ORGANES DE LA DIGESTION. DÉVELOPPEMENT DU CANAL INTESTINAL. D
seule pièce; ou bien a-til plusieurs centres de développement ? Se formetil de plusieurs pièces qui viendraient, pour ainsi dire, à la rencontre les unes des autres ? L'absence .de diverses portions du canal intestinal chez les acéphales, les cloisons qu'on a rencontrées quelquefois dans divers, points de sa longueur, viennent-elles à l'appui de cette manière de voir ? Je ne le pense pas.
Au reste, cette espèce d'anatomie microscopique qui cherche à saisir les premiers linéamens du développement des organes, est encore plongée dans d’épaisses ténèbres; et je dois dire que toutes les fois que j'ai pu discerner le canal intestinal , il m'a paru former un cylindre complet,
Une autre question qui me paraît encore indéterminée,
Situation de
est relative à la situation de l'intestin dans les premiers sine penant la vie in
temps de la vie intra-utérine : le, canal intestinal est-il DE rra-utésine.
mitivement placé, comme le veulent quelques auteurs, audevant de la colonne vertébrale, ou bien, comme le veulent quelques autres, dans la partie du cordon qui avoisine l'ombilic.
Les embryologistes s’accordent à dire que, dans les premiers temps de sa formation, le canal intestinal n'est pas contenu dans la cavité abdominale, où il ne plonge que par
ses extrémités supérieure et inférieure ; toute la partie inter- DA Rtes tins sont-ils
médiaire, c'est-à-dire la presque vtr de ce canal, est con- contenus dans
tenue dans l'épaisseur du cordon ombilical, qui présente a
HA du À cordon :
alors un renflement extrêmement considérable, Ce n’est que
vers le milieu du troisième mois que le canal intestinal ren-
tre entièrement dans la cavité de l'abdomen.
Cette disposition est invoquée pour expliquer les hernies ombilicales congéniales, qui ne seraient autre chose qu'un ; arrêt dans le développement. Je dois dire ici que cette si- Les hernies | ombilicales congéniales sorte dans l’é: spaisseur du cordon ombilical, ne me parait pas sembleraient le prouver.
‘tuation des intestins dans une cavité creusée en quelque
démontrée d’une manière positive ; qu'il est un grand nombre . de cas où on ne rencontre nullement cette disposition ; que,
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dans d’autres cas, il n’y avait qu'une anse intestinak dans l'épaisseur du cordon ; que les cas dans lesquels elle a été observée peuvent être Ébéddétes: sinon comme des cas mor-| bides, au moins comme tles cas dans lesquels le développe ment de la paroi antérieure de l'abdomen avait été retardé. Dimensions Dimensions du canal intestinal. À. e canal intestinal est 0e EE intes- J'autant plus court, d'autant plus étroit, qu'on l'examine sr. chez un embryon Ft jeune. Sa longueur paraît d’abord mesurée par celle de la colonne vertébrale, disposition qui est l'état normal et permanent d'un grand nombre Brièveté du d'espèces inférieures. Bientôt ce canal devient flexueux, Sp Br et ses flexuosités augmentent à mesure que son dévelopbryon. pement en longueur devient plus considérable. Déjà du troisième au quatrième mois, le canal décrit des contours! analogues à ceux qu'il décrira par la suite; à six mois, la proportion entre les diverses parties du canal intestinal est 1
établie. | Calibre, l'intestin grêle a un calibre d'autant plus grand, relative-
ment au gros intestin, qu’on l'examine sur un embryon
moins avancé en âge. Par une sorte de compensation , les “ . . . ‘ ‘ | dimensions en longueur du gros intestin sont plus considé-
rables qu'elles ne le seront proportionnellement par la suite. La distinction entre le gros intestin et l'intestin grêle La distinc- | | tion entre le grosintestin et cale, point de cœcum et d'appendice vermiculaire; mais l'ap- | l'intestin grêle n'existe pas.
n'existe pas dans le principe. Il n'y a point de valvule iléo-cœ-|
parition de ces trois élémens de démarcation se fait simultanément du deuxième au troisième mois (1). Le cœecum et lap- | pendice vermiculaire ne sont pas distincts l'un de l'autre ; et se présentent sous la forme d'une espèce d'entonnoir. L’ap- |
pendice, d’ abord petite, se développe peu à peu, et acquiert
(1) Eadem primordialis hominis ferè fabrica est quæ quadrupeclum , dit à ce sujet Haller, lib. XXIV, p. 116, qui semble avoir, enirevu dans ce passage et dans beaucoup d’autres la loi d'unité de composition.
un- volume proportionnel supérieur à celui qu'il doit of- POTTER frir par la suite; elle atteint à peu près la moitié du ca- tus ; le cœcnm libre de l'intestin grêle. S'il est inexact de dire avec peut être ÈS ; sidéré comme Haller que le cœcum n'existe pas chez le fœtus, on DOUÉ base Ga admettre qu'à cet âge de la vie, il n’est autre chose que LE ee à | la base évasée de l’appendice vermiforme ; et le développement qu'il acquiert après la naissance peut, jusqu'à un certain point, être considéré comme le résultat mécanique du poids des matières fécales, qui dilate ses cellules. Les cellules cœcales antérieures, vu l'attitude verticale > ÉPTOU- Le dévelopvant une dilatation relativement beaucoup plus considé- LR rable, il en résulte que l'appendice vermiculaire qui ré- envisagé sous pondait d'abord au centre de l'extrémité inférieure du ifiv uen cœcum, se trouve refoulée en arrière, en dedans, et à canique. gauche vers l'iléon. Ce n'est d’ailleurs que du quatrième au cinquième mois que le cœcum et l'appendice vermiculaire viennent occuper la région iliaque droite : avant cette époque , ils répondaient au voisinage de lombilic. Dans les quatre ou cinq premiers mois de la vie intrautérine, le gros intestin est dépourvu de bosselures : en sorte Absence que sa surface extérieure est identiquement semblable "FR te celle de l'intestin grêle; la présence de l’appendice peut seule intestin Fa établir la ligne de démarcation entre le gros intestin et l’in- vi : testin grêle; ce n’est que vers le cinquième mais, suivant NE la remarque de Morgagni, qu'apparaissent simultanément et les trois dépressions longitudinales, et les plis ou dépressions perpendiculaires à l'axe, et les bosselures intermédiaires. [l paraît que c’est dans le colon transverse que se manifestent d’abord ces caractères.
Les valvules conniventes de l'intestin grèle n'apparaissent Apparition que vers le septième mois de la vie fœtale, et à la naissance RAA elles sont très-peu développées. Il n’est pas sans intérêt septième mois. de remarquer que le fœtus est, sous ce rapport, dans les mêmes conditions que les animaux, qui ne présentent
amais de valvules conniventes. Il n’en est pas de même des 2. 35
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villosités que l'on peut reconnaître dès le troisième mois, Apparition te à S | ces villosités etque Meckel considère comme le résultat de plis muqueux, dès le troisiè- Jont la surface serait tailladée, À la même époque, suivant me 1Ois, ; dE is À $ »
cet auteur, les villosités du gros intestin sont trés-manifestes ; mais à partir du septième mois, leur nombre et leur volume vont en diminuant, tandis que dans l'intestin grêle les villosités persistent , si même elles n'augmentent,
Transparen- Dans les premiers temps, la distinction des diverses tunice parfaite de + à % PTE 214 l'intestin: ques de l'intestin est impossible. La membrane séreuse et la membrane muqueuse peuvent seules être reconnues. L'intestin est d’une transparence complète,
Apparition Le grand épiploon ne commence à paraître que dans le et développe=
rent de lépipicon. l'aspect d’une petite bordure d'une ténuité excessive ; il se
troisième mois, le long du bord convexe de l'estomac, sous
développe pendant le cours de la vie intra-utérine, en conservant toujours une extrème ténuité. Jamais avant la naisde di sance on ne trouve de graisse dans son épaisseur. Les appen- HR dices épiploiques ou graisseuses ne se développent qu'après Absence des la naissance. H'h mr ve Sn naissance, le canal intestinal présente les caractères qu'il offrira par la suite; l'intestin grêle est déjà pourvu de valvules conniventes rudimentaires, de villosités trés-prononcées, de follicules isolés et agminés, très-évidens.
Etat du ca Le gros intestin, très-développé, est distendu par le méral intestinal à
ne conium: le cœcum est plus court qu'il ne le sera par à Naissance.
la suite, l'appendice vermiculaire plus développée, la val-
vule iléo-cœcale comme chez l’aduite. La membrane interne
du gros intestin est déjà remarquable par ses follicules isolés
ut FLSONASpEEE aréolaire.
léconium, , À .
Dans le gros intestin du fœtus, on trouve, au lieu de ma-
tières fécales, une matière épaisse, visqueuse, inodore, d'un. vert foncé, qui remplit plus ou moins complétement cet intestin : c'est le méconium, ainsi nommé du gréc ghxa, pavot," à cause de l’analogie de couleur et de consistance qui pré-\ sente avec le suc de cette plante. S1 quantité est d'autanti