‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 204 sur 223 · MAMMA E · texte numérisé non relu

MAMMA E

Sa mobilité.

Alvéoles de cette glande.

Densite de la glande mammaire.

Pc la glande mammaire hors de la lac-

tation.

Pendant 12 lactation.

Division en

lobules ou grains glauduleux.

Ces grains glanduleux sont isolées ou

agglomérés.

Cavite centrale de cha-

796 SPLANCHNOLOGIE. |

densite plus considérable que celle de la plupart des organe: glanduleux. Elle doit être étudiée 1° pendant Ja kFaña

2° en l'absence de cette fonction.

Hors de la lactation , la glande présente l'aspect d’un tissu fibreux, très. compacte , d'une couleur blanchâtre, divisé er lobules inégaux, que je ne puis mieux; comparer qu’à certai nes tumeurs fibreuses de l'utérus. La disposition granuleusé propre au tissu des glandes n’y existe pas d'une manière sensible,

Pendant la lactation, la disposition granuleuse devient Or ne peut plus évidente. Voici ce que j'ai observé à cette époque : les grains glanduleux sont réunis en petits groupes ou lobules aplatis et superposés. De chaque petit groupe par! un conduit excréteur, reconnaissable à sa couleur blanche, facile à injecter, et qui résulte de la réunion d’un nombre de radicules proportionnel au nombre desgrainsglanduleux Ayant eu occasion de disséquer la mamelle d'une femme ré: cemment accouchée , et chez laquelle le tissu cellulaire, qui unit les grains Len etait infiltré de sérosité, les grains eux-mêmes étaient en quelque sorte disséqués par cette infil: tration, et les conduits galactophores i injectés par un lait coagulé jaunâtre, j'ai vu que ces grains glanduleux étaient les uns isolés et comme pédiculés, les autres agglomérés « en groupes ré guliersouirr éguliers. Un de ces groupes était disposé en cercle de tous les grains de ce.cercle émanaient des conduits excré: teurs, qui se dirigeaient dela circonférence au centre à la ma: nière de rayons, etaboutissaient à un conduit excréteur com mun, lequel partait du point central. Un autre groupe étail alongé et renflé d’ espace en espacg. Au centre était un con: duit recevant les petites branches provenant de chaque gra nulation. Chaque grain glanduleux offrait une cavité “centrale,

que grain glan- de laquelle on pouvait exprimer une sorte de ver formé pat

duleux.

Aspect spongieux du tissu.

la matière caséeuse coagulée. Vues au microscope simple, les parois de ces cavités offraient l aspect spongieux de la moéllé de jonc, aspect que jai déjà signale comme appartenant tous les organes glanduleux. | À

Tissu fibreux mammaire. Indépendamment ‘des granulaions , il entre encore dans le tissu de la glande ‘une grande quantité de tissu fibreux , qui, après lui avoir formé une erreloppe complète , envoie dans son épaisseur des prolongenens plus ou moins lâchét qui en réunissent les lobules. C’est | cette grande quantité de tissu fibreux que la glande mamnaire doit sa dureté. Quelquefois le développement qu'érouve la mamelle à l'époque dela puberté, porte exclusirement sur le tissu libréux, ét, dans ce cas, la mamelle peut [Cquérir un volume monstrueux : :le tissu glanduleux disparai it, t la mamelle est transformé en une masse fibreuse multilobuire qu'on à prise quelquefois pour un lipome dégénéré.

2° Tissu adipeux. Les espèces d’alvéoles ou loges que préente la surface externe de la mamelle sont remplies par des nasses de tissu adipeux que séparent des lamelles fibreuses tendues de la glande mammaire à la peau. Les loges fibreusés

jui contiennent Chacune de ces masses ne communiquent

as entr'elles ; circonstance qui explique la fréquence dés inlammations et des abcès circonscrits de la mamelle. Le déve- Dppernent du tissu adipeux et celui de la glande mammaire ont en raison inverse l’un de l’autre. C'est à ce tissu adipeux que les imamelles de quelques hommes doivent le volume ‘onsidérable qu'elles présentent. Ce tissu entrerait comme lément essentiel dans la structuré de la glande , d'après aller , qui dit avoir vu plusieurs fois des OT galactohores naître du tissu adipeux. | Des conduits galactophores. Si on divise la mamellé sur ine femme morte pendant la lactation, on voit sourdre le ait d’une multitude de points, comme à travers les pores

Tissu fibreux mammaire,

Hypertrophie de ce

tissu,

Tissu adipeux,

Les loges fibreuses du tissu adipeux ne

communiquentpasentre elles,

Conduits galactophores.

l'une éponge ; ces points sont autant de coupes ae ces con- .

luits minces, blanchâtres , demitransparens , canaux excréeurs de la glande mammaire, as on appelle conduits (HÉHAENES ou galactophores.

Ces conduits naissent des granulations , et peut- M aÿssi lu tissu adipeux , ainsi que le pensait Haller se réunissent

Les conduits galactophores se comportent à la maniere des veines.

Leurs ame poules ou dilatations.

Rétrécisse= ment des canaux lorsqu'il; arrivent au Mamelon.

Tissu dartoide dun mamelon.

Il n’y a pas de tissu érectile dans le maæmelon.

Absence de

valvules.

je n’en ai jamais compté plus de dix. Elles sont inégales en

79% SPLANCHNOLOOTE.

successivemeht à la manière des veines, convergent de la cir conférence vers le centre, traversent l'épaisseur de la gland pour se réunir en un nombre indéterminé de conduits qui aboutissent au centre de cette glande, au niveau del aréole C'est là qu'ils sont le plus voluminegx: on les voit former de ampoules ou dilatations considérables qui ne laissent pres qu'aucun intervalle entre elles. Le nombre de ces ampoule n'est pas au-dessous de vingt, suivant quelques anatomistes

volume. Arrivés à la base du mamelon, les canaux se rétré: cissent ; ils sont rectilignes et marchent parallèlement pour s'ouvrir au sommet du mamelon par des orifices bien pis étroits que les conduits eux-mêmes. Ainsi donc , bien qui n'existe pas de réservoir proprement dit pour la glande

mammaire, on peut considérer comme tel les amponles de: galactophères, Il y a cette seule diffénçnce quà la place

Du reste, les SR ner galactophores So CH TMENES soil dans le mamelon, soit au niveau de l’auréole, par un tissu dartoïde, dont la présence explique l'état dorgasme et d'érectilité dans lequel peut entrer le mamelon, ainsi que l'ex. crétion en jet du liquide par suite de pti de la mamelle. On ne rencontre dans le marmelon aucune trace du tissu caverneux qui y a été admis par quelques anatomistes. Les conduits galactophores n ne communiquent entre eux dans aucun point de leur trajet, mi dans leur canal de terminaison, ni dans leur ampoule, ni dans leurs racines , ainsi que le prouvent les injections de mercure et les injections de ces divers conduits par des matières diversement colorées. La slande mammaire, comme d'ailleurs la plupart c des glandes \ se divise en un certain nombre de départemens distincts

qui peuvent remplir À jeurs fonctions indépendamment les uns des autres.

Les i injections montrent en outre que les conduits galactophores sont dépourvus de valvules, Leur structure est

peu connue. On a admis pour cette structure une membrane interne faisant suite à la peau, et qui doit être du genre des muqueuses, et une membrane externe lfibreuse que je suis porté à regarder comme de nature dartoïde.

Vaisseaux. Les arteres de la mamelle viennent, 1° des Vaisseaux thoraciques , en particulier de celle qui a recu le nom do ‘de mammaire externe ; 2° des intercostales; 3° de la mammaire interne.

* Les veines très-développées se divisent en deux ordres: les Veines. unes sont sous-Ccutanées; les autres, profondes, accompagnent les artères. Les premières se dessinent à travers la

peau. 1

Les vaisseaux lymphatiques sonttrès-muitipliés, et vont se Lymphatirendre aux ganglions axillaires. Les anciens anatomistes sr avaient admis une communication directe entre le canal thoracique etles mamelles ; mais cette opinion , suggérée par l’analogie de couleur qui existe entre le chyle et le lait, est dénuée de tout fondement.

Nerf. Ils viennent des intercostaux et des branches tho- Nerg, raciques du plexus brachial.

Développement. Les mamelies deviennent apparentes dès Développele troisième mois de la conception. Au moment de’ la ment. naissance, elles sont plus développées qu'elles ne le seront dans les périodes qui vont suivre, et contiennent une certaine quantité de liquide lactescent et visqueux. Jusqu à l'é-

‘poque Ge la puberté, la mamelle ne diffère dans les deux

sexes que, par une largeur plus grande du mamelon, et par

‘un volume un peu plus considérable de la glande chez les

enfans du sexe féminin.

| À l'époque de la puberté, la mamelle acquiert graduel- A l'époque lement le volume qu'elle doit conserver par la suite; son de Ja puberté, développement coïncide avec celui des organes génitaux.

Le plus souvent il précède, quelquefois il suit l'apparition

des règles. Les mamelles participent aussi chez l'homme

au développement des organes génitaux à l'époque de la pu-

800 SPLANCHNOLOGIE.

berté ; chez quelques sujets, ce développement est même porté assez loin pour déterminer une sécrétion lactée. Les

Leur atro: mamelles s’atrophient dans la vieillesse; quelquefois on ne

phie dans la : à 6 ET trouve plus à la place de la glande mammaire quun peu

de üssu fibreux : chez plusieurs vieilles femmes , j'ai vu les conduits galactophores distendus par un mucus concret, noirâtre, de consistance gélatineuse , qui m'a permis de les suivre jusque dans leurs radicules les plus déliés,

.. PERITOINE.

Le péritoine {rip}, autour; zfu, Je suis étendu), est une membrane séreuse qui, d’une part, tapisse les parois de l'abdomen ; d'une autre part, forme une enveloppe à la presque totalité des viscères contenus dans cette cavité!

Le péritoine, concourant à la structure de presque tousles viscères qu’il recouvre, a déjà été étudié, mais par parties , dans l’histoire des viscères contenus dans l'abdomen Il s'agit maintenant de démontrer la continuité de ces fragmens isolés ; et pour cela, nous supposerons cette membrane partir d’un point, et nous la suivrons sans interruption dans un trajet circulaire, jusqu'à ce que nous soyons revenus au point de départ. Ÿ |

Le péritoine est la plus vaste ét la plus compliquée. de toutes les membranes séreuses ; 11 constitue, comme elles, un sac sans ouverture répondant, par sa face externe, aux parties sur lesquelles il se déploie; libre et lisse par sa face interne,

Nous adopterons pour point de départ la région ombilicale , et nous diviserons le trajet du péritoine en deux por tions : 1° l’une supérieure, épigastrique où sus-ombilicale’: 2° l'autre inférieure ou sous-ombiliealé. nl;

Portion inférieure ou sous-ombilicaie du péritoine.

La portion inférieure ou sous-ombilicale, que nous supposerons partir de l'ombilic, tapisse toute la portion sous-ombilicale des paroiïs de l'abdomen. Là, elle est soulevée par l'ouraque et les artères ombilicales, où plutôt par les Jisamens qui remplacent ces artères, et constitue /roës replis falezformes : un médian et deux latéraux, qui convergent vers

+ | midi

Supposition qui facilite 1a description du péritoine.

Le péritoine est la plus vaste des membranes sérense8,

Sa division en deux pore ti

Replis pour l’ouraque et les artères ons bilicales,

Manière dont le péritoine se comporte par rapport à a veasie.

Réflexion du peéritoine,

De la vessie sur le rectum,

De la vessie sur l'utérus.

802 SPLANCHNOLOGIE,

l'ombilic, où ils se terminent, mais qui se portent en divergeant vers la vessie : ensuite le péritoine plonge dans l'excavation du bassin , recouvre le sommet, les régions latérales et postérieure de la vessie, et se comporte d'une maniere un peu différemte, suivant l'état de plénitude ou de vacuité de cet organe, Quand la vessie est revenue sur elle-même, le péritoine descend jusque derrière la symphyse; quand, au contraire, la vessie dilatée s'élève dans. l'abdomen , le péritoine refoulé fuit devant elle, et la vessie vient répondre immédiatement à la paroi antérieure de l'abdomen ; circonstance qui la rend accessible aux moyens chirurgicaux, sans exposer à la lésion du péritoine. NE

De la face postérieure de la vessie, le péritoine se réfléchit sur les autres organes contenus dans le bassin, et se comporte différemment chez l'homme et chez la femme.

1°. Chez l'homme, il se réfléchit de la vessie sur le rectum, en formant de chaque côté un repli semi-lunaire ; nommé /igament postérieur de la vessie, et à la partie moyenne,,un cul-de-sac plns ou moins profond, qui s'étend. quelquefois jusqu’à la prostate (x). ,

2°, Chez la femme, le péritoine se réfléchit. de la face. postérieure de la vessie surle col de l'utérus, en formant un cul-de-sac intermédiaire; en sorte que le bas-fond'de la vessie se trouve, chez la femme, complétement dépourvu! de

“péritoine, Celui-ci revêt. les deux faces et le bord supérieur

Ligamens larges.

Leurs aile- TONS,

de l’utérus , et forme de.chaque côté un large repli transver: sal, ligamens larges , subdivisé supérieurement en trois replis moins considérables, ailerons du ligamens large: un antérieur qüi répond au ligament rond, un moyen à la trompe, un postérieur à l'ovaire. |

\ é, 4 3 « k FRET ER tr] lé (1) Le péritoine. qui forme le cul-de:sac interwédiaire à la vessie et au rectum. présente quelquefois des éraillemens assez analogues

à ceux des paroïs abdominales chez les femmes qui ont eu beaucoup : d’enfans ”

DU PÉRITOINE. 803 Tout-à-fait étranger au vagin en avant, le péritoine recouvre ce conduit en arrière dans le tiers supérieur de son étendue ; de là, il se réfléchit sur le rectum et s'ycomporte de la même manière dans les deux sexes. Inférieurement , il se borne à revêtir la face antérieure du rectum: mais supérieue rement , il en enveloppe toute la circonférence, excepté en arrière , où il formeun reph connu:sous le nom de mésorectum.

‘À parür de l’excavation du bassin , le péritoine continuant sa marche ascendante , va recouvrir la paroi postérieure de l'abdomen: nous l'y examinerons à la partie moyenne etsur les côtés. super tits es

1°. A la partie moyenne, il se: porte au devant de l'angle sacro-vertébral, puisau-devent de la colonne lombaire; et parvenu au niveau d’une ligne oblique, étendue de Ja partie latérale gauche dé la deuxième vertèbré lonibaire à la fosse iliaque droite, il se réfléchit d’arrière en avant pour constituer le feuillet gauche ‘du #iésentère (Hevos, qui est au mmilièt; évrepos, intestins ); il s'élargit immédiatement pour

Pouvoir répondte à toute la longueur de l'intestin grêle,

tapisse sa moitié latérale gauche, son bord convexe, sa moitié latérale droite; puis se portant d'avant en arrière, s’adosse au feuillet précédemment indiqué pour constituer le mésentère, qui est, leplus considérable. des replis.du. péritoine, et qui est si remarquable par sa forme en, manchette, sur laquelle nous. .avo nsappelé. l'attention ausujet. del'intestin grêle, TT 2° A gauche, le péritoine après ayoir formé le mésorectum, forme le nésocolon iliaque , repli considérable, qui donne à lSiliaque du colon une trés-grande mobilité, De. l'S iliaque, le péritoine se prolonge sur le colon Jombaire gauche, qu'il revêt en avant dans les cinq sixièmes de sa circonférence ) et qu'il applique contre le rein, sans lui .former de repli : en: sorte que le rein et le colon sont en rapport immédiat, Ce-

Reflexion

du péritoine :

du vagin sur le rectum.

Mesorectum.

Disposition du péritoine sur a paroi postérieure de l'abdomen.

Mésentère.

Mésocolon :

iliaque.

&yPÉ :

804 SPLANCHNOLOGIE.

pendant il n'est pas rare de rencontrer le colon lombaire

gauche entouré dans toute sa circonférence par le péritoine,

Mésocolon L . un . , / qui constitue alors en arriere un repli nomme mesocolion

Ï ombaire gauche. lombaire gauche.

Sur le trajet du gros intestin ; le péritoine forme le APpét Tes lus ordinairement de petits replis chargés de graisse, auxgraisseuses. : quels on donne le nom d’appendices graisseuses.

30 4 droite, le péritoine rencontre le cœcum,et se comporte ne FE ga avec lui de deux manières: tantôt il l'enveloppe en totalité, en cœcum. sorte que cet intestin, libre de toutes parts, jouit d’une très-

grande mobilité; tantôt, au contraire, et c'est la disposition la Sur V’appen- plus habituelle; le péritoine se borne à passer au-devant du Sr nn cœcum et l’applique contre la fosse iliaque droite, à laquelle il adhère parun tissu cellulaire séreux assez lâche.Quant à la manière dont-le péritoine se COmport par rapport à l'appendice vermiculaire., tantôt il lui forme un petit mésentère ; tantôt il l'applique soit contre la face postérieure du cœæcum, soit-contre l'iléon, soit enfin contre la partie inférieure du mésentère.. Au-dessus du. cœcum, le péritoiné revêt le colon lombaire droit, et présente la même disposition que du côté gauche. x: à Telest le trajet de la moitié sous-ombilicale du péritoine.

Portion supérieure ou sus-ombilicale du péritoine.

La moitié supérieure Où sus-ombilicale du péritoine ; sera suivie depuis l'ombilic jusqu’à la paroi postérieure de l'abdomen, au niveau du mésentère et des mésocolons lombaires, où nous avons abandonné la moitié inférieure. |

A partir de l'ombilic, et en procédant de bas en haut ,

Ligament ] , it e t e l: . bd . } . » £ il ncpetens da Je PÉSONIEMA PET paroi abdominale antérieure : 11 Te foie. contre à droite la veiné ombilicale , ou le cordon fibreux

qui la remplace chez l'adulte , l'enveloppe, et lui fournit un repli falciforme qui porte le nom de ligament suspenseur du foie , faux de la veine ombilicale , repli triangulaire dont le

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