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DES ARTÈRES. AORTE

: Il est à remarquer que l’épaisseur des parois de l’aorte l’est nullement en rapport avec son calibre.

On divise l’aorte en trois parties : i° la crosse de V aorte ; Division de 1° \ aorte thoracique; 3° V aorte abdominale. Ces deux der-^®°''‘®’ lières sont désisnées collectivement sous le nom d’aorte lescendante.

h.. Crosse de l'aorte.

Je donnerai ce nom à toute la partie de l’aorte comprise Limites de ntre l’orieine de cette artère au ventricule gauche et le point crosse de

° ® laorle.

lù le vaisseau est coupé perpendiculairement par la bronhe gauche (i).

I La direction de la crosse aortique n’est ni transversale, ni di,ection. J ntéro-postérieure, mais oblique de droite à gauche et d’aant en arrière; de telle sorte, qu’antérieure, médiane et ous-sternale dans sa première portion, elle est postérieure à I a terminaison , et en rapport avec la partie latérale gauche le la colonne dorsale. Nous rappellerons comme consé- [uences de ces rapports , que le sternum dans les ané- Conséquences rismes de la partie antérieure de l’aorte, et la colonne verébrale , dans ceux de la partie postérieure sont fréquemaent altérés.

: Rapports. Nous examinerons les rapports de la crosse , Rapport».

J ® dans sa portion péricardique ou ascendante; 2“ dans ses lortions horizontale et descendante réunies.

[ 1®. Portion péricardique. Cachée en quelque sorte dans

,e circonférence au niveau de la crosse, et 2 pouces 6 lignes au liveau de son extrémité inférieure ; tandis que le calibre ordinaire U e l’artère est représenté par ce dernier chiffre.

3' (i') Les limites de la crosse de l’aorte ne sont pas bien définies. La J ilupart des auteurs séparent de la crosse la première courbure de lartère. La limite inférieure est marquée par la naissance de la sousj lavière gauche, suivant quelques uns; par la bronche gauche, suiant d’autres ; enfin , suivant un grand nombre, par l’articulation ^ le la quatrième avec la cinquième dorsale.

ANGlilOLOGIE.

Rapports de la ponion péricardi(|ue ;

I®. Dans sa portion cachée par le cœur.

2®. Dans sa portion libre.

Rapports de la seconde portion de la crosse aortiqne :

i°.En avant et à gauche;

2®. En arrière et à droite;

l'épaisseur du cœur à son origine, l’aorte répond en avant l’infundibulum du ventricule droit, en arrière à la concavil des oreillettes, qui se moulent sur elle. A droite, elle appui sur l’espèce de gouttière qui sépare l’infundibulum de l’or fice auriculo-ventriculaire droit; à gauche, . elle répond l’artère pulmonaire. Les conséquences pratiques de ces raj ports sont importantes à noter. J’ai vu récemment uhe con munication de l’aorte avec 1 infundibulum ; les anévrisme de l’origine de l aorte peuvent s’ouvrir dans les oreillettes.

Dégagée du cœur, la portion péricardique est entourée d tous côtés, mais dans une étendue plus considérable e avant qu’en arrière, par le feuillet séreux du péricarde, qil lui forme comme une tunique accessoire, excepté en avant en bas et à gauche, où elle répond immédiatement à l’artèrl pulmonaire, qui la contourne en pas de vis. En arrière, elli répond à la branche droite de l’artère pulmonaire; à droite elle répond à la veine-cave supérieure : il suit de là qu l’artère pulmonaire d’une part, l’aorte de l’autre, former! deux demi-anneaux ou deux branches d X, qui s’embrassen par leur concavité. La portion péricardique de l’aorte réponi au sternum, dont elle est séparée par le péricarde et par 1 médiastin.

2°. Deuxième portion , compjrenant les portions horizontal et descendante de la crosse. Hors du péricarde, i° en avant è à gauche., l’aorte répond à la plèvre gauche, qui la sépare di poumon correspondant, lequel est excavé à ce niveau. LJ nerf diaphragmatique et le pneumo-gastrique constituent en| core ses rapports immédiats. j

2° En arrière et a droite., elle répond immédiatement à li| trachée, au commencement de la bronche gauche, à l’œso phage, au canal thoracique, au nerf récurrent, à la co lonne vertébrale, et à un grand nombre de ganglions lyn» phatiques.

3” Var sa convexité qui est dirigée en haut, elle donm naissance à trois troncs volumineux. Ce sont, en procédan'

DES ARTERES. AORTE. 5g

t le droite à gauche, le tronc brachio-céphalique^X artère carotide primitive gauche exX'A sous-c lavière gauche. Lepoint le plus Il ulniinant de cette courbure répond au tronc brachio-cépha- II ique chez l’enfant, et à l’artère sous-clavière gauche chez les

I ieillards. L’intervalle qui sépare de la fourchette sternale le jjioint culminant de la courbure, varie suivant les âges et m uivant les individus : ordinairement la distance est de loà 12

II gnes chez l’adulte; elle est beaucoup moindre chez le vieilird et l’enfant nouveau-né' mais par une raison bien diffé-

ij ente: chez l’enfant, c’est par le défaut de développement du ( ternum, chez le vieillard, c’est par la dilatation de la crosse J, e l’aorte; chez quelques sujets adultes, on rencontre aussi J nintervalle très-peu considérable, circonstance importante à Sj Oter pour l’opération de la trachéotomie.

I 4” l’ar5« concavité.,qm est dirigée en bas,la crosse de l’aorte t( épond; 1“ au nerf récurrent gauche, qui l’embrasse con^e |0ians une anse à concavité supérieure; 2“ à la bronche gauche qui, placée en arrière de la portion horizontale de la

II rosse de l’aorte, devient antérieure à la portion descendante I) e cette même crosse : l’aorte, dans le trajet de sa courbure, I épond donc deux fois au canal aérien ; 3“ à un très-grand

ombre de ganglions lymphatiques, qui remplissent en quel- (ii;ue sorte sa concavité.

(i : Anomalies de la crosse de V aorte. Une anomalie très-re- J larquable de la crosse de l’aorte est celle dans laquelle L aorte, simple à son origine, se divise en deux troncs, qui >1 assent l’un en avant et l’autre en arrière de la trachée, et ? réunissent ensuite pour constituer l aorie descendante. On ;1 vu l aorte présenter dès son origine des traces de bifurcaio on. Dans ce dernier cas, il y a fusion de deux aortes en ;o ne seule; car on a trouvé cinq valvules sigmo'ides.

® B. Aorte thoracique.

^ Elle est située dans le médiastin postérieur , longe la co- ^ înne dorsale, sur la partie latérale gauche de laquelle elle

3o. Rapports de la convexité de la crosse.

Rappoi ts du point cnlminantdela crosse aortique avec la fourchettesternale.

4". Rapports delà concavité

Double rapport avec , la bronche gauche.

Anomalies de la crosse de l’aorte.

ANGEIOLOGIE.

est placée et proéniine dans la cavité gauche de la poitriné dont elle diminue la capacité.

Rapports de Rappoi'ts. 'EWe répond: i° à gauche^ au poumon, doii 1 aorte thora- g}|g ggj séparée par le feuillet gauche du médiastin postérieui

Ciquc, , ‘ ^ ^ ^ I

2" h droite^ à l’œsophage, à la grande veine azygos et a canal thoracique; 3“ en avant ^ elle répond, en haut, aux al tères et aux veines pulmonaires gauches; en bas, à l’œsd phage, qui lui devient antérieur, avant de traverser l’ouvei ture du diaphragme; au milieu, au péricarde, qui la sépar de la face postérieure du cœur; 4” an arrière^ elle répond ’ la colonne vertébrale, dont elle est séparée supérieuremen! par le canal thoracique.

I/aorte thoracique est entourée par une grande quantit de tissu cellulaire et par un grand nombre de ganglions lyng! phatiques.

Rapports (le ^portion diaphragmatique de V aorte thoracique. Le dia^ la portion dia- phragme n’offre pas une simple ouverture, un cintre apon^j de 'iwte'tho- "'^rotique à l’aorte ; mais ses piliers lui forment un demi-cana j laciqae. musculeux, de i5 à 18 lignes de longueur, terminé inférieuj reinenl par le cintre. Elle est accompagnée par le canal thdj racique et par la veine azygos. C’est au niveau de ce canal qui j l’aorte, de latérale qh’elle était, s’incline un peu à droite pou devenir antérieure- ' '

A. Aorte abdominale.

Rapports de |

l’aorte abdo- Elle occupe la partie moyenne de la région antérieure d

cette colonne, et répond, i” à J/wVe, à la veine-cave infé^ rieure; 2“ en avant ^ au pancréas, à la troisième portion di duodénum , qui repose immédiatement sur elle ; dans le rest de son étendue, au bord adhérent du mésentère, et au péril toine, qui revêt la région lombaire de la colone vertébrale L’estomac et les circonvolutions de l’intestin grêle séparen ! aorte de la paroi abdominale antérieure. Lorsque l’intesth grêle est plongé dans le bassin, l’aorte abdominale peu être sentie immédiatement derrière la paroi de l’abdomen

I)fiS A&TÈKES. ARTÈRES CARDIAQUES. 6l

compression facile de cette artère peut être portée au )int d’intercepter complètement le cours du sang (i).

branches que fournit V aorte clans son trajet.

Les artères terminales de l’aorte sont la sacrée moyenne Artères ter-

les deux artères iliaques primitives ; les artères collatérales minâtes.

nt très-nombreuses. On peut les diviser, en celles qui Anères col- 1 . , . / . 7. 1 . latérales,

lissent de sa portion péricardique : ce sont les arteres co*

® 0 77 • • 7 Artères qui

naires ou cardiaques j 2 en celles qui naissent de sa cour- missent, re : ce sont le tronc brachio- céphalique, l’artère caro- 1° De la le primitive gauche et l’artère sous-clavière gauche. Nous nsidérerons ces artères comme des artères terminales , nt la réunion a reçu le nom à' aorte ascendante., par position à \ aorte descendante 5 3” en celles qui naissent sa portion thoracique : on peut les distinguer , eu artères riétales : ce sont les intercostales: en artères viscérales •. , ®°D®t.Aorie

' ^ ^ thoracique.

sont les artères bronchiques , œsophagiennes et méistines j 4* celles qui naissent de sa portion abdomile on peut les distinguer en arteres pariétales ce sont 3* De l'aorte artères lombaires et les diaphragmatiques ; en artères abdominale. icérales : ce sont les artères cœliaque , mésentérique surieure, mésentérique inférieure, capsulaires, rénales,, îrmatiques.

ARTÈRES QUI NAISSENT DE i/aORTE A SON ORIGINE.

Artères coronaires ou cardiaques.

Préparation. Enlever et le feuillet séreux qui revêt le cœur et graisse des sillons j pour bien voir l’origine de ces artères, ever l’artère pulmonaire et l’infundibulum du ventricule droit.

Artères nourricières du cœur , les artères cardiaques sont

’i) Cette compression est surtout facile chez une femme qui nt d’accoucher, vu le relâchement des parois abdominales, qui [laissent déprimer avec facilité, et vu le déplacement facile des 'convolutions intestinales.

fla

ANCSIOLOGIK.

Il y a deux artères cardia-

ques.

Variétés de nombre.

Origine des artères cardiaques,an dessus du bord libre des valvules.

Elles se séparent à angle obtus.

Différences entre les deux artères cardiaques.

en quelque sorte les vasa 'vasorum de cet organe; elles so au noitthre de deux, distinguées en droite ei gauche, à rais( de leur origine, et en antérieure et postérieure , à raison t leur distribution.

Leur nombre n’est pas constant. On voit quelquefois ] deux cardiaques naître par un tronc commun, à gauche l’artère pulmonaire (i).

On rencontre quelquefois trois artères cardiaques; Mecl|| en a vu quatre; mais ces variétés de nombre n’influent mi lement sur la distribution, et ces artères surnuméraires x présentent des brandies qui, au lieu de naître des artèïj coronaires elles-mêmes, viennent directement de l’aorte.

Origine, Elles naissent de la partie an térieute delà circO| férence de l’aorte, immédiatement au-de.ssus du bord lih| des valvules sigmoïdes, dans la partie la plus élevée des dei| sinus correspondans. Cette origine est telle, que les orific de ces vaisseaux ne sauraient être recouverts par les valvule lorsque celles-ci viennent à s’appliquer contre les parois ao tiques: d’où il résulte que le cœur reçoit le sang artériel même temps que tous les organes. L’angle de leur origii est extrêmement obtus, tellement que le cours du sang da les artères cardiaques est complètement rétrograde.

Les artères cardiaques diffèrent entre elles, i" par leur <j libre: celui de la droite est plus considérable que celui ( la gauche; 2° par leur trajet, qui nécessite une descriptif spéciale pour chacune d’elle.s.

Artère cardiaque gduche ou antérieure. Principalement dé tinée au sillon antérieur du cœur, elle est cachée à son oj gine par rinfundibulum, se dégage entre cet infundibulu et l’auricule gauche, gagne le sillon de la face antérieure c cœur, le parcourt en décrivant des flexuosités dans toute s(

(i) On trouve les artères coronaires désignées par les ancîèl auteurs, et notamment par Bartholin , sous le nom de coronor\ modo simplex, modo gemina.

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