Partie libre
replis muqueux, un médian et deux latéraux vont de l'épiglotte à cette base.
. Partie adhé- | [a partie adhérente répond en avant à Ja base de la langue, rente. TE ; 4 À } à l'os hyoïde et au cartilage thyroïde. Pour la mettre à dé-
couvert, il est nécessaire d'avoir recours à la dissection; CFA “
(1) Dans les maladies du larynx, j'attache une grande impo) tance à l'inspection de l’épiglotte.
alors on voit, 1°.un ligament médian glosso-epiglottique , ja jaune , trés-fort, élastique, qui me parait CONCOUTIT AU glosso-épiglotredressement de l'épiglotte abaissée : il est remplacé par tique.
des fibres musculaires chez les grands animaux ; 2°. un ligament épiglotti-hyoïdien étendue de l'épiglotte au bord, postérieur de l'os hyoïde; 3°. sous ce ligament un tissu adipeux, jaune, connu improprement sous le nom de glande ax. epiglottique ; ce tissu adipeux remplit l'intervalle qui existe peux.
Epiglottihyoïdien.
entre l'épiglotte et la concavité du cartilage thyroïde. Du reste, la face antérieure de l'épiglotte, examinée dans le sens vertical, est concave en haut, convexe au nuilieu, concave encore à sa partie inférieure; dans le sens transversal, elle est convexe.
… La Jace postérieure où laryngee , dont les courbures sont Sa en sens inverse de la face antérieure, est libre dans toute rieure. son étendue, et recouverte par la muqueuse laryngienne. Circonference. Son bord supérieur , base du triangle qü'elle représente , est libre, déjeté en avant, légèrement: échancré et se continue par deux angles arrondis avec les bords latéraux , desquels partent de du côté deux replis, | FeRHAER 1°. un repli aryténo-épiglottique , repli muqueux étendu de Féha Ain l'épiglgtte au caxtlage. ayténoide, dans l'épaisseur duquel
Circoniérence.
est un ligament; 2°. un repli épiglotti-pharyngien, antérieur Repli épiau précédent, qui se porte presque transversalement en de- sr tour hors, et va se perdre sur les côtes du pharynx.
En bas l’épiglotte se termine par une espèce de pédicule
extrêmement grêle, qui va se fixer à l'angle rentrant du car- Ligawent thyro- épiglot-
tilage thyroïde, immédiatement au-dessus de l'insertion des ie
cordes vocales. Cette insertion se fait à l'aide d'un ligament,
ligament thyro-épislottique. | * L'épiglotte est remarquable, 1°. par le grand nombre de
pertuis ou perforations qu'elle présente, ce qui lui donne Pertuis de
un aspect assez semblable aux feuilles de plusieurs plantes Fépialaté
des laurinées.. Dans ces pertuis se trouvent de petites glan-
dules qui s'ouvrent pour la plupart à la face laryngée
662 SPLANCHNOLOGIE.
Glandules de l'épiglotte. Le tissu adipeux connu sous le nom de glande épiglottiques. épiglottiquen'a aucune espèce de rapport avec ces ouvertures.
2°, Elle est encore remarquable par sa flexibilité et son
élasticité. Aussi, depuis Bichat, est-elle classée parmi les fibro-cartilages , genre de tissus que nous avons dit ne pas
Congé nn exister. Sa couleur jaune l’a fait rapprocher du tissu jaune ou fibreux élastique. Elle est fragile et se morcelle entre Fragilité. les doigts : cette particularité tient en partie à son tissu, en partie aux trous nombreux dont elle est criblée et qui di-
minuent nécessairement sa force de cohésion Des articulations et des ligamens du larynx.
‘On peut diviser les articulations du larynx en extrinsèques et en intrinsèques à Les articulations extrinseques sont :
Articulation 0 [’ l L k : di
hyo - thyroï-' L'articulation hyo-thyrotdenne. dienne. \ de ligamens unissent le cartilage thyroïde à à l'os hyoïde. Le ligament thyro-hyoidien RAER est une membranèe lâche, jaunâtre, étendue du bord supérieur du cartilage thyroïde à l'os hyoïde. Ses dimensions verticales sont plus grandes sur
Ligament thyro - hyoi- ï ; ; : ; dien moyen. les parties latérales qu’à la partie moyenne : aussi les cornes
de l'oshyoïde se relèvent bien plus quele corps de cet os; et cette plus grande mobilité permet aux parties latérales de la langue de se relever de chaque côté pour former la gouttière dans laquelle glissent les alimens. ee 1
Cette membrane est épaisse à la partie moyenne , mince et comme celluleuse de chaque côté.
Rapports. Sous-cutanée à sa partie moyenne, elle est recouverte de chaque côté par le muscle thyro-myoidrem Le arrière elle répond: à l’épiglotte dont elle est séparée par du tissu adipeux et à la muqueuse qui revêt la face postérieure du larynx. Son insertion au corps de l'os hyoïde a lieu non pas au bord inférieur mais à ia lèvre postérieure du bord,supérieur. Ce ligament passe donc derrière l'os hyoïde.
Rapports.
ORCANES DE LA RESPIRATION. LARYNYX. ARTICULATIONS. 663
Les ligamens hyo-thyroïdiens latéraux peuvent être considérés comme les bords de la membrane hydo- -thyroïdienne.
Ce sont de petits cordons étendus des grandes cornes du cartilage thyroïde aux extrémités tuberculeuses des grandes cornes de l'os hyoïde. Dans l'épaisseur de ce ligament on trouve souvent un noyau cartilagineux ou osseux.
Synoviale. Une synovialé très-prononcée existe entre la face postérieure du corps de l'os hyoïde et la partie supérieure du cartilage thyroïde. Sa présence atteste des mouvemens répétés entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde, mouvemens pendant lesquels la partie moyenne et supérieure du cartilage se place derrière l'os hyoiïde.
2°, Articulation trachéo-cricoidienne. Le premier cerceau de la trachée est uni au bord inférieur du cartilage cricoïde par une membrane fibreuse de même nature que celle qui sépare les cerceaux de la trachée : sur la ligne médiane en avant, un petit cordon fibreux vertical lui est sur ajouté. Cette membrane permet quelques mouvemens entre le car tilage cricoïde et le premier cerceau trachéal ; et, ‘dans ces mouvemens, les parties latérales de ce cerceau s ‘'enfoncent derrière le cartilage cr icoïde.
B. Articulations intrinsèques. Ce sont les articulations CricOthyroidiennes crico- -aryténoïdiennes. |
Je.ne. dois mentionner ici que, pour mémoire l'union ke carhlape aryténoide avec le cartilage corniculé.
1°. Articulations crico-thyroidiennes.
Ce sont des arthrodies.
” Les petites cornes du cartilage thyroïdé se terminent par une facette plane, dirigée en bas et en dedans, qui s'appuie sur une facette également plane de l'apophyse du cartilage cricoïde, laquelle regarde en haut et en dehors. Un ligament orbiculaire à fibres resplendissantes, faseiculéset parallèles en-
Ligamens hyo - thyroidiens latéraux.
Synoviale.
Articulätion trachéo-cricoi:
dienne.
Ue sont des arthrodies.
ht gament otbiculaire.
Faisceau pestérieur.
Mouvemens de bascule.
Membrane thyro - cricoidienne.
664 SPLANCHNOLOGIE.
toure cette articulation. Le faisceau postérieur remarquable par sa longueur et par sa forme, s'étend jusqu'aux voisinage de l'articulation bd de oran ee
Une synoviale lubréfie cette articulation. Chez dues sujets, le ligament orbiculaire est très-lâche; chez d’ auRreS, l'articulation est extrêmement serrée.
Mouvemens : Ils sont bornés à un simple glissement, qui se combine avec un mouvement de bascule d'arrière en avant et d'avant en arrière qu'exécute le cartilage thyroïde. La direction des facettes du cricoïde les rend propres à servir de point d'appui. |
Membrane thyro-cricoïdienne ou ligament thyro-cricoïdien moyen. Indépendamment des Ma rs précédentes , le bord inférieur du cartilage thyroïde est uni au bord supérieur du cricoide par une membrane épaisse, triangulaire (ligament pyramidal où conoïde), qui s'attache sur la ligne médiane , au bord inférieur du cartilage thyroïde et dont la base se fixe au bord supérieur du cartilage cricoïde. Cette membrane est fibreuse, épaisse , très-forte, percée de trous
vasculaires, jaune et élastique.
Ligamens thyro - cricoidiens latéraux.
Articulations par emboiîtemené réciproqne,
Ligamens thyro-cricoïdiens latéraux. On ne peut bien voir ce ligament que par la face interne du larynx : il consiste dans des fibres très fortes qui naissent de la lèvre interne du bord supérieur du cartilage cricoïde au-devant de l'articulation Hica en nsiaiehtée | et quise portent horizontalement en dedans à l'angle rentrant du cartilage thyroïde au-dessous de l'insertion de la corde vocale inférieure. Ce ligament qui est très-fort semble être continué en haut par la corde vocale inférieure. Recouvert en dedans par. la muqueuse laryngée , il répond en dehors aux muscles thyro et cricoaryténoidiens qui le séparent du cartilage thyroïde.
2°, Articulations crico-aryténoïidiennes.
# Pi ‘ cl Ce sont des articulations par emboîtement réciproque,
Faceites articulaires. Du côté du cartilage cricoïde, facette eliptique obliquement dirigée en avantet en bas , oblongue et légèrement concave dans le même sens ; du côté de la base des cartilages aryténoïdes, facette articulaire oblongue et fortement concave de dehors en dedans, c’est-à-dire en
sens opposé de la facette cricoïdienne qu'elle emboîte exac- ‘tement.
Facettes artis culaires,
Moyens d'u
Moyens d'union. I] n'existe, à proprement parler, qu'un lé ion.
gament interne et postérieur. Ce ligament naît du cartilage cricoide et va s'insérer en rayonnant à la partie interne et postérieure de la base de l’aryténoïde et à la partie interne de son apophyse antérieure, en arrière de la corde vocale inférieure. Ce ligament est très-fort et néanmoins assez lâche pour permettre des mouvêémens étendus. Sono vièle La synoviale très-lâche peut être. facilement démontrée.
Mouvemens. Comme toutes les articulations par emboïitement réciproque, cette articulation exécute des mouvemens dans
tous les sens ; mais les mouvemens en dedans et en dehors
sont bien plus étendus que les mouvemens en avant et en Mouvemens arrière. À raison de l'insertion des muscles, les mouvemens tr Fe du cartilage arythénoïde ne se font pas directement, mais
bien par une espèce de mouvement de bascule dont le centre ,
est dans l'articulation. Dans ce mouvement de bascule qui
est oblique, vu l’obliquité des surfaces articulaires, ie sommet
du cartilage aryténoïde est porté tantôt en dehors et enarrière
ettantôt en dedans et en avant. Ces mouvemens de bascule
doivent être étudiés avec d'autant plus de soin qu'ils sont
la clé des changemens qui se passent dans la glotte pendant la phonation.
Mouvemens:
Ligament aryténo-épiglottique.
| Ce sont des fibres Léanienioiné radiées, contenues dans l'épaisseur du repli muqueux aryténo-épiglottique , et qui vont en rayonnant de la face antérieure du cartilage aryté:
666 SPLARCHNOLOGIE.
noide aux bords de l'épiglotte. Ces fibres sont remplacées par des fibres musculaires chez quelques animaux.
Ligamens thyro-arytenoidiens (cordes vocales).
Cordes vo- Bien quil n’y ait pas de rapport immédiat entre le ‘carti-
e ales. \àL : L'i ESS + eu lage thyroïde et le cartilage aryténoïde, quatre higamens très-,
importans les unissent entre eux. Ces ligamens connus sous
le nom de ligamens thyro-arytenoidiens ou cordes vocales
méritent une description particulière.
Les cordes vocales sont encore appelées rubans vocaux, ligamens de Ferrein , ligamens thyro-arytenoidiens , parce que, d'une part, elles ont l'aspect ligamenteux, et d’une autre part, elles sont étendues de l'angle rentrant du cartilage thyroïde aux cartilages aryténoides.
Il y a deux cordes vocales de chaque côté, l’une superieure,
Aunombrede A AP ; se l'autre inférieure ; l'espace qui sépare la corde vocale su-
quatre, deux de chaque côté périeure de la corde vocale inférieure se nomme ventricule.
du larynx ; Vespace qui sépare les deux cordes vocales droites des deux cordes vocales gauches s'appelle glotte. Je reviendrai tout à l'heure sur ces objets.
Ventricule.
Glotte.
1°. La corde vocale inférieure, beaucoup plus forte que la corde vocale supérieure, se présente sous la forme d'un cordon fibreux arrondi, horizontalement étendu de l'angle rentrant du cartilage thyroïde à l’apophyse antérieure du cartilage aryténoiïde: elle est libre dans tous les sens, excepté en dehors, où elle répond au muscle thyro-aryténoïdien: elle est recouverte dans sa portion libre, par la membrane muqueuse du larynx qui lui adhère intimement et, qui est
a tellement ténue à son niveau qu'on voit au travers l'aspect | partie au mus- nacré du tissu fibreux. L'épaisseur de. cette corde vocale
RU est moins considérable qu’ellé ne paraît l'être au premier
abord, et la saillie qu’elle forme est en grande partie. dé- |
terminée par celle du muscle thyro-aryténoïdien: La'struc-
ture est entièrement fibreuse ; elle est formée! de fibres .
Corde voeale inférieure.
antéro-postérieure toutes parallèles, maïs nullement élastiques.
La corde vocale inférieure se continue en bas avec le fisament thyro-cricoïdien latéral.
2°, Corde vocale supérieure. Moins volumineuse, située SUT Corde vocale un plan moins rapproché de l’axe du larynx que la corde supérieure. vocale inférieure, elle s’étend de la partie moyenne de l'angle Fi rentrant du cartilage thyroïde à la partie moyenne de la RL A face antérieure du cartilage aryténoïde : comme la corde vo- férieure. cale inférieure , elle présente l'aspect fasciculé et fibreux; mais ses faisceaux sont peu nombreux, et à peine les a-ton entamés, qn'on trouve une traînée de grains glanduleux entremèlés du tissu fibreux. On ne distingue la corde vocale supérieure du reste des paroïs du larynx que parce que la muqueuse se réfléchit au-dessous d’elle pour constituer les ventricules. En haut , elle se continue sans ligne de démarcation avec le ligament aryténo-épiglottique.
Muscles du larynx. v.
Ils sont divisés en extrinsèques et en intrinsèques : les premiers, qui impriment des mouvemens de totalité au larynx, ont été déjà décrits : ce sont les sterno-hyoïdiens , omoplat-hyoïdiens, sterno-thyroïdiens et thyro-hyoïdiens : on pourrait y ajouter tous les muscles de la région sushyoïdienne, et ceux du pharynx, qui s'insèrent aux cartilages cricoïde et thyroïde.
Les muscles inirinsèques sont au nombrede neuf, savoir : quatre pairs et un impair, les muscles pairs sont, 1° le cricothyroïdien ; 2° le crico-aryténoïdien postérieur ; 3° le cricoaryténoïdien latéral ; 4° le thyro-aryténoïdien. Le muscle impair est le muscle aryténoïdien.
Crico-thyroidien.
Préparation. Ce muscle est tout préparé lorsqu'on a isolé le larynx des muscles qui les recouvrent. Pour bien voir la partie pro-
Sitaation.
Figure.
Insertions
fixes.
Direction.
Insertions
mobiles.
Rapports.
ed
Situation,
668 | SPLANCHNOLOCIE.
fonde de ce muscle, il faut entamer en bas le cartilage thyroïde:
Le Crico-thyroïdien est un muscle pair, court, épais, triangulaire, situé à la partie antérieure du larynx, de chaque côté de la membrane thyro-cricoïdienne et divisé en deux faisceaux distincts. Il s'insère:en bas, au cartilage cricoïde, de chaque côté de la ligne médiane: cette msertion occupe toute l'étendue de la face antérieure et même en partie le bord inférieur de ce cartilage. Les fibres charnues se portent en rayonnant : les plus internes un peu obliquement en haut et en-dehors, .les moyennes très-obliquement, les inférieures, horizontalement, au bord inférieur du cartilage thyroïde (la partie moyenne exceptée), et au bord inférieur des petites cornes. Le plus grand nombre va s'insérer à la faée postérieure du cartilage thyroïde : ce muscle se continue par quelques fibres avec le constricteur inférieur du pha- TynX..
Recouvert par les muscles sterno-thyroidiens et par la glande thyroïde , 1l recouvre le muscle crico-aryténoiïdien latéral , et le Lay es Les bords internes de ces muscles sont séparés lun de l'autre par un espace triangulaire , large en haut, étroit en bas où se voit la membrane thyro-cricoïdiennes. |
Action. Elle n’est pas encore bien déterminée ; en prenant son point fixe sur le cartilage cricoïde, il me parait devoir faire exécuter au cartilage thyroïde un mouvement de basculeen vertu duquel fe diamètre antéro-postérieur de la
glotte est agrandi.
Crico-aryténoidien postérieur.
Préparation. Ce muscle est préparé lorsqu'on a emeve là mu-
queuse qui revêt la face postérieure du larynx.
Muscle pair , triangulaire, situé à la partie postérieure du cartilage cricoïde. Les fibres naissent de la dépression latérale qu nous avons décrite sur la face postérieure de ce car-
| tilage , et se portent dans différentes directions, les supé-
rieures qui sont les plus courtes sont presque horizontales, les moyennes sont obliques, lesinférieures sont presque verticales, toutes convergent vers l'apophyse postérieure et externe de la base du cartilage arythénoïde, au devant du” crico-aryténoïdien latéral.
Rapports. Recouvert par la muqueuse pharyngienne à laquelle il est très-lâchement uni, il recouvre le cartilage cricoïde.
Action. Ge muscle est dilatateur de la glotte. I\ porte ‘la base de l’aryténoïde en arrière, en dehors et en bas, et imprime au cartilage aryténoïde, par suite de cette contraction, un mouvement de bascule, par lequel la corde vocale inférieure est tendue.
Crico aryténoïdien-latéral.
Préparation. Enlever avec précaution l'une des moitiéslatérales du cartilage thyroïde. Il est impossible de séparer ce muscle du thyro-aryténoïdien.
Muscle pair, irrégulièrement quadrilatère, situé profondément sous le cartilage thyroïde. Ses fibres naissent de, la partie latérale du bord supérieur du cartilage cricoiïde ,
au-devant de l'articulation crico-aryténoïdienne: de là,
elles se portent obliquement en haut et en arrière pour s'insérer à l'apophyse postérieure et externe du cartilage aryténoïde, par un tendon qui lui est commun avec lé muscle thyro-aryténoïdien. Recouvert par le cartilage thyroïde et par le muscle crico-thyroïdien, ce muscle recouvre la membrane crico-thyroidienne latérale.
Thyro-aryténoïdien.
Préparation. La même que celle des précédens. On peut préparer ce muscle par l'intérieur du larynx, en enlevant les cordes vocales. |
C’est pour me conformer à l'usage, que je décris séparément le thyro-aryténoïdien et le crico-aryténoïdien latéral ;
Direction,
Attaches.
Forme.
Direction.
Attaches.
PR TT CEE Top ONE
670 SPLANCHNOLOGIE.
car, chez aucun sujBE et même chez de grands animaux, tels que le bœuf, il ne m'a été possible de les isoler parfaitement l'un de l’autre ; ils ont la même insertion aryténoidienne: leurs fibres sont placés sur le même plan, sans ligne .de démarcation, et remphsens les mêmes usages, On devrait donc réunir ces deux muscles sous le nôm de thyro-crico-arytenoïdien.
Le thyro-aryténoïidien , quadrilatère, très-mince en haut * : A trés-épais en bas, nait, de chaque côté, de l'angle rentrant trant du thy- du cartilage thyroïde aux deux tiers inférieurs de la hauteur roïde. de cet angle. Le plus grand nombre des insertions a lieu à la partie inférieure de cet angle , et constitue un faisceau extrêmement épais. De là, les fibres se portent horizontalement d'avant en arrière, et de dedans en dehors, et se terminent : savoir, le faisceau épais au côté externe de l'apog physe antérieure de l'aryténoïde et à une cavité d'insertion que présente , en dehors, la base de ce cartilage entre les | deux apophyses. Les fibres supérieures vont se terminer Hn'y a pes au bord externe du cartilage aryténoïde. Chez les grands de Mi no animaux, on voit manifestement les fibres supérieures de ce que, muscle se porter à l'épiglotte : c'est le ARE thyro-épiglotique de quelques auteurs.
Rapports. En dehors, il répond au cartilage thyroïde, dont il est séparé par un tissu cellulaire lâche, quelque fois un peu adipeux ; en dedans , il répond aux cord vocales et au ventricule. C’est au niveau de la corde vocale inférieure que répond la partie la plus épaisse de ce muscle, qui détermine en presque totalité la saillie qne fait cette corde dans l'intérieur du larynx. On peut même considérer ce faisceau comme logé dans l'épaisseur de la corde
run vocale inférieure. L'adhérence de cette corde vocale au du Dee muscle est telle, qu'il faut beaucoup de soin peur les ÉLAREETE S isoler l’un de l’autre. Plusieurs anatomistes ont même cru
inférieure, que les fibres du thyro-aryténoïdien venaient successivement se terminer à cette corde vocale, qui, d'après eux,
Direction.
Rapports.
ORGANES DE LA RESPIRATION. LARYNX. MUSCLES. Ggz
serait le tendon de ce muscle; mais l'isolement complet de la corde et du muscle est toujours possible,
Action. I] porte le cartilage aryténoïde en avant: ce mouvement semblerait devoir entraîner un relâchement de la corde vocale inférieure , ainsi que l'avait cru Haller (x) : cartilagines guttales ( aryténoïdes), antrorsum ducunt, glottidem dilatant, ligamentorum glottidis tensionem, minuunt. Mais remarquons que, 1° vu le mécanisme de l’articulation crico-aryténoïdenne; 2° vu l'insertion des muscles thyro-aryténoïdiens, en dehors de la base des cartilages aryténoïdes, En même temps que ces cartilages sont portés en avant, ils éprouvent un mouvement de bascule,
par lequel l’apophyse antérieure est portée en dedans. Les
ligamens de la glotte sont donc tendus et rapprochés l’un de J’autre. Ce mouvement de bascule peut être porté au point que les apophyses pyramidales se touchent, ce qui réduit d'autant le diamètre antéro-postérieur de la gloite.
Le thyro-aryténoïdien est donc constricteur et tenseur de la glotte : : c'était d’ailleurs l'opinion de Cowper et d’Albinus ,opinion que Haller a cherché à réfuter (1).
Du reste , la pression exercée par le muscle thyro- arytéroïdien sur le ventricule du larynx lui imprime une secousse qui peut le débarrasser des mucosités qui l’embarrassent.
Muscle aryténoidien.
Préparation. Enlever la membrane muqueuse et les grains glan- duleux qui la recouvrent en arrière. La détacher par un de ses bords pour avoir une bonne idée de son épaisseur.
L'aryténoidien ; muscle impair, court, épais, trapézoïde,
(x) Element phys., t. 3, liv. 9, p.387.
(2) Loc citat. Cum magni viri gloitidem dixerint abistis muscu- … lis arctari, experimento facto diducere didici. Neque potest ille ad latus cartilaginis arytænoïdæ musculus terminari quin eam rimam diducat. |
Action,
Mouvemen s
de bascule,
Constricteur
et tenseur de , la glotte.
PRES RE tie USERS CRE ONEENNE IS
Situation.
Figo re.
Insertion,
Couches en sautoir.
Couche transverse,
652 SPLANCHNOLOGIX.
situé derrière les cartilages aryténoïdes, remplitla concavité des faces postérieures de ces cartilages,'et l'intervalle qui les sépare.Ïls'insère à toute la longueur du bordexternedu cartilage aryténoïde droit , et se termine à toute la longueur du bord externe du cartilage aryténoïde gauche. Un certain nombre de fibres naît du bord supérieur du cartilage cricoïde. Ces fibres présentent une triple direction , et forment trois couches qui ont été considérées comme quad de muscles particuliers.
Les deux couches les plus superficielles sont obliques, et se croisent en sautoir : l’une va de la base de l'aryténoïde droit au sommet dé l'aryténoïde gauche; l'autre présente une direction opposée : c'est l'aryténoidien oblique d’Albinus. Ces deux couches sont minces. :
La couche la plus profonde est très-épaisse ; elle est formée de fibres transverses : c'est l’aryténoidien transverse d'Albinus.
Aucune de ces fibres ne va jusqu’au cartilage corniculé On a décrit, sous le nom de muscle ar) -épiglottique, des fibres
musculeuses qu’on dit avoir vues s'étendre du muscle aryté-
Il n’y a pas de mnscle aryépiglottique.
Rapports.
Action,
noïdien jusqu'aux bords de l'épiglotte. On dit aussi que le muscle aryténoïdien se continue par queue fibres avec le TAF RP ENONRS
: Rapports. En arrière avec la membrane muqueuse et Pal ques grains glanduleux, qui adhèrent au muscle por un tissu cellulaire lâche ; en avant, il répond à la face postérieure des cartilages tie. ets are l'intervalle, à une membrane fibreuse, mince, étendue du bord supérieur du cartilage cricoïde à toute l'étendue des bords internes des cartilages aryténoïdes. | | #”
Action. I semble , au premier abord, que ce muscle doive rapprocher énergiquement les deux cartilages aryténoïdes l'un de l'autre, et qu'il est le constricteur de la glotte; mais si l'on considère qu’il s’insère aux bords externes des cartilages, on comprendra que, tout en les rapprochant
cartilages, il leur fait exécuter un mouvement de bascule, en vertu duquel le sommet de l'apophyse pyramidale de la base est porté en dehors, et la corde vocale tendue , mais écartée de l’âxe. Si on se rappelle que le thyro- -aryténoiïdien fait exécuter un mouvement de bascule en sens opposé, on comprendra que l’action sitnultanée de ces muscles doit avoir pour résultat la tension de la corde avec immobilité de }apophyse.
Maintenant que nous connaissons les cartilages du larynx, les articulations qui les unissent et les muscles ci les meuvent, nous allons décrire cet organe d’une manière générale.
Du larynx en général.
Le larynx, dont nous avons déjà exposé la situation générale, présente dans ses démensions des différences, dont les unes sont individuelles , d’autres sexuelles, d’autres relatives à l’âge. Ces différences portent à la fois sur l'ensemble du larynx et sur ses diverses parties. Ainsi, le larynx d’une femme pourra toujours être distingué du larynx d'un homme: 1° par l'exiguité de ses dimensions : en représentant le larynx de l'homme par l'unité, le larynx de la femme sera représenté par deux tiers ; 2° par la moindre saillie des angles, des apophyses et des ONE des cartilages. Ces differences, qu sont en harmonie avec les caractères de la voix, ont principalement trait aux dimensions de 1 la glotte. | |
Les différences individuelles des dimensions du larynx n'ont pas ét& bien appréciées.
Les différences relatives à l’âge seront exposées à l’occasion du développement.
. On considère au larynx une surface extérieure et une sur- . intérieure...
Surface extérieure du larynx.
À. Région antérieure. Sur la ligne médiane, saillie verticale,
[Dimensions,
Différences
sexuelles.
Individuelles,
Région an-
formée par l'angle thyroïdien; au- dessous, membrane crico- térieure,
thyroïdienne ; plus bas, convexité de l'anneau cricoïdien.
nue hà
cms is tin ere. É .re
694 SPLANCHNOT.OGIE.
Sur les côtés, lames obliques du cartilage thyroïde; portion de l'anneau cricoïdien, recouverte par le muscle crico-thy-
-roïdiens articulation thyro-cricoïdienne.
Rapports de la région antérieure .
Région postérieure.
Gouttière du larynx.
Souscutanée sur la ligne médiane, où elle n'est séparée de la peau que par la ligne blanche cervicale, cette face est recouverte de chaque côté par les muscles de la région soushyoïdienne et latéralement par le constricteur inférieur et la glande thyroïde. La position superficielle de cette face permet de l'explorer à travers les tégumens, et l'expose à l'action des corps vulnérans. Sa position , plus superficielle encore sur la ligne médiane, a suggéré l'opération de la laryngotome.
B. Région postérieure. Sur la ligne médiane, saillie en forme de petit baril, que déborde de chaque côté le cartilage thyroïde. Ge baril est formé par l'anneau postérieur du cartilage crigoïde, et par les cartilages aryténoïdes. La partie renflée répond à la base de ces derniers cartilages. Une membrane muqueuse, pâle et plissée les recouvre. Sous cette membrane, se voient de haut en bas le muscle aryténoïdien, la ligne saillante verticale du cartilage cricoïde, les muscles crico-aryténoïdiens postérieurs etles articulations crico-aryténoïdiennes.
De chaque côté de la saillie en forme de baril estune gouttière profonde, anguleuse, qui résulte de la rencontre de deux plans , écartés en haut, rapprochés en bas, dans lesquelles on suppose que coulent les liquides lors de la déglutition. La paroi externe de cette gouttière, est formée, par la face postérieure du cartilage thyroïde, l'os hyoïde, et la membrane hyo-thyroïdienne. La paroi interne est formée par la partie latérale supérieure du baril. Cette gouttière est revêtue par une membrane muqueuse qui y adhère lâchement. Il est à remarquer que les gouttières n'existent qu'au niveau des cartilages aryténoïdiens; que conséquemment cest seulement dans cette négion que lelarynx est protégé en arrière par le cartilage thyroïde, qui appuie sur la colonne vertébrale à la mamière d'un chevalet, La face postérieure du cartilage
cricoïde est de niveau avec: les bords postérieurs du carti-
lage thyroïde , et porte comme eux contre la colonne verté-
brale.
Surface intérieure du larynx.
La surface intérieure du larynx n'esi nullement er rapport avec les formes et les dimensions extérieures de ce conduit, et cette sorte d'indépendance de forme tient à ce que le cartilage thyroïde ne concourt à la cavité du larynx que par son angle rentrant, et qu'il lui est complétement étranger par ses lames, Hu
Cylindrique en bas, où elle est formée par l'anneau cricoïdien, la cavité du larynx est prismatique et triangulaire en haut, où elle est constituée en avant par l’épiglotte, en arrière par les cartilages aryténoïdes et par le muscle aryténoiïdien, sur les côtés par deux replis muqueux, étendus des bords de l'épiglotte aux cartilages aryténoiïdes. De ces deux portions de la cavité laryngienne, l'inférieure présente des dimensions fixes comme l’annéau cricoidien; la supérieure au contraire, dont la plus grande largeur est en devant, à des dimensions variables, vu la mobilité de l'épiglotte et des cartilages aryténoïdes. Entre ces deux portions, vers le milieu du larynx, existe une fente plus étroite que le reste de la cavité, oblongue d'avant en arrière ) Cest la glotte, ou appareil vocal proprement dit, que l'on apercoit très-bien sans préparation, en plongeant la vue dans le larynx , et qui mérite une description toute particulière.
Glotte ou appareil vocal.
La glotte (ya0TUs, languette ,de yrorce, langue), que l’on confond souvent à tort avec l'ouverture supérieure du la-
rynx (1),est une ouverture ou fente (rima) triangulaire, oblon-
(x) Cette erreur est peut-être due au mot épiglotte, tant les mots ont quelquefois d'influence sur nos idées. Elle était également commise du temps de Haller, qui dit à ce sujet : Æriam hoc (laryngis) ostium non benè pro glottide sumitur,
Portion inférieure où sous=glottique.
Portion supérieure ou” sus-glottiqu e.
Giotte.
pe
À 676 | SPLANCHNOLOGIE.
gue d'avant en arrière, comprise entre les cordes vocales droi- Ya aioiteres tes et les cordes vocales gauches. Elle se présente sous la forme
présente deux de deux triangles isocèles > SUPAPORÉS, à bords parfaitement A di va égaux, dont la base est en arrière et le sommet en avant. sés, Le triangle isocèle inférieur est formé par les cordes vocales inférieures (rubans de Ferrein). Le (range isocèle supé- FAN rieur est formé par les cordes vocales supérieures. Les cordes cales , vocales inférieures débordent en dedans les cordes vocales Inférieures, supérieures; en sorte Qué si on tire un plan vertical le long Supérieures. es cordes vocales supérieures , il laissera au dedans de lui les cordes vocales inférieures.
Plusieurs auteurs réservent le nom de glotte au triangle inférieur.Cette manière de voir se trouvejustifiée par l'absence des cordes vocales supérieures chez un grand nombre d’animaux , chez le bœuf en particulier.
Dimensions de la glotte. La glotte est la partie la plus PimensionS: £trgite du larynx, et cette étroitesse explique le danger de l'introduction d'un corps étranger ou de la formation des fausses membranes à son niveau. Les muscles inirinseques du larynx, n'ont d'autre but que de dilater ou de rétrécir l'ouverture de la glotte. Nous avons vu que tous, à l'exception des crico-thyroïdiens , sont en quelque sorte ramassés autour de l'articulation crico - aryténoïdienne, dont les mouvemens mesurent les dimensions de la glotte. C'est aux différences que présentent les dimensions de la Hd ire Ur glotte, qu'il faut rapporterles différences vocales individuelles mensions de la qui constituent le caractère du chant dans les voix de ténor, de glotles bariton ou de basse; c’est à la même cause que se rattachent les différences qu’on observe dans la voix de femme et la voix d'homme, et les changemens qui s’opèrent dans le ton dela voix à l’époque de la puberté. La voix grave est en rapport avec de grandes dimensions dans la glotte, et la voix aiguë en rapport avec son étroitesse. Chez l'homme adulte, le diamètre antéro- -posÉneNr de la glotte est de 10 à T1 lignes ;: Chez la femme chez la femme ,il n’est que de 8 lignes; chez l'homme,
Chez l'homme.
le plus grand diamètre transversal est de 3 à 4 lignes; chez la femme , il est de 2 à 38 (1).
On conçoit d'après ces dimensions, comment un louis d'or a pu traverser la gloite, en présentant sa circonférence , et descendre jusque dans la trachée. Dans ce cas, la plupart des consultans appelés repoussaient l'idée de la présence de ce corps étranger dans les voies aériennes, parce que disaient-ils, la glotte ne pouvait pas permettre son initroduction. Le malade mourut au bout d'un an: on trouva le louis d’or dans la trachée.
Veniricules du larynx. Entre la corde vocale supérieure et la corde vocale inférieure et de chaque côté, se voit une cavité appelée ventricule, ou sinus du larynx , cavité oblon- Sue d'avant en arrière comme les cordes vocales, dont elle mesure la longueur. La profondeur des ventricules est déterminée par l'intervalle qui sépare les cordes vocales du cartilage thyroïde , ou plutôt des muscles thyro - aryténoïdiens, qui forment le fonds de ces ventricules. Leur orifice, un peu plus étroit que le fond, est elliptique dans le sens de la longueur, et a pu permettre l'introduction d’un corps étranger dans leur cavité. Dans le ventricule existe une arriere cavile ‘qu'on trouve parfaitement décrite ét représentée dans l'ouvrage de Morgagni ; cette cavité, à base largeouverte dans le ventricule, à sommet étroit, représente assez bien un bonnet phrygien; elle se voit à la partie antérieure des ventri-
(1) Ces mesures sont prises au niveau de cordes vocales inférieures ; le diamètre transversal est un peu plus considérable au niveau des cordes vocales supérieures.
(2) J'ai vu pour la première fois cette arrière-cavité chez un individu affecté de phthisie laryngée, où elle était très-développée. Je fis des recherches sur le larynx d’autres individus, et je trouvai que
, cette disposition était constante. Je ne savais pas alors que Morgagni avait indiqué et fait représenter la même disposition. Advers. 1. Épist. anat. var.
Un louis d'or a pu traverser la glotie,
Ventrie les du larynx.
Arriere ca:
vité des vtntricules.
ee, M Ne Re 2
cules, se prolonge en dehors de la corde vocale supérieure,
entre cette corde et le cartilage thyroïde, sur les côtés de
Bord supérieur du carti-
lage thyroïde.
Fpiglotte,
Masse adipeuse épiglottique.
Orifice supérieur du larynx.
L'orifice snpérieur est la partie la plus variée du la- YYNX.
l'épiglotte. Ses dimensions varient beaucoup. Dans un cas, son diamètre vertical était de 6 lignes ; elle était divisée en deux parties par une bride transversale,
Circonférences du larynz.
Circonférence superieure. Beaucoup plus évasée que l'inférieure, elle présente : 1° le bord supérieur anguleux du cartilabe thyroïde et les grandes cornes qui le terminent. 2° Derrière le cartilage thyroïde est l’épiglotte, et entre le eartilage et l'épigloite, un petit espace triangulaire rempli par une masse adipeuse serrée, qu'on décrit à tort sous le
titre de glande cpiglottique : j'ai déjà dit que cette masse.
adipeuse était limitée supérieurement par une membrane fibreuse, étendue de lépiglotte au bord postérieur de l'os hyoïde.
3° Derriére l'épiglotte, est l’orifice super ieur du larynx qu'il ne faut pas confondre avec la glotte, orifice coupé ‘obliquement d'avant en arrière et de haut en bas, ayant la forme d’un triangle dont la base est en avant et lé sommet en arrière, par conséquent en sens inverse de la glotte. Cet orifice est formé en avant par le bord libre légèrement échancré de l'épiglotte, et sur les côtés : 1° par la partie supérieure des bords latéraux de l'épiglotte; 2° par le bord libre des replis muqueux étendus de l’épiglotte aux cartilages arythénoïdes (replis eépiglotti-aryténoïdiens); en arrière par les cartilages corniculés, et les somméts des gartilages aryténoïdes que sépare une échancrure profonde, intohn étre
L'orifice supérieur est la partie la plus évasée du larynx, et permet li introduction ‘de cor ps étrangers quine peuvent pas traverser le reste de ce conduit. [/ épiglotte, par son abaissement, le recouvre en général complétement et peut même le border sur les côtés.
La circonférence inférieure du larynx parfaitement cireu- Ce ‘laire, est formée par le cartilage cricoïde et se continue avec rence inférieu-
la trachée. pe
Muqueuse et glandes du larynx.
La membrane muqueuse du larynx est la continuation de SAR . emphrane la muqueuse buccale et pharyngienne. On a vu que par une muqueuse. exception unique dans l'économie, une partie de la surface Le larynx externe du larynx , sa face postérieure était recouverte ee ©: F 4 ? 6 par une meémpar une membrane muqueuse ; cette exception est motivée brane muqueuse dans une sur cette circonstance que la face postérieure du larynx fait ie de sa paroi dans le pharynx. EM exter- Voici d'ailleurs comment se comporte la muqueuse js” ryngée : en la supposant partir de la base de la langue, elle
A2 1: ns NU Muqueuse se réfléchit sur la face antérieure de l’épiglotte, et dans cette] "
arvngée.
réflexion forme les trois replis muqueux glosso-épiglottiques he déjà décrits, un médian et deux latéraux ; elle adhère assez intimement à l'épiglotte, se réfléchit sur son bord libre, revêt | sa surface postérieure , et pénètre dans le larynx ; de chaque côté , elle se porte de l’épiglotte aux cartlages aryténoides ; pour se continuer avec la membrane pharyngienne qui revêt la face postérieure du larynx. Au niveau de l’ouverture supérieure du larynx, elle se réfléchit sur elle-même pour former lesreplis muqueux épiglotti-arpténoidiens, lesquels constituentles parois latérales de la région sus-glottique du larynx, recouvre la corde vocale supérieure, s'enfonce dans le ventricule et envoie un prolongement dans son arrière-Ccavite. Dans ce ventricule, elle estremarquabie pan s son peu d'adhérence aux parties qu'elle revêt; du ventricule elle se réfléchit sur la corde vocale Rue trei Là, de même qu'au niveau de la corde vocale supérieure elle est si mince qu’elle ne voile $ nullement l'aspect nacré de celigament et si adhérente quil
est difficile de l'en séparer. Enfin, elle recouvre la surface
interne du cartilage cricoiïde et les membranes erico-thyroï-
diennes moyenne et latérales. : |
Tenuite et adhérence de la muqueuse larymgienne,.
Glandes epiglottiques,
680 SPLANCHNOLOGIE.
La membrane muqueuse laryngienne est remarquable par sa ténuité, par son adhérence aux parties qu'elle revêt, et par sa couleur rose-pàle. Elle est criblée d'ouvertures quine sont | autre chose que des orifices muqueux. On connaît son exquise sensibilité, surtout à l’orifice supérieur, et dans la partie sus-glottique du larynx (1). Les replis muqueux épigloutiaryténoïdiens, qui contiennent dans leur épaisseur un ligament du même nom et chez les grands animaux des fibres musculaires, sont remarquables par la grande quantité et par la laxité du tissu cellulaire séreux qu'on y rencontre. Cette disposition anatomique les expose à cette infiltration séreuse si rapidement mortelle qui est connue sous le nom d’angine ædemateuse.
Glandes du larynx. Les glandes du larynx sont les glandules épiglottiques et les glandules aryténoïdes. La glande ou corpsthyroïde ne saurait être considérée comme appartenant, au larynx : si elle appartenait à quelque organe, ce serait à la trachée.
1°. Glandules eépiglottiques. On appelle ordinairement glande epiglotuique la masse adipeuse que j'ai dit être placée entre le corps thyroïde et l'épiglotte : on a même prétendu qu'elle s'ouvrait à la face postérieure de l'épiglotte par des conduits particuliers. Il n’y a de glande épiglottique que les glandules placées dans l'épaisseur de l'épiglotte, laquelle est criblée d’une infinité de trous pour les contenir dans son épaisseur: ces glandules, qui sont tellement muttipliées que Morgagni (1) les à considérées comme constituant une seule
lande, s'ouvrent toutes sur la face laryngée de l’épiglotte
(x) La sensibilité de la partie sous-glottique du larynx est beaucoup moins développée, ainsi qu’on l’observe dans les expériences sur les animaux et dans l'opération de la laryngotomie, lors de l’introduction de la canule. 1 |
(x) Advers. I, page 2; advers. V, page 68.
ORGANES DE LA RESPIRATION. DU LARYNX EN GÉNÉRAL. 81 par des pertuis très-manifestes, à travers lesquels on peut exprimer un mucus assez abondant.
2°. Glandules arytenoïdes. Parfaitement décrites par Morgagni, qui les considère avec raison comme un seul et même corps glanduleux, situées dans l’épaisseur du replimuqueux épiglotti-aryténoïdien, elles sont disposées suivant deux lignes réunies à angle, à la manière de la lettre L(x); la branche verticale longe la face antérieure du cartilage aryténoïde et du cartilage corniculé, et fait une légère saillie bien distincte de celles de ces cartilages; la branche horizontale, moins saillante , est logée dans l'épaisseur de la corde vocale supérieure. Les glandules aryténoïdes s'ouvrent isolément à la surface interne du larynx.
Vaisseaux et nerfs.
Les artéres viennent de la thyroïdienne supérieure , branche de la carotide externe , et de la thyroïdienne inférieure, branche dela sous-clavière. Les veines vont se rendre dans les troncs veineux correspondans. Les vaisseaux lymphatiques, peu connus, vont en grande partie dans les ganghions lymphatiques dela région sus-hyoiïdienne, si j'en juge par l'mflammation de ces ganglions, qui est si fréquente dans la laryngite aiguë, ete.
Glandes ary ténoides.
Leur dispotion anguleuse
Ârteres, Veines.
Vaisseaux
lymphatiques.
Ses nerfs lui sont fournis par les nerfs pneumo-pastriques : |
ce sont les laryngés supérieurs et les larynges inférieurs ou recurrens,Les laryngés supérieurs ne sont pas exclusivement affectés aux muscles dits constricteurs (aryténoïdien et cricothyroïdien ); ni les laryngés inférieurs aux muscles dits dila -
tateurs (crico-aryténoïdiens postérieurs et latéraux, thyro-
aryténoïdiens), ainsi que l'a avancé un physiologiste célèbre. Les mouvemens de bascule des cartilages aryténoïdes pourraient bien déranger un peu la classification des muscles du larynx en dilatateurs et constricteurs.
(1) Gnomonis, sed obtusanguli figuram utervis acervus habet
(Haller).
Nerfs.
Point de changement notable jusqu'a lépoque de Ja puberté.
Changemens à l’époque de } a puberté.
Le développement du la- See est sous la dépendance des organes génifaux,
682 SPLANCHNOLOGIE.
Développement.
L'évolution du Rryÿnx présente ceci de remarquable, que | depuis le moment où il est formé jusqu'à l'époque de la pu- : berté, il ne pr ésente aucun CHAN ECHO notable. Les ventricules sont si peu développés, qu’on en a nié l’existence. La | saillie de l'os hyoïde efface en quelque sorte celle du larynx. | Il n'existe, comme l’a très-bien prouvé M. Richerand(r),au- | cune différence bien remarquable entre le larynx d'un enfant de trois ans, et celui d’un enfant de douze ans; en outre, le larynx n ‘offre aucun vestige des différences sexuelles qui de- | viendront si remarquables plus tard. En regard de ces donnée anatomiques, nous devons placer le PT grêle de la voix et l’uniformite des sons vocaux dans les deux sexes.
A l'époque de la puberté, en même temps que les organes | génitaux, le larynx se développe si rapidement, que dans l'espace d’une année son évolution est terminée : alors, d’unifgrme qu'elle était chez les enfans, la voix acquiert et son timbre et sa qualité; alors aussi les différences sexuelles | de l'appareil vocal se prononcent. |
Serait-ce parce que le développement ne se fait pas d'une manière égale dans les diverses parties du larynx, ou bien par le besoin. d'une certaine éducation, que la voix présente alors ces sons discordans, bien sensibles surtout dans le chant, et qui caractérisent ce io on appelle mue de la voix ? |
La coïncidence du développe de l'organe de la voix, | et du développement des organes: génitaux, a fait admettre
entre ces ns une LAN TER de cause à ‘effet, et l'observa- | tion à prononcé que Forgane vocal était, en quelques kôrte | sous la dépendance des organes génitaux. Chez les castrats, cet organe consérve la petitesse du larynx de la femme (2).
& Es *
(à) Me de la société médicale d'émulation, tome 3. (2)M. Dupuytren, Mémoires de la société phil., tome 2.
Par le développementqu'elle éprouve à la puberté, la glotte acquiert des dimensions d’un tiers en sus chez la femme, e presque doubles chez l'homme. |
Aprés la puberté, les changemens qui peuvent avoir lieu dans le larynx sont le résultat de l'exercice, et non point du développement proprement dit.
L'ossification des cartilages du larynx n’est pas toujours
Ossification
l'effet de l'âge. Je l'ai observée chez des adultes de trente ans, des cartileges.
indépendamment de toute maladie, L'inflammation chronique du larynx amène une ossification précoce de ces cartilages : le thyroïde est celui qui a le plus de tendance à s’ossifier ; en deuxième. nr vient le cricoïde ; en troisième lieu , les aryténoïdes. Je n'ai jamais observé ot nes de l'épiglotte.
Usages.
Le larynx est l'organe de la voix, Une multitude d'expériences sur les animaux vivans et de faits chirurgicaux, démontrent que c'est exclusivement dans la glotteque seproduit le son vocal. Les poumons, les bronches et la trachée font, par rapport à la voix, l'office d’un porte- -vent élistique, susceptible de resserrement et de dilatation, d'alongement
C’est dans la glotite que se rodn x le son vocal,
et de raccourcissement. Le thorax fait l'office d’un souffler.
qui chasse l'air avec une force que la volonté peut faire varier à l'infini : d'où il résulte que le volume et la rapidité de l'air qui traverse le larynx, peuvent parcourir une échelle exirémement variée.
Quel est le mécanisme de la voix? S'opère-t-elle par le mécanisme du cor (Podart), par celui d’un instrument à cordes (Ferrem), par celui de Ja flûte (Cuvier), par celui d’un instrument à anche (MM. Biot et Magendie), par celui de l'appeau (1) (M. Savart )? Y a-til vibration des cordes
(1) Un appeau. est une cavité à parois élastiques percées sur deux faces opposées. Les cavités sont représentées par les ventricules et les ouvertures par l'intervalle des cordes voeales. Si.on adapte à l'appeau un tuyau yocal susceptible de resserrementet de dilatation, onaura des tons variés à l’infinÿ.
Mécanisme de la voix,
À raison des mouvemens de bascule, les muscles du larynx opérent la tension des cordes vocales.
Âction de l'épiglotte.
Action de l'isthme du gosier.
684 SPLANCHNOLOCIE.
vocales tendues? Y a-t-il seulement vibration de Lait à son | passage à travers une ouverture étroite et incapable de VI- | brer elle-même? J'abandonne ces questions aux physiologistes. | Il nous suffit de voir dans le jeu des muscles du larynx | et dans la disposition del appareil vocal tout ce qui est nécessaire pour opérer, soit une dilatation, soit un rétrécissement | de la glotte, et tel est le mécanisme de la glotte, à raison des | mouvemens de bascule des cartilages arytenoïdes, que les cordes vocales sont toujours tendues, quelle que soit d'ail. leurs l’action des muscles qui se contractent. | La voix quisort du larynx est une voix brute : le larynx est, relativement à la voix, ce qu'est l'embouchure pour la | flûte, l'anche pour le basson; elle est modifiée en traversant | le tuyau vocal, qui se compose de l'épiglotte, du pharynx, | de l’isthmé du gosier, de la cavité buccale et des fosses nasales. \ | | L'épiglotte représenterait, suivant une théorie fort ingénieuse de M. Magendie, les soupapes molles et mobiles que M. Grénié place dans les tuyaux d'orgue pour permettre | d’enfler le son sans modifier le ton.
L'isthme du gosier représente le luvne es supérieur des oi- | seaux, qu ’on sait être formé par une ouveriure contractile | qu ils peuvent rétrécir et même fermer à volonté ; et c'esten | grande parte par ce mécanisme que la petite g Da des oi- | seaux peut parcourir une échelle de tons si étendue. En effet, on sait que , dans les tubes sonores, l'occlusion com- | plète de l'extrémité inférieure fait baisser le ton d'une oc-. lave, et l’occlusion incomplète fait baisser le ton d'une | étendue proportionnelle. Eh bien! l'isthme du gosier présente un mécanisme tout-à-fait semblable à celui du larynx supérieur des oiseaux. Voyez un homme qui veut rendre un son très-orave , il abaisse et fléchit légèrement la tête sur la région old afin de rapprocher le menton du thorax. Or, cet abaissement n'a d'autre but que le rétrécissement vertical de l’isthme du gosier, le larynx étant porté en haut
dans cette attitude , et le voile du palais abaissé, on comprend, d’après cela, le rôle important que joue le voile du palais dans les modulations de la voix.
S1 on rapproche de ces faits les différences de longueur et de diamètre que peut présenter le pharynx (Voy. pharynx), et si on se rappelle qu'en diminuant de moitié la longueur ou le diamètre du tube ou corps d’un instrument à vent, on hausse le ton d’une octave, on pourra se rendre compte comment, avec une glotte si petite, l'homme peut parcourir dans le chant une série de tons aussi considérables.
La voix est modifiée en traversant les cavités buccale et nasale. | | Les fosses nasales favorisent-elles le retentissement de la voix Î ? Ou bien le passage de l'air à travers les fosses nasales n'a-t-il lieu que pour la production de certains sons , des sons nasaux? Cette dernière opinion, qui est celle de M. Gerdy, me paraït la plus conforme aux faits MM. Biot et Magendie avaient déjà fait observer avec raison que la voix ne devient nasillarde que lorsqu'elle traverse les fossés nasales. |
La voix s'articule en traversant la cavité buccale , c'est-àdire que le son vocal est coupé, modifié par la percussion plus ou moins rapide des lèvres et de la langue contre les dents et le voile du palais.
La voix articulée est bien distincte de la parole. On peut fairearticuler les sons à des animaux très-distans de l’ homme, sous le rapport de la conformation des organes VOCaux , un perroquet par exemple. L'homme seul parle, parce que seul il est intelligent.
Action du pharynx,
Action des fosses nasales.
Voix arti-
enlée.
Bien disti ne- ? te de la parsle
686 pr sPLANCHNOLOGIE.