‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 147 sur 238 · CÉPHALO-RACHIDIEN · texte numérisé non relu

CÉPHALO-RACHIDIEN

CONSIDÉRAXIOHS GÉNÉRALES.

Le centre nerveux céphalo-rachidien constitue la portion atrale du sy.stènie nerveux, dont les nerfs forment la porn périphérique.

La réunion du centre nerveux et des nerfs constitue \ap- ^

. • Da centre

reil de V mner cation ^ le système nerveux^ qui est le rouage nerveoscépha-

Bclpal de^la mécanique animale, le principe de tout senti-

;nt, de tout mouvement et de tout consensus. Par le cer-

ui, le système nerveux, joue le rôle le plus élevé qu’il

été donné à l’organisation de remplir, en devenant l’in-

iiment immédiat de l’ame dans l’exercice des facultés

ellectuelles.

Le centre nerveux céphalo-rachidien est cette tige molle,

Ipeuse, symétrique, renflée supérieurement, qui occupe :anal vertébral et la cavité du crâne, et qui est le point départ ou l’aboutissant des nerfs de toutes les parties corps.

De tous les organes, il n’en est aucun dont la structure

;ite davantage notre curiosité, et malheureusement, il importance

, , . , , , , et difficulté de

n est aucun dont la structure soit enveloppee de plus étude, lisses ténèbres : malgré les progrès réels qu’a faits dans t derniers temps l’anatomie du cerveau , nous en sommes lore réduits à dire avec Sténon, que l’esprit humain, a porté jusque dans les deux son investigation , n’a pas ore pu pénétrer l’instrument par lequel il agit, et que forces semblent l’abandonner quand il est rentré dans propre maison.

usqu’àla fin du siècle dernier, l’étude de la poi’tion cenile du système nerveux consistait dans une simple énumé ■

NKVROLOGIK.

5aï5

L’étnde de ration des parties ou bien dans une description plus la poitioncen- Jjjcoinplète de la surface extérieure de cet oi^

trafe du sys- i i- i i i ”

tèrae nerveux ^t des divcrs Objets cjui se présentent dans les coupes a consiste essen- quelles on le souiuet. La nomenclature seule des dive

tiellemeutdaiis • i i’ / i i i i . , . ,

la détermina- Parties de 1 encephale atteste dans quel esprit étroit eta

tion des con- dirigées les recherches des anatomistes qui ne se douta nexious de ses ^

diverses par- Cette masse d apparence pulpeuse , qu ils croya ties. avoir suffisamment définie en disant qu’elle tenait le mi

entre les liquides et les solides , était aussi admirable c la délicatesse et dans l’artifice de sa structure que dans l portance et dans la sublimité de ses fonctions. Aujourd’l les anatomistes ont compris que l’étude de l’encéphale de consister, non-seulement dans létude topographique diverses parties qui le constituent , mais encore dans la termination des connexions de ces diverses parties. C’est c détermination, dépouillée de toutes les questions d’orig de formation, de génération, de renforcement, dont' l’a embarrassée dans ces derniers temps , qui constitu proprement parler, le but qu’on doit se proposer dansl ^ tude de la structure de cet organe. :

La portion centrale du système nerveux se compi i“ de la moelle épinière y 2“ de la protubérance^ des pédom stituTntes (cérébraux et cérébelleux et des tubercules quadrij'umei centre nerveux dont l’ensemble constitue un^portion très étroite qui ei dien^*° *^^*^^* lien, le moyen d’union des diverses parties de l’encéphab que, pour cette raison , j’appellerai le nœud de ïencéph 3° du cervelet \ 4“ cerveau.

Le centre nerveux céphalo-rachidien est entouré de Jt membranes ou enveloppes qui remplissent à son égard dJ portantes fonctions , et qui vont d’abord nous occuper.i

DES MEMBRANES DU CENTRE NERVEUX CÉPHA^' RACHIDIEN. j

Il est peu de parties du corps qui soient aussi efficaceni protégées que la tige céphalo-rachidienne ; c’est pourf

m’existent la colonne vertébrale (i) et le crâne, dont le |écanisme, si éminemment favorable à la protection des |rties contenues, a été exposé ailleurs, t Indépendamment de l’étui osseux que lui fournit la co- |ane vertébro- crânienne , il existe encore, 1° une gaine ||ireuse , la dure-mère ; 2” une membrane séreuse , Xarach- \.ldei 3° une membrane propre, la pie-mère^ dans lalelle se ramifient les vaisseaux qui appartiennent au centre irveux.

DURE-MÈRE (s).

Préparation. 1“ De la dure-mère crânienne. Inciser cruciale- ,nt, ou seulement d’avant en arrière, les tégumens du crâne; tverser les lambeaux, en ayant soin d’enlever le périoste en même ips que le cuir chevelu.

iLes os du crâne étant mis à nu , on peut enlever la voûte , soit ic le marteau -hachette, soit avec la scie.

!iC marteau-hachette est le moyen le plus expéditif et le meilleur, branlement et la déchirure du cerveau, qu’on lui a reprochés, isont nullement à redouter lorsque l’instrument est convenableat manié. L’inconvénient d’entamer le cerveau est presque inéible quand on a recours à la scie, qui n’a sur le marteauhette d’autre avantage que la netteté de la coupe.

,.a eoupe doit être circulaire, horizontale , et pratiquée à un lers de doigt au-dessus des arcades orbitaires ; on enlève la te à l’aide de l’extrémité étroite du marteau -hachette ou à le du crochet qu’on peut faire adapter à l’extrémité libre du iche de cet instrument.

I dans la préparation, on se résout à sacrifier le cerveau, on

Bi) Qui dit animal vertébré , dit animal pourvu d’encéphale ; S dit animal invertébré , dit animal dépourvu d’encéphale.

nom de mère , appliqué aux méninges vient des Arabes T regardaient les méninges comme l’origine , les membranes tt es de toutes leS autres parties du corps. Ou peut-être encore, B le dit Haller , ce nom vient-il de l’idiome arabe , qui dé- ■le sous le nom de mère l’enveloppe d’un corps quelconque.

Enveloppes prolecfricesda centre nerveux céplialo- rachidien.

NKVr.OI.OGtt:.

s’j' prendra d’une manière un peu différente. Deux traits de parallèles seront dirigés de cliaque côté du sinus longitudi supérieur et dans toute la longueur de ce sinus. Les extréml antérieure et postérieure de chaque trait de scie seront réui par un trait de scie horizontal. Les segmens d’ellipsoïde, tcrceptés par la coupe horizontale, seront enlevés; il resl' une zone osseuse intermédiaire , d’un pouce de largeur, éten de la bosse nasale à la protubérance occipitale , et qui / mera comme l’anse de la tête. On divisera la dure-mère le 1; des bords de cette anse, pour enlever ensuite le cerveau et le velet.

Dans le cas où on ne voudrait pas sacrifier le cerveau et le cd let, il faudrait, après avoir enlevé la voûte crânienne de la mafl accoutumée, diviser la dure-mère circulairement , au niveau c coupe du crâne , ou couper à l’aide de ciseaux l’extrémité a rleure de la faux du cerveau, et renverser d’avant en arrière ti la calotte fibreuse.

On peut encore, et je préfère ce dernier mode de préparât inciser la dure-mère de chaque côté du sinus longitudinal st rieur, et diviser ensuite l’extrémité antérieure de la faux, qt renversera d’avant en arrière.

2“. Préparation de la dure-mère rachidienne. On peu mettre à découvert : r" en enlevant les arcs postérieurs des fèbres ; 2" enlevant les corps de ces os. Cette dernière prépara est peu usitée.

L’ablation des arcs postérieurs des vertèbres se fait au me du ciseau et du maillet, ou mieux, à l’aide du rachitome.

On a dans ces derniers temps imaginé d’unir deux lames de parallèles, légèrement convexes sur leur bord dentelé , solideil fixées l’une contre l’autre, et pouvant être écartées ou rapproçl

à volonté. On préfère avec raison le rachitome à cet instruit compliqué. L’objet important, dans l’ouverture du rachis, es

faire porter le trait de scie sur le point de jonction des li avec les apophyses transverses et articulaii’es.

Pour bien voir la continuité de la dure-mère rachidienne î| la dure-mère crânienne, il faut, au moyen de deux traits deiî qui viennent tomber sur l’occiput, réunir les coupes du cran du r achis.

CENTRE NERVEUX CEPHALO-RACHIDIEN. DURE-jMÈRE. 53 1

|(Jne belle préparation à conserver, consiste à enlever sur le même |3t, i“Ia voûte et les parties latérales du crâne ; la totalité de jc vertébral postérieur : le cerveau et la moelle seront enlevés i des incisions faciles à masquer. On remplit de suif la cavité la dure-mère : et plus tard, on se débarrasse du suif à l'aide [t’huile essentielle de thérébentine. On peut encore arriver plus [iement au même résultat, en remplissant de sable fin la durere ainsi détachée.

A dure-mère [meninx crassa^ Galien; méninge^ Ghauss.) lune membrane fibreuse qui sert d’enveloppe protectrice partie centrale du système nerveux et à l’origine de tous i nerfs qui en partent ou qui s’y rendent, l’est la plus extérieure des membranes de l’encéphale \ninx exterior ^ Sœmering); on la divise en dure-mère tienne et dure-mère rachidienne.

Dure-mère crânienne.

la dure-mère crânienne est un sac fibreux qui sert à la de périoste interne à la boîte osseuse du crâne qu’elle |sse, et d’enveloppe au cerveau, dont elle sépare les di- ;es parties, au moyen de prolongemens ou cloisons ines.

[3 dure-mère présenté à considérer une surface externe : ne surface interne,

A. Surface externe de la dure-mère.

a surface externe de la dure-mère se moule exactement Ha surface interne des os du crâne, à laquelle elle adhère lune foule de petits prolongemens fibreux et vasculaires, im voit très-bien en plongeant sous l’eau cette membrane.

I prolongemens donnent à la surface externe de la duree un aspect rugueux , qui contraste avec le poli de sa If ace interne. Sur cette surface externe se voient les ramifions des artères et veines méningées moyennes, qui Ifcéminent sur la membrane externe comme si elles étaient «Iplement appliquées contre elle.

La dareraère est la pins extéi'ieare des méninges.

Adhérences de la surface externe de la dure-mère aux parois crâniennes.

53a N^TROLOGIB.

L’adhérence de la dure-mère aux parois du crâne sente d’ailleurs de grandes différences dans les diveri régions.

Ainsi, elle est généralement moins considérable à la voi

"Vflrîctcs dfs " 1 1

adhérences de du ciâne qu’à la base, où il est impossible delà séparer j||

la dure-mère: Qg qu’elle revêt. Je signalerai plus particulièrement, sou!

point de vue de l’adhérence , le bord supérieur du rochi

le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde et le po

tour du trou occipital.

i’. Suivant L’adhérence de la dure-mère est plus forte au niveau < les régions; sutures que dans les autres points. Il est des régions, tel que les surfaces orbitaires, les fosses occipitales, la portl écailleuse du temporal, où l’adhérence est si peu pronon® qu’on a pu croire que la dure-mère était complètement m à leur niveau (i).

L’adhérence de la dure-mère aux os du crâne varie d’i

2”. Suivant

les âges.

leurs suivant les âges , soit pour l’intimité de cette ad rence, soit pour le mode suivant lequel elle s’effectue. Au chez le vieillard , elle est tellement intime , qu’il est souv' impossible d enlever la voûte du crâne sans enlever en me temps des lambeaux de dure-mère. Il y a, dans ce c ossification des lames les plus extérieures de cette membra Chez l’enfant nouveau-né, l’adhérence est plus forte ( chez l’adulte, surtout au niveau des sutures.

Mode d’ad- Quant au mode suivant lequel a lieu l’adhérence : ci herence de la l’enfant, elle paraît formée exclusivement par des vaisseau j chez le .vieillard, elle est presque entièrement fibreuse 5 cr l’adulte, elle est à la fois fibreuse et vasculaire.

(i)Une erreur anatomique long-temps accréditée, c’est adhérences de la dure-mère aux os étaient morbides ; on a même admis l’existence d’un espace entre la dure-mère et les Oï t crâne. Ces erreurs étaient la conséquence d’une hypothèse physâi'^ gi(jue sur la cause des mouvemens du cerveau, qui étaient al hués à la contraction de la dure-mère.

CENTRE NERVEUX CÉPHAtO-RACHIDIEN. DUREtMÈRE. 533

' i^arnii les moyens d’adhérence de la dure-mère aux os du fcne, nous devons noter les canaux fibreux que cette unibrane fournir aux nerfs et aux vaisseaux qui traversent fibreux

k, ■ , , , ^ de la dure-

trous de la base du crâne. mère.

Le prolongement le plus remarquable, après la dure-

re rachidienne, est celui que la dure-mère crânienne

mit au niveau de la fente sphénoïdale. Ce prolongement

divise en deux lames, dont l’une va former la gaine

irilématique du nerf optique, et dont l’autre va servir de

ioste à la cavité orbitaire.

B. Surface interne de la dure-mere.

;a surjace interne de la dure-mère est polie, incessamment préfiée par de la sérosité : elle doit cet aspect lisse au illet arachnoïdien qui la revêt, feuillet tellement ténu , an serait tenté de nier son existence , et tellement adhé- ,, qu’il est très-difficile de le démontrer. Cette surface rne est libre de toute adhérence, excepté dans les points les veines cérébrales vont s’ouvrir dans les différons is ; elle est contiguë à l’arachnoïde cérébrale, et médiaent aux circonvolutions du cerveau.

>e cette surface interne partent des prolongemens , ou sons incomplètes, qui divisent la cavité du crâne en un

Î’ ain nombre de compartimens. Ces prolongemens sont au ibre de trois, et désignés sous les noms de faux du cerpi, tente du cervelet et faux du cervelet.

I aux du cerveau. C’est une lame fibreuse, médiane, 4eicalement dirigée, ayant la forme d’une faux, tendue

{•e le trou boigne et la tente du cervelet. Sa pointe^ est en avant, s’enfonce dans le trou borgne, et enve- )e l’apophyse crista - galli; sa base est en ari ière, et «be perpendiculairement sur la partie moyenne de la «le du cervelet. C’est dans le lieu d’intersection de la a . et de la tente qu’est creusé le canal veineux connu sous

Aspect lisse et poli de la surface interne de la dure*

Cloisons qui se détacbent de cette surface interne.

Faux du cerveau.

Sa pointe.

Sa base.

NEVROLOGIE.

Son bord le noiii de sinus droit. Son bord supérieur convexe, ni supérieur. l’intervalle qui sépare le trou borgne de la pi

tubérance occipitale interne. Dans l’épaisseur de ce boj Son bord trouve le sinus longitudinal supérieur. Le bord inférit inférieur. concave est mince, comme tranchant, répond au corps c leux, qu’il touche seulement en arrière, et sur lequel, dl près quelques anatomistes, il imprimerait un sillon assez pj; fond. Ce bord, plus épais en arrière qu’en avant, contie dans son épaisseur une petite veine à laquelle on a donné Faces de la nom de sinus longitudinal inférieur. Les deux faces de la fa faux du cer- vépondent à la surface interne des deux hémisphères. Il h pas rare de voir la faux du cerveau comme éraillée dt quelques points, et même il m’est arrivé de trouver une f les deux hémisphères continus l’un à l’autre à travers n perte de substance de cette cloison.

Les usages de la faux sont bien évidemment de prévei les effets de l’ébranlement latéral du cerveau, et d’empêch lors du décubitus latéral, que l’un des hémisphères ne pi sur l’autre.

Usages.

Tente du cervelet.

Tente dit cervelet. Espèce de cloison incomplète,, comme tronquée en avant, horizontale [septum transver. Chauss.), qui sépare le cerveau du cervelet. Ce repli ofi un état de tension permanent; il doit cette tension à faux du cerveau , qui est elle-même habituellement tendi La faux du cerveau e't la tente du cervelet sont récip; Tension de quement la cause de leur état de tension. La section ,

cervele"*et de ^ Une est nécessairement suivie du relâchement de l’aul la faux du cer- On ne peut donc avoir une bonne idée de la tente cervelet que lorsqu’on l’étudie en place, la faux du <

veau étant intacte. On voit alors que cette tente représeï deux plans inclinés réunis à angle obtus , de manière former une sorte de voûte, sur le sommet de laquÊ s’appuie la base de la faux du cerveau. La concavb

inférieure de cette voûte répond à la convexité du c|

CENTRE NERVEUX cÈPHALO-RACIIlDrEN . DURE-MERE.

sur laquelle elle se moule ; la convexité supérieure ^)ond à la concavité légère des lobes postérieurs du cer-

fiu.

ISa circonférence externe^ horizontale, répond en arrière à moitié postérieure des gouttières latérales; en avant, au d supérieur du rocher. Le sinus latéral est creusé dans ite la portion occipitale de cette circonférence.

Sa circonférence interne^ à forme parabolique, est complé- , en avant, par la gouttière occipitale : elle intercepte un ;it espace que remplit le nœud de l’encéphale, sur lequel 3 se moule très - exactement. Les extrémités^ ou pointes J deux circonférences, se croisent de chaque côtq à la nière d’un X ; la pointe ou l’extrémité de la circonféice externe va se fixer à l’apophyse clinoïde postérieure, former vers le sommet du rocher une espèce de pont, dessous duquel passe le nerf trifacial ; la pointe ou l’exmité de la circonférence interne, suhjacente à la précéite, se prolonge jusqu’à l’apophyse clinoïde antérieure. 5 derniers prolongemens complètent de chaque côté la se pituitaire, et c’est dans leur épaisseur que sont logés sinus caverneux.

Faux du cervelet. Petit repli falciforme, vertical, médian ptum médian- du cervelet^ Chauss.); quelquefois double, vant la remarque de Winslow. Etendu de la protubérance :ipitale interne au trou occipital, destiné à séparer les lix hémisphères du cervelet. Sa hase répond en haut à la ite du cervelet, et s’y implante ; son sommet se bifurque r les parties latérales du trou occipital. Son bord postérieur )ond à la crête occipitale; son h ord antérieur au

id de la scissure médiane du cervelet.

Circonférence externe.

Circonférence interne de la tente.

Croisement en X des pointes des denx circonférences

Faux du cervelet.

Structure.

La dure-mère est peut-être la plus épaisse et lapins résis- ^ite de toutes les membranes qui enveloppent les vis-

NÉTROLOGIE.

, , . cères ; on peut la considérer comme formée de deux lairi

La dnre- ^ .

mère est com- fibreuses bien distinctes : l’une extérieure , lame ou feuiW

posée de deox c’est le périoste interne des os dù crânl

lames OU teuu- ' . , ,

lets. l’autre intérieure, lame ou feuillet cérébral propreme

dit, qui, confondu avec le précédent, dans la pli grande partie de son étendue, sen écarte dans quelqo points pour constituer et les canaux fibreux , appel sinus^ et les divers replis que nous avons décrits à la fa

Mode de interne de la dure-mere. Ainsi, au niveau de la gouttie

formation des , • i- i i r -n , . . i i i '

sinus et des longitudinale, le reuillet periostique de la dure-mere tapis replis de la cette gouttière ; ni^is le feuillet cérébral s’en détache t* re mere. (.fiaque côté : or les deux lames de ce feuillet cérébràl

en se rapprochant, interceptent entre elles et le feuil| périostlque un espace prismatique, triangulaire : c’est sinus longitudinal supérieur.

Le feuillet Interne de la dure-mère, essentiellement fibre ne doit pas être confondu avec le feuillet arachno'idien tapisse sa face interne, et sur lequel nous reviendrons daj un instant.

La dure- dure-mère appartient évidemment au tissu fibreux, mère appar- jjon au tissu musculaire 5 comme on l’a cru pendant lo

tient au, tissa , .

fibreux." temps (l).

Elle est formée de fibres entrecroisées sous diverses

rec lions.

On décrit généralement, comme dépendance de la dur; mère , les granulations ou corpuscules blancs réunis

ti

(r) Pacchioni, qui a fait un long travail sur celte membran allait même jusqu’à admettre trois ventres ou corps charnus : s: voir, un pour chaque hémisphère, et un pour le cervelet. Le méii auteur donne une description excessivement minutieuse de direction des divers plans de fibres de la dure-mère. Je ne crc pas qu’il existe dans l’iiistolre de l’art un exemple pins frapp ant l’abus qu’on peut faire de l’anatomie de texture.

CENTRE NERNEÜX CÉPHALO-RACHIDIEN. DDRE-MÈRE. 537

jppe, pour la plupart, le long du sinus longitudinal supé- ^ur, et qui sont appelés improprement glandes de Pacfioni^ du nom de l’auteur qui les a le premier bien déc;es.

Des corpuscules, qui manquent chez l’enfant, existent jliisque constamment chez l’adulte, et sont très-mullipliés #!z le vieillard. Tantôt isolés, tantôt réunis en grappe, liés à la face interne delà dure-mère, dans les premiers |ups de leur formation, ils finissent par écarter les fibres de Mme interne de cette membrane, qu’ils séparent en petits ceaux parallèles, ou réticulés, et se trouvent ainsi logés re les deux lames fibreuses de la dure-mère. Là, ils conuent des tumeurs proéminentes à la face externe de cette mbrane, tumeurs qui se creusent une cavité dans l’épaisr des os du crâne. C’est aux grappes de granulations de chioni que sont dues ces cavités rugueuses irrégulières î l’on observe si fréquemment sur les pariétaux des vieil- Is, et que les anciens prenaient pour une carie des os I crâne.

peuvent ces granulations s’insinuent le long du trajet oblit que parcourent les veines , dans l’épaisseur des parois sinus, proéminent à l’intérieur des veines et de ce sinus, paraissent baigner dans le sang, dont elles sont toutefois arées par la tunique interne de ces vaisseaux, lien que ces corps soient principalement situés le long I sinus longitudinal supérieur, on en trouve encore, suila remarque de Haller, au niveau de l’extrémité antépire du sinus droit. J’ai vu une petite masse pédiculée de fnulations qui proéminait dans l’intérieur de la portion lioilmtale du sinus latéral et qui pouvait gêner la circulation, e considère ces corps comme siégeant dans le tissu ulau’e sous-arachno’idien ; on les rencontre en effet sou- |f|it à une certaine distance, du sinus longitudinal , sous ^achno'ide, le long des veines cérébrales supérieures. Tou-

Grannlations

dePacchioni.

Situation et disposition générale de ces granulations.

Elles s’insinuent dans l’intérieur des veines et des sinus.

Siège des granulations dePacchioni.

NÉvaOLOG*E.

. Opinion des auteurs sur la nature de ces corps.

Vaisseaux :

; 1®. Artériels;

2*. Veineux.

jours ils proéminent à la face interne de la dure-mère aval de s’engager dans l’épaisseur de cette membrane. j

Quelle est la nature de ces corps? Ruysch , qui les avt observés, les regarda comme étant de nature graisseuse. Que ques auteurs les ont assimilés aux granulations si fréquent^ dans les plexus choroïdes j mais il n’y a pas la moindre paritt établir entre ces deux ordres de granulations. Pacchioni l| regarde comme des glandes conglobées destinées à sécrét une lymphe particulière. Il a même décrit de prétendus co dults excréteurs, que quelques auteurs font arriver dans le i nus longitudinal supérieur.On a considéré ceux de ces.group qui pénètrent dans les sinus comme destinés à remplir l'offi de valvules. Mieux vaut confesser notre ignorance au suj de ces corps, qui ne sont pas non plus de petits ganglio lymphatiques, ainsi qu’on l’a prétendu. Leur fréquence telle , qu’ils ne sauraient être rangés parmi les producli'oi morbides. Leur absence chez l’enfant, leur nombre bea’ coup plus considérable chez le vieillard que chez l’adult sont un des traits principaux de leur histoire. I

V aisseaux. Sous le rapport du nombre et du volume ^ ses vaisseaux, la dure-mère crânienne semble faire excepti| aux membranes fibreuses , qui sont toutes rémarquables p| leur peu de vascularité. Nous trouvons, en effet, les artei méningée moyenne , branche de la maxillaire intern méningée antérieure fournie par les ethmoïdales , m ningées postérieures founiies par les pharyngiennes (i pharyngo-méningées. Toutefois, si l’on considère, d’uj part, la situation de ces vaisseaux entre la dure-mère les os; d’une autre part, leur distribution, qui a lieu prt qu’en entier aux os du crâne , on se rendra compte de cet apparente irrégularité.

Les veines sont, i® les veines satellites des artères méni gées, au nombre de deux pour chaque branche artérielL 2® les veinules qui vont se rendre dans les sinus; c’(

CENTRE NERVEUX CÉPHALO-RACHIDIEN. DURE-MÈRE, 53g

^is l’épaisseur de la dure-mère , entre les deux feuillets de

§te membi’ane , que se voient les sinus veineux.

(Les vaisseaux lymphatiques ^ qui constituent un réseau

». 111' • / . 3®. Vaisseaux

I surrace interne de la dure-mere , paraissent etrangers a lymphatiques.

membrane fibreuse proprement dite.

I Nerfs de la dure-mère. Si on consulte les auteurs à ce

iiet, on sera dans la plus étrange perplexité, les uns ad- aure-^raère,^

Îttant, les autres rejetant de la manière la plus absolue nerfs de la dure-mère; et ceux qui les admettent ne s'acl'dant en aucune manière sur la source de ces nerfs,

,Les anatomistes modernes, avec Haller, Wrisberg et ,3Stein, disent qu’il y a absence complète de nerfs dans la

^ ^ ^ diverses des

•e-mère; d’un autre côté, Vieussens, Winslow, Lleutaud, auteurs à ce ,;at, Valsalva, et autres, disent en avoir observé. Ce derr les fait naître de la f paire; les premiers de. la 5®;

tis ils ne s’entendent pas sur le lieu d’origine de ces nerfs : uns les faisant provenir du ganglion semi-lunaire ou de iser,' les autres des branches ophthalmique, maxillaire :érieure ou maxillaire inférieure. Chaussier, qui les admet,

[fait provenir du système ganglionnaire ; mais il est évi- :it que c’est par induction, et nullement de visu., qu’il :é conduit à les admettre.

ye hasard m’a conduit à démontrer, de la manière la plus lente, les nerfs de la dure-mère. Sur une tête qui avait !:éré dans l’acide nitrique étendu d’eau, puis dans l’eau Je, la dure-mère étant devenue transparente, comme gémiforme, je fus tout surpris de voir dans son épaisseur

f lignes blanches tout-à-fait semblables aux filets ner- , Descnpuon

9 des neris de la

Îx. Je mis à découvert ces lignes blanches; je constatai dnre-mère.

r caractère nerveux, et je les disséquai dans toute leur gueur. Je reconnus de chaque côté de la ligne médiane Itix filamens nerveux étendus de la 5® paire jusqu’au voilage du sinus longitudinal supérieur. Un troisième filament é veux occupait l’épaisseur de la tente du cervelet. Je n'ai P constater l’origine de ce dernier filet.

Usages delà dure-mère.

Capaeité de la dure - mère rachidienne.

NEVROLOGIE.

Usages de la dure-mère crânienne, La dure-mère se]

périoste interne aux os du crâne, avec lesquels elle ÿ nombreuses connexions vasculaires ; én outre , elle d enveloppe protectrice au cerveau. Par ses prolongemj qui isolent les unes des autres les diverses parties masse encéphalique, elle prévient en partie les effets commotions et des contusions. En outre , elle contient d son épaisseur des canaux veineux, dans lesquels circule I le sang qui revient de la masse encéphalique.

Dure-mère rachidienne.

La dure-mère rachidienne est un long cylindre fibre prolongement de la dure-mère crânienne, étendu depuÈ trou occipital jusqu’à la fin du canal sacré.

Capacité. Pour bien apprécier la capacité de cette g! fibreuse, il faut préalablement la distendre par uneinjeci faite dans sa cavité : alors on voit un cylindre infundib forme, très-considérable à la région cervicale, qui se rétrj à la région dorsale, s’élargit à la région lombair'è, et se mine à la région sacrée, en se subdivisant en plusie gaines destinées aux nerfs sacrés. La capacité de la dij mère est telle , que dans un état de distension , elle rem à peu de chose près le cylindre osseux formé par la coloi vertébrale. Pourquoi la dure-mère a-t-elle une capacité périeure au volume de la moelle? La solution de ce probl| qui avait exercé la sagacité de presque tous les anatomb a été donnée par Cotunni: c’est pour contenir un liqn séreux (i). j

(i) « Quidquid autem spatii est inter vaginam duræ nia » et medullam spinalem, id omne plénum eliam sempercst;

» medullâ quidem ipsâ inviventibus turgidiori, non nube vapor » quod in re adbifc obscurâ suspicantur summi viri; sed aqui » quidem simili, quam circa cor conlinet pericardium, quæca' » cerebri ventriculornm adimplet, quæ auris labirinthum,

Surface externe. Bien différente en cela de la durere crânienne , la dure - mère spinale adhère à peine r sa surface externe aux parois du canal rachidien : en- [irée d’un réseau veineux en arrière, elle n’adhère nullent à l’arc postérieur des vertèbres et aux llgamens jau- > : une graisse , fluide , rougeâtre , entremêlée de vaisux veineux, et qui s’infiltre de sérosité chez le foetus et îs l’enfance, remplit les vides. Cette graisse, qui se trouve tout en abondance à la région sacrée, ne peut être iaux comparée qu’au tissu médullaire des os longs, avec uel la graisse spinale présente une si grande analogie de ictions. Il est une classe d’animaux vertébrés chez la- 11e une graisse tout-à-fait semblable est accumulée en intité énorme dans le crâne , et toujours pour remplir . espaces laissés par les organes : celte classe est celle des ssons.

■5n avant , la dure-mère tient au ligament vertébral comn postérieur par des prolongemens fibreux qui se déta- ,;nt de ce ligament [de distance en distance, pe chaque côté, la dure-mère spinale fournit desprolonlaens fibreux qui servent de gaines aux différentes paires inerfs, sortent avec eux par les trous de conjugaison , et iaerdent avec eux dans le tissu cellulaire. yurjace interne. Elle est lisse et humide, et doit cette [aosition au feuillet séreux qui la revêt (i). Il est d’ailleurs «rêmement rare de la voir complètement libre d’adhéijuces avec l’arachno'ide , et il faut bien se garder de conjfcdre ces adhérences normales, qui ont toujours lieu par nts isolés , avec des adhérences accidentelles.

Sorface externe de la dure-mère rachidienne.

Tissu adipeux spinal.

Gaines fournies aux nerfs par la duremère.

Surface interne de la dnre-mère rachidienne.

ik;liquas. tandem complet corporls caveas, libero aeri, nequaquam

♦ .eundas. » (De ischiade nervosa, p. ii.)

i) On voit de chaque côté ie double orifice du conduit fibreux donne passage aux racines antérieures et postérieures des nerfs aux.

NlivROLOGlE.

Extrémilé inférieure ampullaire de la dure-mère rachidienne.

Son extrémité supérieu-

Vaisseaux.

On n’y a pas encore démontré de nerfs.

Extrémité itiférieure. La dure-mère se prolonge jusqu’il fin de la région lombaire , et par conséquent bien au-delà ( la moelle épinière : là, elle forme autour de la queue de val une vaste ampoule, qui paraît n’avoir d’autre utilité | de servir de réservoir au liquide céphalo-rachidien. |

Extrémité supérieure. Intimement unie au pourtour! trou occipital, elle se continue avec la dure-mère crânien J L’adhérence intime de la dure-mère au pourtour du tl occipital , son adhérence au sacrum par les gaines sacn aux parties latérales de la colonne vertébrale par les gai «tervlcales , dorsales et lombaires , maintiennent cette mi bi ane dans un état de tension éminemment favorable ài fonctions protectrices.

Vaisseaux. Les vaisseaux de la dure-mère rachldie sont beaucoup moins multipliés que ceux de la dure-111 crânienne , car ils appartiennent en propre à cette m brane, et nullement à l’étui osseux. j

Les artères viennent des branches spinales que fourniss les artères cervicales, dorsales, lombaires et sacrées. Les wè. se rendent dans les veines intra-rachidiennes.

Les -vaisseaux lymphatiques appartiennent à l’arachnol

Les nerfs de cette membrane n’ont pas encore été dém très. D’un autre côté, des expériences sur les animaux vivi et en particulier sur les chiens , m’ont prouvé que la di mère crânienne , et probablement aussi la dure-mère ra dienne , insensible à la section , est extrêmement sensible^ déchirure, ^<1

arachnoïde. ^

Le centre nerveux céphalo-rachidien est entouré par ■ membrane séreuse, arachnoïde., qui comme toutes les in^ branes du même genre , forme un sac sans ouverture, ad rent par sa face externe , libre et lisse par sa face inteiî Nous allons étudier successivement la portion crânienn^% la portion spinale de l’arachnoïde. t

CENrRE NERVEUX CÉPHALO-RACHJDIEN. ARACHNOÏDE. 543

Araclmoïde crânienne.

f Préparation. La démonstration de l’araclmoïde sur la convexité « cerveau peut être faite sans préparation sur les cerveaux dont le 4iu cellulaire sous-arachnoïdien est infiltré.

I On démontre très-facilement cette membrane par l’insufflation à I de d’un chalumeau introduit au-dessous d’elle.

I Long-temps confondue avec la pie-mère , à cause de sa f mité , X arachnoïde a été démontrée sur la convexité du ^Teau par Ruysch , à l’aide de l’insufflation ; sur la ^se du cerveau par Varole, et figurée sur cette même i>e par Casserius. Elle a été décrite pour la première |s comme une membrane spéciale , sous le nom à' ai'achkde, par la société anatomique d’Amsterdam, En outre , i;hat, s’appuyant sur l’analogie, a démontré que nong.lement l’arachnoïde formait une enveloppe au cerfiu, mais encore qu’elle se réfléchissait sur la dure-mère |la tapissait dans toute son étendue. Bien plus, il avait ^nis la continuité de la membrane qui tapisse les ventrièes avec l’arachnoïde, erreur qui a été victorieusement iatée par M. Magendie.

Je même que toutes les membranes séreuses, l’arachnoïde .. isente un feuillet mscéral et un feuillet pariétal.

I A, Feuillet viscéral de L’ arachnoïde.

^ jC feuillet viscéral de V arachnoïde doit être examiné sur bîonvexité du cerveau et à sa hase.

L A la hase du cerveau , l’arachnoïde est isolée dans un Und nombre de points, et plus particulièrement dans ceux t elle se réfléchit d’un lobe sur un autre. Étudions avec f Iques détails cette disposition.

®. Sur la, ligne médiane, en avant, elle s’enfonce entre te lobes antérieurs du cerveau , mais seulement à leur partie nérleure; en arrière, elle les unit en passant directement 3. 35

Ruysch la démontraitpar l’insafflation'.

Travaux de Bichat sur l’arachnoïde.

A. Trajet de l’arachnoïde à la base du cerveau :

i”. Sur la ligne métliane.

Espace sous»

arachnoïdien antérieur.

Espace sousarachnoïdien postérieur.

De chaque côté de la ligne médiane.

NEYROLOGIE,

de l un sur l’autre : elle recouvre la face inférieure des nej optiques et de leur chiasma, Je tuber cinereum, et renconj la tijje pituitaire, à laquelle elle forme une gaine, pour se Jlécliir sur le corps pituitaire : du tuber cinereum , elle porte à la manière d’un pont sur la protubérance annulai et laisse entr’elle et le cerveau un espace ou plutôt une exj vation considérable parcourue par des filamens fibreux rai et denses.

J’appellerai espace sous-arachnoïdien antérieur cet esp| qu’on peut considérer comme le rései'voir principal de] sérosité crânienne. ;

i^. Sur la ligne médiane, en arrière, l’arachnoïde tapiss sillon de séparation des lobes postérieurs du cerveau, se w cbitdu corps calleux sur le procÊssus vermieulaire supéri du cervelet, rencontre dans cette réflexion les veines de lien, forme ordinairement tout autour un repli circulaire,'! Bicbat avait comparé à l’hiatus de Winslow, et que l’on c sidérait, d’après cet auteur, comme l’orifice d’un ca arachnoïdien ^ qui irait s’ouvrir dans le troisième ventric sous la toile clioroïdienne.

L’arachnoïde revêt toute la face supérieure du cerve parvenue à sa grande circonférence, elle passe, à la man d’un pont, d’un hémisphère cérébelleux sur l’autre , el cervelet sur la face postérieure de la moelle épinière. E ce trajet d’un hémisphère cérébelleux à l’autre, et du velet à la moelle, l’arachnoïde laisse entre elle et les pai qu elle revêt un espace considérable, réservoir de séros qu’on peut appeler espace soiis-arachnoidieii postérieur.

2°. De chaque côté.) l’arachnoïde recouvre la face i rieure du lobe antérieur du cerveau el du ruban olf^ quelle maintient appliqué contre le lobe antérieur; p du lobe antérieur sur le lobe postérieur, sans s’enfoi dans la scissure de Sylvius, et du lobe postérieur sur la tubérance et sur le cervelet. Il en résulte [de petits es]i| sous-arachnoïdiens, qui communiquent avec le grand es^

: us-arachnoïdien antérieur du cerveau : en sorte que sur le (davre, il existe à la base du cerveau, entre l’arachnoïde k la pie-mère, un espace, dont le centre est l’excavation l^édiane de la base du cerveau, et qui se prolonge, en liant, entre les lobes antérieurs du cerveau; 2“ sur les côtés,

Slong de la scissure de Sylvius, 3® en arrière, autour des doncules du cervelet. Ce dernier prolongement fait com- ILiniquer l’espace sous-arachnoïdien antérieur avec l’espace |us-arachnoïdien postérieur. Tous ces espaces sont remplis fi sérosité dans l’état naturel , et d’une matière couenneuse is certains cas d’inflammation du tissu cellulaire sousichnoïdien.

L’arachnoïde se comporte d’une manière uniforme par port aux nerfs qu’elle rencontre à la base du cerveau : (elle passe sous ces nerfs, quelle fixe par conséquent ne manière solide à la face inférieure du cerveau; 2° dans lieu où ces nerfs se détachent du cerveau , elle leur fourlune gaine qui les abandonne au moment où ils s’engat dans les trous de la base du crâne pour se réfléchir sur 'ure-mère.

>. Sur la convexité du cerveau, l’arachnoïde s’enfonce s la scissure médiane de ce viscère, se réfléchit d’un héphère à l’autre , immédiatement au - dessous du bord e de la faux du cerveau ; et comme la faux s’approche 1 plus du corps calleux en arrière qu’en avant , il en ré- (e qu’à leur partie .antérieure, les hémisphères sont en jctact immédiat, ou plutôt ne sont séparés que par la pie- Bie daas une certaine étendue.

J’arachnoïde adhère intimement à la dure-mère sur les ' ps du sinus longitudinal supérieur, et cette adhérence I due à l’existence de gaines quelle fournit aux veines l^vont se jeter dans ce sinus. Cette adhérence est en- M: fortifiée par les granulations ou glandes de Pacchioni, M nous avons dit s’engager dans l’épaisseur de la dure-

Prolonge.

mens et communication des deux espaces sons-arachnoïdiens.

Disposition de l’arachnoïde par rapport aux nerfs.

B. Trajet de l’arachnoïde sur la convexité du cerveau.

NÉVROLOGIE.

L’.'iraclinoule passe à la manièi'e d’iiii pput d’nne cii'convolatlon à l’antre.

Téanité du tissu cellulaire sous-arachnoïdien.

Absence de graisse dans le tissu cellulaire

Tissu fibreux sousarachnoïdien.

Au reste, à la convexité comme à la base, l’arachnoï enveloppe le cerveau, en passant, à la manière d’un pou d’une circonvolution à l’autre , et ne s’enfonce jamais da l’intérieur des anfractuosités.

Le tissu cellulaire qui unit l’arachnoïde à la pie-mère* séreux, extrêmement fin, et permet aisément la séparati de ces deux membranes, excepté dans le cas d’inflammatii L’insufflation de l’air sous l’arachnoïde révèle toute la*‘ nuité de ce tissu cellulaire, qui s’infiltre très-souvent sérosité.

Jamais le tissu cellulaire sous-arachnoïdien n’est le sii'

de l’exhalation de la graisse. La graisse que Ruysch, Hal' et autres anatomistes, disent y ayoir observée, n’était’^'

chose qu’une couenne gélatiniforme jaunâtre , qu’il est !

an ( i).v

commun de rencontrer dans les cas d’inflammation (i).|

Dans quelques parties de son trajet, l’arachnoïde est d blée par du tissu fibreux qui lui donne une très-gra résistance. Ce tissu fibreux, qu’on peut considérer con un prolongement du névrilème de la moelle épinière^ cupe surtout les grands sillons du cerveau. Ainsi, on letrq au pourtour du grand espace sous-arachnoïdien, où il’t stitue comme un cercle fibreux très-résistant, qui circonS le trapèze artériel de la base du cerveau : c’est lui qui tient encore les diverses parties de la base du cerveau*^| leurs rapports, lors même que celui-ci, retiré de la i os.seuse du crâne, repose sur sa convexité.

B. Feuillet pariétal de V arachnoïde.

La face interne de la dure-mère est revêtue par une n brane séreuse très -fine et exti'êmement adhérente, pour cette double raison, avait échappé à l’investigatioi

(i) J’ai trouvé, sur une vieille femme, un kyste adqjeu; volume d’un petit grain de raisin, naissant de la face supérieo corps pituitaire par un pédiciile très-mince.

CENTRE NERVEUX CEPHALO-RACHIDIEN. ARACHNOÏDE. O47

• latomisles. L’analogie de ce qui a lieu pour toutes les autres üembranes séreuses a pu seule mettre sur la voie de sa dé- ■iituverte, quia été faite par Bichat. Ce feuillet araclinoï- •len pariétal est bien distinct du feuillet interne de la dure- tioa du feuillet «ière , que nous avons admis avec plusieurs anatomistes. A ^

. . , laracunoide.

finspection pure et simple, on dirait qu elle n existe pas : sa

|iinsparence permettant de voir comme à nu les faisceaux B ireux de la dure-mère. Mais si on entame très -superficiellement cette membrane du côté delà face interne, on peut, à f ide d’une pince fine, en détacher quelques lambeaux d’une cessive ténuité. Enfin, il n’est pas très-rare de voir des eccbyoses (i) entre la dure-mère et le feuillet arachnoïdien qui revêt. Les ossifications de la dure-mère, et en particulier : la faux du cerveau , étant développées sous l’arachnoïde, rmettent quelquefois d’isoler cette membrane de la malère la plus manifeste.

Reste maintenant à déterminer le mode suivant lequel se intinuent entre elles l’ara clmoïde pariétale et l’arachnoïde ^rébrale. Nous avons vu que l’arachnoïde formait des gaînes ji^?hacun des nerfs qui se détachent de la base du cerveau, m à chacune des veines qui vont se rendre aux divers sinus; gaînes ont à peine pénétré dans les conduits fibreux

f.e leur fournit la dure-mère , qu’elles cessent immédiateînt par la réflexion de l’arachnoïde sur la dure-mère : il en suite que l’arachnoïde forme une espèce de cul-de-sac au ipeau de l’origine de chaque gaîne fibreuse de la dureihe. Pour bien voir la disposition infundibuliforme de ces jînes arachnoïdiennes, il convient de les étudier au moment

i(j) Quant aux collections de sang qu’on dit avoir lieu entre le iliillet arachnoïdien et la dure-mère, ce prétendu feuillet arach- J ïdien n’est autre chose qu’une membrane de nouvelle formation < ’rant toutes les apparences d’une membrane séreuse , ainsi que 1 très-bien démontré M. Baillarget, sur plusieurs pièces qu’il a lésentées à la Société anatomique.

Mode de contÎDuité de l’aracliDoïde pariétale et de l’arachnoïde cérébrale.

Gaînes infandibuliforiijes que l’al'achnoïde fournit aux nerfs.

NÉVROLOGIE.

Le canal arachnoïdien de Bichat n’existe pas.

Procédé de Bichat pour démontrer ce prétendu canal

où ou renverse le cerveau d’avant en arrière, pour coupi les nerfs qui le fixent à la base du crâne. L’espèce de tirai lement qu’éprouve la gaine, par le fait de ce renversemen' la rend très-manifeste. Il n’est pas rare de voir l’infiltratii pseudo -membraneuse de la base du cerveau s’étendre

long de ces gaines.

L’arachnoïde ne pénètre pas dans l’intérieur des venli cules au-dessous du bord postérieur du corps calleux.') î canal arachnoïdien , dit canal de Bichat , n’exîste pas , et était le produit artificiel de l’expérience même qu’on fais( pour le démontrer. Voici les propres paroles de Bichat rel tiveraent à ce prétendu canal:

'« Le cerveau étant découvert et en place, on soulè' » doucement chaque hémisphère en arrière, en l’écartant ■ » peu en dehors: les veines de Galien paraissent alors sorw » du canal qui les embrasse, et dontl’orifice ovalaire est ti< » apparent. Quelquefois cependant les bords de cet orifii >< embrassent tellement les veines, qu’on ne peut les distil « guer que par une petite fente située d’un côté ou d’auttJ » et on croirait au premier coup-d’œil qu’il y a continuit » Glissez alors un stylet le long de ces vaisseaux d’arrière < » avant; quand il aura pénétré un ^ faites~le tourner to » autour : il dégagera les adhérences.^ et l'ouoerture devienJi M très-sensible.

X Pour s’assurer que cette ouverture mène dans le ve: i tricule moyen du cerveau, il faut y introduire un styl ' crénelé, l’engager sous les veines de Galien, le pouss doucement : il pénètre sans peine dans le ventricule. C enlève ensuite le corps calleux et la voûte à trois pilier de manière à laisser en place la toile choroïdienne; ( incise sur le stylet, et on voit que la membrane, lisse polie dans tout son trajet, n’a point été déchirée pour laisser pénétrer. Quelquefois on éprouve de la résistancti on. ne peut même le faire parvenir ; cela tient a ce que

CENTRE NERVEUX CÉPHALO-RACHIüIEN. ARACHNOÏDE.

*mnes qui 'viennent se dégager dans celles de Galien s"enàye-cj'oisent en tous sens dans le canal, le rendent pour ainsi mire aréol aire, et arrête'nt C instrument. Il faut alors le reti- |er, et, pour démontrer la communication, verser du mercure dans le trou extérieur, qui, par la position inclinée me la tête, parvient tout de suite dans le ventricule moyen. |în soufflant aussi de l’air, il parvient dans ce ventricule, ^It de là dans les latéraux, par les ouvertures situées der-

Iière l’origine de la voûte à trois piliers. Si l’on enlève elle-ci, et qu’on mette par là à nu la toile choroïdienne, lie se soulève chaque fois qu’on pousse de l’air. «

> L’orifice interne du conduit de communication se trouve la partie inférieure de la toile choroïdienne f pour le voir, P faut renverser celle-ci en arrière, ou avec la voûte à trois piliers qu’elle tapisse, ou après l’en avoir isolée. La glande

iinéale qui tient à cette toile se renverse aussi : alors , auessous, et au devant de cette glande, on voit une rangée de ranulations centrales , représentant un triangle, dont la ointe est en avant. C’est à la base de ce triangle qu’est orifice interne du conduit de l’arachnoïde. «

Dr , si on répète la préparation indiquée par Bichat , il ; aisé de voir qu’il existe en arrière , au-dessous du corps lieux , une ouverture circulaire ou ovalaire, laquelle conit dans une espèce de cul-de-sac plus ou moins profond, imé par l’arachnoïde qui se réfléchit autour des veines de jlien ; que le fond de ce cul-de-sac peut être facilement :hiré par un stylet mousse, et qu’alors on arrive sous la jle choroïdienne , ainsi que l’a indiqué Bichat ; mais à ivers un canal artificiel. D ailleurs , si vous introduisez un çiide coloré dans les ventricules , vous ne pouvez jamais f aire passer par le prétendu canal de Bichat; d’une autre j't, sivous poussez un liquide dans l’orifice de ce canal, jiiais vous ne le voyez pénétrer dans le troisième ventri- C e : le mercure n’y pénètre que par déchirure ; il en est de r me de l’air. L’analogie, qui a si souvent inspiré à Bichat

Le caaal arachnoïdien était purement artificiel.

NÉVROLOGIE.

de belles et grandes découvertes , l’a donc égaré surjp point. IP

Puisque le canal arachnoïdien de Bichat |n’existe paSj,|j s’agirait de déterminer quelle est la voie de communicatid, des ventricules avec l’arachnoïde extérieure ? c’est une qu( tion que nous discuterons plus tard.

Arachnoïde spinale.

Feuillet vîsoéial de l’amehnoide spinale.

La capacité de la gaine arachnoïdienne est supérieure au volume de la moelle.

La moelle épinière, indépendamment de sa membrâl propre, est recouverte par un feuillet transparent, d’û ténuité excessive , qu’on ne peut bien voir qu’en la sou vant à l’aide d’une pince, ou en la soumettant aux prépa lions indiquées plus haut: c’est le jeuillet viscéral de ïarài no’ide spinale.

Feuillet 'Viscéral. Ce feuillet se présente sous l’aspect d’u gaîne séreuse d’une capacité bien supérieure au volume la moelle. Cette gaîne se prolonge autour du faisceau'' nerfs connu sous le nom de queue de cheval^ et fournil chaque paire de nerfs une gaîne infundibuliforme qui teiraine en cul-de-sac, au niveau du trou de conjugaisi correspondant, pour se réfléchir sur le canal fibreux que dure-mère fournit à chacune d’elles.

Il existe donc, entre la moelle épinière et le feuillet ara! noïdien qui lui sert de gaîne , un espace considérable dç on ne peut se faire une bonne idée que par l’insufflationl l’air ou par l’injection d’un liquide. Nous verrons toui l’heure que cet espace est rempli par de la sérosité.

Nous avons vu qu’au niveau de l’excavation médiane cerveau, l’arachnoïde n’adhérait à lapie-mere cérébrale q l’aide de filamens longs , de nature fibreuse. C’est aussi moyen de filamens fibreux que l’arachnoïde spinale adhèr l’enveloppe propre de la moelle : nulle part on ne rencon ce tissu cellulaire sous-arachnoïdien si délié que nous avoj remarqué sous l’arachnoïde cérébrale.

CENTRE NERVEUX CEJPHAI.O-RACHIDIEN. ARACHNOÏDE.

pariétal et da feuillet viscéral

kne autre particularité du feuillet viscéral de l’arach- Adhérences le spinale, c’est que ce feuillet adhère au feuillet pariédans une foule de points.

'millet pariétal. Le feuillet pariétal de la dure-mère spise comporte exactement comme celui de la dure-mère lienne. Il se continue avec le feuillet viscéral à l’aide des les que ce dernier fournit aux nerfs spinaux.

Duliqtiide sous-arachnoïdien.

I existe autour de la moelle une quantité de sérosité Z considérable pour remplir l’intervalle qui sépare cet Liquide sous, me et la dure-mère , et ce liquide occupe le tissu cellu- arachnoïdien.

: sous-arachnoïdien. Ce même liquide existe dans les Iricules du cerveau , dans le tissu cellulaire sous-arach- )|flien , et remplit les espaces libres de la cavité crânienne.

Refait de l’existence du liquide sous-arachnoïdien, inditpar Haller (i), et démontré de la manière la plus exte et la plus complète par Cotunni (2), fut oublié par matomistes , et regardé par les uns comme un phéno- (e cadavérique, par les autres comme un phénomène • ologique. La présence de ce liquide a été de nouveau Ikatée par M. Magendie , qui , en outre , a parfaitement |li que le siège de ce liquide est le tissu cellulaire soushnoïdien.

lûur constater l’existence du liquide sous-arachnoïdien dde céphalo-rachidien.^ Magendie), il suffit d’ouvrir la on lombaire du canal rachidien sur un certain nombre ujets. Si on incise la dure-mère avec beaucoup de prélion, on verra la sérosité soulever le feuillet viscéral de preuves de chnoïde , qui fait hernie à travers l’incision. Ce feuillet l’ex:istence du

, , . . „ . liquide sous-

36, le liquide s en échappé. Cotunni, qui a lait cette ex- arachnoïdien.

ence sur vingt sujets, a recueilli de quatre à cinq onces

«•érosité sur chacun d’eux.

:) Elementa physiologi’æ, t. /,, p, 87.

) Deischiade nervosa commentarium.

Le liquide sous-arachnoÇclien est agité par un double mouvement.

Que si oti oUjecte que le liquide se trouve sur le cadavl mais qu’il n’existe pas sur le vivant, nous répondrons pai| fait suivant: ,,l

Il y a un espace entre la moelle épinière et la dure-mt le Cerveau lui-même ne remplit pas exactement la cail crânienne. Or, le vide n’existe nulle part dans le corps animaux ; les espaces intermédiaires aux solides sont rem par des liquides ou par des corps gazeux. Si on se rejette la vapeur séreuse, dont l’élasticité pourrait faire équilibi l’air extérieur , nous répondrons que cette vapeur ne po' rait sulfire à la production- d une aussi grande quantité liquide que celui qu’ou trouve dans le canal rachidien.

Du reste, toutes ces objections, ainsi que la supposition moindre volume du cerveau et de la moelle après la lé que pendant la vie , tombent devant l’expérence suivant

Si , sur un chien, vous divisez les muscles cervicaux { térieurs à leur insertion occipitale, vous arriverez su ligament occipito-atloïdien postérieur. Le sang bien abst(| entamez ce ligament couche par couche et en dédolari' peine lavez-vous divisé dans toute son épaisseur, qu| petite hernie aqueuse apparaît* c’est le feuillet arachno’ù viscéral que soulève le flot du liquide. Si' on divise a* crucialement , .à 1 ajde d’une sonde, le ligament occip' atloïdien (i), on voit un liquide aussi limpid'e que de 1 distillée, placé sous le feuillet viscéral de l’arachno'ide agité par un double mouvement, l’un isochrone aux ba mens du pouls, l’autre isochrone aux mouvemens de la i piration. Si on fait une ponction à la membrane arachno aussitôt s’échappe par jets saccadés le liquide, dont on j apprécier la quantité.

(i) Il importe de donner peu d’étendue à l’incision transvenî pour éviter la lésion des veines vertébrales qui sont très-voli'i neiises ; car cette lésion donne lieu à une hémorrhagie qui ne ] ' met pas de continuer l’expérience.

CENTRE NERVEOX C^PHAtO-RACHIDIEN. ARACHNOÏDE. 553

(;s difficultés qu’on trouve à éviter d’ouvrir le feuillet ral arachnoïdien expliquent pourquoi on avait cm le dans ces derniers temps que le liquide spinal était enu dans la cavité de l’arachnoïde , bien que la plupart ibservateurs eussent noté que dans le crâne la sérosité pait le tissu cellulaire sous- arachnoïdien, suit de là, qu’indépendamment de la sérosité exhala face libre ou dans la cavité de l’arachnoïde, il î une certaine quantité de sérosité qui remplit les es du tissu cellulaire sous-arachnoïdien ; et sous ce rap- , l’arachnoïde diffère essentiellement des autres memîs séreuses, qui versent dans leur cavité , et nullement le tissu cellulaire subjacent, les divers liquides qu elles tent.

urquoi .cette différence? Elle dérive uniquement du t d’adhérence de l’arachnoïde à la moelle; nous pouétablir comme une loi , que les membranes séreuses ent presque indifféremment par leur surface interne • leur surface externe , lorsque cette surface exteine pas adhérente. La membrane arachnoïde est à la lerspirable par- sa face interne et par sa face externe : ncontre assez fréquemment dans sa cavité une certaine ;ité de sérosité ; et si les phlegmasies aiguës ont le plus ;nt pour résultat le dépôt d’une certaine quantité de u de pseudo-membranes dans le tissu cellulaire sousnoïdien , il n’est pas rare de voir l’exhalation morbide ?e dans la cavité même de l’arachnoïde sjiinale. n-seulement le liquide sous-arachno'idien existe dans le vertébral , mais on le trouve encore dans la cavité du , où il remplit tous les espaces qui peuvent se former ■ t le cerveau et la dure-mère, li, ces espaces présentent beaucoup de variétés dans dimensions, suivant les âges et suivant les maladies : t® dans l’atrophie sénile ou morbide du cerveau et de n elle , l’intervalle entre la dùre-mère et l’axe cérébro-

Le liquide occupe le tissa cellulaire sousaraclinoidien.

Causes probables de cette particularité.

Le liquide sous-arachuoidieu existe 1 dans la cavité du crâne.

HÉVROLOÛIE.

Sa quantité ' est eu raison

des progrès de l’âge

Son abondance à la base du crâne.

Communication des liquides sousarachnoïdiens

crânien et spinal,

spinal augmentant, la quantité de liquide augmente d’I manière proportionnelle. i

La quantité du liquide sous- arachnoïdien est enraisoi j recte des progrès de l’âge : chez les vieillards en démet 1 dont les circonvolutions sont atrophiées, la quantité del| rosité sous-arachnoïdienne contenue dans la cavité du c’ est très-considérahle (i). • !

Le liquide sous-arachnoïdien du crâne n’est pas unifor ment répandu autour du cerveau , mais il occupe print lement la base de cet organe. Pour le démontrer, il sj de soulever avec précaution le cerveau d’avant en arri on voit alors le liquide distendre tous les prolongetj infundibuliformes que l’arachnoïde fournit aux nerfs! s’échapper au moment où l’on divise l’arachnoïde.

Le liquide sous-arachnoïdien de la base du cerveau ( | liquide des ventricules sont toujours , sous le rapport <| quantité, en raison directe l’un de l’autre , et en raison im du liquide sous-arachnoïdien de la convexité du cerveai| l’ouverture d’enfans morts à la suite d’hydrocéphale ve culaire aiguë, on trouve quelquefois la surface convex cerveau sèche et comme collante.

La question de la communication du liquide céphal et du liquide rachidien est importante.

On ne saurait révoquer en doute la communication sérosité sous-arachnoïdienne ducerveauavec la sérosités arachnoïdienne de la moelle; mais la sérosité des ventrâ coinmunique-l-elle avec la sérosité sous-arachnoïdienn(

(i) Aucune de ces remarques n’avait échappé à Cotunni : j « Nec tantum hæc aqua complens ab occipite ad iisque imn

sacrum, tubiim duræ matris.... sed et in ipso rednndat calvariî^j omniaque complet intervalla quæ inter cerebrum et duræ rl

ambitum inveniuntur Quantum autem magnitudinis cere|o

in his perdit, tantum a contacta subtrahitur duræ matris^ et quid loci decrescendo reliquit , aquosus vapor collectus l! adimplet. » (Op. cit., p. ii, 12.)

CENTRE NEJIVEUX CÉPHALO-RACHIDIEN. ARACHNOÏDE. 555

naller admet cette communication directe (i) entre la ^ . ,

^ ^ ^ ^ ^ Opinion des

àtsité ventriculaire et la sérosité spinale , communication auteurs au sn-

iti croyait établie avec la cavité même de l’arachnoïde:

▼ ^ ^ * comraamca-

jimni s’exprime à cet égard plus explicitement encore. tibii.

> aller et Cotunni (a) pensaient que cette communication !|itaitau Las du quatrième ventricule,, sans préciser ni le 1^! ni le mode. C’est dans ce même lieu que M. Magendie a i^alé cette communication au niveau du bec du calamus itorius. Bichat avait placé le lieu de la . communication je l’arachnoïde ventriculaire et l’arachnoïde extérieure, i; son prétendu canal arachnoïdien.

''étude de cette communication du quatrième ventricule il: le tissu cellulaire sous-arachnoïdien sera mieux placée Occasion du quatrième ventricule, y .

de r arachnoïde et du liquide sous-arachnoidien.

^sages de V arachnoïde. Comme toutes les membranes

uses, l’arachnoïde a pour usage essentiel de lubréfier la

ace du cerveau et de la moelle, et d’en favoriser les Usages «le

lïvemens. Or, aucune membrane ne remplit cet usage à l’aiachnoïde,

plus haut degré, puisqu’elle est à la fols lubréflée par sa

ïace externe et par sa surface interne. Ce serait , en effet ,

J 11 erreur , de croire que la sérosité soit exclusivement

•:) Qua prodit de ventriculo aqua, facilè In medullæ spinalis cir- ^jectum spatlum etiam parat : eam aquain enim difficulier omif ) in tertium ventrlculum et ad infundibulum redderet, quoad àljendiculum opportet ascendere (Haller, t. 4j sect. 3, p. 77).... i l dubito quin collecta ex ventricnlis cerebri aqua eo descends possit (sect. 3, p. 87).

i i) His spinæ aquis eas etiam subinde commisceri , quas , sive a doribus cerebri ventriculis per lacunar et sylvii aquæductum, a propriis exhalantibus arteriis, cerebelli ventriculus accipiat j •;is positio perpendiculata et via ad spinæ cavum satis patens iiuxum humoris in spinam manifesti persuadent. (Cotunni, pcS, 19.)

NKYKOLOGtE.

Usages da liquide sousarachnojdien.

Expériences à ce sujet.

fournie par la surface de l’arachnoïde qui regarde la mère : elle est en même temps versée sur la surface inlii ( comme dans toutes les membranes séreuses. Aussi rencojl t-on quelquefois de la sérosité, du pus, des fausses nés, dans la cavité même de l’arachuoïde.

Usages du liquida sous-arachnoidien. Ce liquide form^ tour de la moelle épinière comme une espèce de baiï^ la protège très -efficacement dans les divers mouvei qu’exécute la colonne vertébrale. On dirait que la rm épinière se trouvant, à raison de sa délicatesse, dans!

conditions analogues à celles du foetus dans la cavité

rine , avait besoin du même moyen de protection ; liquide sous-arachnoïdien représente parfaitement , soi^ point de vue, les eaux de l’amnios.

Quant aux autres usages qui lui ont été attribués, ils tous plus ou moins hypothétiques.

Ouvrez le canal rachidien d’un chien , entre l’atlij l’occipital , aussitôt s’écoule un flot de liquide • l’aiï précipite, et s’échappe dans l’expiration sous formi^ bulles, pour y pénétrer de Bouveau dans l’inspiration vous abandonnez ensuite l’animal , vous le verrez tituj à la manière d’un homme ivre. Il va sé blottir dans uni où il reste comme assoupi pendant plusieurs heures. Le demain, vous retrouverez l’animal sur pied, dans un tout-à-fait normal. J’ai répété la même opération plusi fois sur le même animal, qui finit par s’y habituer, au ffli sous le point de vue des effets physiologiques de lasou^ tion du liquide , soustraction qui n’a peut-être d’autre \ que celui de priver la moelle d’une compression légère quelle elle était accoutumée.

CENTRE NERVEÜX CÉPHAIO-RAGHIDIEN. PIE-MÈRE.

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