P . . trois - quarts
U corps sphéroïde, parfaitement transparent, qui reniplit e ictement les trois quarts postérieurs du globe de l’œil ; il gïohe de l’œil. Cf enveloppé immédiatement par la rétine, qui lui est simf ;ment contiguë et médiatement par les autres membranes ci se moulent exactement sur lui. En avant, il présente une jtite excavation pour recevoir la face postérieure du cristalli. Le corps vitré et le cristallin représentent très-bien la frme du globe de l’œil : la saillie du cristallin figure le re- 1 f de la cornée.
Le corps vitré est formé par un liquide, humeur vitrée , et ] r une membrane qu’on appelle membrane hyalolde.
Découverte par Fallope, la membrane hyalolde est facile- Membrane ent démontrée par l’expérience, qui consiste à faire écou- hyaloïde. r le liquide du corps vitré par une ponction faite à cette
47® NÉVROLOGIE.
La merabra- membrane. Plongée dans l’acide nitrique étendu , elle pr j ne hyaloide couleur opaque qui en décèle la présence. Non-se i
présente une , , ,
disposition ment cette membrane torme une enveloppe generale | celluleuse, capsule à Vliumeur vitrée, mais encore de sa surfaceinte^ partent des prolongenîens lamelleux qui séparent cette |. meur,et un nombre indéterminé de loges ou cellules. L’e . tence de ces cellules est facile à constater en promenan i corps vitré entre les doigts ; la congélation permet d’apj > cier leur figure par celle des glaçons qu’on retire de leur . vité. ^
Ces cellules communiquent- elles toutes les unes avec ^ La comrau- autres Cette opinion, généralement admise, est fondée •
nication des ,, , , . -i i i i i- ^ i , • /
cellules entre ^ ecoulement insensible de la totalité de 1 humeur vitree ■
elles n’est pas fouverture d’une seule de ces cellules. Cependant j’ai vu p parfaitement . c • m • • i i i • i
clémomrée. sieurs lois lœil ne point se vider dans des extractions de
taractes avec issue d’une certaine quantité /l’humeur viti
ce qui peut tenir d’ailleurs à l’obstacle opposé à l’écoulem
du liquide par le rapprochement des lèvres de l’incisioi
Un point controversé dans l’histoire de la membn
hyaloïde, c’est la manière dont cette membrane se compo
avec le cristallin. On admet généralement qu’arrivée à ii'i
ligne environ de la circonférence du cristallin, elle se div*
en deux lames, dont l’une passe derrière ce corps, tandis q
l’autre passe au-devant dans cette manière de voir. L’espî
triangulaire qui règne tout autour du cristallin , et qui a t|
dronnTde Pe- <^^crit piar François Petit, sous le nom de canal godronr^
serait intercepté entre les deux lames et le cristallin. Cecai|
circulaire se démontre d’ailleurs très-bien par l’insufflati
de Pair. On voit alors qu’il est comme étranglé par de peti
brides ou replis, qu’il présente en un mot l’apparence g
dronnée.
D’autres anatomistes disent au contraire que la niei brane hyaloïde ne se divise pas en deux lames , qu elle porte tout entière derrière le cristallin , pour revêtir la pari antérieure du corps vitré. Ce qu’il y a de positif, c’est qii’< voit se détacher de la partie antérieure de cette membrai
ORGANK DK IK VISION. CORPS VITRÉ. 477
^oïde une lame circulaire en forme de couronne rayonare, parfaitement bien décrite par Petit et Camper, bien U le porte le nom de zone ou de couronne ciliaire de w , et qui représente exactement les procès et le corps ijire de la choroïde.
\ zone ciliaire àc,TÀwx\^ procès ciliaires du corps 'vitré, s’a- Des procès eroit à travers la transparence de ce corps , lorsqu’on «l'aire® dn
,, . , . -, , ' i> ^ 1 • corps vitré, oü
eeve la partie postérieure du globe de 1 œil. Un la voit ciliaire iRtement lorsqu’on a séparé la choroïde et l’iris du corps de Zmn.
Oj c’est elle qui forme au devant du corps vitré et aulU du cristallin, cette belle couronne radiée , beaucoup lUi étendue que le corps ciliaire de la choroïde , qui rticomposée de rayons noirs alternant avec des rayons aiiparens , et que l’on considère généralement comme itùreinte des procès ciliaires de la choroïde. Les procès ■-res du corps vitré répondent aux lignes noires ; les inr^-lles répondent aux rayons transparens.
3:s procès ciliaires du corps vitré sont moins volumineux Hs sont uœeux de la choroïde ; mais les espèces de plis qui les volumt-
^ , neax mais plus
jaTjtiiuent commencent plus en arriéré que les procès ci- longs qne les 4is de la choroïde : en sorte que le disque du procès cl- cihai-
r , , . ^ ^ , res de la cno-
^ du corps vitré est bien plus considérable que celui du roïde.
a^s vitré de la choroïde. Du reste , les plis du corps vitré l$fnt le même aspect spongieux et déchiqueté que les plis 4| choroïde; ils n’ont pas de partie libre, ou plutôt la a(6e qui répond à la portion libre des procès ciliaires de duoroïde, est appliquée sur le cristallin. Rapports
.es rapports des procès ciliaires de la choroïde avec les procès cî-
, . liaires de la
nies Ciliaires du corps vitre, sont tels, que les premiers choroïde et de
ofli reçus dans les intervalles des seconds, et réciproque-
i*it. Cette réception est-elle une simple application? Y a-t-
.1 contraire, continuité des uns et des autres ? La ques-
io|me paraît difficile à résoudre. Cependant, en examinant
l'ioupe ce qui se passe au moment où s’effectue la sépa-
aim , il m’a semblé qu’il y avait déchirure d’une sorte de
NÉVROLOGIE.
cellulosité; et la matière noire, cohibée jusqu’alors, s’éc avec un peu de liquide. M. Ribes pense que dans cetti paration, deslambeaux de membrane hyaloïde sont enti-a par les procès ciliaires de la choroïde.
Circonfé- La circonférence interne de la zone ciliaire de Zinn
rence interne circonférence du cristallin , et lui adhère ;
de la zone de ^ t • e' I
Zinn. fortement. La circonférence externe, qui est excentriq
la circonférence externe du corps ciliaire de la chorc j présente le commencement des plis radiés, qui sont coi^ l’origine des procès ciliaires. Cette circonférence adhère circonférence antérieure de la rétine, qui m’a paru épa et un peu inégale dans le lieu de cette adhérence , et qu aucun rapport de continuité avec la membrane hyall^
Conséqnen- De ce qui précède , il résulte i“ que le canal godroi* prsidon^de'la Canal de Petit, se trouve placé entre l’hyaloïde et la : 1 zone ciliaire de Zinn , et que le cristallin se trouve fixé à la circonfér 1 du corps vitré par cette zone ; 2“ que la face antérieur , cristallin n’eSt pas recouverte par une membrane étran ' à sa capsule; 3° que là rétine ne saurait, en aucune nière, arriver jusqu’à la circonférence du cristallin.
M. Jules Cloquet a décrit sous le nom de canal hy\ du ca^Thya- im canal cylindroïde, qui résulterait de la réflexiol loïdien est la membrane hyaloïde, laquelle s’enfoncerait en dedans d i
douteuse. , i • ' . . , , . i
meme, pour conduire lartere nourricière du cnstai et qui, comme cette artère, traverserait directement le c1 vitré d’arrière en avant. Il ne m’a pas été donné de vo canal.
On n’a pas pu démontrer de vaisseaux dans la memb hyaloïde; aucun des vaisseaux de la rétine n’y pénètre ; j on ne saurait douterde l’existence de ces vaisseaux. Bieis
Structure la structure des procès ciliaires du corps vitré soit! de la membra- i i i j n i a
ne hyaloïde connue, comme il est probable qu elle est la meme
celle des procès ciliaires de la choroïde , et par conséq
essentiellement vasculaire, ce serait, d’après M. Ribes<
les procès ciliaires delà choroïde qu’arriveraient, à SB
de Zinn.
ORGANE DE lA VISION. CRISTAEIIN, 4?9
j ;ur continuité, les moyens de nutrition et de sécrétion pirocès ciliaires du corps vitré et au cristallin.
Du cristallin et de sa membrane.
h cristallin est un corps lenticulaire une lentille (lens Sitnatioadu ^ cristallin.
àülina) transparente comme le cristal, situee a la réunion
«rois quarts postérieurs de l’œil, avec le quart antérieur,
Ai' le corps vitré qui est en arrière , et l’humeur aqueuse ^
éist en avant.
fn axe répond au centre de la pupille.
Il cristallin a la forme d’une lentille biconvexe , dont la Cest une
AtDostérieure seraitplus bombée que l’antérieure. Il résulte lentille bicou- , ^ . P . , . vexe..
•iiavaux tres-exacts et tres-minutieux, faits a ce sujet par rilcois Petit et autres, que la convexité relative et absolue !*|ices du cristallin varie beaucoup suivant les individus ; lié. général , la convexité postérieure appartient à une cir- .i^rence de quatre à cinq lignes de diamètre, tandis que la lèéxité antérieure appartient à une circonférence dont n’appartieh (iimètre varierait de six à neuf lignes. Il est des sujets le lesquels le degré de courbure des deux faces du cristali ft à peu près égal. Chez le fœtus, le cristallin se rapide de la forme sphéroïdale, qui est celle du cristallin du
Les detlx convexités
il‘On.
L face antérieure du cristallin répond à l’iris , dont elle la face antiiparée par l’humeur aqueuse. Winslow avait dit, à tort,
^ . r 3 7 cristallin ne
leje cristallin repoussait l’iris en avant ; c’est l’espace tonebe pas à
telnédiaire au cristallin et à l’iris qui constitue la chambre
is^rieure de l’œil. Cette face antérieure peut être vue àtra-
Kja pupille, qui permet d’apprécier les moindres nuances
i ai loration dans le cristallin. Lorsque la pupille est très-
iaie, la face antérieure du cristallin est tout entière à dé-
,*«2rt.
face postérieure est en rapport avec le corps vitré, leleiest déprimé pour la recevoir. Cette face n’adhère nul-
NEVROLOGIE.
Face postérieme du cristallin.
Sa circonférence.
Ses nuances
de coloration suivant les âges
Substance propre du cristallin.
Ses trois degres de consistance.
Disposition sqnammense ou lamelleuse du cristallin.
lement à la memîjrane hyaloïde ': en disséquant un suje vingt-sept ans , mort avec une hydrophthalmie de l’iin e l’autre œil, M. Ribes a trouvé entre l’hyaloïde et le crist; une humeur limpide, du poids de six grains; en sorte que espace aurait pu être pris pour une troisième chambre circonjérence est comme enchâssée par les procès cilis du corps vitré, qui recouvrent, en y adhérant, la partie térieure de cette circonférence : aussi le cristallin est-il rn tenu solidement dans la place qu’il occupe. Le canal godro entoure celte circonférence. •
Le cristallin présente diverses nuances de coloration ( les différens âges de la vie. Un^peu rougeâtre chez le fœ il est d’une transparence parfaite après la naissance ; « l’adulte, il devient un peu opalin à son centre ; dans la v lesse, il acquiert une opacité jaunâtre, qui approche un de la nuance de l’ambre ou de la topaze. L’opacité morj du cristallin constitue la cataracte.
Le cristallin se compose d’une capsule et d’une s\ tance pi'opre qui s’y trouve renfermée. ,
Substance propre du Dépouillé de sa membr
le cristallin présente trois degrés de consistance, 1° à sa perflcie, il est d’une mollesse présque liquide ; 2® au desss le cristallin offre une consistance molle , collante , et crasesousle doigt, corticale"^ il est dur dans sa por centrale, qui a reçu le nom de noyau ^ et qui représ exactement une boule de gomme. On a donné le nom^^j meur de Morgagni aux couches les plus superficielles sont liquides.
La substance du cristallin est formée de couches coiu triques, qui sont très-faciles à démontrer , lors même quj corps n’a été soumis à aucune préparation , mais qui soni la dernière évidence après l’ébullition ou après l’immer dans un acide étendu. Le cristallin se sépare alors en cou superposées ou squammes, à la manière du bulbe de l’ogii
Les trois degrés de consistance dans le jcristallin n’éfaj sent pas des différences de nature, mais de simples nu