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LABYRINTHE MEMBRANEUX

.,e labyrinthe membraneux ^ découvert par Coinparetti et p. Scarpa,aété parfaitement décrit et figuré par Sœmmering. VJ Breschet vient d’enrichir cette partie délicate de 1 anatolî de faits nombreux et pleins d’intérêt (2).

i^ainement chercherait on à étudier le labyrinthe memjjineux sans préparation chez l’homme. On ouvre le laby-

1) Voyez les figures XI, XII, XIII, XIV, XV de la quaUième P Qche de Sœmmering.

2) Eludes anatomiques et physiologiques sur l'organe de l’ouie e mr l’audition, dans l’homme et les animaux vertebres. i833.

Manière

dont llg envisage la rolnmelle et le limaçon.

Faits en faveur de celte opinion.

De la difficulté de la déluonslralion du labyrinthe membraneux.

NÉVROLOCTE.

rinthe; il est plein de liquide, l’œil ne peut y démêler r Tabes et chose. L’acide nitrique étendu d’eau a le double av: sacs membra- tage de rendre les ôs sécables, à la manière des parties mol et de durcir, en même temps qu’il les rend ôpaques, les p ties nerveuses. On devra, avant d'étudier le labyrinthe me braneux de l’homme, l’étudier d’abord chez les grands p( sons cartilagineux, tels que la raie et le turbot, qui boffrer son maximum de développement. On voit alors que les > naux demi-circulaires et le vestibule contiennent indép damment d’un liquide , des tabes et sacs membraneux mi-transparens, dont l’aspect a beaucoup d’analogie a celui de la rétine.

^ Le labyrinthe membraneux n’occupe pas une aussi grai

iiC limaçon ‘ ^ ^

est dépourvu étendue que le labyrinthe osseux. i° Le limaçon en est ^

de raeiubraiie

pourvu ; 2” le labyrinthe membraneux est d’un diaiiu’

ne rem

labyrinthe.

bien inférieur à celui du labyrinthe osseux guère que la moitié de cette cavité.

L’espace intermédiaire au labyrinthe osseux et au 1»

Humeur de . , , , v *

Cotagno. rintne membraneux est rempli par une humeur limpi

connue sous le nom à^hameiir de Cotiigno^ bien qu’ellej

été indiquée avant lui par plusieurs anatomistes (1). : M

Absence ” 7 ^ point d’air dans le labyrinthe , et on a lieu dé^

d’air dans le tonner qu’un anatomiste aussi exact que M. Ribes ait

cemment défendu cette opinion déjà plusieurs fois vit'

rieusement réfutée.

Le labyrinthe membraneux est lui-même rempli par Humeur de humeur parfaitement décrite par Scarpa , et qu’on p appeler humeur de Scarpa. M. de Blainville a comparé liquide à 1 humeur vitrée de l’œil , et l’a désigné sous 1er de vitrine auditive.

Le labyrinthe membraneux lui-même se compose, i' tubes demi-circulaires membraneux ; 2“ d’une portion v( bulaire.

Scarpa.

(l'De aquæ ductibus auris humanæ internae. Cotugno , i' M. Breschet désigne ce liquide sous le nom de pêrilymphc.

ORGANE DK l’oDÏE. OREILLE INTERNE. SïS

Canaux demi-circulaires membraneux.

Considérés comme des cordons nerveux par Scarpa , qui Ipremierlesa décrits, les canaux demi-circulaires membralux ^ bien qu’ils ne remplissent les canaux«osseux de même r m que d’une manière incomplète, ont absolument la même rnfiguration que ces derniers. Sœmmering les appelle improjement tubuU memhrano-cartilaginosi. Chaque canal memianeux a, comme les canaux osseux, son ampoule^ ou sa 'isicule ovoïde.

Les deux canaux membraneux verticaux se réunissent en I canal commun; il suit que les canaux demi-circulaires ïimbraneux, de même qüe les canaux demi circulaires ossix, s'ouvrent dans le vestibule membraneux par cinq ouxrtures bien distinctes.

V estibule membraneux. Il se compose de deux parties bien titinctes : Xutricule et le saccule.

\lutricule vestibulaira est, comme Scarpa (i) l’a le premier cmontré, le confluent des canaux demi-circulaires qui vlenint s’y ouvrir par cinq orifices. L’utricule flotte, pour ainsi c’e, au milieu du liquide de Cotugno. D’un autre côté , il c: distendu par le liquide de Scarpa, ce qui lui donne l’as- |ct d’une bulle oblongue. Le liquide de Cotugno le sépare c la base de l’étrier, ainsi que l’a très-bien indiqué Scarpa. Saccule {sacculus proprius^ sphœricus, Sœmmering), beau- (Cup plus petit que l’utricule. Il a été comparé par Fischer, sus le point de vue deses connexions avec l’utricule , au crist lin par rapport au corps vitré ; il occupe la fossette dite Imisphérique du vestibule, et par conséquent il est situé •c -dessous de l’utricule. D’après Sœmmering, il n’a aucune ihérence avec l’utricule : cet auteur a même figuré un petit (pace entre l’utricule et le saccule (2). Suivant d’autres, il

(i) Alveus utricuîosus de Scarpa , utrîculus commuais de Sœm- Jîrlng, sinus médian de M. Erescbet.

(i) Sacculus teres cum utriculo communi nullibi cohæret, et ubi

Les tubes ou canaux demi- circulaires présentent des ampoules comme les canaux osseux.

Utrîcule

vestibulaire.

Saccule.

Ses rapports avec l’utricule

NÉVROLOGIE.

Membrane fihro-nin(|UPiise (lu labyrinthe.

Poussière calcaire du Vestibule.

Nerf auditif.

6'lfi

y aurait conimunication , et le sacctile ne serait qu’une. j rière-cavité de rufricule. Je n’ai pas encore pu m’assurer de vérité à cet égard.

Ou voit quç le labyrinthe membraneux est bien distii de la membrane qui tapisse les cavités labyrinthiques. Ce' menibrane périostique, que l’analogie porterait à considéi comme une membrane libro-niuqueuse , est la seule qui prolonge dans le limaçon. On pourrait cependant considéi comme faisant partie du labyrinthe membraneux la porli de cloison spirale qui confine à la lame des contours. «

Poussière calcaire du -vestibule. L étude de l’oreille (| poissons, qui avait été déjà si profitable pour la déterminali' du labyrinthe membraneux de 1 homme, a conduit à rech cher s il existait dans l’oreille humaine quelque chose da logue aux pierres labyrinthiques des poissons. Or, il résii des recherches de M. Breschet, que les pierres auditives,' c lükes des poissons, sont remplacées chez tous les manu fères, et par conséquent chez l’homme, par une poussL crétactée, qu’il appelle otoconie-., {otos oreille, «ovis poussi™ que cette poudre occupe à la fois et l’utricule et le sacri sous la forme d’une tache blanche resplendissante que Çoparetti et Scarpa ont vue et décrite, mais qu’ils ont attribi ! au nerf acoustique desséché. Remplit-elle chez I homme i mêmes usages que les pierres chez les poissons, ou Li doit-elle être considérée comme le vestige d’une partie ] ■ portante chez d’autres animaux ,

Nerf auditif.

Nerf spécial de l’organe de l’ouïe, remarquable par sa tt lesse, qui lui a fait donner le nom àe. portion molle dd:

cultrl apice aperitur, sphæricam forriiam -relinet. Explicàv de la fig. 2,/^'. 3. Ses adhérences seraient intimes, suivanlM.B: chet, qui est disposé à croire que leurs cavités cominuniqn entre elles; mais l’extrême délicatessse de ces parties ne lui a . permis de constater ce fait.

üai>

ORGANE BE L OÜIE, C-REIELE INTERNE.

etième paire. Le nerf auditif naît au moins en partie de là Koi antérieure du quatrième ventricule : parvenu au fond bconduit auditif interne, il se divise en deux branches: l’ne anterieure, plus considérable, qui est destinée au liinatN jl aijtre postérieure,- qwï se rend au vestibule et aux canaux (biii-cireulaires. L’antérieure ou branche limnçienne se autourne en pas de vis comme la portion du conduit iiütif qui lui est destinée, et s’exprime à travers les trous d*la lame criblée. Une partie des filets nerveux pénètre dans it petits canaux de la columelle; les autres s’accolent à la SI face de cette columelle : ces derniers s’étalent sur le preir*-r tour delà cloison spirale, en rayonnant de la manière la P s régulière, et, parvenus au voisinage du.bord externe de la clison spirale se divisent en deux ou trois ramuscules qui s’a- B.tomosent entre eux, en formant une membrane nerveuse. Ci rayons se voient beaucoup mieux sur la face inferieure sur la face supérieure de la cloison spirale.

Les rameaux nerveux qui ne se sont pas étalés sur le pre- Bîr tour de la cloison, s’expriment à travers les trous de la «mmelle, et s’étalent sur le second tour de la même ma- »;re que ceux du premier. Enfin les rameaux les plus «ivés sortent par l’ouverture du sommet de la columelle, erse terminant de la même manière ; il en résulte que les nerfs ddiinaçon vont en diminuant graduellement de longueur c nme la cloison spirale^ que ces rayons nerveux, graduelleient décroissons, représentent les cordes d’une harpe. Il e.' probable que cette disposition n’est pas sans influence sur If jeu de l'audition. Sur un temporal ramolli par l'acide nitique, on enlève avec la plus grande facilité le nerf auditif, îtolumelle, la cloison spirale et la membrane périoscique qui îfctisse le limaçon.

La branche postérieure vestibulaire du nerf acoustique, s divise en trois rameaux, dont le plus considérable se rend àulricule et aux ampoules des canaux membraneux .vertical,

Sa division.

Branche limacieone.

Elle s’étale sur le premier lourde la lame spirale

Elle s’exprime à travers les trous de la columelle.

Branche vestibniaire du nerf auditif

NÉVROLOCie.

supérieur et horizontal;; le moyen se rend au saccule; plus petit à l’ampoule du canal vertical postérieur.

Ces vaisseaux peuvent être suivis dans le labyrinthe mt braneux : ils pénètrent, pour la plupart, , par le conduit j ditif interne. Ceux du limaçon s’expriment à travers les tn de la columelle , ,et se distribuent en rayonnant comme nerfs.

TABLE

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