‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 199 sur 223 · TROMPES UTERINES OU DE FALLOPE · texte numérisé non relu

TROMPES UTERINES OU DE FALLOPE

‘Les trompes utérines sont ‘deux conduits placés. dans épaisseur du bord ‘supérieur du Jigament large. Ces conduits qu'on nomme ‘encore trompes de Fallope, .{uëæ, Fal- + lopianæ , du'mom' de l'auteur qui lés a le:premier bien dé- *érits, s’étendént'depuis l'angle: supérieur de l'utérus. jusque

sur lés côtés de l’excavation du petit bassin.

Du corps

jaune.

Son exis-

tence n’est pas

constante

après l’accouchement.

Vaisseaux

et nerfs.

Üsages.

768 sPLANCHNOLOGIE.

Situation et direction. Flottantes en quelque sorte dans le |

Situation. petit bassin, entre les ovaires qui sont en arrière et les liga- | mens ronds qui sont en avant, les trompes utérines se dirigent transversalement en dehors , et au moment de se terminer , s'infléchissent en arrière et en dedans pour se rapprocher de l'extrémité externe de l'ovaire, auquel.elles tién- | nent par un petit ligament. Rectilignes dans la moitié interne | Flexnosté de ce trajet, elles décrivent dans leur. moitié externe quel-

de la moitié ques flexuosités qui, dans certains cas , et surtout lorsque la | roc trompe a été Île siége d'une inflammation chronique ou d'une | hydropisie, sont tellement considérables, qu'elles représen-

tent jusqu'à un cértain point les contours sinueux du canal

déférent. Du reste , les adhérences accidentelles si fréquentes

du pavillon dela trompe impriment à ce pavillon une direction |

toute différente de celle qui lui appartient dans l'état nor- |

mal. Les trompes peuvent être entraînées dans une hernie |

avec les ovaires, ainsique j'en ai vu plusieurs exemples.

A La longueur des trompes, qui est de quatre à cinq pouces, l varie quelquefois d'un côté à l'autre. Leur calibre ,,extrême-

Calibre. ment étroit dans leur moitié interne, augmente progressivement dans leur moitié externe jusqu'à leur extrémité, |

qui s'évase et se. découpe. en. festons, irréguliers à la ma- |

nière du calice de certaines fleurs : cest, cette extrémité |

pavillon de rénflée qui constitue: le pavillon de la trompe, où morceau | lairompe. frange. Pour bien voir, cette, disposition, il faut plonger la trompe dans un liquide; :on. voit alors une multitude de | franges ou de petits lambeaux inégaux en longueur, flottans | et constitués par des plis inégalement découpés formant quelquefois deux ou tiois cérclés concentriques. On dit gé-| néralement qu'une de ces franges, plus longue que les. autres, va se fixer à Yextrémité de l'ovaire; mais cette adhé- | rence m'a paru se faire au moyen d'un petit. ligament, | l'outés ces franges plissées viennent: aboutir à! un cercle.un | peu plus rétréci que la portion de trompe à laquelle il fait |

Orifice Libre , Me + ° ’ ° ‘1. | de la trompe, SUIÉE : C'est Ce cerele qui constitue l'orifice libre de Ja trompe,

Des franges du pavillon,

ostium abdominale.

ORGANES GÉNITO-URINAIRES. TROMPES UTÉRINES. 769 Du reste, l'étroitesse que présente la partie interne de Étroîtesse L pi is : ï . de la partie la trompe, comparée à sa Ho externe, est telle, qu'en A la dehors elle recoit l'extrémité d’une sonde de moyen Ca- trompe, libre, tandis qu'en dedans elle peut à peine admettre une -soie de sanglier. Dans la portion de ce conduit qui traverse les parois de l'utérus, le diamètre est capillaire , et ce n’est : CRAN L \ " ; £ , Lu e Sa portion qu'avec beaucoup de difficulté qu’on parvient à voir à l'œil utérine. nu l'orifice utérin de la trompe, ostium uterinum. Le conduit de là trompe s'ouvrant d'une part dans la cavité uté- sin de la trome rine, et d'une autre part, dans la cavité du péritoine ,ilen P* résulte que ces deux cavités communiquent entre elles : disposition qui a fait admettre que certaines péritonites pouvaient bien dépendre du transport, dans la cavité Périto- La trompe néale à travers les trompes, d’un liquide éontenu dans la fait communidis ur , quer la cavité cavité de l'utérus. Il n'est pas très-rare de trouver le pa-

utérine avec la villon de la trompe oblitéré. Dans les cas d’oblitération de cavité périto-

Orifice uté-

Lo À s Ê ÿ néale.

son orifice abdominal , la trompe se dilate à la manière d’un A \ { e - « cône à base tournée en dehors ; ses inflexions deviennent dans les mêmes circonstances extrêmement prononcées. ° L dl Fendue suivant sa longueur, et plongée dans l’eau, la Lalingitn

FE Un iuerr » , Ü trompe présente dans toute sa moitié externe ou évasée des dinaux de la ù : ‘ PT A. surface interne plis longitudinaux, d’une largeur inépale et se touchant Par de La trompe. leurs bords libres. Du reste, on ne rencontre aucune valvule, ni dans le trajet, ni aux orifices de la trompe, L Dans sa portion étroite, la trompe est dure au toucher, inextensible et offre une grande analogie d'aspect avec le canal déférent; dans sa portion large ;'elle est affaissée sur elle- ‘même, et ses parois sont minces et extensibles. Structure. Le péritoine forme à la trompe une tunique “externe qui ne lui adhère que lâchement : une membrane ; A ° ie ° » A.

Hhuqueuse revêt sa ShReRes interne : elle peu aisément y ire mis tuni- ‘démontrée dans toute l'étendue de la partie large ou plissée, ques, ‘et parait constituer à elle seulé'les plis longitudinaux dont «nous avons parlé. Continue d’une part à la muqueuse uté- y mu- “rine, cette membrane se continue, d'une autre part, avec la queuse.

Structure.

Une séreuse,

vf he Ta ré

= 20 lie D

770 SPLANCHNOLOGIE.

séreuse péritonéale sur le bord frangé de la trompe, seul pe aide exemple, dans l'économie humaine, de la continuité immépropre. diate d’une séreuse et d'une muqueuse. Entre la membrane séreuse et la membrane muqueuse est une membrane propre qui parait un prolongement du tissu propre de l'utérus, et qui est probablement de nature musculaire. HAN Est 1 Usages. Les trompes qui sont, chez la femme, les analogues du conduit déférent de l'homme, servent de conduit | de transmission, d’une part, au principe fécondant du mâle; d’une autre part, au produit fécondé, qui de l'ovaire doit , être porté dans l'utérus. | Cet usage de transmission est démontré, 1° par la stérilité des femelles chez lesquelles on lie les trompes; 2° par l'existence des grossesses tubaires dans lesquelles le germe fécondé s’arrêtant dans la cavité de la trompe, y parcourt les périodes de son évolation, | | Le pavillon de la trompe a pour usage d’embrasser l'ovaire 1 au moment de l'acte fécondant, et de s'appliquer sur le! point d'où se détache le germe. Il suit de là que toute adhérence de l'ovaire ou de la trompe qui s'oppose à ce jeu des organes, est une cause de stérilité, |

Usages,

Page 1