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MUSCLES DE L'ÉPAULE

Ces muscles sont le deltoïde, le sus-épineux, le sous-épineux et petit rond, que je considère comme un seul muscle, et le sous-scapulaire. Le grand rond, qui ést ordinairement rangé parmi les muscles de cette région, a été décrit avec le grand dorsal, dont il peut ètre considéré comme l’aecessoire,.

Deltoïde.

Préparation. 1° Faire à la peau une incision horizontale qui circonscrive le sommet de l'épaule, en partant du tiers externe de la .clavicule, pour atteindre jusqu'a la partie la plus reculée de Pépine de lomoplate; 2° du milieu de cette incision, en faire partir une autre qui descende verticalement jusqu’à la partie moyenne de l’humérus; 3° disséquer les deux lambeaux en avant et en arrière, en ayant soin d'enlever une aponévyrose très-mince qui est étroitement appliquée contre les fibres.

Le deltoïde, ainsi nommé à cause de sa forme qui a été comparée à celle d’un delta renversé A, est un muscle épais, rayonné, triangulaire, recourbé sur lui-même, embrassant l'articulation scapulo-humérale en devant, en dehors

Figure.

Sitaation,

148 MYOLOGIE,

et en arrière. C'est le muscle du moignon de l'épaule. Insertions. I s'insère, : D’une part, 1° au bord postérieur de l’épine scapulaire, dans toute sa longueur; 2° au bord externe de l’acromion ; 3° au tiers externe, c’est-à-dire à la partie concave du bord antérieur de la clavicule. D'une autre part, sà l'empreinte deltoïdienne de l'humérus ( sous-acromio- -huméral, Chaussier À.

Insertions.

Insertion L'insertion supérieure ou scapulo-claviculaire du deltoide

ee est la même que l'insertion scapulo-claviculaire du tra- CUIAITE.

Le deltoïde pèze : aussi ces deux muscles, bien qu'ils soient séparés

et le trapèze et distincts dans l'homme , semblent ne former qu'un seul ue forment qu'un seul | | | muscle conpé voir est parfaitement confirmée par l'étude de l'anatomie par uneinter-

muscle, divisé par une ne et cette mamiére de

section. s comparée.

L'insertion supérieure du dotoide se fait par des fibres aponévrotiques, dont les postérieures qui sont les plus longues, se. confondent avec l'aponévrose sous-épineuse ,, laquelle fournit aussi au deltoïde quelques points d'insertion.

Lames Trois, ou quatre lames aponéyrotiques principales, se détaaponévroti- ;

ques qui di- Chent de la clavicule et de J'acromion à des intervalles dé-

visent le terminés, s’enfoncent dans l'épaisseur du muscle, et donwmascle en & |

plasieurs nent naissance à un grand nombre de fibres charnues. La portions. sh

plus considérable de ces lames, qui répond au sommet de l'acromion ; est: quelquefois sensible à travers les:tégumens par un méplat qui se-dessine surtout pendant la tcontraction du muscle. De cette origine très-étendue ; les fibres Fa chärnuües se portent : les PAT verticalement, les anirectian et convergence térieures d'avant en arrière, les postérieures d'arrière en desfibres charmi mie avant ; : elles forment une masse épassé large qui se moule sur le moignon de l'épaule, va se rétrécissant ou se ra- Insertion assant sur elle-même, et vient se terminer à l'empreinte kumérale., deltoïdienne de Rs Cette insertion se fait par trois tendons parfaitement disuncts, dont les deux principaux,

Elie à ki #4 l'un antérieur, l'autre ARELTTEe sont fixés aux deux bran-.

par trois tendons distincts, ches du V que représente l'empreinte, Il n’est pas rare de

MUSCLES DE L'ÉPAULE. DELTOIDE. 149 voir, quelques fibres du grand pectoral s'insérer à ce tendon antérieur. |

Rapports. Recouvert par la peau, dont le sépare le peaucier, par quelques nerfs sus -acromiens et par une aponévrose :très-mince, qui se détache, 1° de l'aponévrose sousépineuse, 2° de l'épine de l’omoplate et de la clavicule , pour aller; se: continuer avec l'aponévrose brachiale, le. deltoide recouvre l'articulation scapulo-humérale, dont il est séparé par une, lame, aponévrotique, faisant suite à l'aponevrose sous-épineuse et au ligament coraco-acromien , et

De la face

superhcielle,

De la face profonde,

qui va se terminer, à l'aponévrose des muscles coraco:bra- :

chal et biceps. Entre cette lame aponévrotique et le grand trochanter de l'humérus, se trouve un tissu cellulaire filamenteux très-abondant, et souvent une capsule synoviale : il suit de là que le deltoïde est contenu dans une gaine

Capsale sy- ,noviale.

aponévrotique propre, et glisse sur l'articulation. Ce muscle:

recouvre encore le tiers supérieur de l'humérus, l'apophyse

coracoïde, les’ tendons du grand pectoral et du petit pectoral, le coraco-brachial, le’ biceps, le tendon du sus-Éépi- :

eux, le sous-épineux et, petit rond, Legrand rond, le tri.

ceps brachial et les vaisseaux ét nerfs circonflexes.

Le bord antérieur du deltoide, oblique en bas eten dehors, séparé du bord externe du grand pectoral par un intervalle variable, lui est souvent contigu. La veine céphalique et, une ramification artérielle établissent les limites de l’un et l'autre

muscles. Le-bord postérieur, mince en haut, où il est ap-

pliqué contre le sous-épineux, devient épais et libre infé. rieurement., L'angle inférieur du deltoïde est embrassé par le brachial antérieur: c'est au niveau de cet angle qu'on applique les cautères. .

sk en effet fasciculé,et ses faisceaux sont séparés par

Rapporis du bo:d anterieur, ?

Du bord postérieur,

De: L'angle inférieur.

Structure,

Fasticules.

des prolongemens fibro-celluleux, à la manière du srand fes.

150 MYOLOGIE.

I est par- sier; quelquefois même ce muscle est partagé supérieure

tagé en trois ment en trois portions distinctes, savoir, une portion cla- Re % viculaire, une portion acromiale et une portion épineuse. 1 est com. Dix-huit ou vingt petits faisceaux penniformes, dont la base pese L En est'en général tournée en se ) Se déRCertTeRE aan un faisceaux, — petit espace en se recouvrant réciproquement, et s umissent par leurs tendons de terminaison. Albinus admet dix faisceaux qu'il a décrits séparément. ï Action des Action. Le deltoïde est un muscle élévateur de l'épaule mie LS ( elevator; attollens humerum ). À raison de la triple direcet postérieures tion de ses fibres, ce muscle agit différemment suivant que les fibres antérieures, moyennes et postérieures, se contractent séparément.

Les fibres moyennes élèvent directément l'humérus ; les fibres antérieures l'élèvent et le portent en avant; les fibres postérieures l'élèvent et le portent en arrière.

Lorsque le bras est élevé, les fibres antérieures et posté rieures peuvent-elles l'abaisser, comme le dit Bichat? Je ne le pense pas. La contraction du deltoïde peut-elle être portée

. jusqu'à produire la luxation ? Il en existe quelques exem-

ples.

Da deitoide Lorsque le bras est fixé, dans l'action de grimper, par dans l’action ET « . è ; ; RARE exemple, l'épaule devient le point mobile qui est mis en

t 4 . A e monvement sur le bras. Le trapèze, qui a les mêmes in- Le trapeze

est s0r anta- sértions claviculaires et scapulaires que Île deltoïde, doit être goniste. considéré comme son antagoniste le plus puissant. Ainsi nous avons-vu le diaphragme et le transverse uniquement à scparés par leurs insertions costales. Cette disposition con- De l'antago- | ‘ 3 :

nisme parfait. stitue l’antagonisme le plus parfait, car alors les fibres sont opposées une à une pour ainsi dire, et dans une direction

diamétralement inverse.

Au reste i l’action du deltoïde n'est pas aussi énergique L'acüon de ÿ À ‘ é ;

’ Te TRS 1 ce muscle n'est AU ON pourrait le croire à la vue d’un muscle ausst volu

pas très-éner- mineux. On peut en effet considérer ce muscle comme gique. \ . e. 0 . .

ni parallèle au levier qu'il doit mouvoir. Or, tandis que la plu=

bien l'aspect térne de certains ligamens, sé confond avec la

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