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DE LA LANGUE

La langue, organe principal du goût, est situee dans la {cavité buccale, et par conséquent à l'entrée des voies digestives; derrière les lèvres, ‘organes de la préhension chez beaucoup d'animaux, et derrière les dents, orgdhes de Ia mastication ; au-dessous de l'organe de l'odorat, qui sup-

Nerfs

Situation.

plée le goût chez les animaux, et qui, chez tous, est néces-

saire pour [a perception des saveurs.

Organe musculeux, libre et mobile en haut, en avant et sur les côtés , la langue est maintenue dans sa situation 1°,par des ligamens qui la fixent à l'os hyoïde; 2° par des muscles qui la fixent activement à ce même os ,'aux apophyses Styloides et à la mâchoire inférieure : en sorte qu'il me paraît anatomiquement impossible que certains individus se Soient donné la mort en avalant leur langue, comme le rapportent certains historiens. Je ne saurais croire non plus, malgré l'autorité de J.-L. Petit, -que la section du filet ait pu être suivie de la déglutition de Ja langue chez les en- TERRES | M Le volume de la langue, variable chez les différens sujets, Mais toujours proportionnel à la courbe que décrit la màâchoire inférieure, n’est pas assez considérable, pour remplir complétement la cavité buccale dans le rapprochement des mächoires. IL n’est pas bien constaté qu’une langue plus volumineuse que de coutume détermine certains vices de profonciation : toujours est-il que le volume naturel de la lanjue n'est pas indispensable pour l'exercice de ses fonctions ;

: Moyens de fixité.

Volume,

Lo sPLANCHNOLOGIE. | car elle a pu les remplir après l'extirpation d'une bonne partie, de sa longueur et de sa largeur.

Direction. Horizontale dans sa partie antérieure, la langue pra forme un plan incliné en arrière pour se courber brusquement, devenir verticale, et atteindre los hyoïde, qui en constitue en quelque sorte la base. Cette direction, qui s'applique à la langue contenue dans la cavité buccale, présente quelque changement lorsque la langue est hors de la bouche. Elle est alors horizontale, l’hyoïde étant soulevé.

Figure. Examinée’avant toute préparation anatomique , la langue a la forme d'un ovale, dont la grosse extrémité serait en arrière. Cette forme est déterminée, et pour ainsi dire mesurée, par la courbe parabolique de la mâchoire infé-

Figure.

rieure qui la circonscrit. Détachée des parties voisines, la langue représente une ellipse dont Île grand diamètre serait antéro-postérieur. Du reste, parfaitement symétrique, aplatie de haut en bas, étroite et mince en avant, la langue va s’épaississant et s’élargissant d'avant en arrière. Sa figure, qui est dévenue elle-même un terme de comparaison , ne paraît pas nécessaire pour l'accomplissement de celle de ses fonctions qui semblerait au premier abord plus intimement liée à cette forme, je veux parler de l'articulation des sons. | On considère à la langue une‘ face supérieure, une face inférieure , deux bords, une base et un sommet, | Facedorsale, l'@Ce supérieure où dos de la langue. Libre dans toute sor étendue, répondant à la voûte palatine, divisée en deu; Sillon mé- MOitiés latérales par un sillon médian que les maladies res, dian, pectent souvent, Gette face supérieure est parsemée d’un multitude innombrable d’'éminences qui la rendent très-in gale, et qu'il importe de distinguer tout d’abord en deu: classes : 1° en celles qui sont perforées: ce sont des grain glanduleux; 2° en celles qui sont pleines et imperforées :c

sont les papilles (papilla, mamelon ).

Les éminences perforées, ou glandules linguales, impropr à ment classées parmi les papilles, et connues sous des nom

divers, s’en distinguent : 1° par les ouvertures circulaires 1. pa parfaitement visibles à l'œil nu, qu'elles présentent; 2° par ces perforées leur situation : elles occupent toutes la base de la Jangue ; M 3° par leur forme arrondie, et nullement pédiculée ; 4° par

la disposition de la muqueuse à leur niveau , cette membrane

ne faisant point corps avec ces éminences, mais glissant sur elles sans y adhérer ; 5° par la dissection, qui démontre de

la manière la plus manifeste la nature glanduleuse de ceg éminences. in

: Du reste, ces glandules linguales ne sont pas des folli- pe éminen. cules, mais bien des grains glanduieux, analogues aux glan- ces perforées dules labiales et buccales : elles forment une saillie. en V, Sa très-prononcée chez quelques sujets, et limitée ‘en avant par

le V des papilles à calice.

Toutes les autres éminences de la langue sont des papilles; nous les diviserons en deux espèces , les grosses et les petites : 94 |

10, Les grosses papilles sont les papilles à calice. Elles sont Donnée toi disposées suivant deux lignes réunies en V ouvert en avant. tu papilles

Le nombre de ces papilles varie de seize à vingt; quelques- Var unes sont hors de rang. Haller les a vues former deux rangées de chaque côté. Leur volume est également variable, mais plus considérable que celui de toutes les autres papilles. Chaque papille constitue un cône tronqué , libre par sa base, adhérent par son sommet (papillæ truncatæ, Haler ; papilles boutonnées ou à tête » Boyer). Ces papilles sont ere tourées d’une espèce de calice ou de rigole circulaire : d'où le nom de Papillæ circumvallate, papilles caliciformes ( Cuvier). Ce calice est lui-même une papille circulairement

disposée (x).

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