‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 154 sur 223 · LA · texte numérisé non relu

LA

(x) Le défaut de nomenciature uniforme dans Jes papilles jette la plus grande obscurité dans Ja description.

. Je ne connaïs pas deux auteurs qui s'entendent à cet égard.

» M. Boyer appelle papilles lenticulaires les glandules linguales : paynlles boutonnées ou à téte, les papilles caliciformes ; pa-

Sp LANCHNOLOGIE:

des deux branches du V se voit un uvent, et que l’on connaît génémen cœcum. de Morgagni (lacune

. ko6 A l'angle de réunion ci trou borgne qui manque $0 ralement sous le nom de for de la langue, Chaugsier\. Ce foramenñ cœcum ; auquel plusieurs anatomistes du dernier siècle ont fait aboutür de-prétendus conduits salivaires, qu'on a démontré plus tard n'être que des veines; ce foramen, dis-je, que les modernes considèrent généralement comme un cul-de-sac destiné à recevoir le produit de plusieurs follicules, ne.me paraît être autre chose que la cavité d’un calice à papille peu développée. Lorsque la papille est plus développée ou le calice moins profond, on dit que le trou borgne manque. |. Bnl Petites pa- 2° Petites papilles. Elles occupent toute la partie de la pilles, face dorsale de la langue, qui est au-devant du V.des papilles ” à calice, et présentent un grand nombre de variétés. Il en est ie de coniques, de éd on Me d'arundinées ou termindss en SRE arondes ; de lenticulaires où fungiformes, lesquelles sont aplaties et soutenues par un pédicule étroit ; mais les coniques ou filiformes dominent manifestement ; elles seules occupent la partie antérieure et la pointe de lalangue; tandis que les autres variétés de papilles sont disséminées dans leur ne dre intervalle. Leur direction n'est pas verticale , mais bien obkique d'avant en TE d'avant en arrière : en sorte qu'un frottement léger; arrière. exercé sur la langue d’arrière en avant, les redresse, et perme d'apprécier leur véritable forme et leur véritable longueur. Au reste, cette disposition oblique est bien plus manifeste en: core chez les animaux que chez l’homme. : | 10)

Trou borgne.

Î pilles coniques; les papilles généralement connués: sous ce nom

Gavard, papilles muqueuses, les glandules; papilles fungifon: mes, les papilles caliciformes. . ! Se 6 At a

M. H. Cloquet paraît avoir confondu les glandules et les papille: caliciformes sous le nom de papilles lenticulaires; les papilles fun giformes sont, suivant lui, irrégulièrement disséminées près de bords et de la pointe de la langue. La dénomination de papilie coniques a seule la même acception dans tous les auteurs. “

Les papilles coniques sont quelquefois disposées suivant Aspect fendes lignes régulières ou irrégulières, ce qui donne à la lan- La de la langue un aspect fendillé. An PA même plusieurs papilles ” sont réunies linéairement et dentelées en forme de crête.

Du reste, la forme et la. disposition des papilles lHinguales présente ‘beaucoup de variétés.

La face inférieure de la langue n'est libre que dans son Face infétiers antérieur. C’est par les die tiers postérieurs de -cette He de la face qu'arrivent à la langue les muscles qui la fixent aux"

parties voisines. Nous ne devons parler ici que de la partie “libre. On y remarque, 1° un sillon médian, plus prononcé “que celui de la face dorsale : à la pare postérieure de ce. sillon, se voit un repli muqueux, qu’on appelle le frein ou je Jilet(frenulum), repli qui quelquefois se prolonge jusqu à la ‘étlet, de la pointe de la langue et gêne les mouvemens de cet organe, langue. soit pour à succion, soit pour l'articulation des sons, d’où la petite opération connue sous le nom d'opération du filet. De chaque côté de ce sillon, on vait les veines ranines sur lesquelles les anciens pratiquaient la phlébotomie, et la saillie antéro-postérieure des muscles linguaux.. | : Les bords, épais en arrière , vont en. diminuant vers le: Bords. sommet. Les papilles se prolongent sur leur moitié ‘supérieure d'une mamière régulière, et constituent des séries .de lignes verticales.et parallèlés.

La base réelle se fixe à l'os hyoïde ; la base apparente, qui se voit en arrière de la face dorsale, présente trois replis Replis glosglosso- -épiglottiques, dont le médian est: beaucoup plus con-,50 - épiglotti-

eS.

sidérable que les latéraux. is

Base.

Le sommet répond immédiatement derrière les : incisives. Sommet.

Le sillon médian des deux faces se prolonge sur lui. Après avoir examiné les particularités qu'offre x langue à Sa surface externé, sans le secours d'aucune préparation

anatomique, examinons maintenant sa structure.

; . Structure de la langue.

boublepoint | PA langue étant à la fois l'organe d’un sens et un organe de de vue sous le- Jocomotion, c'est sous ce double point de vue que nous L MED FES avons à examiner sa structure. À l'exemple de Haller (1), être envisagée. nous nous occuperons ici plus spécialement des conditions de structure relatives à la locomotion. | 1°. La langue est un organe essentiellement musculeux, et sous ce rapport, je ne connais que le cœur qui puisse lui être comparé, Elle a pour charpente, 1° l'os hyoïde ; 2° une lame cartilagineuse médiane ; 3° le derme de sa’ membrane +

papillaire.

Charpente de la langue.

L'os hyoide fe et l'os de la L'os hyoïdeyÿ déjà décrit, est véritablement l'os de la lanlangue. gue : d'où le nom d'os lingual qui lui a été donné par quelques anatomistes. Chez l’homme , il ne se prolonge pas dans l'épaisseur de la langue par une apophyse comme chez les Membrane Animaux ; mais il lui est uni par une membrane fibreuse , hyo-glossienne membrane hyo-glossienne, qui naît de Ja lèvre postérieure du corps de cet os. Et comme, d'une autre part, l’hyoiïde est lié au cartilage thyroïde par des ligamens, il en résulte que tous les mouvemens de cet os sont communiqués à la fois

Lame cart €t à la langue et au larynx, entre lesquels il est placé.

er mé- Du milieu de cette membrane fibreuse part la lame care tilagineuse médiane de la langue, décrite par M. Blandin. Cette lame, bien distincte du cartilage décrit par Baurichez le chien et chez le loup (2), est située sur la ligne médiane ,

(1) Haller a traité des muscles de la langue, lib. IX, sect. II, pag. 421, à l’occasion de l'organe de la voix; et de la membrane papillaire , lib. XIIL, sect. I, pag. 99, à l’occasion des organes des sens. |

(2) Le cartilage décrit par Baur est un cordon fibreux, subjacent à la muqueuse qui occupe la ligne médiane de la face inférieure de la langue. Il s'étend de la pointe de la langue, où.il est très-prononcé, jusqu'à la base, où il se termine par un raphé cel-

To) ITIOtIx à

ORGANES DE LA DIGESTION. LANGUE, 4oÿ

verticalement dirigée, et donne attache par ses deux faces latérales à des fibres musculaires ; son bord supérieur atteint en s'amincissant la partie moyenne de la région dorsale de la langue ; son bord inférieur se voit entre les génio-glosses, où il est tantôt libre et tantôt recouvert par quelques fibres musculaires qui sentrecroisent au-dessous de lui. Epais en arrière , il s’amincit en avant, où ses fibres laissent entre

elles des intervalles, à la manière de la cloison des Corps ca-

. verneux.

Je considère le derme de la membrane papillaire comme

sité, qui est telle, que le scalpel ne l'entame qu'avec difficulté. Le derme est d’ailleurs l’aboutissant d'un très-orand nombre de fibres musculaires.

Muscles de la langue.

Ces muscles sont intrinsèques et extrinsèques. Muscles intrinsèques. Les anciens regardaient la langue

Derme de la

faisant partie de la charpente linguale, à raison de sa den- none papillaire,

Muscles in-

comme un seul muscle dont ils ne cherchaient pas à démêler trinsèques.

la structure : Columbus considéra le premier cet organe

. comme composé de deux muscles juxta-posés. Si on étudie le

tissu de la langue à l’aide de coupes faites dans divers sens,

on voit qu elle est formée de fibres musculaires entrecroisées,

et on serait tenté de dire avec les anciens que son tissu est inextricable. Parmi les diverses coupes de la langue, je crois devoir appeler l'attention sur une section verticale faite perpendiculairement à son axe. Cetté coupe présente, 1° au centre, un tissu musculaire pâle, sur lequel on distingue des

fibres verticales et des fibres transversales, lesquelles forment

des plans successifs. À ces fibres musculaires est interposée une graisse molle, &ssu adipeux lingual, analogue à celle

Etude de ces muscles pour une coupe verticale faite transversalement.

Tissu adi-

que nous trouvons à la base où quelquefois parmi les fibres peux lingual.

des ventricules du cœur ; graisse molle qui va en augmentant. à mesure qu'on approche de la base, et en diminuant à mesure qu on approche de la pointe dela langue, où cetie graisse

L10 SPLANCHNOLOGIE: à | ‘

manque entièrement. Autour de cette partie centrale de la

langue, qu'on peut très-bien appeler avec M. Baur noyau lin- Noyau lin- gual, se voit supérieurement une couche très - mince ,laiéraass lement une couche un peu plus épaisse , nant x une couche bien plus épaisse encoré de fibres rouges. Ces deux

dernières couches appartiennent aux muscles extrinsèques.,

Coupes ver- Les coupes verticales faites transversalement démontrent ticales antéro- dans la langue la présence de fibres verticales et de fibres. de transverses. Les coupes verticales, antéro - postérieures. dé montrent parfaitement l'existence de fibres dirigées suivant la longueur de la langue, ou de fibres'antéro-postérieures. Cétte même coupe fait encore parfaitement ressortir l'exis-. tence des fibres verticales déjà démontrées par les. coupes. précédentes. |

Ainsi, à l’aide de simples coupes on démontre T existence dans la langue, 1° de fibres longitudinales dirigées de la base au sommet ; 2° de fibres dirigées de la face dorsale à la face inférieure ; 3° de fibres transversales diri-

gées de l'un à l'autre bord x la Jangue. 2 BE en:

Etude de la : À nn EN EE NE {langue par di- D'autres préparations anatomiques confirmeront ce Pre

verses prépara- Iier aperçu. Bien que Malpighi (r) eût, dans un mémoire psy « eus plein d'intérêt, décrit avec la plus grande exactitude et figuré la distiositio des trois ordres de fibres dans la langue du veau; bien que Sténon eût constaté leur existence dans la Étôle de l'homme, que Bidloo eût renchéri encore sur ses prédécesseurs ; bé que Massa eût conseillé, pour faci= liter cette étude, de soumettre la langue à l'ébullition ou à un commencement de putréfaction, cepéndant la plupart des anatomistes modernes négligeaient avec Haller ce point d' anatomie de texture, lorsque MM. Baur » Gerdy et Blandin |

(x) n’est pas indifférent de rappeler ici que c’est par la langue! que Malpighi commença cette série de recherches sur Ja M

des organes, qui doit faire regarder cet anatomiste comme le créas teur de l’ anatomie de texture.

FL “y #1

. ORGANES DE LA DIGESTION. LANGUE. 4Yx

ont appelé presque ‘en même temps l'attention sur ce sue Etude de là

jet. Or, voici ce que l'étude de la langue du bœuf, du mou- languesonmise ton et de l'homme, soumise à la coctioh, m'a démontré :

à la coction.

; œ J | . . A CE LERT e » | 1°. sous Ja membrane papiHaire , dont j'ai déjà mentionné Conan Ja denkité presque cartilagineuse, est une couche. de fibres gitudinale su-

“dirigées d'avant en arrière. Ces fibres » Qui paraissent naître P‘rieure. “successivement de la membrane papillaire, forment une couche plus épaisse en avant, où elles sont ramassées sur un

petit espace et rouges , ‘qu’en arrière, où elles sont dissémi-

nées, et pâles.. Chez, le bœuf, elles traversent la substance . glanduliforme jaunâtre qui occupe la base de la langue. C’est

“cette couche mince, décrite par Malpighi, qu'on a appelée

ingüual superficiel ou supérieur.

Oo D ° 7 + ’ ; *. 4 F/ À 2. Sur la face inférieure de la langue, entre le SÉMHOr. ‘Couche lon. glosse et l’hyo-£losse, on voit un faisceau longitudinal antéro- gitudinale in- FA , à : : férieure.

postérieur, étendu de la base à la pointe de la langue. C’est cetrépais faisceau qui a été décrit pour la première fois par Douglas sous le nom de xuscle lnsual, On pourrait l'appeler lingual inferieur. : s | "Le Zingual:des auteurs est un petit faisceau musculaire Muscle lin- S , ANA Re gual des aucouché le long de la face inférieure de la langué, entre le ?urs. stylo-glosse et le génio-glosse. Inaît en arrière, de la base de la langue , d'une manière peu distincte, au milieu d’une intrication de fibres charnues. De Jà il se porte d’arrière en avant, et se termine à la pointe de laëlangue, en ;s’unissant aux fibres du stylo-elosse: Il raccourcit la langue et abaisse sa pointe. d'a ve LS 00 11: og is sain s ner es ET ouches ia 3°: Latéralement, on trouve deux couches de fibres 6bli- FN à ques;- très-ténues , croisées en sautoir. La couche superfcielle est, formée de fibres dirigées d’arrière en. avant et de ,° Obliques:

haut en bas; la couche profonde, de fibres obliques dirigées

d'arrière en avant et de bas en haut. Ces deux couches ne Sont visibles que du côté de la base, Elles sont plus faciles à démontrer chez le bœuf que chez l'homme. Latéralement Encore, on trouve des fibres antéro - postérieures qui se

20 Longitudinales,

412 SPLANCHNOLOGIE.

continuent et avec le stylo-glosse et avec le glosso -sta-

phylin. bg |

re 4. Enfin la dissection du noyau lingual d'une langué

cales et trans- bouillie permet d'isoler de la manière la plus manifeste les versales du fibres verticales et transversales que nous avons déjà vues Lite dans les diverses coupes de la langue. Les fibres transversales

présentent une légère concavité supérieure; les fibres ver-

ticales vont un peu en convergeant de haut en bas.

Dans l'épaisseur du noyau lingual, on trouve près de la base une graisse molle, liquide, interposée aux fibres charnues. gi ni |

Muscles extrinsèques. Les muscles extrinsèques sont au nombre de trois paires : le stylo-glosse, Fhyo-glosse et le génio-plosse. (

Stylo-glosse.,

Petit musele grêle, cylindroïde en haut, mince, triangulaire , divisé -en deux faisceaux inférieurement. Il naît de l'apophyse styloïde par des fibres aponévrotiques qui

Attache sty- embrassent la moitié inférieure de cette apophyse; quelquesloïdienne. unes viennent encore de l'aponévrose stylo-maxillaire. Aux fibres aponévrotiques succèdent les fibres charnues, qui constituent un faisceau arrondi, lequel se porte en bas, en dedans et en avant. Parvenu sur le bord de la langue, au niveau du pilier antéfieur du voile du palais, ce faisceau s'a-

Division du Platit, sépanouit, devient triangulaire, et se divise en deux SRE LES 2 portions : l’une externe, qui longe le bord correspondant

de la langue, et'se porte de la base à la pointe; l'autre in- 5 terne, qui passe entre les deux portions de l'hyo-glosse; de- À vient transversal, et va se confondre avec les fibres transver-

sales de la langue. |

Ridparts. Rapports. En dehors, il répond à la glandé parotide, au muscle ptérygoïdien interne, à la glande sublinguale, au nerf lingual et à la muqueuse de la langue.

En dedans, il a des rapports avec le ligament stylo-hyoï:-

Situation.

Figure.

Direction,

dien, l'amygdale, le constricteur supérieur du pharynx et le muscle hyo-glosse.

Action. Le stylo-glosse porte le bord correspondant de la langue , et par conséquent la langue tout entière, en haut et de son côté. Lorsque les deux stylo-glosses agissent Concurremment, la langue est élargie et portée en haut et en ar-

rière. I] concourt donc au mouvement de rétrocession de la langue.

Action.

Æyo-glosse.

Mince, quadrilatère, ce muscle s'insère à l'os hyoiïde NANTES deux origines bien distinctes : 1° l’une au corps de l'os, dans corps et aux

| : TRS . ot UE grandes cornes la partie qui avoisine les grandes cornes; 2 l'autre aux gran- © Lbe yorde. des cornes dans toute la longueur de leur bord antérieur, y compris le sommet. De cette double origine, les fibres | charnues se portent parallèlement en haut, constituent un Attache ling muscle quadrilatère qui va s’élargissant un peu pour se ter- 8"

miner sur les côtés de la langue, entre le stylo-glosse et le lingual. On suit manifestement la continuité de ce muscle avec les faisceaux verticaux de la langue, ds

La direction de ce muscle n'est pas la même dans toutes Direction les positions de la langue, Vertical, lorsque l'organe est con- ne à tenu dans la cavité buccale, il devient oblique d’arrière en de la langue. avant lorsque la langue est portée en avant.

L'hyo-glosse est presque toujours divisé en deux portions Sa division qui correspondent à sa double origine, et qui sont séparées LR re en bas par une ligne celluleuse, en haut par le faisceau POS- tes : térieur du stylo-glosse. Albinus les a décrites comme deux muscles distincts, sous les noms de basio-glosse, portion Le basioqui naît du corps, et de cérato-glosse , portion qui nait de la lose, grande corne de l'os hyoïde. Il admettait une troisième por- de tion sous le nom de chondro-glosse, qui naïssait de la petite corne. Haller, qui fait de cette dernière portion un muscle particulier, dit qu'il.l’a toujours trouvée. :

Rapports, En dehors, il répond au stylo-slosse, au mylo- Rapports.

41h SPLANCHNOLOGIE.

hyoïdien, au digastrique, à la glande sublinguale, aux nerfs grand hypo-glosse et lingual. |

En dedans, 1l répond à l'artère linguale, qui ne passe jamais entre les deux portions de ce musclé, au muscle génioglosse et au constricteur moyen.

Action. A1 déprime le bord correspondant de la langue, et le rapproche de l'os hyoïde. Lorsque la langue a été portée en avant, hors de la bouche, il concourt à + porter en arrière. Lorsque les deux muscles se contractent, la langue est déprimée et resserrée dans son diamètre transversal.

Action,

» Q t Génio-glosse.

C'est le plus considérable des muscles extrinsèques de la

langue; il est épais, trian oulaire et comme rayonné. | Attaches gés Ses fibres naissent des Hiberuites génio supérieurs'par une niennes, sorte de houppe tendineuse. à AT succèdent immédiatement les fibres charnues. De ce point comme d'un cenire, Irradiation les fibres charnues vont en sirradiant d'avant en arrière

des fibres.

dans diverses directions.

Anh 1°, Les postérieures atteignent l'os hyoïde, soit diréte: ro, Hyois ment, soit par l'intermède d une membrane. Ces fibres condiennes; stituent les gério-hyoidiens supérieurs de Ferreain. ‘, ,

a Pharÿne 2°, Celles qui sont plus antérieures viénnent se terminer

cesse en s'épanouissant sur les côtés du pharynx : remplissent tout

l'intervalle qui sépare l'os hyoïde dp muscle stylo-glosse, et

| recouvrent immédiatement la portion correspondante du

| pharynx, ou plptôt de l’excavation amygdalienne. Ces fibres

qui existent bien manifestement (car je les avais notées avant

d'avoir connaissance qu'elles eussent été indiquées } consti: tuent les génio-pharyngiens de Winslow. |

3°. Les faisceaux a génio-plosse, qui sont antérieurs aux

précédens, sont en totalité destinés à la langué, et mesurent

toute la longueur de cet or gane. Les fibres antérieures,

qui sont les ss Courtes, parvenues à la face inférieure de la

langue, se courbent d’arrière en avant, pour se terminer vers

K LA Linguales

la pointe de l'organe. Toutes les autres fibres se portent

perpendiculairement en haut, et se renversent un peu en * dehors, pour se terminer à la membrane papillaire, sur les “côtés de la ligne médiane, re

Rapports. En dedans , il répond à son congénère, dont il

Mest séparé par un tissu cellulaire assez souvent adipeux. Ces “deux muscles, parfaitement distincts et séparables jusqu’à En dedans, kleur pénétration dans l'épaisseur de la langue, ne peuvent plus l'être après cette pénétration.

“ Æn dehors, il répond à:la glande sublinpguale, aux mus- En dehors. cles mylo-hyoïdien, hyo-glosse , stylo-glosse lingual.et à la ” “glandé sublinguale. Le nerf grand hypo-glosse traverse ce ‘muscle entre sa portion génio-pharyngienne et sa portion

Rapports :

| linguale. | Son bord inferieur répond au muscle génio-hyoïdien ,

dont il est séparé par une couche celluleuse très-déliée.

Son Lord supérieur est subjacent à la muqueuse, qu'il

soulève de chaque côté du filet, |

Action. Par ses fibres hyoïdiennes, il élève et porte en Action.

avant l'os hyoïde; par ses fibres pharyngiennes, il porte

“en avant et comprime les côtés du Pharynx'; par ses

fibres linguales postérieures , non moins que par ses fibres “hyoïdiennes, il porte la base de la langue, et par con-

“équent la langue tout entière, en avant. C’est à ce mus-

“cle qu'est due la faculté que nous avons de porter la langue

“hors dé la bouche. Par ses fibres antérieures ou réfléchies, ÿ

? : ‘Le même k langue, préalablement sortie hors de la bouche, est rame- de porte née dans cette cavité ; enfin , par ses fibres linguales moyen- AE ee nes, la face supérieure de la langue est creusée en gout- l'y fait rentière : quand un seul muscle se coniracte, la langue peut trer.

être projetée du côté opposé. |

… Tels sont, avec le glosso-staphylin déjà décrit, les mus-

cles extrinsèques de la langue , ‘auxquels je n'ajouterai ni le mylo-glosse des anciens, encore décrit par Heïster, Winslow,

mais qui paraît n'être autre chose que la partie du constric-

Artères.

Veines.

Nerfs.

416 SPLANCHNOLOGIE.

teur supérieur qui s'insère à la ligne myloïdienne, ni les glosso-épiglottique très-développé chez les animaux, décrit Es . s A ’ e par Albinus chez l'homme, et même regardé par lui comme une dépendance du génio-glosse. Quelque soin que j'aie mis” à la recherche de ces muscles, je n’ai jamais pu les rencontrer. “id "

Vaisseaux, nerfs et tissu cellulaire.

à . nu Le tissu cellulaire de la langue reçoit des vaisseaux ar

tériels, émet des vaisseaux veineux et lymphatiques, et

recoit des nerfs.

Les artères sont les linguales, si volumineuses eu égard à

la petitesse de l'organe, les palatines et les pharyngiennes:

inférieures.

Les veines sont de deux ordres, comme aux membres et” pour la même raison : les unes superficielles, qui marchent | indépendamment des artères ; et les autres profondes, qui

suivent la direction de cet ordre de vaisseaux. . |

Les vaisseaux lymphatiques vont se rendre aux ganglions |

profonds de la région sus-hyoïdienne.

Les nerfs sont extrêmement volumineux ; 1ls viennent de

RÉ TS mm

trois sources. Ce sont : 1° la neuvième paire ou nerf grand hypo-glosse; 2° le nerf lingual, branche de la cinquième paire; 3° le nerf olosso - pharyngien, partie de la huitième (1). |

(x) J'ai vu récemment chez un sujet une branche considérable du nerf facial qui se rendait à la langue. Cette branche naissait du nerf facial à sa sortie de l’orifice stylo-mastoïdien, croisait oblique= ment la partie antérieure de lapophyse styloide , à laquelle il était accolé, se portait au-devant du muscle stylo-pharypgien, en dehors de l'amygdale , parallèlement au nerf glosso-pharyngien qui était en arrière, communiquait par plusieurs arcades avec ce dernier nerf, et, arrivé à la base de la langue, se divisait en deux branches: l’une qui longeait le bord de la langue, l'autre qui s’anastomosail|

ORGANES DK LA DIGESTION. LANGUE. ” 4i?

Le issu cellulaire de la langue est en partie séreux , en partie graisseux; le séreux occupe surtout la partie antérieure, le graisseux la partie postérieure.

Membrane tégumentaire et glandules,

/ ; ? Adheérénce La membrane tégumentaire de la langue est la continua. ge 1, parte

tion de la muqueuse de la bouche. Mince et peu adhérente Porillaire de la

dans toute la partie non papillaire, elle devient très-dense et

trés-adhérente dans toute la partie qui est couverte de pa-

pilles. Glandules Les bords de la langue sont longés par des glandules qui linguales.

font suite à la glande sublinguale et qui s'ouvrent par de

petits conduits excréteurs à la paroi inférieure de la bouche.

Développement.

La langue s'aperçoit chez les plus jeunesiembryons. Son développement précoce est en rapport avec ses usages; car elle est un agent essentiel de la succion, et, par conséquent, ge ja elle entre en exercice immédiatement après la naissance. La pas bifide chez langue n’est pas double ou bifide dans le principe; chez les PRES plus jeunes embryons elle se présente sous l'aspect d’un tubercule unique.

Usages de la langue.

La langue remplit deux usages bien distincts : 1° elleest 1, Hngue eût l'organe du goût; 2° elle est un organe de locomotion. Nous nn organe de ne devons l'envisager ici que sous le second point de vue. nine

Les mouvemens de la langue sont relatifs à la préhension des alimens, à la succion, à la mastication, à la gustation,

à la déglutition, à l'articulation des sons et au jeu des instrumens à vent,

Pour répondre à un aussi grand nombre d'usages, la lan:

par anse avec le glosso-pharyngien. De cette anse partaient des filets qui se distribuaient comme de coutume. ‘La même disposition n’avait pas lieu de l’autre côté.

26 sPLANCHNOLOGIE.

gué est organisée de manière, à exercer toute espèce de ‘ÿr,uvemens. “

Ces mouvemens peuvent être divisés en extrinséques et en éntrinsèques. |

Dans les mouvémens extrinsèques où de totalité, la lan-

Mouvemens eue exécute des mouvemens dont cn aura une.idée exacte extrinsèques ;

7 par l'action isolée. ou combinée des muscies extrinsèques. ou de totalité.

Ainsi la langue est poriée hors de la bouche, retirée dans Ja cavité buccale , inclinée à droite ou à gauche, dirigée en haut, en bas,'et dans toutes les positions intermédiaires. Quant à ces mouvemens intrinsèques, la languese raccour- Mouvemens çit transversalement par les fibres transversales; se raccourcit iutrinsèques. Ju vant en arrière par les fibres antéro-postérieures , se TACcourcit verticalement, se creuse en gouttière par les fibres perpendiculaires , porte sa pôinte en haut par les fibres longitudinales supérieures, en bas par les fibres longitudi-

nales inférieures. | .+ De tous ces usages, celui qui exige les mouvemens les Les mouve- plus variés ; les plus précis et les plus rapides, c’est celui

mens relatifs à : cas dde Et ] d il des Varticulation ‘qui est relatif à l'articulation tes sons , lont elle est un des

des sons sont 4wens principaux.

les plus mnlti- TT 4 Lo és Par cet usage, qui n'est nullement le résultat d’une conpies. 8€) q formation spéciale (car on peut, à force d'exercice, faire articuler des sons à des animaux dont la langue diffère essen- Gellement de la nôtre), la langue s'associe à l'intelligence, dont elle devient un des principaux instrumens. Elle est l'organe d'expression le pius habituel de la pensée, Cet. d « »

usage est propre à l'homme.

DES GEANDES SALIVAIRES:

Indépendamment des slandules labiales, buccales et pala-

Idée générale des glindes S&r livaires, fondues par la plupart des anatomistes avec les follicules ou

tines qui tapissent la cavité de la bouche, glandules con-

cryptes mucipares, il existe autour de cette cavité un appas reil glanduleux particulier qui constitue une sorte de chaîne

ORGANES DE LA DIGESTION. GLANDES BALIVATRES. h19

ou de collier symétriquement étendu le long des branches et du corps de la mâchoire inférieure, Cette‘chaîne ( 1) présente des interr uptions pour constituer six masses glanduleuses, trois de chaque côté, lesquelles, eu égard à leur situation, Ont reçu les noms de glandes parotides , glandes sound et glandes inbléigsales

De la glande ao

Ainsi nommée à cause de sa situation au. dessous et en avant du conduit auditif externe, la glande parotide (æap , k auprès de; #s, #ros, oreille) remplit une excayation (excavation parotidienne), ne en avant PA, le bord postérieur de la branche de la mâchoire; en arrière par le conduit auditif externe.et l'apophyse RE ;, en haut par l'arcade zYgomatique, en bas par l'angle de la mâchoire inférieure, en dedans par l'apophyse ratée et par les muscles qui en partent. Gette glande a donné son nom à FR région qu' ‘elle occupe.

Elle surpasse en volume fes autres glandes salivaires ; ; elle Fémporte même à elle seule sur toutes les autr es glandes salivaires réunies.

Sa forme est irrégulière et déterminée, à la manière d’ une cire molle, par PE des parties environnantes sur les anfractuosités desquelles la glande se serait moulée. Large dans sa porto Ar des elle se rétrécit brusquement à au moment où elle s'enfonce derrière la branché de la niÀchoire. |

Pour avoir une bonne idée du volume et de la forme de cette glande, il faut la retirer tout entière de l'espèce de moule anfractueux dans lequel elle est logée. On Fa comparée à une pyramide dont la base serait en “déhois et le somimet en

dedans.

(1) La continuité de cette chaîne glanduleuse, admise par quelques anatomistes, n’est qu'apparente. La glande maxillaire est toujours séparée de la glande parotide par.une cloison.fibreuse,

Situation,

Voluune,

Forme.

Rapports :

De sa face externe OÙ €EUtanée ;

De sa face antérieure ou maxillaire ;

De sa face postérieure ott inastoidienne.

Eu dedans.

4230 | BPLANCHNOLOGIEe

Rapports. Par sa face exlerne où base, qui est large, oblongue dans le sens vertical, irrégulièrement quadrilatère et comme découpée dans sa circonférence, elle répond à la peau, dont elle est séparée par l'aponévrose parotidienne et par le risorius de Santorini , lorsqu'il existe (1).

Sa /ace antérieure est comme creusée en gouttière, pour embrasser le bord postérieur de la branche de l'os maxillaire. Une synoviale ou un tissu cellulaire membraneux qui en tient place, favorise le olissement de l'os sur cette glande. Cette face répond en outre au muscle ptérygoidien interne,

au ligament stylo-maxillaire, au masseter, Sur la face ‘ex-

terne duquel elle se prolongé plus où moins, suivant les

sujets, et dont elle est séparée en avant par les rameaux du

nerf facial, par un tissu cellulaire lâche, et par l'artère transversale de la face.

Par sa face postérieure, elle répond à la partie cartilagineuse du conduit auditif externe, sur la convexité duquel elle se moule, et auquel elle adhère par un tissu cellulaire

très-dense : elle répond en outre à l'apophyse mastoide , aux

muscles sterno-cléido-mastoïdien et digastrique , et médiatement à l'apophysé transverse de l’atlas.

Cette face est extrêmement irrégulière, adhérente par un tissu cellulaire dense, d’une dissection difficile, si on veut enlever la glande en totalité. | |

En dedans , elle est réduite à un bord qui répond à l'apophyse styloide, aux muscles et au ligament qui en naïssent. Elle envoie un prolongement considérable dans l’espace

(x) Chez une ferime qui ma servi à la préparation de la glande parotide, le risorius naissait de la ligne courbe demi - circulaire supérieure de l'occipital par deux faisceaux distincts qui se portaient de haut en bas et d’arrière en avant, se réunissaient au niveau du sommet de l'apophyse mastoide , se dirigeaient d’arrière en avant, et s’épanouissaient sur la parotide. Quelques-unes de ces fibres se portaient à la commissure ; le plus grand nombre se perdait dans l’aponévrose parotidienne, ;

qui sépare cette apophyse styloïde et les muscles styliens du ptérygoïdien interne; mais le rapport le plus important de ce bord est celui qu'il affecte avec l'artère carotide externe, à laquelle il fournit un demi-canal et quelquefois un Gi complet.

En haut, elle répond à l'arcade zygomatique et à l'articulation temporo-maxillaire.

Son extrémité inférieure mesure l'intervalle qui sépare l'angle de la mâchoire du sterno-mastoïdien ; elle avoisine la glande sous-maxillaire, dont elle est séparée par une’cloison fibreuse très-épaisse.

Indépendamment des rapports que nous venons die quer, la parotide affecte un autre ordre de rapports qu on pourrait appeler profonds ou intrinsèques, avecles vaisseaux et les nerfs qui la traversent à diverses profondeurs. Ainsi, 1° l’artère carotide externe traverse presque toujours la glande au voisinage de son côté interne; 2° l’artère tempdale, la transversale ‘@ la face, les auriculaires antérieures, qui naissent dans l'épaisseur de cette glande, la traversent encore dans divers sens. On voit en outre dans l'épaisseur de la parotide, 3° la veine temporale, la branche de communication entre la veine jugulaire externe et la veine jugulaire interne ; 4° le tronc du nerf facial, d’abord placé} derrière, cette glande, qui s'enfonce immédiatement dans son épaisseur pour se diviser en deux ou trois branches, lesquelles s'éparpillent ensuite et la traversent en tous sens. 5° Le nerf auriculaire, branche du plexus cervical, traverse encore cette glande, mais superficiellement (r). 6° La glande parotide, par une

(1) Ces rapports nous prouvent l'impossibilité presque absolue,

1° ‘de Ron de la glande parotide par l'instrument tran-

chant; 2° de la compression de cette glande suivant la méthode

indiquée par Desault pour la guérison des fistules salivaires. La

compression, qui ést excessivement douloureuse, à raison des

verfs nombreux qui traversent la glande, ne pourrait porter que sur la partie superficielle de cette glande,

En haut,

Fn bas.

Rapports profonds ou intrinsèques :

Avec des artères,

Des veines,

Des nerfs,

422 SPLANCHNOLOCIE. | Rapports extbnti £ ] \ y d avec des gan- CXCeption fort remarquable, contient toujours dans, son g'icoe-yaiphe épaisseur mais à peu de profondeur, plusieurs ganglions iques. ‘ ’ sé LS .

lymphatiques qui se distinguent aisément du tissu de, la ge. On concoit que le développement morbide de ces ganglions ait dû souvent en impo-

glande par leur couleur rou

ser pour une maladie de la glande elle-même. 7 Menibranef. ‘Structure. Une membrane fibreuse, peu distincte et .extrébreuse. mement dense, enveloppe la glande parotide, et envoie dans a épaisseur des prolongemens qui la divisent en lobules, "et ceux-ci en grains glanduleux. La question de la structure d'une glande réduite à sa plus simple expression, consiste à spSroÈUn déterminer ce que c’est qu'un grain glanduleux. Or, sans englanduieux. trér ici dans des détails qui appartiennent à l'anatomie de

texture, je dirai qu'on démontre, à l'aide du microscope sim-

ple, que tout grain glanduleux n'est autre chose qu'un tissu

poreux, spoñiigieux , analogue à la moelle du.jonc, auquel

Etude nu. % } \ se rendent les vaisseaux afférens, arteres, et duquel partent

eroscopique - ° L4 0 . LA du grain glan- les vaisseaux efférens, veines et conduits excréteurs. Les,rap-

duleux. ‘ : :

ports des nerfs et des vaisseaux lymphatiques avec ces grains glanduleux ne sont pas encore établis sur des données positives.

Artères. Les artères parotidiennes sont très-nombreuses : les unes émanent directement de la carotide externe; les autres proviennent de ses branches, et plus particulièrement de la temporale superficielle, de la transversale c'e la face, et des auriculairés antérieure et postérieure. #

Les veines portent le même nom et suivent la même direction que les artères. Il existe un plexus vemmeux parotidien.

Vaisseanx | Les vaisseaux lymphaliques ; peu connus, aboutissent, lymphetiques. ]es uns aux ganglions lymphatiques qui occupent l'angle de la mâchoire, les autres aux ganglions lymphatiques situés au-devant du conduit auditif. J'ai déjà dit qu'on rencontrait constamment un ou plusieurs ganglions lymphatiques situés dans l'épaisseur de la parotide, à quelques lignes de sa surface. Nerls Quant aux nerfs parotidiens , plusieurs rameaux du nerf

Veines.

auriculaire antérieur, branche du plexus cervical, paraissent se perdre dans l'épaisseur de la glande parotide. IL en est de même d’un certain nombre de rameaux du nerf facial.

Conduit parotidien, De chaque grain glanduleux part un petit conduit excréteur, qui se réunit presque immédiatement à angle très-aigu, avec les conduits excréteurs des granulations voisines : de la réunion successive de tous ces conduits résulte un canal unique qui émerge du bord antérieur de ja circonférence de la glande , au niveau de la partie moyenne de ce bord : c'est le conduit parotidien appelé aussi canal de Stenon, bien qu'il eût été décrit par Cassérius. Ce conduit se porte horizontalement d’arrière en avant, à cinq ou six lignes au-dessous de jl’arcade zygomatique, sur le masseter, qu'il coupe perpendiculairement. Parvenu au bord antérieur du masseter, 1l change de direction, se courbe au-devant d’une masse graisseuse qui répond au bord antérieur de ce muscle, s enfonce perpendiculairement dans l'épaisseur des graisses de la joue, traverse le buccinateur dans la même direction, et glisse obliquement, dans l’espace de plusieurs lignes, entre

ce muscle et la muqueuse, qu'il perce au niveau de l'intervalle

qui sépare la première de la deuxième grosse molaire, à peu près au niveau de la partie moyenne de là couronne de ces dents.

Le mode d'ouverture du canal de Sténon dans la cavité buccale ne me paraît pas avoir été bien apprécié. Il ressemble exactement au mode d'ouverture des uretères dans la vessie : 1° il se glisse obliquement et parcourt un cer- - tain trajet sous Ja muqueuse. Ce trajet est facile à déterminer ; il suffit de pérforer la joue dans le point où le canal va traverser le buccinateur , et de mesurer l'intervalle qui separe cette perforation de ï orifice buccal du conduit. Cet intervalle est de deux à trois lignes. 2° Quant à l'orifice buccal en lui-même, il est oblique comme l'orifice vésical, de l'ure-

Conduit parotidien,

Origine.

Direction,

Trajet,

Sa courbure,

Point precss de son orifice buceai.

Analogie entre , l’orifice buccal du eanal de Sténon et l’orifice vesical de l'uretère,

YA SPLANCHNOLOGIE

tère ; en sorte que rien n’est plus facile que de faire pénétrer un stylet délié par l’orifice buccal.

Glandespa- Le conduit de Sténon est souvent accompagné par une Na glande accessoire (1) qui est située entre l’arcade Zÿg0mMati- NT que et ce canal, auquel elle adhère intimement dans le point

où son canal excréteur vient s'ouvrir dans le canal deSténon. J'ai rencontré deux petites glandes accessoires situées, l’une à laïpartie moyenne, l’autre à la partie antérieure du masseter, au-dessus du canal. Enfin, au moment où le conduit Glandules de Sténon traverse le buccinateur, il est entouré de glannn dules qui font suite aux glandules buccales, dites glandes molaires, glandules dont les unes paraissent s'ouvrir dans ce conduit, et dont les autres s’ouvrent directement dans la bouche.

Longueur da Sans être flexueux, le canal de Sténon, isolé des parties canal de Sté- énvironnantes, est beaucoup plus long qu’il ne le semblerait Ge au premier abord.

Sesrapports. Rapports. Sous-cutané, superficiel au niveau du masseter ; le conduit de Sténon est protégé par une grande épaisseur de graisse, et, au-devant du masseter, par le muscle grand zygomatique.

Une branche considérable du nerf facial et quelques artres qui proviennent de la transversale de la face, longent ce canal. |

Son épais- Structure. On se fait généralement une idée exagérée de

de vs l'épaisseur du conduit de Sténon ; il n’est réellement aussi qu’elle paraît épais”qu'on le dit qu’à sa partie antérieure , où il recoit une ns. expansion de l’aponévrose buceinatrice. Débarrassé de la

couche adipeuse qui l'entoure, il n'a pas plus d'épaisseur

I n'est pas TUE la plupart des autres conduits, les uretères par exem-

inextensible. ple. Onÿse fait également une fausse idée de son inextensibilité. Ce qui est vrai, c'est que le calibre de ce canal n'est

(1) Cette glande était très-volumineuse ,‘d’après Desault, chez un individu dont la parotide correspondante était atrophiée.

pas en rapport avec le volume de la glande. Deux membranes constituent ce canal : une externe, peu connue dans sa nature, et une interne, émanation de la muqueuse buccale; les vaisseaux artériels ei veineux de ce conduit sont trés-développés.

Glande sous-maxillaire.

La glande sous-maxillaire est située dans la région sushyoïdienne, et en partie derrière le corps de la mâchoire inférieure; elle est circonscrite par la courbe du tendon digastrique, qu'elle déborde presque toujours inférieurement.

Volume et figure. Beaucoup moins volumineuse que la parotide, mais plus volumineuse que la glande sublinguale, oblongue d’arrière en avant, ellipsoïde, irrégulière, elle est divisée en deux, et quelquefois en trois lobules, par des scissures profondes. Ses rapports sont le suivans :

Rapports. En dehors et en bas, elle répond à une fossette de l'os maxillaire (fossette de la glande sous-maxillaire }, dans laquelle elle est entièrement logée lorsque la mâchoire inférieure est abaissée. Lorsqu’au contraire la tête est renversée en arrière sur la nuque, la glande apparaît presque en enüer dans la région sus-hyoïdienne , et répond au peaucier, dont elle est séparée par l’aponévrose cervicale, à laquelle elle est unie par un tissu cellulaire tellement lâche, qu'on dirait d'une synoviale. Par cette face, la glande sous-maxillaire répond encore au muscle ptérygoïdien interne et aux ganglions lymphatiques nombreux qui iongent la base de la mâchoire.

En dedans et en haut, elle répond aux muscles digastrique, mylo-hyoïdien, hyo-glosse, à la neuvième {paire de nerfs et au nerf lingual.

Presque tonjours la glande sous-maxillaire présente audessus du muscle mylo-hyoïdien un prolongement dont les dimensions et la forme varient. Quelquefois les grains glanduleux qui le constituent sont situés linéairement, de ma -

Situation,

Volume,

Figure.

Rapports :

En dehors et en bas;

En dedans et en hant.

Prolongement supérieur de la glande,

L26 SPLANCHNOLOGIE.

nière à simuler le canal de Warthon, ou mieux un second canal qui marche parallèlement au-dessus de lui. Le plus souvent ce prolongement est considérable, irrégulier , et constitue en quelque sorte une seconde glande maxillaire. Rapport Le rapport le plus important de la glande sous-maxillaire de la glande est celui qu'elle affecte avec l'artère faciale, laquelle se creuse

avec l'artère fa-

PE un sillon profond sur l'extrémité postérieure de cette glande,

et sur la partie voisine de sa face externe. Quelquefois ce sillon, prolongé en avant, divise cette glande en deux lobes inégaux. On ne saurait méconnaître une grande analogie entre cette disposition et celle de l'artère carotide externe, par rapport à la glande parotide.

Structure. Structure. Identiquement la même que celle de la glandt parotide, la membrane fibreuse d'enveloppe, moins résistant: que celle de la parotide, est encore plus diff cile à démontrer

CN Les vaisseaux artériels sontnombreux et viennent des ar

dr a ières faciale et linguale. Les veines leur correspondent. Le:

Nr Min vaisseaux lrmphatiques, peu connus, vont dans les ganglion. L voisins. Les nerfs viennent du lingual et du rameau myloi

Nerfs. dien du nerf dentaire. Je ferai remarquer que tous les nerf: qui émanent d’un ganglion nerveux appelé sous-maxillaire sont destinés à cette glande.

Le conduit excréteur de la glande sous-maxillaire est ap-

Conduit de pelé conduit de Warthon, bien qu'il ait été véritablement dé-

Warthon couvert par Van-Horne. Né de la réunion successive de tous les petits conduits qui proviennent des grains glanduleux, le conduit de Warthon sort par la branche supérieure de la bifurcation de l'extrémité antérieure de la glande, et conséquemment au-dessus du myle-hyoïdien, et se dirige obliquement de bas en haut et de dehors en dedans, parallèlement aux nerfs grand hypo-9losse et lingual. D'abord placé entre les muscles mylo-hyoidien et hyo-glosse, il se glisse entre le génio-glosse et la glande sublinguale , à la face interne de laquelle il est accolé. Recoit-il un ou plusieurs conduits excréteurs de cette glande? c’est ce qu'il ma été impossible

de constater. |

». Parvenu sur le côté du frein de la langue, le conduit

e Warthon, qui est sous-muqueux dans toute la portion de,sa longueur, où il répond à la glande sublinguale, change de direction , se porte d’arrière er avant, pour venir s'ouvrir par un pertuis extrêmement étroit sur le sommet de la papille saillante et mobile qu'on observe derrière les dents incisives. Cet orifice, qu'on voit à peine à l'œil nu, a pu, malgré son exiguité, admettre une soie de sanglier dans

Trajet du conduit de Warthon,

Son orifice buceal,

un Cas particulier présenté à la Société anatomique par

M. Robert (1). Bordeu a exprimé parfaitement f'aspect de cet orifice par le terme d'ostiolum ombilicale.

Le conduitde Warthon est remarquable, 1° par le peu d épaisseur de ses parois: aussi est-il affaissé comme une veine ; 2° par son calibre, qui est plus considérable que celui du canal de Sténon; 3° par l'extensibilité de ses parois, en sorte que ce canal acquiert quelquefois un volume énorme ; 4” par. sa situation au voisinage de la muqueuse dé, la bouche, situation qui explique pourquoi ce canal dilaté proémine dans la cavité buccale.

Glande sublinguale.

La glande sublinguale, qu'on pourrait considérer comme une agglomération de glandules analogues aux glandules labiales ou palatines, est située dans Ja fossette dite sublinguale de l'os maxillaire inférieur, sur le côte de la symphyse du menton; elle est beaucoup moins volumineuse que la précédente, avec laquelle elle se continue quelquefois. Sa forme oblongue est celle d’une olive aplatie d’un côté à l’autre. Ses rapports sont les suivans : subjacente à a muqueuse, que son bord supérieur soulève en forme de crête antéro-postérieure sur les côtés du frein, elle repose par son bord inférieur sur le muscle wylo-hyoïdien. Sa face externe répond en partie à la muqueuse, en partie à la fossette dite sublinguale ; sa

(x) Ce cas a été vbservé sur nn cordonnier : la soie était devenue le noyau d’un calcul salivaire,

Caractères particuliers au conduit de WWarthon,

C’est une agglomération

de glandules.

Forme olivaire.

Rapports de ses bords.

De sa face externe,

428 a SPLANCHNOLOGIE.

Rapports: face interne répond en partie à la muqueuse, et en partie au De sa face muscle génio-glosse, dont elle est séparée par le nerf lmgual, mb LT le conduit de Warthon, que nous avons dit adhérer fortement à cette glande, et la veine ranine. Son extrémité antérieure touche celle de la glande du cdté opposé. Son extrémité postérieure et son bord inférieur sont embrassés par le nerf lingual qui leur envoie de nombreux filets. De son extrémité postérieure, part un petit prolongement glan- .duleux qui longe les bords de la langue.

Structure. Identiquement la même que celle des autres Stracture. landes salivaires. Les artères viennent de la sous-mentale et de la sublinguale. Les veines portent le même nom. Les

nerfs sont nombreux et viennent du lingual.

Conduits excréteurs, nommés aussi conduits de Rivinus, du nom de l'auteur qui les a découverts : ils sont au nombre de sept ou huit. Ces conduits s'ouvrent le long de la crête sublinguale ; leurs orifices sont rendus sensibles par un liquide coloré versé dans la cavité buccale. Plusieurs des conduits

de cette glande s'ouvrent, suivant la plupart des anatomistes, dans le conduit de Warthon.

De ses extrémites.

Caractères généraux des glandes salivairess

Les glandes salivaires présentent les caractères généraux SUIVANS :

1°. Situées ‘autour de la mâchoire inférieure, dont elles Doprns et le corps et les branches, depuis le condyle jus- Carastères AA la symphyse, les glandes porn sont en rapport, d'une déduits de ja part, avec cet os maxillaire; d’une autre part, avec des mus-

PAR cles nombreux ; en sorte qu'elles sont soumises à une compression considérable dans les mouvemens de la mâchoire inférieure.

Desrapports. 2 * Toutes ont des rapports directs avec des artères volu-

mineuses qui leur impriment des battemens.

3°, Elles recoivent leurs vaisseaux par un grand nombre Dn nombre t L L ‘ d s'hé ià des vaisseaux, de points, et ces vaisseaux sont;extrèmement multipliés.

4°. Beaucoup de nerfs céphalo-rachidiens les pénètrent ; … Des nerfs. “plusieurs ne font que les traverser ; un certain nombre s'y perdent. | « 5°. Sous le rapportide la structure, les glandes salivaires Les la struc= se rapprochent du. pancréas et des glandes lacrymales : point d'enveloppe fibreuse distincte qui les isole complétement ; point de forme rigoureuse ; décomposition en lobules et en granulations.

6°. Leurs conduits excréteurs versent dans la bouche le De l'orifice liquide qu'ils sécrètent: savoir, les glandes parotides entre mr les joues et les dents, les glandes maxillaires et sublinguales teurs, à derrière les incisives inférieures, sur les côtés de la pointe de la langue. Ce partage des moyens d'insalivation entre les deux cavités en lesquelles la bouche est divisée, mérite de fixer l'attention des physiologistes.

Description générale de la muqueuse buccale.

La muqueuse buccale $e continue avec la peau au ni- Continnité veau du bord libre des lèvres; elle revêt leur face Dos pr ; in las < FUN RATS se buccale avec rieure, se réfléchit de cette face postérieure sur les os la peau. maxillaires, en formant un cul-de-sac ou rigole, et sur la ligne médiane un petit repli appelé frein ou filet des lèvres. Arrivée à une ligne et demie, deux lignes du bord libre des SA ER

alvéoles, elle change de caractère pour constituer les gen- avec les gencivess

Sa réflexion

cives, lesquelles, en se réfléchissant sur elles-mêmes, vont, de l’alvéole, se continuer avec la membrane fibro-muqueuse appelée périoste alvéolo-dentaire,

En bas, la muqueuse se porte du bord alvéolaire sur la paroi inférieure de la bouche, et de cette paroi sur la Réflexion face inférieure de la langue. Là , elle présente au niveau de "2 langue, cette réflexion , sur la ligne médiane, un repli : c’est le frein ou filet. De la face inférieure de la langue, la muqueuse se porte sur les bords, puis sur la face supérieure de cet organe, présente sur cette face supérieure les modifications que nous avons indiquées, et en se réfléchissant de la base de la

430 SPLANCHNOLOGIF,

Déla langue langue sur l'épiglotte, forme trois replis glosso - épiglottisoi l'épigloite. ques, pour se continuer, d'une part, avec Ja muqueuse qui tapisse le larynx, et, d'une autre part, avec la muqueuse pharyngienne. TA

. Muqueuse Æn haut, elle se porte du bord alvéolaire supérieur sur uit la votte ns en passant sur les trous palatins antérieurs

et postérieurs, qu “elle bouche sans y pénétrer. De la voûte |

palatine elle passe sur le voile du palais, et se continue au ni- | veau du bord libre de ce voile avec la muqueuse nasale. Sur | lescôtés, elle forme deux replis considérables pour Tes piliers à | tapisse lexcavation amygdalienne, revêt l'amygdale 2 se | continue avec la muqueuse de la base de la fnguc et avec | | | Muqueuse Sur les cotés de la cavite buccale, la muqueuse se reel Ca de l’un et de l'autre bord PORTE. sur la face 1 interne des | | joues, et forme, par sa réllexion , une rigole supérieure pe | une rigole inférieure, Elle est soulévée au miveahi du bord antérieur de la branche de la mâchoire, derrière les dernières molaires, par une glande salivaire qui établit la limite

entre les joues et les “AU En dehors de cette pailiés da

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