DU PÉRITOINE
continuer par l’hiatus de Winslow avec le reste du péritoine ( 1).
Descripüion générale du péritoine.
Il résulte de la description qui précède, que le péritoine forme une membrane continue dans son trajet ; en sorte que si on pouvait développer tous ses replis, et le détacher, sans solution de continuité, de la surface de tous les organes qu'il revêt, on aurait un grand sac membraneux sans ouverture. Toutefois, il existe , mais chez la femme seulement, une interruption bien remarquable dans le point correspon- - dant à l'extrémité de la trompe. C'est dans ce lieu que, par une exception unique dans l’économie, on voit la continuité d'une membrane séreuse avec une membrane muqueuse.
On considère au péritoine deux surfaces : l'une exlerne, l’autre interne.
La surfuce interne, libre, lisse et humide est le siége d'une exhalation séreuse et d'une absorption qui, dans l'état naturel , sont dans un parfait équilibre.
Surface externe, où adherente. 1° Elle tapisse les parois de la cavité abdominale ; 2° elle revêt la plupart des viscères abdominaux dont elle forme la tunique externe ou commune ; 3° elle s'applique à elle - même dans les divers replis que presente le péritoine, Son adhérence a lieu au moyen d'un ussu cellulaire, dont les caractères varient dans les diverses régions du péritoine.
Nous examinerons la surface externe du péritoine, 1° sur
(1) On peut, chez un grand nombre de sujets, démontrer l'existence de la grande cavité des épiploons , en introduisant une grosse sonde dans l’hiatus de Winslow, et eninsufflant avec précaution : l'air pénètre alors entre les deux lames antérieures et les deux lames postérieures du grand épiploon, et forme une grande vessie plus ou moins régulière. Pour que cette expérience réussisse, il faut que lépiploon soit parfaitement intact et libre d’adhérences.
Continuite du péritoine,
Interruption au niveau du pavillon de la trompe.
Surface in terne,
Surface externe.
les parois abdominales; péritoine pariétal; 2 sur les pisceres; péritoine viscéral ; 3° dans ses différens replis.
A. Du périloine sur les parois abdominales ou péritoine Du péritoine : ; y ‘ sar les parois Parrénal, 1° Sur le diaphragme, adhérence a lieu par abdominales. un tissu cellulaire irès-dense : toutefois , cette adhérence ne
résiste pas aux tractions qu'on exerce sur cette membrane
dans la préparation du diaphragme. 2° Sur la paroi ante-
rieure de l'abdomen, l'adhérence est plus forte au niveau de
la ligne blanche et de la gaine du muscle droit et plus lâche
au niveau des arcades crurales que dans les autrés points de
cette paroi. Foutetois, il n'est pas très-difficile d'isoler com-
. plétement toute la partie du péritoine qui répond aux parois
abdominales. 3° A la région lombaire, adhérence est extré-
mement lâche, ainsi que dans les fosses iliaques et au-devant
la colonne vertébrale. Il en est de même de l’excavation pelvienne,
Le ussu cellulaire extérieur au péritoine, que plusieurs
Tissu cellulaire extérieur AUTEUTS Ont considéré comme formant la tunique extérieure au péritoine. de cette membrane, envoie des prolongemens,, à travers
les nombreuses ouvertures dont sont percées les parois abdominales. Ces prolongemens établissent des communications , d'une part, entre le issu cellulaire sous-péritonéal et le LISsU cellulaire des membres abdominaux ; d’une autre part, entre ce même tissu cellulaire sous- péritonéal e et celui qui est extérieur à la plèvre. RP
Tomate . Le péritoine est soutenu dans toute son étendue par une breuse sous. /amne fibreuse qui rend compte de la difficulté avec laquélle péritonéale. JS bGs des paroïs abdominales s'ouvrent dans l'intérieur du
péritoine.
B Du peritoine examine sur les : visceres , où périloine viS- Là pauline céral, Parmi les visceres abdominaux, les, uns recoivent, du forme aux in- périloine.une enveloppe complète ,.à l'exception toutefois du te Fe point par lequel les viscères recoivent leurs vaisseaux : à cette das complète. classe, appartiennent la fatgs l'estomac; l'intestin-grèêle, etcs
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DU P$DITOINE. 811
D'autres ont une; envéloppe moins complète; en sorte qu'une partie de leur surface se trouve en rapport immédiat avec les parties environnantes: tels sont les colons ascendant et descendant, lé cœcum, etc. , d'autres enfin n’ont que des rapports très-peu étendus avec le péritoine, qui se. borne à passer au devant d'eux, et semble leur être étranger : tels sont la vessie, la partie inférieure. du rectum , le pancréas, les deux dernières portions du duodénum et les reins. Le
éritoine n’est en rapport avec ces derniers viscères ue par . P
un tissu cellulaire très-lâche.
Dans sa partie viscérale, le péritoine n’est pas doublé par la lame fibreuse que nous avons réncontrée dans la portion pariétale : aussi la perforation de la tunique séreuse viscérale est-elle beaucoup plus fréquente que celle de la tunique séreuse pariétale, '
CG Des replis du péritoine. Parmi les replis du péritoine, dont la plupart ont été déjà indiqués, et dont il suffira de faire ici la récapitulation, 1° les uns portent le nom de {gamens, ce sont les ligamens triangulaires, coronaire et falciforme du foie, les ligamens postérieurs de la vessie, les hgamens larges de l'utérus.
2%, D'autres portent le nom de mesenteres : ce sont le mé-
sentère, proprement dit, ou mésentère de l'intestin grêle, le mésocolon transverse, les mésocolons lombaires droit et gauche quand ils existent, le imésocolon iliaque , le mésorectum. ‘On devrait ranger dans: la, même catégorie. le, repli ques étend du sillon transverse du foie à la petite courbure deil'estomac;} et ‘qui. est. connu;sous le nom de petit épiploon; ak:constitue réellement. le mésentère, de l'estomac ou méso-ventricule. PT h NU to sb
3°. Enfin: ileest des replis qui portent le nom d’epiploons 74, SUT; sw, Je nage, Je flotte. On: les a distingués en grand épiploon ou .épiploon gastro-colique., petit épiploon ou epiploon: gastro-hépatique, ;épiploomw gastro-splénique ; épi-
ct N akertsi \ . 2 d
2° Tantotune tunique 1n= complète,
Le péritoine viscéral n’est pas doublé par une lame fi:
breuse.
Ligamens formes par le La LA ° P »
péritoine,
Meéseuières,
Epiplocns.
812 SPLANCHNODOGIE. sale" ploon colique. À cette classe de replis doivent être rapprochées les appendices graisseuses ou épiploiques : un motsur
le grand et le petit épiploon.
Grand épi Du grand épiploon. Le grand epiploon , nommé aussi épi- RFC ploon gastro-colique ; parce qu'il est fixé d'une part, à l'estomac, de l’autre au colon, existe à peine chez l'enfant nouveau Peer né; il se développe avec l'âge, et atteint vers l'époque du déne l'âge, veloppement complet le détroit supérieur du bassin. On a remarqué qu'il descend un peu plus bas à gauche qu'a droite. Suivant la Lorsque l’estomac et le colon sont distendus, l’épiploon est
RE des réduit à une zone où bordure plus ou moins étroite qui longe ntestins. :
l'arc du colon.
L'épiploon présente d’ailleurs une multitude de variétés nes era individuelles : tantôt il est comme étalé d’une manière égulièrement. très régulière au-devant des circonvolutions intestinales ;
tantôt replié sur lui-même 1lest déjeté de l'un ou l'autre côté; x Wu osé en J'autres fois tendu comme une cordé adhérenteïpar une de
ses extrémités , il peut devenir une cause d’étranglement : il
n'est pas excessivement rare de irouver le grand épiploon
renversé de bas en haut entre le diaphragme d'une part, et
l'estomac et le foie d'une autre part. | :
Telles sont la transparence et la ténuité du grand épiploon mnt qu'on a peine à concevoir qu'il puisse entrer quatre lames du grand épi. péritonéales dans sa composition. Chez quelques ‘individus pou on trouve même l'épiploon percé à jour et comme criblé de trous à la manière d'une dentelle: En opposition avec cette. extrême ténuité, on trouve chez les individus d'un gros embonpoint, le grand épiploon pénétré d'une énorme quantité de graisse qui s'est déposée principalement le long des vaisseaux ; en sorte qu'il peut acquérir un volume très-considérable et un poids de plusieurs livres. AT AT Le grand épiploon présente une face antérieure etune face Frs et postérieure ; toutes deux libres, un bord superieur adhérent,
| un bord inférieur libre, convexe, plus ou moins sinueux
DU PÉRITOINE. 813 qui répond aux arcades crurales et aux orifices internes des anneaux sus-pubiens # aussi le rencontre-t-on très-souvent dans les hernies.
Ce bord est de toutes les parties de l'épiploon, celle qui présente le plus souvent des adhérences. Les bords latéraux n'offrent rien de ‘remarquable ; ils marchent parallèlement à la direction des colons ascendant et descendant qu'ils re. couvrent même quelquefois. À
Les artères de l'épiploon sont fournies par les artères gas- Ares. tro-épiploique droite et gauche, elles descendent verticale: ment entre Îles deux lames antérieures ,et diminuent à peine de calibre. Parvenues au bord inférieur de l'épiploon , elles se replient de bas en haut, et montent entre les deux lames
postérieures jusqu'à l'arc du colon où elles communiquent avec les artères de cet intestin.
Les veines suivent la même direction que Îles ATOS ET pi | vont concourir à la formation de la veine-porte.
On trouve des ganglions lymphatiques dans l'épaisseur Ganglions du grand épiploon le long des courbures de l'estomac et de !7"Mphatiques, l'arc du colon.
ANerfs. On suit sur lesartères épiploiques des ramifications
nerveuses qui émavent du plexus solaire: ce sont sans doute ces nerfs qui donnent à l'épiploon la sensibilité particulièré qui le caractérise et qui détermine les phénomènes de l’étranglement quand il est pincé dans une hernie.
On ignore les usages de l'épiploon.
Du petit épiploon. Le petit épiploon, véritable mésentère, méso-ventricule , jrésente un bord inférieur concave, fixé à la petitecourbure de l'estomac; un bord supérieur fixé, 1° à la scissure transverse du foie et à la partie du sillon antéro-pospostérieur, située en arrière de lascissure; 2° à l'œsophage et au diaphragme; à droite, il est borné par les vaisseaux hépatiques et les conduitsbiliaires : c’est derrièrecebord que se voit l'hiatus de Winstow; à gauche il est limité par l'œsophage.
Nerfs, 1
814 111 (SPLANCHNOLOGIE.
La ctructure Sfrücture du péritoine. Le péritoine, comme toutes les. fre Q ? Lé ? A Q du péritoine, membranes séreuses, est dépourvu d'artères, de veines et. de comme d'’ail- f, ‘ L té Ï 0 n ] ; f. t | d 1h 4 leurs celles de néTfs. Les artères, les veines et les nerfs contenus dans Yé- ° 4 e L4 ni ? L ioutesles men paisseur des épiploons’et du mésentère n'appartiennent pas branes séreu- | * k TE “rte ses , paraît en. € Propré à celte membrane. Les injections, capillaires les tièrement Iym- plus‘ténues , soit naturelles; soit artificielles, forment un rébatique. se FAP j Een de VU É :
éd seau extrémement délié au-dessous du péritoine , mais ne le pénètrent jamais. La structure du péritoine, comme d’ailleurs celle de toutes les membranes séreuses et probablemént aussi celle du tissu cellulaire séreux lui-même , est en-
tièrement lymphatique.