ARTÈRE AORTE
Limites de l’aorte.
^ Préparation. L’aorte peut être étudiée sans le secours des injecions (i). Pour l’étudier sur le sujet injecté, il faut prolonger jiislilju’au pubis la section médiane qui a été nécessaire pour l’injection; llHésarliculer les clavicules ; écarter fortement, justju’à fracture de )iii|uc!qiies côtes , la moitié droite de la moitié gauche du thorax; jjtnaintenir l’écartement à l’aide d’une pièce de bols en chevalet;
|{j;ouper en travers les parois abdominales; renverser le poumon lU^fauche à droite.
Uaortey ainsi nommée du mot grec «o/jt», arters., arteria ^agna, arteriarum omnium mater., origine commune de Routes les artères du corps humain , naît du ventricule gauijl'hé, et se termine en se bifurquant au niveau de la quarième vertèbre lombaire.
^ Situation. Elle est profondément située dans les cavités horacique et abdominale, le long de la colonne vertébrale,
^pii lui sert tout à la fois de support et de moyen de protecion. Dans les animaux chez lesquels l’aorte se prolonge au- ^|ielà du tronc, la colonne vertébrale l’accompagne en lui f ournissant une gaîne ou canal osseux distinct du canal de a moelle épinière.
1 1 Direction. Immédiatement après son origine, l’aorte se projette à droite, pour se porter presque aussitôt en haut, en lécrivant une légère courbure, dont la convexité est à droite t en avant, et la concavité à gauche et en arrière.
Sortie du péricarde, elle change de direction , se recourbe )rusquement, pour se porter presque horizontalement de péricarde. Iroite à gauche et d’avant en arrière sur la partie latérale
Situation la longdnrachis.
Direction curviligne :
1°. Dans le péricarde.
2“. Hors dn
(i) Il serait avantageux d’étudier l’aorte sur le sujet qui a servi à S 'étude de la splanchnologie.
ANGÉIOLOÜIE.
Elle devient verticale et descendante.
Variétés de direction.
Calibre.
Des sinus de l’aorte.
Différences de calibre suivant les sujets.
gauche de la colonne vertébrale, au niveau de la troisièini vertèbre dorsale : là, elle se recourbe une troisième fois pour devenir verticale et descendante. Parvenue au dia< phragme, elle s’incline un peu à droite pour gagner la lignj médiane, et traverser l’anneau ou plutôt le canal que lui foi| ment les piliers du diaphragme. A partir de ce point jusqu’] sa terminaison , elle occupe la partie moyenne de la colonnl lombaire. i
F ariétés de direction. Il n’est pas fort rare de voir l’aorti se courber à droite au lieu de se courber à gauche. CetÉi disposition peut coïncider avec la transposition générale de!| viscères thoraciques et abdominaux ou en être indépenj dante. I
‘ Calibre de l'aortéi'l^e calibre de l’aorte n’est pas le rnêmil dans les différons points de sa longueur (i) ; mais sa dimîl nution progressive n’est point en raison directe du nombrl et du volume des branches qu’elle fournit. I
A son origine, elle présente trois ampoules qui sont consl tantes et répondent aux valvules sigmoïdes : on les appelkl sinus de V aorte. Elles tiennent à l’organisation primitive, et;? sous ce rapport, il faut bien les distinguer d'une dilatatioiS que présente chez les vieillards la crosse de l’aorte du côto de sa convexité , et qu’on a appelée grand sinus de V aorte | cette dilatation est tout -à -fait le produit de l’impulsioif du sang. |
Du reste, le calibre de l’aorte diffère beaucoup suivanj les sujets , même en l’absence de toute lésion organiqud appréciable (2). 1
(1) Ainsi le calibre de l’aorte à son origine, comparé au calibri de la même artère à sa terminaison, est, en général, comme 5 à 3 d’où il résulte que la diminution de son calibre n’est nullement eil rapport avec le nombre des branches qu’elle a fournies ; car le.^ calibres réunis de ses branches collatérales surpasseraient de beauj coup le calibre de i’aorte. ]'
(3) Ainsi j’ai vu un sujet dont l’aorte présentait 4 pouces 8 lignei.