‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 125 sur 238 · ORGANE DE I,A ^UE. CRISTALUN · texte numérisé non relu

ORGANE DE I,A ^UE. CRISTALUN

câons. Endurci par un acide, le cristallin présente dans toute Structure M: épaisseur une disposition parfaitement identique : l’hu- lamelleuse du lur de Morgagni elle-même paraît devenir lamelleuse.

Chacune des lames concentriques est elle-même com- chaque la- O'iée de fibres radiées, qui se voient parfaitement sans

. . , poseeue fibres

• paration, en plaçant une de ces lames sur un plan noirci, radiées.

<»»in l’examinant à la loupe ou au soleil.

înfin, le cristallin, soumis à l’ébullition ou à l’action d’un i e crîstallia «de , se fendille en trois , quatre , et même en un plus fendille en

' . , . . , . segmens trian-

piud nombre de segmens triangulaires, qui aboutissent goiaires sons 3CS par leur sommet au centre du cristallin, en sorte que l’action d’un ff deux faces de cette lentille présentent un aspect etoile. chaleur.

Q< pathologistes ont rapproché avec avantage ce fait anaaciique des cataractes étoilées à trois ou à un plus grand ambre de branches.

Quelle est la nature du cristallin .î* Est-il le produit d’une Le cristallin érétion ? est-il vivant M. Dugès vient récemment d’ap-

° 1^ strnctare mus-

wrer de son autorité et de nouveaux faits l’opinion du doc- cnlaire.

cer Young , qui admet que non-seulement le cristallin est »organè vivant , actif, pourvu de vaisseaux et de nerfs, aiis même que le cristallin est un organe musculaire , con- •attile , susceptible d’augmenter ou de diminuer spontanétrut de courbure et de densité, en donnant àl’œil la faculté d s’accommoder aux distances si diverses des objets visibles.

L: tissu squammeux du cristallin présente, à la vérité, une ^position linéaire ; mais il n’y a rien de musculaire, ni dans St consistance, ni dans son aspect régulièrement stratifié. Je p^’estautre ï crois donc fondé à regarder les couches superposées du chose qu’ua aistallin comme un produit de sécrétion solidifié de la cap- souS- *»e cristalline. fié.

Capsule cristalline. Capsule lenticulaire, exactement moui< sur le cristallin , transparente comme lui dans l’état physilogique , susceptible de devenir opaque ; ce qui constitue li cataracte membraneuse.

5a surface externe, libre en avant , où elle est baignée par

N^VROLOGII.

Capsule

cristalllue.

rhume«r aqueuse, contiguë seulement en arrière â l'h' loïde, adhère intimement, dans sa circonférence, à la me brane hyaloïde ou plutôt à la zone ciliaire deZinn.

Sa surface interne ne paraît en aucune façon adhérente cristallin. Si on incise cette capsule sur le vivant , le ci tallin en est chassé par la seule tonicité des membranes l’œil. La capsule cristalline a deux fois plus d’épaisseur ds son segment antérieur que dans son segment postérieur; dirait une lame delà cornée (1).

Elle reçoit des vaisseaux qui viennent de l’artère centr Vaîsseanxde ^ rétine (2). Ces vaisseaux, d’après Meckel, ne se <! la capsule cri«- tribueraient qu’à la moitié postérieure de la capsule; c( de la moitié antérieure viendraient des procès ciliaires.

Quelques anatomistes admettent que ces vaisseaux voient des ramifications entre les diverses lames conc triques du cristallin, pour servir à leur nutrition ; mais je sache pas que ces vaisseaux aient été démontrés.

On n’a ppint découvert de nerfs dans le cristallin. M. Du

talliue.

Onn’y apas

découvert de pense que la rétine envoie jusqu’au cristallin des filamensn veux qui viennent s’épanouir sur la capsule ; mais l’examei

plus attentif m’a convaincu que telle n’était pas la dispt tion de la rétine.

(i) Suivant M. Ribes, que je me plais toujours à citer, pi que ses travaux méritent toute confiance, « en examinant la nji « brane cristalline du côté de la face interne à un beau jo « et avec une bonne loupe, on y voit, au point où les deux moi « antérieure et postérieure de la capsule se réunissent, une sérû[ « fentes transversales qui régnent sur toute la circonférence. Il « été impossible de m’assurer si ces fentes répondent aux pn] « ciliaires du corps vitré, ou aux franges villeuses des procès cilia| « de la choroïde. » !

(a) Voy. la fi^. V de la pl. 6 de Sœmmeriiîg. Icônes «|ï humani.

ORGAMI »S IA TÜB. HüMVR AQUEUSÏ.

De l’humeur aqueuse et de sa membrane.

'n donne le nom humeur aqueuse à un liquide d’une L’hmneur audité parfaite, transparent, qui remplit les deux chambres aqueuse occue l’œil. Ces deux espaces, qui ne sont bien connus u depuis la découverte du véritable siège de la cataracte l’œil, a; le cristallin, occupent la petite portion de la cavité Claire qui est intermédiaire à la cornée et au cristallin.

/îs sépare cet espace en deux parties inégales : l’une, an-

éieute, plus considérable, c’est \ii chambre antérieure \ Rapport de

aire, plus petite : c’est la chambre postérieure. Ces deux j^s^jeusch^-

ànbres communiquent entre elles par l’ouverture pupil- bres.

a:. On peut acquérir la preuve de l’existence, long-temps

a lestée, de la cbarnbre postérieure, en soumettant l’œil à la

ogélation. La même expérience permet d’étudier approxi-

jsivement- le rapport de la capacité des deux chambres. Ce

rjiort est de 3 ; I , la chambre antérieure étant , bien en-

nlu , la plus grande.

a quantité totale de l’humeur aqueuse est évaluée à cinq r.ns; son analyse chimique donne sur cent parties 90,10 'tu , et quelques-traces d’albumine et d’hydrochlorate de aie,

lembrane de T humeur aqueuse. On admet généralement uturd’hui que l’humeur aquèuse est sécrétée par une ;u[abrane qu’on appelle membrane de V humeur aqueuse ou aqueuse. [eDemours, bien qu’elle ait été décrite avant lui par Zinn t ar Descemet. Cette membrane, d’après Dem ours , tapisse 4 ace postérieure de la cornée, et .se réfléchit sur la face «érieure de l’iris. Là , suivant le plus grand nombre , elle ejierd, et ne saurait être suivie jusqu’à la pupille • suivant .’itre.s,au contraire, elle va jusqu’à la pupille, et s’y termine;

U 'ant d’autres enfin, elle se réfléchit à travers la pupille, j( r revêtir Ja face postérieure de l’iris, où elle retient le pigaitum.

)r,il est facile de détacher sur la face postérieure de la

Quantité et composition cbimiqne da l’humeur aqueuse.

Membrane de l'bumeur

Son trajet.

KÉVROLOÛIE.

C’est par indaction qa’on admet une membrane de l’hameur aqueuse.

Opinion de M. Ribes sur la source de l’humeur aqueuse.

Opinion ds M. Dugès.

Hypothèses diverses émises à ce sujet.

cornée, soit après une macération prolongée, soit après ébullition légère, une lame assez épaisse, assez résistante, j aspect cartilaginiforme; mais rien n’indique que cette 4 soit autre chose que la lame postérieure delà cornée donl 1 présente l’aspect.

C’est uniquement par induction qu’on admet l’exist |( de la membrane de l’humeur aqueuse.

On ne peut pas démontrer anatomiquement sa réfie sur la circonférence de l’iris. Il est d’ailleurs constant cette membrane n’existe pas sur l’une et l’autre face l’iris. ,

Suivant M. Ribes , l’humeur aqueuse serait fournie le corps vitré, et versée dans la ehambre.postérieure pa canaux qu’il dit exister dans l’épaisseur des procès clllaln corps vitré. Il se fonde, i** sur une expérience qui coï.i à enlever la cornée avec précaution, et à suspendre | par le nerf optique , on voit alors l’humeur vitrée suini travers la perte de substance de la cornée, et en moiiji vingt-quatre heures, les deux tiers du corps vitré se i écoulés; 2® sur les cas d’imperforàtion de l’iris, dan;; quels, suivant cet observateur, l’humeur aqueuse serait tenue en entier dans la chambre postérieure de l’œil : la i tion libre du corps vitré ciliaire chargée de l’absorptioij liquide.

M. Dugès a modifié cette opinion ainsi qu’il suit ; Le|jj godronné de Petit serait , suivant lui, divisé en autant de faisant cloison qu’il y a de procès ciliaires. Il représente 1 plutôt un ensemble de canaux courts antéro - postéri qu’un canal circulaire ; ceï canaux courts communiquer™ en arrière avec le corps vitré , et s’ouvriraiènt en s i par des éraillures ou perforations que présente la ronne de Zinn, et qui permettrait à l’humeur aqueuse s< i tée par le corps vitré , de suinter au-devant du cristallin.

On peut lire dans Haller toutes les opinions qui on : émises sur la génération de l’humeur -aqueuse, ^énéri'

Page 1