‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 49 sur 223 · RÉGION LABIALE, MOUVEMENS DES LÈVRES · texte numérisé non relu

RÉGION LABIALE, MOUVEMENS DES LÈVRES

lui sont destinés. En effet, à l'orbiculaire des lèvres, où ,, pieujaire sphincter de la bouche, sont opposés, 1° les buccinateurs fait équilibre à ou dilatateurs transverses; 2° les élévateurs de la lèvre su- “°** are périeure, élévateurs commun et propre; 3° les abaisseurs de Ja lèvre inférieure, les carrés; 4° les élévateurs de la commissure; canin, grand zygomatique, petit zygomatique et risorius de Santorini, lorsqu'ils existent; 5° les abaisseurs

de la commissure, iriangulaires.

Les lèvres remplissent un grand nombre d'usages qui Usages des

e 1 bilit » + 1l s ser ent 1° à la lèvres relative tous exigent une grande mobile; elle vent, PAGE à le Dre préhension des alimens, à la succion ; 2° à l'articulation des hension. sons, d’où le nom de labiales, qu'on a donné aux consonnes, A l'articub. p, me, qui sont produites spécialement par le jeu deslèvres; lation des sons, :P 5 1, P ;

3° elles servent à modifier l'air expiré, de manière à pro- A laction . . 0 w A) . e L] de siffler.

duire des vibrations d’un caractère particulier, et dont l'ensemble constitue l'action de siffler : et, sous ce point de vue, ne trouve-t-on pas, dans le jeu des lèvres, le secret du mécanisme de la glotte; 4° les lèvres servent à la mastica- A la mastition, en retenant les alimens et en les repoussant incessam- "07:

ent entre les arcades dentaires ; 5° les lèvres servent dans Au jen des instrumens à

le jeu des instrumens à vent, mesurent le volume de la co- rat

Jonne d'air qui doit aller frapper le corps vibratile, et le mécanisme de leur action varie suivant l'espèce d'instrument. Ainsi, tantôt elles concourent à graduer la rapidité de la colonne, en graduant lorifice par iequel s'échappe l'air, ainsi qu'on le voit dans le jeu de la flûte; tantôt elles représentent des cordes qui vibrent à l'entrée d'un instrument, et qui, par leurs degrés divers de tension, déterminent les différens tons : dans ce cas, les lèvres con-

jeu de sa physionomie se rapporte-t-il à une grimace qui est toujours la même, qui ne présente que des nuances dans son intensité, mais qui ne lui permet point d'exprimer des passions différentes, et même opposées, ainsi qu’on les voit se peindre sur la physionomie humaine.

138 4 |. MYOLOGIE.

stituent elles-mêmes des corps vibratiles qui propagent leurs oscillations au corps avec lequel elles sont en contact, indépendamment de l'effet produis dans l'instrument par le passage d’une colonne d'air. Ce mécanisme s'observe dans le cor, la trompette, etc.

Les lèvres : Examinés sous le rapport du rôle. qu'ils jouent dans a à de l'expression des passions, les muscles. de: a face sont tantôt TE “A soustraits présque complétement ER empire de la volonté,

cé qui arrive quand l'expression des’ passions nest pas simulée ; tantôt, au contraire, leur conträction est volontaire et. pape ainsi qu'on l'observe chez ceux qui, par profession ou par habitude, sont exercés à simuler des impressions qu'ils n'éprouvént point. Toutefois, on doit remarquer que si l'on peut à force d'art donner à son gré à chaque passion l'expression faciale qui la traduit à l'extérieur, il y a toujours une grande différence entre cette expression factice et l'expression naturelle.

® Expression Du reste, les modes généraux d'expression faciale peudes pasious vent se rattacher comme nuances à deux grands LYPSS; gaies ou tristes | Savoir : l'expression des passions gaies et celle des passions “ tristes. Les passions gaies s'expriment par l'épanouissement

des traits; c'est-à-dire par leur éloignement de la ligne médiane: ainsi l'occipito-frontal, le releveur de la paupière, et surtout le grand’ zyyomatique, sont les agens principaux de l'expression des passions gaies. L'expression des passions tristes, qui consisie au contraire dans le rapprochement et ja concentration des traits vers la ligne médiane, a, pour principaux agens, le sourcilier, le A hpa thus des lèvres, les élévateurs propre et commun de la (AE supérieure, le mus-

cle de la houppe du menton et le carré.

La physio nomie résulte en partie de peau de la face et les muscles Rte di s'identifient en es ER ég quelque sorte avec elle par les fibres qui s’ y implantent, la tels ou tels Contraction fréquemment répétée dun ou de plusieuts

muscles. des muscles de la face, imprime à la peau des plis ou rides

À raison de la connexion intime qui existe entre la

RÉGION TEMPORO-MAXILLAIRE. MASSETER. 139

« Qui persistent même après la cessation et dans l’intervalle des contractions qui les ont déterminées. L'habitude des sensations tristes ou gaies, et de l'expression faciale qui

les caractérise, imprime donc un cachet particulier à la physionomie, et y laisse des traces en quelque sorte inef. facables, de manière né avec une grande habitude d' observation on peut, jusqu'à un certain point, juger du caracière d'un individu d’ après l'analyse de sa physionomie. Le système de Lavater n'a pas d'autres fondemens. Le

RÉGION TEMPORO-MAXILLAIRE.

Les muscles de cette région sont. au nombre de quatre: deux de chaque côté, le masseter et le temporal.

Masseter.

Préparation. 1° Faire une incision horizontale le long de l’arçade zygomatique; 2° une incision verticale ailant tomber sur la partie moyenne de la première incision à la base de la mächoire;

° disséquer les lambeaux en avant et en arrière, en ayant soin de ne pas diviser le canal de Stenon qui croise le muscle perpendiculairement; 4° pour voir la face profonde, détacher par deux traits de scie l’arcade zygomatique, et la renverser en dehors.

Le masseter est un muscle court, très-épais , de formeir- S$itnation. régulièrement quadrilatère, situé sur les parties latérales de Figure. la face.

Insertions. 11 s'insère, d'une part, au bord inférieur de fnsertions. l'arcade zygomatique ; d’une autre part, à la face externe de l'angle et de la branche de la mèchoire inférieure (zr#0mato-mazxillaire, Chauss.\. |

L'insertion supérieure ou zygomatique se fait par une aponévrose extrêmement épaisse, qui embrasse le bord an- Insertion térieur du muscle, et se compose de plusieurs plans de iso manque fibres superposées, qui se prolongent dans une étendue assez considerable à la surface et dans l'épaisseur du muscle. % De la face interne et des bords de cette aponévrose naissent

140 MYOLOGIE.

les fibres charnues qui se dirigent un peu 6bliquement de Direction. }aut en bas et d'avant en arriere, pour venir s'insérer, soit

directement, soit par des lames aponévrotiques irès-fortes, à Insertions

maxillaires, l'angle de ia mâchoire. Il n’est pas rare de voirun petit fais-

ceau triangulaire se détacher en avant pour venir se fixer au

Direction bord inférieur du corps de l'os. Les fibres charnues, qui

propre? tr naissent de la partie postérieure de l'arcade zygomatique,

nn ” constituent un faisceau court, peu considérable, presque en-

üèrement charnu , qui se porte verticalement en bas, et

s'insère en arriére du précédent, à Ja face externe de la

branche de la mâchoire. Enfin, l'arcade zygomatique étant

renversée, on voit un faisceau charnu, plus petit encore,

naître directement de sa face interne, et, se diriger d’arrière

en avant, pour sinsérer à la face externe de l'apophyse coroncide, et même au tendon du muscle temporal.

Rapports Rapports. Recouvert par la peau dont le sépare une petite

l'ame aponévrotique , et quelquefois un prolongement du

Superficiels, peaucier ; recouvert en arrière par la glande parotide, en

haut par le palpébrai et le orand zygomatique; croisé à

MEAsel angle droit par les divisions du nerf facial, par l'artère

transverse de la face et le canal de Sténon, le masseter

recouvre la branche de la mâchoire inférieure, le muscle

temporal, et le buccinateur dont il est séparé par une boule

. Bord anté- graisseuse. Son bord antérieur, saillant à travers la peau,

Ft présente en bas un rapport important avec l'artère maxil-

Postérieur. laire externe. C’est immédiatement au-devant de ce muscle qu'il faut la comprimer. La parotide embrasse son bord | postérieur.

Action. Action. T,action de ce muscle est très-puissante. On peut en mesurer en quelque sorte l'énergie dans la série animale d'un côté par le volume de l’arcade zygomatique, et

d'un autre côté, par la saillie des lignes et des éminences que présente l'angle de la mâchoire inférieure.

Moment du Le z20ment où l'action de ce muscle s'exerce avec le plus

sr 0) , . « . , »

ay hites d'avantage est celui où les mâchoires sont légèrement écar-

RÉGION TEMPOROG-MAXILLAIRE. TEMPORAL,. ï 141

tées l'une de l'autre, parce, qu'alors l'incidence du muscle sur le levier qu'il doit mouvoir, se rapproche davantage de la perpendiculaire. |

La direction générale des fibres du masseter étant oblique de haut en bas et d'avant en arrière, il en résulte cet avantage pour la trituration des alimens, savoir, que le mosseter, dans sa contraction, imprime à la mâchoire un mou vement de bas en haut et d'arrière en avant. Cette même obliquité explique le rôle que peut jouer le muscle masseter dans le mécanisme de la luxation de l'articulation temporo-maxillaire; en effet, le point d'insertion du muscle à los maxillaire, qui est le levier, ayant lieu plus en arrière que si le muscle était dirigé verticalement, il en résulte que, pour peu que l'écartement des mâchoires soit considérable, le condyle se trouve au-devant de l'axe auquel peuvent être rapportées toutes les fibres du masseter; et quand ce muscle se contracte, il augmente le mouvement de bascule, et tend à faire échapper le condyle à la partie antérieure.

Crotaphyte où temporal.

Préparation. L’arcade Zygomatique étant sciée et renversée, enlever, 1° l'aponévrose qui recouvre la région temporale; 92° le tissu graisseux qui entoure l'insertion du muscle à l'apophyse coronoïde ; 3° pour voir les rapports de la face profonde, détacher le muscie, soit de haut en bas, en ruginant le périoste de la fosse temporale; soit de bas en haut, après avoir scié l'apophyse coronoïde à sa base.

Le crotaphyte ou temporal, ainsi nommé à cause de sa situation dans la fosse temporale qu'il remplit en totalité ( xporades, tempe ), se présente sous la forme d'un muscle large, radié, représentant un triangle à base tournée en haut.

Insertions. 1] s’insère, d’une part, dans toute l'étendue de la fosse temporale, ainsi qu'à la face interne d’une aponé-

Avantages de l’obliquité de l'axe du muscle,

Rôle du masseter' dans la luxation de la mâchoire inférieure.

Situation,

Figure,

: & 142 MYOLOGIE.

: 14 S oné t oralessüuperficielle: d’i Insertions. VrOse, nommée aponevrose emp P cielle; «une autre part, aux bords et au sommet l'apophyse coronoïde (temporo-maxillaire, Chauss.). s Insertions à Les fibres charnues naissent toutes directement, soit are tem: de la fosse temporale, soit de la face interne de l'aponé: À l'apons, TOSE temporale, laquelle, fixée er haut à toute la longueur vrose tempo- de la ligne denu- circulaire temporale, en bas au bord surale.

périeur de l'arcade zygomatique, est très-fortement tendue, et fournit aux fibres charnues une insertion très:$0: lide et très-résistante. Nées de cette double surface osseuse et aponévrotiqué, les fibres charnues se portent Direction en convergeant , les antérieures obliquement d'avant en arconvergente rière , les postérieures d'arrière en avant, les moyennes ver: des fibres , !

charmes. ticalement, et constituent une masse charnue de plus en plus épaisse, dont les fibres viennent se rendre, les unes à la face Aponévrose externe (ce sont les moins nombreuses }, les autres à la face de terminaison .

interne et aux bords d'une aponévrose de terminaison: Cette aponévrose, très-forte, radiée elle-même à son ori: insertion co- gine , rassemble ses fibres pour constituer un tendon trèsrnddieune épais, qui vient s'insérer à l'apophyse coronoïde, tendon copar un tendon: ronoidien. Le temporal, en se portant de la fosse tempo- Réflexion rale à l'apophyse coronoide, éprouve une sorte de reflexion du muscle. 4 ] RU dé L k P t sur la gouttière placée à la base de l'apopfyse zygoma ique. J'ai rencontré souvent un faisceau musculaire très-fort, qui,

# + af naissant de la partie inférieure de la fosse temporale et de

Ja crèté qui la borne inférieurément, venait sinsérer, par un tendon distinct, à la lèvre interne du bord antérieur de la

branche maxillaire. | “ Éogos Rapports. Recouvert par la peau, par l'aponévrose occicielle du mns- pito-frontale, par les muscles auriculaires antérieur et suce périèur, par les artères, Îes veines et nerfs temporaux superficiéls; recouvert plus immédiatement par l'aponévrosé De li ne témporale superficielle, par l'arcade zygomatique et le masprofonde, séter, le temporal récouvre la fosse temporale, le ptéry-

goïdien externe, un peu le buccinateur, l'artère maxillairé

RÉGION PTÉRYGO-MAXILLAIRÉ. PTÉRYCOIDIEN INTERNE. 143

interne et les vaisseaux téiporaux profonds. Son épaissseur est proportionnelle à la profondeur de la fosse témporale et à la force de l’apophyse coronoïde.

Action. La force du musclé temporal peut ‘êtré en quelque sorte mesurée par la profondeur de la fosse témporale et le volume de l'apophyse coronoïde, ainsi qu'on peut s'en convaincre en examinant ces régions du squelette chez les animaux carnassiers, dont les muscles élévateurs de la mâchoire jouissent de la plus grande énergie. L'usage du temporal est, de même que celui du masseter, d'élever la mächoire inférieure; mais il diffère beaucoup de ce muscle par le mécanisme suivant lequel il agit. En effet, le masseter élève la mâchoire par un mouvement direct ; le temporal au contraire l'élève par un mouvement de bascule, en agissant principalement sur Ja partie postérieure de l'apophyse coronoïde, En un mot, le temporal agit sur le bras vertical du levier coudé que représente l'os maxillaire ; le masseter âgit au contraire sur le bras horizontal du levier. Dans le mouvement de bascule que le temporal imprime à l'os maxillaire inférieur, celui-ci représente ée genre de levier coudé qui constitue un mouvement de sonnette.

RÉGION PTÉRIGO-MAXILLAIRE.

Les musclés dé cette région sont aü nombre de deux , GE connus sous le nom de ptérysoïdiens, que l’on divise en interne et eñi externe.

Ptérygoïdien interne où grand ptérygoïdien.

Préparation. 1°. Séparer du reste de la tête la face et la partie du crâne qui est située au devant de la colonne vertébrale ; 2° diiser la face en deux moitiés latérales par une section antéro-posérieure.

On peut aussi préparer ce musclé par le procédé suivant: 1° Scier la mâchoire inférieure verticalement à la réunion du

Action.

Moyen d’appréciation de la force du muscle.

Elévateur de la mächoire inférieure.

Par un mouvement de Lascule.

Lévier éoudé représenté par la mâchoire inférieure.

144 MYXOLOGIE.

corps et de la branche; 2° enlever l’arcade zygomatique ; 3° scier l'apophyse coronoïde à sa base ; 4° scier le col du condyle, puis désarticuler le condyle. | Le ptérygoïidien interne est profondément placé dans la Situation. f08se Zygomatique; couché le long de la face interne de la

branche de l'os maxillaire inférieur ({ertius musculus qui in ore latitat, Vésale). | mie:

Il est épais, quadrilatere et tout-à-fait semblable, par la forme, par la direction et par la structure, au masseter;, d'où le nom de masseter interne qui lui a été donné par

Figure,

Winslow.

Insertions. 11 s'insère, d’une part, 1° dans la fosse ptéry-

goïde ; 2° au crochet de l'aile interne de l'apophyse ptérygoide; 3° à la faceite inférieure de l’apophyse pyramidale de l'os palatin; d’une autre part, à la face interne de l'angle

Insertions.

du maxillaire inférieur.

Insertion L'insertion ptérygoidienne se fait par une aponévrose ptérygoïdien- tout-à-fait semblable à celle du masseter qui se prolonge sur nu la face interne et dans l'épaisseur du muscle. Cette aponévrose sert d'origine aux fibres charnues, lesquelles se dirigent de haut en bas, de dedans en dehors, et d'avant en ar-

Insertion à pjère, pour venir Sinsérer par des lames aponévrotiques la mächoire |

Direction.

très-fortes à la mâchoire inférieure.

inférieure.

NUE : Rapports. 1° En dedans, ce muscle répond au muscle pé-

tu) ristaphylin externe, et au pharynx dont il.est séparé par un intervalle triangulaire où se voient beaucoup de tissu cellulaire, de vaisseaux et de nerfs, et la glande maxillaire.

po asie ATEN dehors, il répond à la branche de l'os maxillaire inférieur dont le séparent en haut les nerfs dentaire et lingual, les vaisseaux dentaires inférieurs et la lame fbreuse appelée ligament latéral interne de l'articulation.

An Action. Ce muscle sinsérant presque perpendiculaire-

L ,. L D L € ment au levier qu il doit mouvoir, agit avec une grande

énergie. Du reste, la plupart des considérations qui ont été exposées à l'occasion du masseter, s'appliquent au muscle

RÉGION PTÉRYGO-MAXILEAIRE. PTÉRYGOÏDIEN EXTERNE. 145

que nous décrivons ici, et qui est un véritable masseter

interne. Le ptérygoïdien offre seulement ceci de particulier, Mid.

qu'ayant son insertion fixe plus rapprochée dé la ligne mé- léger de Jaté- . . e A > ® 4 A lité.

diane que l'externe, il peut concourir à imprimer à la m4-"*"*

choire un mouvement léger de latéralité qui favorise le

broiement, |

Ptérygoïdien externe.

Préparations. La double préparation indiquée pour le ptérygoidien interne s'applique parfaitement à ce muscle.

Le ptérygoidien externe , très-court, épais, convide, plus petit que le ptérygoiïdien interne (petit ptérygoïdien, petit ptérygo-maxillaire), est situé dans la fosse zygomatique, horizontalement étendu de l'aile externe de l'apophyse ptémygoide au col du condyle de la mâchoire inférieure. 1l prend ses énsertions fixes, 1° d’une part, à toute l'étendue Iasertions de la face externe de l'aile externe de l'apophyse ptéry-

"Situation.

Figure.

goide, et à la facette de l'apophyse palatine qui la términe 7 en bas; 2° à la crête qui sépare la fosse temporale de la

fosse zygomatique, et à une apophyse en forme d'épine, qui

me paraît digne d'être mentionnée, et qui se voit à l’extré-

mité interne de cette crête. Ses insertions mobiles ont lieu be

d'autre part, dans la fossette creusée en avant du col du condyle de l'os maxillaire inférieur, et à la circonférence du cartilage interarticulaire.

L'insertion supérieure ou ptérygoïdienne se fait par des Insertions aponévroses fortes et prolongées dans l'épaisseur du mus- Ptérygoïdiennes.

cle. De là les fibres charnues se portent horizontalement Lo ; à 1 * Direction de dedans en dehors et d'avant en arriere, forment d’abord des fibres. deux corps charnus distincts, entre lesquels passe souvent l'artère maxillaire interne, convergent, se confondent, et se erminent par de petiis faisceaux aponévrotiques qui contituent le sommet tronqué du cône représenté par le musle , et vont s'insérer et au col du condyle, et au cartilage Insertions « x condyliennes.

nterarticulaire.

146 MYOLOGIE.

Rapports. Rapports. Profondément placé, ce muscle répond en dehors à la branche de la mâchoire inférieure , au muscle temporal et à l'artère maxillaire interne; en dedans, au ptérygoïdien interne; en haut, à la paroi supérieure de la fosse zygomatique.

Actien. Action. L'axe du ptérygoïdien externe étant dirigé de de-

dans en dehors et d'avant en arrière, et le point fixe étant

Mouvement | en avant et de : à côté, avoir pour résultatun double mouvement horizontal , savoir :

un mouvement er avant et un mouvement par lequel l'os

à l'apophyse ptérygoide, on conçoit que sa contraction doit

Contraction / A ta ir : » "4° imaltanée des et porté du côté opposé à celui qu’occupe le ptérygoïdien

denx ptérygoi- qui agit. Lorsque les deux ptérygoïdiens externes agissent Si-

diens exter- PT A ‘ NOTE , 5

x: multanément, la mâchoire inférieure est portée directe-

ment en avant. [l résulte de l'insertion du ptérygoïdien ex-

Consé- terne au cartilage interarticulaire, que, dans les mouvemens

quences qui a Me TPE RME à ‘

résaltent de de la mâchoire inférieure, celui-ci n’abandonne jamais le

l'insertion du condyle. Ce muscle ptérygoïdien externe joue le principal

ptérygoidien 4 0 N RE"

exteneian care. EIPIHANS 1e déplacement du condyle, à la suite des fractures

tilage interar- de son col. Le muscle ptérygoiïdien externe est évidemment

ticulaire, ; . .

l'agent principal du broiement.

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