‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 164 sur 223 · ES F · texte numérisé non relu

ES F

514 SPLANCHNOLOGIE.

avons déjà eù occasion?de faire remarquer plusieurs fois

dans la description du cal digestif : c'est un changement brusque de caractère au niveau du bord libre de la valvule.

Changement La muqueuse qui recouvre la face de la valvule dirigée brusque de là ui côté du gros intestin, offre tous les caractères de la mu- HA OANEOURC au niveau du bord queuse du gros intestin ; celle qui revêt la face dirigée vers ue = de le Wal intestin grêle a tous les caractères de la muqueuse de l'in-

testin grêle. Les maladies respectent en général cette I1mite. |

Appendice vermiculaire.

Ainsi nommée parce qu'on l’a comparée à un ver lombric, l'appendice vermiculaire naît de la partie posterieure, inférieure et gauche du cœcum, dont elle peut être considérée

Vigure. comme une appendice (appendice cœcale) et se présente sous | la forme d’un petit cordon creux, excessivement étroit, duo- = decies nascente colo angustior, dit Haller. Sa longueur et PERSO La direction présentent near de variétés ; sa longueur varie d'un à six pouces. Son calibre, un peu plus considérable à son point de jonction avec le cœcum que dans le reste de sa longueur, est en général celui du tuyau d'une |

plume d'oie.

Direction, Sa direction est taritôt verticale descendante, tantôt verticale ascendante, souvent flexueuse; je l'ai vue contournée | en spirale, d'autres foisparallèle à l’iléon et contenue dans l’é- | paisseur du mésentère, libre seulement à son extrémité. Chez | quelques sujets, l'appendice vermiculaire présente une disposition infundibuliforme, pour se continuer en s'élar-; gissant avec le cœcum, qui est alors extrêmement étroit. s de moindres | ice cœcale ocge du détroit supérieur : elle est assujétie au cœcum et à la fosse iliaque par un. repli triangulure ou falciforme du péritoine, qui n’occupe! que la moitié de sa longueur, et lui permet une mobilité

Situation et Sa situation et ses rapports ne de rapports Dr Fe ” différences. Ainsi, le plus souvent, l’appe cupe la fosse iliaque droite, au voisina

ORGANES DE LA DIGESTION. CORCUMe 15 plus où moins considérable. Elle est encore plus mobilé lors: qu'elle est enveloppée dans tout son pourtour par le péritoine, et dépourvue de mésentère. On conçoit d'après cela comment elle peut entrer dans la formation des hernies, comment elle a pu former autour d'une anse d'intestin grêle un anneau qui est devenu cause d’étranglement. Il arrive souvent qu'elle est renversée derrièrele colon ascendant, entre - cet intestin et le rein : j'ai vu dans un cas de cette espèce l'extrémité libre de l’appendice toucher la face inférieure du foie. Enfin, je l'ai vue une fois renversée derrière la fin de l'intestin grêle, une autre fois embrassant en avant cet intestin. Au reste, ces différences ne portent nullement sur le point de jonction de l'appendice avec le cœcum ; point de jonction qui a toujours lieu à gauche, en bas et en arrière du ! cul-de-sac cœcal, à peu de distance de la valvule de Bauhin.

Si on divise, suivant son axe, l'appendice vermiculaire, Cavité de l'appendice,

Sa mobilité

est variable.

on voit qu'elle est creusée d’une cavité si étroite, que les parois restent appliquées l'une contre l'autre; on y trouve un peu de mucosité, souvent de petites boules de matières fécales endurcies ; on ya rencontré des noyaux de cerises, des grains de plomb. Cette surface interne présente dans toute son étendue l'aspect gaufré de la fin de l'intestin grêle. Une valvule plus ou moins considérable , suivant les sujets, mais jamais assez pour obturer son orifice, se voit à son ouverture de communication avec le cœcum. La cavité de l'appendice | se termine inférieurement en cul-de-sac comme Île cœcum; | c’est dans ce cul-de-sac, extrêmement étroit, que peuvent sé- | journer les corps étrangers; c’est là qu'ils deviennent quelquefois la cause de ces perforations spontanées de l'appendice ‘vermiculaire, dont les exemples ne sont pas extrêmement | rares. On ignore complétement les usages de cette appendice, es qui n'est chez l’homme que le vestige d’une partie importante chez beaucoup d'animaux. A |

Haller dit avoir rencontré deux fois l'appendice vermiculire pleine, c'est-à-dire sans cavité, Je présume que ce défaut

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