscle élévateur du voile du palais (elevator palati mollis, Aib., Sœmm.). La longueur de ses fibres, sa direction, sa forme, le rendent très-propreà remplir cet usage. Il est à remarquer que la partie aponéyrotque du voile du palais participe à peine au mouvement d’élévation de ce voile. |
Péristaphylir externe.
Grêle, aplati, réfléchi (cireumflexus palati, Alb., Sæmm.), aponévrotique dans une bonne partie de son étendue } ce muscle est situé, par sa partie verticale, le long de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde, en dedans du muscle/ptéry-
Situation.
ORGANES DE LA DICESTION. VOILE DU PALAIS. 397 goïdien interne, et, par sa partie horizontale, dans l’épaisseur du voile du palais. |
Insertions. Ses insertions fixes ont lieu: 1° à la fossette dite scaphoïdienne, qui surmonte l'aile interne de l’apophyse ptérygoïide; 2° à la partie voisine de la grande aile du sphénoïde; 3° un peu au cartilage de la trompe d'Eustachi. De là, ce muscle, qui constitue un faisceau mince, aplati d'un côté à l'autre, se porte verticalement en bas ; arrivé au voisinage du crochet de l'aile interne, il déwonpre en une aponévrose lresplendissante qui se ste sur
elle-même, se réfléchit à angle droit sous le crochet, contre
Jequel.elle est maintenue par un petit ligament, et sur lequel
elle glisse à l'aide d'une petite synoviale. Devenue horizon-
tale , cette aponévrose s’épanouit en se portant en dedans, pour sidentifier âvec la membrane aponévrotique (ptérygoou spheno- salpingo-staphy lin, Winslow; ptérygo-staphy lin , Chaussier ).
Rappor ts. Dans sa portion verticale, il répond en dehors au ptérygoidien interne, en dedans au péristaphylin interne, dont il est séparé par le constricteur supérieur du pharynx et par l'aile interne de l'apophyse ptérysoide.
Dans sa portion horizontale ou Robotique: il est aniérieur au péristaphylin interne, et offre les mêmes rapports que la portion aponévrotique de voile.
Action. Il est tenseur de la portion aponévrotique (tenseur - du voile du palais), mais n'imprime d'ailleurs aucun mouxement à ce voile. Lorsqu'il prend son point fixe en bas, il peut dilater la trompe d’Eustachi, suivant la remarque de
Baller, Pharyngo-staphylin où palato-pharyngien.
Ge muscle est étroit et fasciculé à sa partie moyenne, qui occupe le pilier postérieur, large et membraneux à ses ex-
trémités, dont l'une est dans le voile et l'autre dans le phadTynx.
{nsertions, U s'insère en bas au bord postérieur du carti-
Insertions.
Direction verticale.
Sa réflexion à angle droit.
Terminaison.
Rapports.
Situation.
Figure.
Insertions,
398 sPLANCHNOLOGIE.
lagé thyroïde, dans toute la longueur de ce bord. De là, ses fibres se portent verticalement en haut, forment un plan Direction musculaire large, mince, qui concentre ses fibres pour condes fibres char- stituer un faisceau ou colonne musculeuse qui gagne l'éis paisseur du pilier postérieur du voile du palais, et, parvenu au voile du palais, s’'épanouit en une membrane musculeuse Epanouisse- qui occupe toute l'étendue du diamètre antéro-postérieur ment du mus- de ce voile, ét vient se réunir en are sur la ligne mécle dans le .. Ar , p.
voile du palais. diane , avec le muscle du côté opposé. Ses fibres antérieures s'insèrent au bord postérieur de l'aponévrose du voile (thyro-staphy Un, Douglas ). | Rapports. 1° Au voiledu palais, il forme la couche musculeuse la plus inférieure. Il est séparé, en bas de la muqueuse, par la couche glanduleuse; en haut, 1l répond à la couche musculeuse qui, résulte de l'épanouissement du péristaphylininterne. 2° Dans l'épaisseur du pilier postérieur, il est en rapport avec la muqueuse, qui le revêt en tous sens, excepté en dehors. 3° Au pharynx, il forme la couche musculeuse la plus profonde, couche intermédiaire aux constricteurs et à
Rapports.
la membrane muqueuse.
Action. Ce muscle est l'abaisseur du voile du palais, qu'il applique fortement sur le bol alimentaire péndant la déglutition; il est donc constricteur de l'isthme du gosier. Quand ce muscle prend son point fixe en haut, il élève la paroi postérieure du pharynx. Il est un des agens importans de la déglutition.
Action,
Glosso-staphylin.
Petite languette charnue, située dans l'épaisseur du pilier
Situation. LR Q . ?’ e \ .
antérieur du voile du palais, étroite à sa partie moyenne,
Figure, | de \ » ne , HT ARE es D , .
élargie à ses extrémités. Son extrémité inférieure, épanoule
sur les côtés de la langue, se continue avec le muscle styloglosse, Son extrémité supérieure, également épanouie dan l'épaisseur du voile du palais, confond ses fibres avec celles du pharyngo-staphylin. Sa partie moyenne, très-grêle,
ORGANES DE LA DIGESTION. VOILE DU PALAIS. 399 forme le pilier antérieur, et se dessine à travers la demitransparence de la muqueuse très-ténue qui le revêt.
- Action. Abaïsseur du voile du palais, élévateur des bords
Action.
de la base de la lanoue, et par An constricteur de listhme du gasier.
Couche glanduleuse du voile du palais.
Il existe au-dessous de la muqueuse qui revêt la face su- nee ouche
périeure du voile du palais, quelques glandules disséminées, glandulense: plus nombreusès sur les parties latérales qu'à la partie + NOUERE moyenne, Mais cette couche n'est rien à côté de la couche au voile du paglanduleuse qui occupe la face inférieure du voile; couche li glanduleuse extrêmement épaisse, surtout au niveau de la . portion aponévrotique du voile, et qui fait suite à Ja couche extrêmement glanduleuse qui revêt la voûte du palais. Cette couche glan- multipliées. duleuse se prolonge dans l'épaisseur de la luette, dont elle
détermine le volume, et en partie la forme. Les glandules
du voilé ressemblent exactement aux glandules salivaires déjà
décrites aux lèvres, aux joues et à la voûte palatine.
Couche muqueuse.
L'une et l’autre faces du voile du palais sont revêtues par
Couche muune membrane muqueuse qui constitue comme le tégument mense. de ce voile. Ces deux feuillets muqueux sont remarquables en ce que chacun d'eux présente les caractères de la cavité à laquelle ils appartiennent. Ainsi, le feuillet muqueux buccal conserve les caractères de la muqueuse buccale; lefeuillet peuilletmu
muqueux nasal les caractères de la muqueuse “AA Ces queux nasal. deux feuillets se continuent, l’un avec l’autre, au niveau du
bord libre du voile du nee le UE muqueux, qui COn- Feuilletmastitue ce bord libre, dépasse en arrière les autres élémens 19% Puceal: que nous avons trouvés dans le voile du palais ; si bien que
dans l'espace d’une demi -Higne à une ligne, les deuxf euillets
Muqueux; sont adossés. té même disposition se rencontre
Pour la luette, dont le sommet , et quelquefois la moitié
Infiltration de la luette.
Artères.
Veines.
Dévelappement.
Us£iges, ë
400 SPLANCHNOLOGIE-
inférieure est constituée par un repli muqueux , dans l'épaisseur duquel se voit un tissu celluleux lâche, très-susceptible d'infiltration. C'est l'infiltration séreuse ou sanguine de Ja luette qui détermine cette augmentation de longueur con) nue sous le nom de luette tombée. Je dois faire remarquer la grande différence qui existe, sous le rapport de la sensi-
bilité et de la susceptibilité inflammatoire, entre la muqueuse! du bord libre et la muqueuse du bord adhérent, du voile
du palais. . at |
Vaisseaux et nerfs. fl étiQ
Mrès-multipliées eu égard à la petitesse de l'organe, les artères viennent de la palatine et des pharyngiennes supéi rieure etinférieure. Les veines portent le même nom, et ont Ja même direction. Lies vaisseaux lymphatiques, peu étudiés, se rendent aux ganglions lymphatiques qui occupent l'angle de la mâchoire. Les nerfs viennent des rameaux palatins, qui émanent du ganglion de Meckel et du glosso-pharyn-
gien.
Développement.
Ici se présente la question de la formation du voile du palais par deux moitiés latérales qui se réuniraient plus tard sur la ligne médiane ; mode de formation en faveur duquel militent les cas de bifidité et de la luette et de ce voile; biff dité, qui tantôt coïncide avec la bifidité de Ja voûte pala: tine et de la lèvre, tantôt en est-indépendante. Chez lei plus jeunes embryons que j'ai eu occasion d'examiner, ja
toujours vu le voile du palais sans division médiane. ,,,, 1
Ps w".
Usages. ; à Le voile du palais est une soupape contractile qui remp i !
des usages très-importans relaufs à la déglutition, à l'art culation des sons, à la modulation de la voix. Il jouit di deux mouvemens : l'élévation et l'abaissement. L'élévatiel porte sur la portion musculeuse, et nullement sur la portioi
Ld
aponévrotique ; elle ne peut jamais être assez considérable Hpour que le voile soit renversé de bas en haut. L’abaissement peut être porté jusqu à l'occlusion, de l'isthme du gosier par le rapprochement du voile du palais et de la base de la langue. La contraction des Phare go-staphylins, muscles curvilignes, peut être portée jusqu'au contact, des piliers postérieurs, et par conséquent jusqu'à l'occlusion de l'isthme, suivant le diamètre transversal. La lueitte jauit de mouvemens indépendans de ceux du voile du palais. Par la tension de son aponévrose, le voile du palais résiste à la fois et à J'élévation et à l’abaissement.
AMVGDALES OÙ TONSILLES,
On donné le nom, d’'anygdales (amvydarn, amande } ou de tonsilles à un groupe de follicules muqueux qui occupent de chaque côté l'intervalle des oiliers du voile du palais. Leur existence est en rapport avec la nécessité de la lubréfaction de l’isthme du gosier, au moment du passage du bol alimentaire. Leur forme est assez exactement celle d'une amande ; leur direction est oblique en bas et en avant ; leur volume est sujet à une foule de variétés congéniales ou acaidentelles. Chez certains sujets elles existent à peine ; chez d’autres, elles D a l'excavation amygdalienne tout entière, et PipéRiRent plus Gu moins dans l'isthme ‘dû gosier, au point de gêner la déglutition et même la respiration.
L'amygdale est multiple lorsque les follicules se sont réunis en plusieurs petites agglomérations.
Sa Jace interne, bre, est visible chez un individu dont on abaisse la base de la Rues elle est criblée detroussembiables à ceux de l'enveloppe ligneuse de l'amande. Ces trous, plus ‘ou moins nombreux, Eos ou moins considérables , en ont souvent imposé pour dés ulcérations nhRques qe trous | conduisent à de petites cellules dans lesquelles s'amasse quel- 2. 26
Occlusion de l’isthme :
1°. Dans le sens vertical.
2°, Dans le sens transversal.
Sitaation.
Forme.
Voluine.
Face interne.
Trous dont: elle est criblée.
foa sPLANCHNOLOGIE. | quefois et se concrète le mucus, qui ést rendu sous la forme | de grumeaux durs et fétides, qu'on a souvent pris Poe des:
tubercules pulmonaires. * Rapports de Sa face eatern&#est recouverte immédiatement par l’apola face externe névrose pharyngienne (x), et médiatement par le constric-| teur supérieur du pharynx.. Elle répond au niveau de l’angle| de la mâchoire inférieure. Une compression exercée derrière | cet angle l’atteint directement, et provoque de la douleur) dans Pi cas d'inflammation de l’amygdale. Un rapport impor-| Ses rapports avecl'artéreca- tant est celui qu'elle affecte avec la carotidé interne, dans! rotle interne. ]es ças surtout où cette artère décrit une courbure à con-| vexité interne qui confine à l’amygdale. | En avant, l'amygdale répond au pilier antérieur , et “al conséquent au muscle glosso-staphylin; en arrière, au pilier postérieur, et par conséquent au muscle PhREIAERE - sta- | phylin. 3 | | | Structure. Les amygdales établissent le passage ntm les | follicules muqueux et les glandes :‘elles sont constituées par une agglomération de follicules qui font suite aux follicules de la base de la langue. Ces follicules s'ouvrent en plus ou
Cellules de moins gel nombre dans de petites cellules ou lacunes,
Rapports :
Exavant,
En arriere,
Structure.
l’'amygdale, 76 lesquelles s'ouvrent elles-mêmes à la surface interne de l'a-| mygdale, par les trous indiqués. HN Fa | La membrane muqueuse revêt la surface interne ä Ya) mygdale, et pénètre par les trous dans les cellules qu ‘elle
tapisse.
Vaisseaux, Les artères sont volumineuses, eu égard à larpetitesse de Artères. l'organe. Elles viennent de la labial$: de la pharyngienne invV Q s pe 4 ä KE { mp L L | eines. ; férieure, de la linguale et des palatines SUpÉTIGHEe et infé-
ri
EEE a veines forment autour de l’am odale un plexus
lymphatiques. {07si/laire, dépendance du plexus BRATTRENES Les Vaisseaux
: (x) Cette aponévrose explique pourquoi le développement dé amygdale se fait en dedans, pourquoi il est sans exemple qu'un ab cès de l’amygdale se soit ouvert à l'extérieur. :
| Lie vont se rendre dans les ganglions qui occupent angle de la mâchoire; d'où l'inflammation ou l'engorgement de ces ganglions consécutivement à l'inflammation ou à l'engorgement de l'amygdale, Les zerfs lingual et glossopharyngien forment en dehors des tonsilles un plexus qui ‘leur envoie quelques rameaux.
# | | | Cr