C.nnaux demi-circulaires
Les canaux demi-circulàires , au nombre de trois , repj sentent trois cylindres ou tubes {tubœformes canales, Sœmi ! égaux en diamètre, recourbés en cercles fort réguliers, sltn dans l’épaisseur de la base du rocher, en arrière du vestib|i dans lequel ils s’ouvrent par cinq orifices.
On les a distingués en grand, en moyen et en petit, exjM sions qui introduisent une grande confusion dans le langa! 'parce qu’il n’existe pas de différences assez notables enlr’t sous le rapport de la longueur, pour qu’on puisse les difl guer les uns des autres par ce seul caractère.
Leur direction établit entr’eux des différences plus Ui citées. Deux sont verticaux , un est horizontal j lesverticf'
ORGANE DEfl’otÏE. OREILLE INTERNE. 5l5
3|3t l’un antérieur et supérieur, l’autre postérieur et inféiiir ; l’horizontal est externe et reçu dans l’intervalle que ia'sent entr’eux les deux premiers.
Jje canal -vertical supérieur , qui décrit les 2/3 d’un îjtcle occupe la partie la plus élevée du labyrinthe, immé- (Ü;ement en dehors du vestibule : un plan qui passerait par ,edeux branches de ce cftnal , couperait la base du rocher i agle presque droit.
la convexité est dirigée en haut: sa concavité, qui est in» freure, est libre chez le fœtus , disposition qui permet dé émir sans préparation à cet âge de la vie. Chez l’adulte, :»;e concavité est remplie par du tissu compacte.
branche antérieure et externe de ce canal se dilate en wooule , pour s’ouvrir isolément à la partie supérieure et aîrne du vestibule. La branche postérieure et interne s’unit » branche correspondante du canal vertical postérieur Kir former un canal commun qui s’ouvre sans dilatation i. partie supérieure et interne du vestibule.
Canalvertical inférieur. Perpendiculaire au précédent, ®allèle à la face postérieure du rocher, il s’ouvre en dek s et en haut du vestibule , par le canal commun dont èiens de parler, se porte presque directement en dehors, se «aurbe de haut en bas, puis d’arrière en avant, se dilate en moule au voisinage du vestibule, pour s’ouvrir, dans cette ^'ité , à une ligne environ du point d’où nous l’avons fait f^tir. Il suit de là que ce canal décrit un cercle presque xiplet: d’où le nom de canalis major, longioY, sous lequel 1 St encore désigné par Sœmmering , par opposition au cafal demi-circulaire vertical supérieur , qu’il appelait nii- IV. , hrevior.
•®. Canal horizontal : minimus, hreoissîmus, sive exterior ‘àmmering ). Il commence ' dans le vestibule entre la ferre'ovale qui est au-dessous, et l’orihce ampullaire du canal vi'tical supérieur qui est au-dessus, se dilate en ampoule, iérit un cercle horizontal dont là convexité est en dehors
Canal vertical supérieur.
Branche ou extrémité ainpullaire de ce canal.
Sa dilatation ampullai-
Canal vertical inférieur.
Il décrit nn cercle presque complet.
Canal horizontal.
Sa dilatation ampullaire.
NtVROLOGIÊ.
hG
Cavaclères
et vient s ouvrir sur la paroi inférieure du vestibule , en l’orifice comini4n.des deux canaux verticaux etl’orifice pro] du canal vertical postérieur.
Il suit de là 1° que les trois canaux demi, circulaires (
géner.nix des une extrémité' aiiipullaire , et une extrémité non-ampullai canans demi- |gg J^ux caiiauX verticaux s’abouclieill par leur exi
CJi'culaiies. ^ ^ ^ r
mité non-ampullaire ; 3° que des cniq ouvertures apparten
aux canaux demi-circulaires, deux occupent la paroi exte du vestibule, et trois la paroi interne, et que ces demie sont formées par le canal commun aux deux canaux ve eaux et par les deux extrémités anipullaires des canaux y tical postérieur et horizontal.
Limaçon ou coclilée.
Le limaçon ou cochlêe^ ainsi nommé à cause de sa ress
, blance avec la coquille du nipllusque dont il porte le nd Forme da ^ i i i
limaçon.
est une cavité conoïde, qui décrit deux tours et demi spire et qui est divisée en deux demi -cavités ou rampes^ i line cloison étendue de la base au sommet. • j
Le limaçon est la partie la plus antérieure de l’oreille * Sa situation, [eing ^ est situé- en dedans et en avant de la caisse du f • pan J sa base est appuyée sur le fond du conduit aui interne.
Sa surface extérieure est confondue chez l’adulte avt Sa surface tissu propre du rocher, en sorte qu’il faut beaucoup ( pour sculpter le limaçon sans pénétrer dans sa cavité à âge de la vie ; chez le Lœtus, au contraire, rien de plus fa à raison de la couche mince de tissu spongieux qui f] du reste du rocher.
On distingue ^3ans le limaçon , la lame des contour lame spirale , l’axe ou columelle^ deux rampes et un a duc.
extérieure.
Laine des contours.
On appelle lame des contours^ la lame compacte qüi f(l
OEGA.NE DE l’ODÏE. OREILLE INTERNE.
Son bord
üoai’ols ou la coquille du limaçon. Qu’on &e figure un cône
sîux , contourné en spirale, siciit eirca fulcmm convoi-
. raie de la lame
uis ( Haller), ou comme la rampe d’un escalier tournanl; des contours.
telle manière que le tour de spire qui avoisine la base ,
ptrasse le tour de snire qui est plus élevé, et que les parois
lissées de ces tours de spire se confondent: on aura une
Il exacte de la lame des contours qui décrit deux tours
tlemi de spire.
Lame spirale.
» je canal spiroïde qui constitue le limaçon, est divisée f antsa longueur en deux cavités secondaires désignées sous raie.
8 oni àerampes (scalce)^ par une cloison qu’on appelle laine sale. Née de la base du limaçon et de la fenêtre ronde.,
»i)n l’aperçoit très-facilement, la lame spirale se contourne • ant ses bords autour de Taxe du limaçon, et se continue r interruption jusqu’au sommet ou voûte du limaçon, dont H suit les contours. Par son bord interne., elle appuie sur interne, ae du limaçon , auquel elle adhère intimement, excepté uîrieurement, où elle est libre dans un petit espace, pour lenettre une communication entre les deux rampes. Margo ê' laminœ spiralis quo fit ut utriusque s'calœ sit communi- Êo (Sœmraering). Par son bord externe , elle adhère aux '9)is de la lame des contours. 11 suit de la forme conique Son bord itimacon, que si la lame spirale était déployée, elle reprénerait un triangle isocèle, dont la base répondrait à la «tre ronde et le sommet au sommet ou à la voûte du Uicon.
Roture. Là lame spirale est composée de deux portions :
’ une portion osseuse qui forme la partie interne de cette >i*î ,• '2° d'une portion membraneuse qui forme la partie ex- Ji.e.
a portion osseuse qui domine dans le premier tour, di- Portion os« liue graduellement dans le second^ elle cesse au commen- spirale cent du troisième, ou elle se termine par une espèce de ■nket ou de bec (hamulus, rostrum). Cette portion osseuse
5lS NÉVROLOGIE.
est épaisse, et composée de deux lamelles, entre lesquelle Elle est YQigfjt (Jes canaux extrêmement déliés et très-nombre
t-ornposee de ^ ■
deux lamelles destinés aux nerfs du limaçon. Ces deux lamelles iinprini
sur l’axe deux rainures bien distinctes.
Portion poi’tiou membraneuse complète la cloison , dont
membraneuse forme la partie externe. Etroite dans le premier tour de sp
de la lame spl- ^ ^ .
raie. elle s’élargit dans le second, et constitue à elle seule la cloi
dans le troisième.
Il suit de là que la portion osseuse et la portion meml nçuse représentent chacune un triangle isocèle , tellement posé, que la base de l’un correspond au sommet de l’au et réciproquement.
Au reste , suivant là remarque deComparetti , on pour distinguer dans la portion membraneuse de la lame spi trois zones, dont la consistance serait progressivement croissante, depuis l’axe jusqu’à la lame des contours. '
Axe ou columelle.
Idée générale de l’axe ou columelle.
Base de la columelle.
Du fond, ou plutôt de la partie postérieure du fond, conduit auditif interne, s’élève un npyau osseux dirigé i que horizontalement en dehors, qui occupe le centre oulj du limaçon , et autour duquel la lame des contours et lal« spirale décrivent leurs tours de spire. Ce noyau osseux p i le nom d'axe du limaçon ou columelle (^modiolus , nur.k L’axe règne depuis la base jusqu’à la voûte du limaçon,' en présentant quelques modifications. Extrêmement ( au niveau du premier tour, il est de beaucoup moindreu la première moitié du deuxièlne. 11 est remplacé pouAj conde moitié du deuxième, et pour le demi-tour du spifl troisième, par une lamelle appeléè uijuridibulnm (Scyp Vieussens) lamelle caliciforme, dont l’évasement répond coupole dulimaçon.Il suit de là que l’axe du limaçon pré* trois étages parfaitement distincts.
La base de la columelle, qui se voit au fond du,» duit auditif, présente une disposition en pas de vis|
ORGANE BE l’OUÏE. OREILLE INTERNE. 5ig
pmoncée; elle est percée cîe trous, par lesquels s’exprime par ainsi dire, le nerf audjtif.
iLe sommet de la columelle, examiné dans un limaçon ouftparla face inférieure du rocher, présente la disposition Biiindibuliforme , d’une manière très-prononcée. Dans un Eiacon ouvert par sa face supérieure , il présente, au conbire, l’aspect d’une tige très-grêle, qui continue la colunlle, et qui va directement à la voûte. Cettedouble disposilia tient à ce que la lamelle terminale de la columelle ne d'rit qu’un demi-infundibulum qui répond à la moitié in- Jiieure du limaçon. Cette lai7ielle terniinnîe de la columelle , tis-bien décrite par M. Huguier, est triangulaire, parcourt un dni-tour de spire, et adhère par son bord externe convexe èi lame des contours. Son bord interne, droit et libre, est fc>eule partie de cette lamelle que l’on aperçoive lorsque kimacon-est ouvert par le haut, tandis que le bord con- T:e et les faces sont parfaitement visibles , lorsque le lima- C l est ouvert par le bas. C’est sur le milieu de la longueur dson bord libre que vient se terminer le crochet de la por- ^ a osseuse de la cloison spirale.
tba surface de la columelle est taillée en vis par une double finure quicorrespond aux deux lamelles osseuses de la cloison ^rale : cette surface est criblée de trous pour le passage ^inerf auditif. •
f Lorsqu’on divise la columelle suivant son axe, on voit *à son centre elle est percée d une foule de conduits desfiés au passage du nerf auditif. Ces conduits aboutissent éx trous dont est criblée la surface de la columelle. Au Critre du demi-infundibulum décrit par la lamelle terminale, f^roit une ouverture , par laquelle passe le rameau terminal 81a branche cochléenne du nerf auditif.
Aspect du sonucet de 1 a columelle.
Sa lamelle terminale.
Il faut l’étudier et par la face supérieure et par la face inferieure du rocher.
Double rainure de la columelle.
Division de la columelle suivant son axe.
Des deux rampes du limaçon.
La cloison spirale divise la cavité du limaçon en deux ca- Viés secondaires qu’on appelle rampes du limaçoiiyScalœ , On
NÉVROLOGIE.
Rampes externe et iuterne.
Coupe des rampes.
les distingue en rampe externe ou supérieure ou vesîibulair et en rampe interne ou inférieure ou tjmpnnique. La premiè coniimmiqiie directetnent avec le vestibule; la seconde, q aboutit à la fenêtre ronde, communiquerait avec le tyrapij sans la membrane qui obture celle fenêtre(^ca/a clausa). !j rampe vestibulaire a noiablementplus d’ampleur quela ramj tympaniqiie. La coupe de chacune de ces rampes, perpenii culairement à leur axe, représente un demi-cercle. , | Les deux rampes communiquent entr’elles au voisinage i sommet du limaçon. |
Le mode et le lieu de cette communication sont facile) déterminer; il a été bien déterminé par Sœmmering, et i cemment par MM. Breschet et Fluguier. i
Nous avons vu que la cloison spirale adhérait intimemt||
Ouverture circulaire de communication entre les lampes.
à la columelle ; elle continue sa marche spirale autour de lamelle terminale semi-infundibuliforme ; mais en passant niveau de la concavité du demi-infundibulum, comme t ne s’enfonce pas dans cette concavité, son bord interi devient libre, pour se continuer ensuite avec adhérer jusqu’au sommet du limaçon. Il suit de là , i® que la cloisi oppose la concavité de son bord interne à la concavitr'* l’infundibulum : d’où résulte une sorte d’interruption d< la cloison , une ouverture circulaire qui établit une commu cation entre les deux rampes; 2“ que cette ouverturen’exi pas au sommet des deux rampes, mais un peu au-dessous sommet. Nous avons vu que l ouverture del orilice decomn nicationdela rampe vestibulaire avec le vestibule, ne setri vait pas non plus à la partie la plus inférieure de cette ram
Aqueduc du limaçon.
Aqueduc du imac )u.
aqueduc du limaçon^ ouvert, d’une part, dans la rafij tympanique du limaçon près de la fenêtre ronde , d’t autre part, au bord inférieur du rocher à côté de la fo jugulaire, par une extrémité évasée, ne paraît nulle.m avoir l’usage que lui avait assigné Cotugno. De même c
OEGANÏ de l’ouïe, oreille interne. 521
l'suediic du vestibule, il n est autre chose qu’un canal vasuiire appelé par Wildberg, canalis venosus cochléœ. Le ikiide de Cotugno ne saurait aucune manière trouver d’ioulement par ce canal qui est obturé par la dure-mère.
Ig a émis une manière fort ingénieuse d’envisager la fjfimelle et le limaçon. Suivant cet auteur, la coluinelle ne «lit point un noyau osseux indépendant de la lame des coners, mais bien la paroi interne du canal spiroïde qui, en <ii rivant son pas de vis, intercepterait un espace considéïle èt cylindrique pour le premier tour, espace qui a deux ii|ies et demie de diamètre, moins considérable, mais touors cylindrique pour le deuxième tour, où il n a qu’une dni-ligne de diamètre : pour le troisième tour, l’espace âintnul, l’axe vient à manquer , et se trouve remplacé par lâiaroi interne de la spire elle même. La lame terminale de wcolumelle serait donc, comme la côlumelle, formée par R)aroi interne des spires.
lette manière devoir estappuyée i° par la disposition du id du conduit auditif, lequel présente une gouttière '^’oïde qui décrit un tour et demi , et qui est parfaitement «harmonie avec la spire du limaçon; 2® par les coupes du 'ëaeon faites à la manière de Sœmmeriiiff, du sommet à la i«e (i),