MUSCLES DE LA CUISSE. TRICKPS FÉMORAL
présente la face postérieure de cet os, disposition importante qui augmente l'angle d'insertion de la puissance. Le
/ 4 { 4h orce du triceps fémoral constitue le muscle le plus puissant de l’éco- F
triceps fémonomie , aucun autre n'ayant d'aussi larges surfaces d'in- "2L sertion, et par conséquent un aussi grand nombre de
fibres musculaires; il fait à lui seul équilibre au poids de
tout le corps dans la station : aussi peut-on donner le tri-
ceps comme un exemple frappant de la prédominance
des muscles extenseurs sur les fléchisseurs; c’est encore
lui qui soulève tout le tronc dans la progression et le Eu *%
LS
saut. Ne soyez donc pas étonnés de la rupture de la rotule, Ruptar® de de celle de son ligament ou du tendon des extenseurs, dans l? rotale dans une contraction Los du triceps, maloré le désavantage ie ir oi de son insertion, très-rapprochée du point d'appui. Le droit antérieur ou longue portion est nécessairement congénère des vastes interne et externe; mais, de plus que ces derniers , il a une action sur la cuisse, qu'il peut fléchir sur le bassin. C'est par la direction un peu oblique en dedans et en EU bas du tendon du triceps fémoral, en dehors et en bas du anguiense du
ligament rotulien, de telle manière que le tendon et le liga- sente , Le) tulien et du
ment font un angle rentrant, extrêmement obius, ouverten tendon ex-
extenseur.
sur le vaste interne, que l’on peut expliquer la luxation de la rotule en dehors, et l'impossibilité dene cette luxation en
dedans.
Lorsque la rotule est poussée en AU par des violences Tendance de
extérieures, la contraction musculaire la rétablit de suite la rotule au déplacement
dans sa position : la rotule tend, au contraire, à être dépla- "dehors.
cée en dehors par la contraction du vaste externe: et une
fois déplacée, elle est maintenue par le même muscle dans: Sa position vicieuse. Aussi voit-on des luxations de rotule sinon irréductibles, au moins qui ne sont pas réductibles
d'une manière permanente, Aussitôt que la main cesse de
contenir cet os, l’action musculaire le ramène dans sa posi-
‘ton vicieuse, M. le professeur Ant, Dubois m'a dit avoir vu
ET E à
vd
2/42 MYOLOGIE.
un individu excessivement bancal qui ne pouvait contracter un peu fortement le triceps sans produire uné luxation en . dehors de la rotule. k RÉGION INTERNE DE LA CUISSE. 52)
Les muscles de la région interne de la cuisse sont le droitl | interne et les adducteurs, parmi lesquels je range le pectiné.
Droit interne.
daton. Ce muscle est.le plus superficiel de ceux qui occupent la! 2 ÿ : : \ ge
Figüre. région interne de la cuisse ; il est long, droit et grêle, (gra-
2x cilis, Spigel ; gréle interne, Winslow ).
fnsertions. : JAsertions. I] s'insère, d’une part, sut le côté de la symphyse du pubis, depuis l'é épine péhienna:} sn) à la branche ascendante de l'ischion.
D'une autre part, à la crête du tibia (sows-pubio prétibial, Chauss. ). Jets ,
+ es L'insertion supérieure sé fait par des fibres aponévrotipeiviennes. + ques longues, resplendissantes et parallèles, que bride un ‘ faisceau fibreux pérpéndiculäire couché en dedans de cètte
RS apo- ligne d'inséruion. Atx fibres aponévrotiques succèdent les névrotiques. hrs charnues, parallèles d’abord, forniant un faisceau
Fibres char- ince et large, puis convergentes; disposition qui donne au gentes. cenver- droit interne la forme d'un triangle isocèle très-alongé! Ge muséle s'arrondit en bas pour se terminer par un tendon. long et grêle, qui règne long-téemips sur son bord postérieur ; et recoit successivéinient toutes les fibres charnues , lesquëlles sont épuisées immédiatement au-dessus de l'articu-
Tendon ter- lition du genou ? devenu libre;leé tendon se place Sur la nai partie postérieure de la abéiogitl interne du fémur, qu'il Sa réflexion, CONtOurne, ainsi que la tubérosité correspondante du tibia, et vient s'inséréer à la crêté de ce dernier 68, derrière le tendon Son inser- du coüturier, ét au-dessus du téndon dû demi-tendimeux,
tion à la crête | tibiale. avec lesquels il s'uñit pour constituer cet éntrelacemernit tens
MUSCLES DE LA CUISSE. ADDUCTEURS. 243 dineux à trois branches , Connu sous le nom de patte dote.
A Rapports, Le droit interne est recouvert par l'aponévrose fémorale , et un peu en bas par le couturier; il recouvre les trois adducteurs, le côté interne de l'articulation du genou et le ligament latéral interne, dont il est séparé par une synoviale qui lui est commune avec le demi-tendineux : la veine saphène interne croise obliquement la face interne de ce muscle, près de son extrémité inférieure,
. Action: Fléchisseur de la jambe, il la porte en même temps un peu en dedans, à cause de la réflexion qu'il éprouve autour de l'articulation du genou; 1l est congénère du couturier dans cette partie de son action : il est en même temps adducteur de la cuisse. Dans la station sur les pieds, il prend son point d'insertion mobile sur le bassin.
Musclés adductéurs de là cuisse.
Ilexiste à la région interne de la cuisse trois muscles qui portent le nom d'adducteurs, que les anciens connaissaient sous le nom collectif de triceps , et que les modernes distinguent dans l'ordre de leur superposition, en premier, second et troisième, ou dans l’ordre de leur volume ) EN 7nOYER, petit et grand. Cés dénominations vagues sont une source de confusion, le moyen pour le volunie étant le premier dans l'ordre de superposition. J'ai donc cru devoir modifier ces noms, en même ternps que j'ai rangé le pectiné parmi Îes adducteurs. Ainsi j'admets quatre adducteurs, que je diviserai en superficiels et en profonds: les ‘deux superficiels sont le pectiné et le premier adducteur; je les appellerai premier et second adducteurs superficiels; les deux adducteurs profonds sont le petit et le grand adducteur, que j'appellerai petit adducteur profond et grand adducteur profond. À la rigueur, on pourrait n'admettre que deux adduc- - teurs, l’un superficiel, l'autre profohd; et cetie dernière division serait peut-être préférable,
Rapports.
Action.
Il existe 4 adducteurs à la cuisse, deux superficiels et deux profonds
Situation,
Figure.
Insertions
Insertion pubienne,
Direction,
244 MYOLOGIE.
Préparation. Elle est commune à tous les adducteurs. Placer la cuisse dans l’abduction pour tendre ces muscles. Diviser les tégumens suivant une ligne dirigée du milieu de larcade fémorale à la rotule; faire une incision demi-circulaire aux deux extrémités de cette incision longitudinale; respecter les vaisseaux et les nerfs
pour pouvoir étudier leurs rapports; couper la veine saphène à
son insertion dans la veine fémorale ; diviser l’aponévrose fémorale; disséquer les muscles qui se présenteront.
Du pectiné ou premier adducteur superficiel.
Le pectiné (pecten, pubis), premier adducteur superficiel ,
est un muscle quadrilatère situé à la partie supérieure, antérieure et interne de la cuisse, en dedans du psoas-
iliaque.
Insertions. I] s’'nsère, d’une part, supérieurement, 1° à
l'épine du pubis; 2° à la crête pectinéale ; 3° à la surface triangulaire qui est au-devant de cette crête; 4° à la face inférieure d'une arcade aponévrotique très-forte, qui fait suite au ligament de Gimbernat, s'insère à la crête pectinéale, et se continue avec la lame aponévrotique qui revêt le muscle pectiné.
D'une autre part, inférieurement, le pectiné s'insère audessous du petit trochanter, à la crête qui s'étend de cette éminence à la ligne âpre du fémur (sus-pubio-femoral, Chauss. }.
Les insertions pubiennes ont heu directement par les |
fibres charnues, excepté à l’épine du pubis, où se voient des fibres aponévrotiques très-prononcées ; de là, les fibres du pectiné se portent en bas, en arrière et en dehors, et constituent un faisceau aplati d'abord d'avant en arrière , puis de dehors en dedans, dont les fibres viennent, après un court trajet et en convergeant, s'insérer à la bifurcation interne de la ligne âpre, les unes directement, les autres par une aponévrose qui occupe la face antérieure du muscle.